Parole Et Silence

  • Huit ans après son élection, le Pape François a écrit une nouvelle encyclique, qui représente le point de confluence d'une grande partie de son magistère. La fraternité fut le premier thème que François évoqua au moment de commencer son pontificat, quand il a incliné la tête devant les gens rassemblés sur la place Saint-Pierre. Là, il a défini la relation entre l'évêque et le peuple comme un « chemin de fraternité » et exprima ce désir : « Prions toujours pour nous : l'un pour l'autre. Prions pour le monde entier afin qu'advienne une grande fraternité ».

    Le titre est une citation directe des Admonitions de saint François : Fratelli tutti. Or, cela indique une fraternité qui s'étend non seulement aux êtres humains mais aussi immédiatement à la terre, en pleine harmonie avec l'autre encyclique du Pape, Laudato si.

    Antonio Spadaro

  • Seigneur, apprends-nous à prier ; catéchèses Nouv.

    Ce livre regroupe les catéchèses du pape François sur le NOTRE PERE (5 décembre 2018/ 22 mai 2019) et celles sur la PRIERE (6 mai 2020/...).
    «Jésus priait comme priait chaque homme». Il priait avec intensité et notamment avec les Psaumes, «la prière des Juifs, celle que sa maman lui avait enseignée». Jésus «n'est pas jaloux de son intimité avec le Père», a expliqué le pontife : «Il est précisément venu pour nous introduire dans cette relation avec le Père». C'est ainsi que du temps de son ministère public, le Seigneur était le «maître de prière de ses disciples».
    C'est pourquoi, les chrétiens devraient demander au Seigneur de leur apprendre à prier aujourd'hui encore, et spécialement pendant le temps de l'Avent. Même «si nous prions depuis de nombreuses années, nous devons toujours apprendre». A l'inverse des pharisiens orgueilleux, qui aiment être regardés lorsqu'ils prient mais faisaient semblant, le premier pas pour aller vers le Père est d'être humble, a encore souligné le pontife. Car «la prière humble est écoutée par le Seigneur».

  • Loin d'une présentation abstraite des vérités de la foi, le pape François propose au jour le jour, dans ses homélies à sainte Marthe, le mystère chrétien dans sa manifestation pratique et de manière éminemment personnelle. Avec un style simple et ouvert, son message et sa solidarité sont d'un enthousiasme contagieux.
    Ce petit ouvrage recueille pour nous 365 paroles spirituelles tiréss de ses homélies quotidiennes. Des trésors à méditer en notre coeur ! En prenant quelques minutes quotidiennes avec François, c'est pour nous l'occasion de nous laisser rejoindre par Jésus qui nous a promis d'être avec nous tous les jours.

  • «En ces temps troublés, il n'est jamais inutile de poser un regard chrétien sur le monde qui avance, sur les libertés qui reculent, sur les événements qui nous font trembler et sur les questions de société qui nous troublent. C'est cette mission qu'a accomplie avec patience, lucidité, pondération et ouverture d'esprit Monseigneur Jean-Michel di Falco Leandri de l'été 2012 à l'été 2016. Chaque dimanche, il partageait ses lumières avec les lecteurs du site du Point. Un regard bienveillant, informé et mesuré ne lasse pas et ne se démode jamais.».
    Jérôme Béglé.

    Alors qu'il était évêque de Gap Mgr di Falco Leandri a fait plus de cinquante vidéos diffusées sur le site du journal LE POINT. Ce livre reprend ces textes à l'écrit. Une parole directe, bienveillante et vraie. Un regard chrétien sur l'actualité. Une démarche qui rejoint l'aventure des «?PRÊTRES?» chanteurs : 2 000 000 d'albums, plus de 500 000 personnes dans les concerts en France et dans le monde, des milliers de lettres.

  • Le diable au rendez-vous ; chroniques d'un prêtre exorciste Nouv.

    En dehors des temps de prière, d'étude, de réunion, l'agenda d'un prêtre exorciste est rempli d'une suite de rendez-vous, précédés en général d'un premier entretien assuré par un prêtre de paroisse ou un membre du service diocésain. Une vraie rencontre est toujours inédite et imprévisible. À plus forte raison lorsque la personne, avec une confiance touchante, vous donne accès à son histoire personnelle et à ses combats intimes. Mais parfois l'imprévu prend une autre forme. Quelqu'un qui n'était pas invité est au rendez-vous. Un troisième, un tiers manifeste sa présence et prend la parole (prendre est le mot). Oui, le monde démoniaque est un monde réel. Devant cette réalité, on oscille entre aveuglement et fascination. On devrait plutôt exercer vigilance et résistance.

    C'est dans cet esprit que ce livre est écrit. On peut le lire comme un recueil de chroniques, dans les deux sens du terme : à la fois récits et commentaires personnels. Ou comme un témoignage, composé de brefs chapitres, à partir de choses vues et entendues. On trouverait dans l'histoire de l'Église et dans la vie des saints bien d'autres récits, plus impressionnants et plus significatifs. Mais ces exorcismes ordinaires vécus par un exorciste ordinaire peuvent apporter une information, susciter une réflexion, ouvrir des horizons.

  • « Ce qui suit n'est pas une chronique uchronique. Je vais m'efforcer de coller aux faits afin d'exposer ce qui, logiquement, mathématiquement parlant n'eût pas dû se produire. Le vrai mystère de cette histoire réside en ce que, bravant toute évidence logique, elle s'obstinera, l'Histoire, à être ce qu'elle fut.
    Ce que je vais m'efforcer de mettre en exergue dans cette étude, c'est que, durant trente mois essentiels à l'histoire, ceux qui vont de mai 1798 (le départ pour l'Égypte) à décembre 1800 (l'attentant de la rue Saint-Nicaise), Bonaparte, que rien ne destinait à l'aventure prodigieuse, fut servi par une chance absolument invraisemblable, une chance qui n'arrive d'habitude qu'une ou deux fois dans une vie quand chez lui elle se répète à six (!) reprises. Tout autre aurait pu y voir un signe de la Providence, du genre : « Va ! L'avenir t'appartient. » Je vais plus loin : selon les lois mathématiques des probabilités, cette aventure n'aurait jamais dû avoir lieu. » Si nous avons décidé d'éditer cet ouvrage, c'est parce qu'il apporte un éclairage différent, sur un événement pourtant déjà tellement décrit et commenté, notamment par son approche psychologique des héros de ce « drame » et aussi parce que nous avons été touchés par le style et la personnalité de son auteur.
    Ce livre se lit comme un roman ; il n'en a pas pour autant perdu de sa rigueur de récit historique.

  • Au cours de ces trois dernières décennies, j'ai eu le privilège de m'entretenir longuement avec les papes Jean-Paul II, Benoît XVI et François. Ce que j'ai appris dans ces conversations est la source des réflexions présentées dans ce livre.
    Le prochain pape aura probablement été adolescent ou tout jeune homme à l'époque de Vatican II. Il se peut même qu'il n'ait alors été encore qu'un enfant. Quoi qu'il en soit, il n'aura vécu ni le concile, ni les débats qui ont suivi sur sa signification et son application, comme l'ont fait Jean-Paul II, Benoît XVI et François. Il s'ensuit que le prochain pape ne présidera pas à la mutation engagée par ses prédécesseurs immédiats du même point de vue qu'eux. C'est pourquoi il paraît opportun de se demander aujourd'hui ce que l'Église a appris pendant les pontificats de ces trois papes conciliaires - et d'imaginer ce que le prochain pape pourrait tirer de cet enseignement. Aucun pontificat n'est une complète réussite.

  • Quand vint le temps de raconter des histoires à mes petits-enfants, il me sembla que, parmi celles qu'ils devaient absolument connaître, il y avait quantité de pages hautes en couleur de la Bible. Je me suis donc mis - en veillant à retenir leur attention, et en m'efforçant de ne rien cacher - à leur résumer tous les récits, en commençant par le début, c'est-à-dire la Création, et en pariant que les événements serviraient au moins à cadrer les contenus de cette littérature si touffue... L'aventure a duré jusqu'à l'été suivant, et même au-delà. Entretemps, leur arrière-grand-mère a manifesté le désir d'avoir elle aussi droit à ces histoires. Bien qu'elle fût fervente et « engagée », elle appartient à une génération où l'on ne recevait de la Bible que de rares morceaux...
    Puis mon épouse, nos amis, nos enfants, leurs conjoints ont aussi tenu à lire ces pages et à les commenter. C'est donc une Histoire Sainte destinée à quatre générations que l'on trouvera ici, renouant avec la tradition de la transmission orale au fil des âges. Bien entendu, il m'est régulièrement arrivé de frémir en me rendant compte de l'audace qu'il y avait à refaire une « Histoire sainte », maintenant que de savantes et belles traductions sont offertes à tous. Or ce livre illustré ne prétend pas du tout se substituer à elles. Il a pour seule ambition d'introduire à la Bible, en racontant toutes les histoires qu'elle contient - un peu de la même façon qu'autrefois les vitraux et les statues des cathédrales.
    La première édition ayant été épuisée, cette nouvelle édition réunit en un seul volume "Histoire Sainte" et "Histoire de Jésus".

  • Ce livre regroupe les catéchèses (29.05.19-22.01.20) et les homélies (2013-2020) du pape François sur les Actes des Apôtres.
    " Nous commençons aujourd'hui un parcours de catéchèses à travers le Livre des Actes des apôtres. Ce livre biblique, écrit par l'évangéliste saint Luc, nous parle du voyage - d'un voyage: mais de quel voyage? Du voyage de l'Evangile dans le monde et il nous montre la merveilleuse alliance entre la Parole de Dieu et l'Esprit Saint qui inaugure le temps de l'évangélisation. Les protagonistes des Actes sont précisément un «couple» vivant et efficace: la Parole et l'Esprit.
    Dieu «envoie sa parole sur la terre» et «rapide, son verbe la parcourt» - dit le Psaume (147, 4). La Parole de Dieu court, elle est dynamique, elle irrigue chaque terrain dans lequel elle tombe. Et quelle est sa force? Saint Luc dit que la parole humaine devient efficace non pas grâce à la rhétorique, qui est l'art de bien parler, mais grâce à l'Esprit Saint, qui est la dýnamis de Dieu, la dynamique de Dieu, sa force, qui a le pouvoir de purifier la parole, de la rendre porteuse de vie... Quand l'Esprit visite la parole humaine, celle-ci devient dynamique, comme de la «dynamite», c'est-à-dire capable d'enflammer les coeurs et de faire sauter les schémas, les résistances et les murs de division, en ouvrant de nouvelles voies et en élargissant les frontières du peuple de Dieu. Et nous verrons cela dans le parcours de ces catéchèses, dans le livre des Actes des apôtres."

  • Les Béatitudes

    Pape François

    Cela fait toujours du bien de lire et de méditer les Béatitudes ! Jésus les a proclamées au cours de sa première grande prédication, au bord du lac de Galilée. Il y avait une grande foule et il est monté sur la colline, pour instruire ses disciples, c'est pourquoi cette prédication est appelée «le discours sur la montagne». Dans la Bible, la montagne est perçue comme le lieu où Dieu se révèle, et Jésus en prêchant sur la colline se présente comme le maître divin, comme le nouveau Moïse. Et que révèle-t-il ? Jésus révèle le chemin de la vie, ce chemin qu'il parcourt lui-même, plus encore, qu'il est lui-même, et il le propose comme le chemin du vrai bonheur. Pendant toute sa vie, de sa naissance dans la grotte de Bethléem jusqu'à sa mort sur la croix et sa résurrection, Jésus a incarné les Béatitudes. Toutes les promesses du Royaume de Dieu se sont accomplies en lui.

  • L'homme qui accède au pouvoir en mai 1774, jeune, inexpérimenté, plein de bonne volonté, bon époux et bientôt bon père, est conscient de ses limites. Il sait qu'il lui faut réformer ce vieux pays glorieux dont il est le nouveau roi, la France.
    En suivant son parcours, de 1774 jusqu'à la proclamation de la République, en passant par sa déchéance en août 1792, l'auteur tente d'y voir plus clair, de débroussailler notre vision parfois trop schématique de ce que furent ces évènements souvent dramatiques, toujours instructifs, et définitivement enseignée depuis Michelet.
    En s'appliquant, comme dans ses précédents ouvrages, à saisir l'être intime qui se cache derrière tout homme public, l'auteur nous livre, sans parti pris, sans honte, sans a priori dogmatique, sa vision de notre histoire, des dernières années de la Vieille France jusqu'aux premiers pas incertains de la Nouvelle.

  • « Le P. Dominique Bertrand nous fait un beau cadeau. La diversité des approches, dans les textes réunis ici, la vivacité de la pensée : il en ressort une impression vigoureuse et claire de la pensée ou, si l'on peut dire, de la « méthode irénéenne ». Au fond, tout jaillit des Écritures. Elles éclairent notre recherche et dissolvent les objections des gnostiques. On a l'impression que, pour la première fois dans l'histoire de l'Eglise, la Révélation chrétienne tout entière jaillit avec une force et à une hauteur que Hans Urs von Balthasar aimait comparer au jet d'eau de Genève ! ».
    Cardinal Ph. Barbarin.

    Irénée a conçu La Dénonciation et réfutation de la gnose au nom menteur, immortalisée comme Contre les hérésies, face à l'immense danger de chrétiens rejetant déjà comme trop charnel l'Incarnation de Dieu en Jésus. Notre monde se déchristianise sans cesse davantage par une gnose de ce type. C'est là qu'Irénée se dresse à nouveau. Non content de défendre l'Incarnation de Dieu en Jésus, sans hésitation, il manifeste en elle notre gloire d'homme en processus de divinisation.

  • Quand le philosophe s'allie au théologien, quand l'amour de la sagesse rencontre la sagesse de l'amour, quand l'universitaire, alias Persée (chercheur de sens et pourfendeur de l'horreur du monde : Méduse) interroge le mystique, alias Zundel (penseur passionné du Tout-Puissant désarmé), cela donne ce petit ouvrage alerte et pénétrant. Toutes les grandes questions spirituelles - Dieu, la foi, les sacrements, la vie de l'Esprit, la place de Marie, etc. - y sont abordées avec la liberté d'une conversation entre amis. Il fallait oser !
    Nous nommerons Persée notre ami universitaire : à l'image de ce héros de la mythologie grecque dont les cris révélèrent l'existence à son grand-père, les cris sous forme de questionnement de ce dernier restent la preuve que les vérités religieuses ne sont pas un coffre dans lequel la raison peut rester enfermée : la foi, don de Dieu, est un acte libre de l'homme, elle suppose une connaissance claire des choses données à notre adhésion. Vous trouverez sous notre plume, l'influence de ce prêtre suisse, philosophe et mystique, Maurice Zundel, qui, par sa foi en Christ, nous a donné de découvrir en lui un maître, un modèle, un guide spirituel. Sa finesse intellectuelle, parce que philosophe de formation, nous a fait comprendre que la fonction de la raison dans la foi est de justifier les conditions qui font que l'acte de foi n'apparaisse pas arbitraire pour un homme comme Persée qui crie continuellement sa soif de connaissance et de liberté. Ce dialogue sera donc celui de Persée et de Zundel.

  • Maurice Zundel, prêtre, mystique et théologien suisse du 20e siècle, a laissé derrière lui une oeuvre considérable. Le travail d'édition de ses oeuvres complètes, rassemblant à la fois ses ouvrages, ses articles et une part conséquente de son oeuvre orale, veut permettre de s'approprier la pensée du théologien qui eut une influence incontestable sur la spiritualité catholique de son siècle, bien qu'encore trop peu reconnue.

    Ce 3e tome des oeuvres complètes réunit ses écrits catéchétiques et philosophiques. Ces écrits sont particulièrement riches en ce qu'ils se démarquent de la façon d'inculquer le catéchisme au cours des années 1930 - généralement sous forme de questions-réponses à apprendre par coeur. Dans un respect toujours absolu du cheminement personnel de ses interlocuteurs, Maurice Zundel invite à partir à la découverte du Dieu vivant, creusant pour cela les expériences les plus fondamentales de la vie humaine.

    Ce volume contient ainsi les « notes catéchistiques » recueillies lors de son enseignement aux jeunes filles du pensionnat Bon Rivage, à la Tour-de-Peilz, près de Vevey, au bord du lac Léman, de 1930 à 1933 - publiées plus tard sous les titres de Recherche du Dieu inconnu (1949) et Rencontre du Christ (1951). Au même auditoire, Zundel donna des cours de philosophie, en particulier sur les questions d'épistémologie ; Le Mystère de la Connaissance est publié ici pour la première fois.

    Enfin, sont rassemblés plusieurs documents inédits : le compte-rendu d'une retraite prêchée à Bon-Rivage en 1933 et quelques notes et causeries sur les thèmes de la catéchèse et de l'enseignement religieux, de la grandeur de l'enfance, la beauté et l'exigence de la connaissance et la découverte de Dieu et de l'homme.

  • Un cheminement spirituel vers l'intérieur Nouv.

    Le livre que nous vous proposons s'efforce avant tout d'aborder ce premier mouvement de notre chemin vers la sainteté : le chemin de la prière, de la contemplation, de la croissance en intimité avec le Père.
    C'est le chemin de Jésus vers la montagne, vers l'isolement pour, de là, rempli de l'amour de Dieu, aller au monde.
    D'abord, nous nous demandons comment nous pouvons nous ouvrir à cette grande réalité que nous pouvons appeler Dieu. Il s'agit alors d'arriver à une relation avec Dieu, que nous pouvons appeler Père et qui nous invite à entrer dans son amour.
    Cette ouverture et cette entrée dans une relation d'amour avec Dieu, nous l'appelons prière. Une prière incarnée, où notre vie de prière auprès de Dieu aboutit là où elle doit toujours aboutir : à l'homme, qui nous met à nouveau en chemin vers Dieu.
    Le second mouvement, le mouvement vers l'extérieur, c'est un cheminement spirituel qui doit justement nous rendre plus sensibles et attentifs aux personnes qui nous entourent, au monde dans lequel nous vivons.

  • « S'arrêter pour rendre grâce à Dieu avant et après les repas est une expression de cette attitude [de coeur qui vit tout avec une attention sereine, qui sait être pleinement présent]. Je propose aux croyants de renouer avec cette belle habitude et de la vivre en profondeur. Ce moment de la bénédiction, bien qu'il soit très bref, nous rappelle notre dépendance de Dieu pour la vie, il fortifie notre sentiment de gratitude pour les dons de la création, reconnaît ceux qui par leur travail fournissent ces biens, et renforce la solidarité avec ceux qui sont le plus dans le besoin. ».

    Pape François, Laudato Si' n° 226-227.

  • Comment la théologie morale peut-elle, selon le voeu du concile Vatican II, se ressourcer à l'étude de l'Écriture Sainte ? Cette question habitait le coeur de Jean-Marie. C'est ainsi qu'il a développé au fil de ses cours et dans de nombreux articles une théologie morale enracinée dans l'Écriture Sainte, à la fois fondamentale et attentive aux questions les plus urgentes.

    Pour mettre à la disposition du plus grand nombre les richesses de cette « morale théologique », Parole et Silence édite aujourd'hui le cours jamais encore publié du père Hennaux où se concentre l'originalité de son apport et, sans doute, le centre organique de sa théologie : L'Eucharistie, fondement de l'agir chrétien. Publié en l'état, le manuscrit de 1973, dont titre l'exprime et le style de sa pensée dans sa limpidité le sert : fonder la morale chrétienne dans l'Acte accompli par Jésus à la Cène.

    Et puisque c'est l'Écriture Sainte, en son double rapport interne Ancien Testament/Nouveau Testament, qui témoigne de l'Acte du Christ, c'est donc à l'écoute de l'Écriture Sainte que le théologien va contempler l'Acte eucharistique de Jésus pour, dans un second temps, montrer dans la liturgie eucharistique le lieu où l'agir humain est intégré dans l'Acte du Christ, et ce, dans les différentes sphères de l'existence : familiale, économique et politique.

  • «?«Qu'est-ce que l'homme pour que tu penses à lui ?» (Ps 8). Entrons dans cette double méditation sur l'être et le néant, à considérer la vanité de l'homme sans Dieu, gisant au pouvoir du péché et de la mort, et la plénitude de l'homme restauré par la grâce du Ressuscité.

    La crise sanitaire que nous vivons nous fait pleurer nos morts. Trop souvent, nous n'avons pas pu les accompagner dans la tendresse d'un dernier adieu. La santé du corps est un bien précieux. Elle n'est pas le bien suprême. Nous avons une âme immortelle et nous sommes appelés, par-delà le voile de la mort, à la joie du salut.

    Le temps est venu d'entendre une parole d'espérance et de conversion. Il est stricte justice de rappeler que «l'homme n'est qu'un souffle, ses jours une ombre qui passe» (Ps 144). Il est simple vérité de dire qu'il n'y a pas d'assurance contre la mort qui vient, sinon la foi en Jésus ressuscité, «la ferme assurance des choses que l'on espère» (He 11, 1). Je remercie monsieur le chanoine Guillaume de Menthière, de nous faire entrer dans l'espérance par la petite porte, la porte des humbles et des enfants, ceux qui attendent de Dieu la bienheureuse éternité, ceux à qui appartient le Royaume qui vient et qui est déjà là. Il suffit d'apprendre à voir, par-delà les tempêtes de ce monde, la présence du Christ au milieu de nous, là où un coeur s'ouvre à la grâce, là où l'amour se vit dans les plus petites choses, qui sont les plus grandes. «Sois sans crainte, petit troupeau, votre Père a trouvé bon de vous donner le Royaume» (Lc 12, 32).?».

    † Michel Aupetit.
    Archevêque de Paris.

  • Les méditations qui sont présentées dans ce petit recueil sont extraites d'une série d'émissions réalisées au cours de l'année 2018 à Nantes sur Radio-Fidélité . Ces émissions hebdomadaires intitulées « Fleur de sel » proposent, à travers des mises au point et des témoignages, une information et une réflexion sur le concept d'écologie intégrale, à la lumière de l'encyclique Laudato si', du pape François. Chaque semaine, Olivier Tempéreau élabore, à partir d'une phrase clé de l'encyclique, une méditation accompagnée d'un fond musical propre à une écoute spirituelle. Les retours qui nous sont parvenus nous donnent à penser que leur publication constituerait, pour tous ceux qui sont en recherche d'un nouveau chemin de vie, une base utile pour le resourcement, la prière et l'action.
    Le comité éditorial de Fleur de sel Fleur de sel, une émission sur l'écologie! Animée par des membres du groupe « Paroles de chrétiens sur l'écologie » du diocèse de Nantes. L'émission a pour objectif de contribuer à la conversion écologique à laquelle nous appelle le pape François dans son encyclique Laudato Si.

  • Ce livre propose une synthèse de la spiritualité de Marthe Robin à partir de son vécu, sous la forme d'un chemin spirituel accessible à tous.
    Marthe Robin est surtout connue pour les phénomènes extraordinaires qui ont marqués sa vie. Ces phénomènes peuvent susciter notre intérêt, mais peut-être aussi nous détourner d'elle. Le pape François l'a déclarée « vénérable » en 2014. Par cet acte, il a signifié que la manière dont elle a vécu sa vie chrétienne est un modèle pour aujourd'hui. En quoi une telle vie nous rejoint-elle ?
    La vie de Marthe Robin est un trésor pour tous. L'exemple qu'elle nous propose est imitable, proche de nos vies tissées de joies et d'épreuves de toutes sortes. Au sein même de l'épreuve de santé qui brisé sa vie à 16 ans, Marthe a choisi de croire à la tendresse et à la proximité de Dieu. Elle a accueilli le réel de sa vie et intégré ses limites. « La douleur, la souffrance ne vient pas du ciel, mais le secours en vient, le bonheur en est », écrit-elle dans son journal, à 28 ans.
    Par toute sa vie, elle nous donne d'entrevoir le Coeur de Dieu et d'entrer dans le mystère de sa miséricorde. Elle témoigne que la vie peut être belle, même au milieu des épreuves ou dans des conditions de fragilité et de souffrance. Elle n'a vécu que son baptême, mais elle l'a vécu à fond et en manifeste toute la richesse et l'incroyable portée missionnaire. « Je t'ai choisie pour ranimer dans le monde l'amour qui s'éteint », lui a dit Jésus en 1934. C'est le chemin qu'elle nous ouvre par sa vie.

  • Attilio Stajano est volontaire dans l'unité de soins palliatifs d'un hôpital bruxellois. À travers les personnes qu'il rencontre au sein de ce service, mais aussi à travers sa propre expérience de la fin de vie, il nous donne à voir des histoires et des sensibilités très différentes, qui ont pourtant toutes un trait commun : à la fin, quand les gestes et les mots se font rares, il ne reste que l'amour.
    « On sort de la lecture de ce livre convaincus qu'il ne faut pas passer à côté de cette expérience de l'accompagnement d'un autre, proche de sa mort. Il ne faut pas en avoir peur.
    Laissons parler notre coeur, laissons notre intuition guider nos gestes. nous découvrirons en nous des ressources insoupçonnées, une tendresse, un tact, une disponibilité dont nous ne nous sentions peut-être pas capables. Bref, nous sortirons de cette expérience plus généreux et plus humain, car au seuil de la mort, c'est bien l'amour qui a le dernier mot. ».
    Marie de Hennezel

  • Suite à l'Exhortation apostolique du pape François sur La Joie de l'amour, je voulais écrire pour mon diocèse de Toulouse un commentaire sur le chapelet de psaumes que l'on appelle «?graduels?», chants qui rythmaient la route des Juifs vers Jérusalem pour les trois pèlerinages annuels et qui marquaient aussi l'arrivée dans la Ville sainte (Ps 119 à 133). Ils peuvent donner du jour et de la joie à notre marche diocésaine à la suite du Christ, pour entraîner vers Dieu «?les hommes qu'il aime?», comme chantent les anges aux bergers la nuit de Noël.

    Ces chants avancent, avec des hauts et des bas, passant de situations de détresses à des expériences de paix divine, du 119e au 133e : 15 psaumes qui nous font monter ensemble vers la Maison du Seigneur, où l'on veille jour et nuit. 15 chants, comme trois fois la Loi (les 5 livres du Pentateuque), inscrite dans le concret de nos vies?;?15 psaumes, comme la dîme des 150 Psaumes du livre des Louanges. 15 psaumes pour la paix et l'unité, pour entraîner les chercheurs de Dieu à la suite du Christ dans son élan vers le Père infiniment bon.

  • À 99 ans, le Père Jacques Cuche n'a pas fini de nous transmettre sa joie d'être prêtre. Il nous livre un témoignage puissant, rassemblé cette fois en un immense cantique d'action de grâce pour ses 75 années de sacerdoce ministériel, reçu en la cathédrale Notre-Dame de Paris le 20 avril 1946. C'est sans doute son ouvrage le plus personnel, dans lequel il nous fait partager sa foi et son espérance, mais aussi ses doutes, ses souffrances, ses échecs, toujours sous le regard de son unique guide, le Christ. Au fil des pages, nous y rencontrons Laurent, Guy, Jeanne, Charlotte et bien d'autres, qu'il a accompagnés à travers des épreuves souvent tragiques, toujours attentif à ceux qui errent à la périphérie... Nous ne pouvons pas rester indifférents à la lecture de ce texte engagé, marquant, bouleversant, qui éclaire puissamment notre vie et nous fait méditer sur nous-mêmes, sur l'Église, sur le monde. Merci Père de poursuivre inlassablement dans votre grand âge la mission que le Seigneur vous a assignée, celle de transmettre, pour susciter la foi et, qui sait, des vocations.

  • Lydia Ioudifovna est née le 20 août 1871 à Kharkov. D'une famille orthodoxe, mais de façon assez formelle, observant les rites pour se conformer à ce qui se faisait dans leur milieu, Lydia aspire à une vie spirituelle plus intense. Fruit d'un long chemin spirituel, elle se convertira au catholicisme.

    En 1904, Lydia rencontre le philosophe Nicolas Berdiaev. Adversaire idéologique du communisme, il est expulsé de Russie en 1922. Lydia et lui s'installent en 1924 à Clamart, près de Paris. Figure essentielle de l'existentialisme chrétien, Nicolas Berdiaev développe une approche mystique du christianisme et une critique radicale des idéologies ainsi que de toute tentation totalitaire. Il sera le premier à promouvoir un personnalisme communautaire repris ensuite par Emmanuel Mounier, fondateur de la revue Esprit.

    La maison des époux Berdiaev à Clamart devient rapidement le lieu où se rassemblent de nombreux Russes émigrés, mais aussi des Français qui veulent mieux comprendre la Russie et qui s'intéressent aux idées du philosophe dont les livres sont traduits en français. Lydia aide son mari à corriger les épreuves, visite des malades, reçoit les nombreux invités, s'occupe de sa mère malade, soigne sa maison et son jardin. En 1934, elle commence à écrire un journal où elle note scrupuleusement les activités de son mari et ses commentaires. Elle l'écrira jusqu'à sa mort, en 1945.

    Ce journal, traduit pour la première fois du russe, est le tableau d'une époque et d'un milieu et relate les questions, parfois légères de la vie quotidienne, mais souvent profondes et existentielles que pouvaient partager les époux Berdiaev.

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