Allia

  • "On reconnaît ici les mêmes préceptes et les mêmes avertissements que nous ont légués d'autres traditions, et il n'est pas excessif de considérer cet ouvrage comme une introduction générale à une démarche spirituelle universelle." Ce traité a été compilé par le successeur direct de Milarepa, le guru tibétain Dvagpo-Lharje, également nommé Gampopa, né croit-on en 1077 et mort en 1152. Sous la forme de brefs chapitres, l'ouvrage offre la quintessence de l'enseignement bouddhique : les dix causes de regret, les dix choses à accomplir, les dix choses à éviter, les dix marques d'un homme supérieur, les dix ressemblances trompeuses, etc. On retrouve ici les mêmes préceptes et les mêmes avertissements que nous ont légués d'autres traditions, et il n'est pas excessif de considérer cet ouvrage comme une introduction générale à une démarche spirituelle universelle.

  • Ce document rédigé par un médecin français installé en Cochinchine fut d'abord publié en 1896 dans les Archives d'anthropologie criminelle, de médecine légale et de psychologie normale et pathologique. Il débute le 2 octobre 1880 par ces lignes : «Je m'habitue vraiment à cette morphine et n'ai pour elle que des actions de grâce», pour s'achever le 22 mars 1894, à la veille de la mort de son auteur : «Mieux. Crachats gris, purulents, avec quelque teinte rouillée, encore gêne respiratoire. J'ai pu sortir cependant par un beau temps printanier qui depuis plusieurs jours fait ma tentation." Entre ces deux dates la description minutieuse et glaçante de la dépendance à la morphine et des vaines tentatives pour y échapper.

  • Expression majeure du Cante flamenco et du Cante jondo, la copla est née en Andalousie vers la fin du XIVe siècle. "Chaque copla est la pointe sèche d'un des motifs qui sont la vie et la pointe de l'être. Aucune nation n'a donné à la poésie d'éternité un tel ensemble de chants, jaillis anonymement de chaque papille de son jour, de chaque étoile de sa nuit, de son héroïsme et de sa faillite." (Guy Lévis Mano).

  • Cette autobiographie sexuelle fut adressée en 1912 à Havelock Ellis par un Ukrainien pensant que sa confession serait une modeste contribution à la science. Havelock Ellis décida de publier ce témoignage rédigé en français dans son intégralité, ce qu'il fit, en appendice du tome VI de ses Études de psychologie sexuelle. Mais à ce qui devait aider la science subsista, avec le temps, un texte littéraire étonnant que Nabokov, entre autres, ne manqua pas de remarquer.

  • La drogue fut, pour l'anonyme auteur de ces Rêveries, le parfait moyen d'échapper à la société marchande. Ce témoignage atypique, jamais misérabiliste ni prosélyte, est, par ailleurs, écrit dans une langue magnifique.

  • Sous couvert de l'anonymat, un homme de 43 ans décrit sa vie de travesti. Marié et père de famille, il n'est pas, prévient-il, homosexuel. Mais il éprouve une véritable passion pour le travestissement. A sept ou huit ans, il essaie pour la première fois une culotte de sa mère. L'expérience se reproduit avec la culotte de sa cousine. Il a alors une érection. Son intérêt pour les dessous féminins s'accroît. Ses pulsions narcissiques et masochistes se développent. L'auteur décrit par le menu et avec une telle franchise les émois sexuels que lui procure le travestissement que le lecteur ne peut qu'en être troublé. La première personne du singulier fait de cette confession sans fard un témoignage exceptionnel sur une sexualité non pas pathologique mais singulière et loin d'être rare.

  • Une jeune femme bien avertie livre ici à sa cousine, nettement plus innocente, ses instructions sur l'érotisme. Publié anonymement au XVIIe siècle, l'ouvrage est d'une écriture classique : aussi il ne se fourvoie pas et remplit parfaitement son office. Sous la forme efficace du dialogue, les choses sont dites crûment, sans détours ni manières. Adressée aux "belles et curieuses demoiselles", cette apologie de la luxure est immédiatement saisie et confisquée lors de sa sortie, en 1655. L'ouvrage a subsisté grâce aux nombreuses contrefaçons hollandaises qui circulèrent vers 1667.

  • Si l'auteur prend l'exemple de l'artiste plasticien, cette étude s'applique à tout acteur de la vie publique, sociale ou politique.
    Puisant ses exemples aussi bien dans l'art du XIXe siècle que dans l'art contemporain, dans la littérature que dans la musique, Alan Bowness définit en effet à quelles conditions l'on peut accéder à la notoriété à l'époque moderne. Son essai dément ainsi les lieux communs du génie incompris ou bien du hasard heureux. Loin d'être acquis par la chance, le succès est atteint grâce à un processus de reconnaissance par un milieu déterminé.

  • Dirty comics t.1

    Anonyme

    Les Dirty Comics, également nommés Tijuana Bibles, car beaucoup étaient fabriqués clandestinement au Mexique, portent bien leur nom. Ils sont vraiment sales et très comiques. Il s'agit de petites bandes dessinées pornographiques, le plus souvent de 8 pages, qui mettent en scène les vedettes d'Hollywood ou de la politique dans les situations les plus scabreuses et que l'on vendait sous le manteau aux États-Unis dans les années 30 et 40. Ce présent volume constitue une anthologie qui rassemble les meilleures histoires mettant en scène les stars hollywoodiennes et les héros de bandes dessinées de l'époque.

  • Dirty Comics 2

    ANONYME

    Les Dirty Comics, également nommés Tijuana Bibles, car beaucoup étaient fabriqués clandestinement au Mexique, portent bien leur nom.
    Ils sont vraiment sales et très comiques. Il s'agit de petites bandes dessinées pornographiques, le plus souvent de 8 pages, qui mettent en scène les vedettes d'Hollywood ou de la politique dans les situations les plus scabreuses et que l'on vendait sous le manteau aux États-Unis dans les années 30 et 40. On croisera dans ce second volume, réalisé à partir des rarissimes plaquettes originales, les Marx Brothers (dans Trois hommes dans une fille), Clark Gabble, mais aussi des apprenties starlettes, des animaux, Tchang Kaï-Chek, Staline, et un numéro de trapèze volant particulièrement original.

  • Genre littéraire initialement associé à l'oraison funèbre, l'éloge n'est ici dédié à Rien. Oui bien est-il rédigé pour Rien. Ne glorifiant que le Rien, cet ouvrage défie le ton grave et solennel, cultive à plaisir les paradoxes. En ne chantant les louanges de Rien, l'auteur célèbre tout et Rien. Ce panégyrique pour le moins flatteur à l'adresse du vide et de l'absence offre l'occasion d'un morceau remarquable de rhétorique : Rien est la plus belle des oeuvres poétiques, parce qu'est-ce qui est plus beau que l'Iliade ? Rien.
    Saisissant éloge du néant, réflexion métaphysique digne des plus grands philosophes pessimistes, déconstruction de la logique dans la lignée d'Agrippa et de Rabelais, Eloge de rien s'ouvre sur une dédicace sarcastique A Personne, petit chef d'oeuvre d'humour noir.

  • En 1887 le docteur et criminaliste cesare lombroso publiait les palimpsestes des prisons l'ouvrage se composait d'écrits de prisonniers, aussi bien des graffitis relevés sur les murs des cellules, voire sur des cruches, que d'autobiographies plus développées, qu'il présentait brièvement.
    Nous offrons ici un choix des plus saisissants de ces textes violents, bruts, acerbes, rageurs, souvent désespérés, parfois d'une drôlerie mordante.

  • Ça commence par une histoire d'amour, et ça finit dans le sang et les organes arrachés. De la dame écouillée est le miroir inversé d'un conte de fées : enfin, on y voit que l'héroïne est une idiote, la belle-mère une garce, et le « prince charmant » un parfait sadique. Aucun texte misogyne n'a atteint un tel niveau de violence. D'un radicalisme absolu, ce fabliau médiéval déploie une cruauté apte à faire bondir tous les lecteurs : les féministes vont sortir leurs griffes, les petites natures tourneront de l'oeil et les autres se tordront de rire, puisqu'il s'agit avant tout d'une farce. Dommage que Freud, lui, n'ait pas eu la chance de lire ce petit récit qui lui aurait fourni l'illustration idéale du complexe de castration.

  • Le livre : Voici un classique de l'érotisme, attribué à une célèbre cantatrice wagnérienne.
    Ce texte a paru clandestinement en Allemagne au XIXe siècle. Il se composait de deux tomes, respectivement de 1868 et 1875. Il a été découvert et traduit en français par Apollinaire - auteur des Onze mille verges - avec l'aide de Blaise Cendrars. Un ouvrage dont la rédaction même a semblé procuré du plaisir à son auteur...

  • Cette image est destinée à un public majeur.

    J'ai plus de 18 ans

    The dirty comics ; coffret

    Anonyme

    • Allia
    • 18 Novembre 2011

    Les Dirty Comics portent bien leur nom ; ce sont de petites bandes dessinées pornographiques que l'on vendait sous le manteau aux États-Unis dans les années 30 et 40. Ils sont vraiment sales et très comiques.
    Les éditions Allia regroupent ici leurs deux célèbres volumes dans un coffret très classe qui ne pourra que ravir les amateurs.

  • Romancero

    Anonyme

    • Allia
    • 19 Mai 1998
  • De la misere en milieu etudiant considérée sous ses aspectos économiques, politique, psychologique, sexuel et notamment intellectuel et de quelques moyens pour y remédier Nouv.

    La di usion de ce pamphlet anonyme, paru en 1966, a enfl ammé l'université de Strasbourg, avant de se propager dans les campus du monde entier. Plusieurs centaines de milliers d'exemplaires ont vu le jour. La brochure fut imprimée avec l'argent du syndicat étudiant qui a été détourné. Le scandale en fut d'autant plus grand. Si les professeurs y sont traités de crétins, les étudiants sont qualifi és d'êtres serviles, réfugiés dans une université qui n'est qu'une « usine d'élevage hâtif de petits cadres et de cadres moyens ». Tous ne sont que les serviteurs du système marchand. Pour la présente réédition, Mustapha Khayati, situationniste dans la phase la plus politique du mouvement, signe une préface et des annotations révélant les conditions de publication de ce brûlot à l'origine de Mai 68.

empty