Motifs

  • L'appel de la forêt

    Jack London

    oeuvre maîtresse de Jack London, ceroman fait revivre la vie des pionniers dansle Grand Nord, plongeant le lecteur dans l'univers des chercheurs d'or.
    On ne selasse pas de relire les aventures du chienBuck, animal courageux au destin hors ducommun. Vendu à plus de sis millions d'exemplaires aux Etats-Unis, traduit en une vingtaine de langues, L'Appel de laforêt n'est pas seulement un classique de la littérature d'aventures, mais l'occasion pour Jack Lonndon d'exprimer sa vision dumonde. A travers l'histoire de Buck, l'auteur du Talon de fer condamne aussil'oppression du plus faible et l'injustice au profit de valeurs comme la solidarité, la ténacité et la fraternité.

  • Un très grand roman d'amour. Un chef d'oeuvre. Orgueil et Préjugé est un classique universel. Ce roman comique, d'une féroce cruauté, raconte l'histoire d'un " beau " mariage dans l'Angleterre de la fin du dix-huitième siècle. Celui d'Elisabeth Bennet, l'une des plus spirituelles et délicieuses héroïnes de l'histoire de la littérature, qui malgré son caractère indépendant, ses aspirations très en avance sur son époque, sa forte personnalité et son désir d'émancipation, a bien du mal à forcer le destin pour voir clair en elle-même et trouver enfin la voie de l'amour et du mariage auxquels elle aspire. Dans ce roman au féminisme prémonitoire, Jane Austen recrée avec une précision diabolique et un humour ravageur la vie de ces provinciaux anglais aisés au milieu desquels elle évoluait et qu'elle connaissait si bien. Un roman dont l'héroïne vous laisse un souvenir enchanteur après sa lecture. Benjamin Disraeli ne se vantait-il pas de l'avoir lu dix-sept fois ?


  • lire n'est pas une activité innocente.
    c'est aussi vivre dangereusement, comme le montrent les aventures extraordinaires des personnages de ce roman, lecteurs passionnés qui mènent une double vie et se rencontrent entre leur réalité quotidienne et leurs lectures. ainsi adam, se plongeant littéralement dans un texte, s'aperçoit vite qu'il n'est pas seul. d'autres lecteurs le hantent, parmi lesquels une vieille dame excentrique, un ancien agent d'une section très spéciale des services secrets, une jeune fille au parfum câlin.
    ecrite par l'un des meilleurs écrivains serbes contemporains, l'histoire surprenante qui tisse ce roman est un éloge ludique des grands espaces de lectures sans lesquels certains d'entre nous ne sauraient respirer.

  • Une si longue lettre est une oeuvre majeure, pour ce qu'elle dit de la condition des femmes.
    Au coeur de ce roman, la lettre que l'une d'elle, ramatoulaye, adresse à sa meilleure amie, pendant la réclusion traditionnelle qui suit son veuvage.
    Elle y évoque leurs souvenirs heureux d'étudiantes impatientes de changer le monde, et cet espoir suscité par les indépendances. mais elle rappelle aussi les mariages forcés, l'absence de droits des femmes. et tandis que sa belle-famille vient prestement reprendre les affaires du défunt, ramatoulaye évoque alors avec douleur le jour où son mari prit une seconde épouse, plus jeune, ruinant vingt-cinq années de vie commune et d'amour.
    La sénégalaise mariama bâ est la première romancière africaine à décrire avec une telle lumière la place faite aux femmes dans sa société.

  • Une voix dans la nuit est le bouddhique d'un quatuor improbable sur les routes du japon moderne, un lettré, le vénérable chinuma kyôshirô, mène sa troupe - un enfant, une jeune fugueuse et un chauffeur de taxi -, sur les lieux chantés par le manyô-shû, recueil de poésies datant du viie siècle.

    Yasushi inoué, qui compte parmi les plus grands écrivains du xxe siècle, fait dans ce livre le portrait d'un don quichotte nippon partant en guerre contre la modernité et les démons qui l'incarnent : vacarme des villes, torrents de voitures, vices d'une jeunesse perdue.
    De retraité paisible et estimé, kyôshirô, au long du roman, se transformera jusqu'à devenir soldat aux ordres de dieux antiques luttant pour sauver leurs âmes.

  • La prairie

    James Fenimore Cooper

    La Prairie, l'un des meilleurs romans du cycle Bas-de-cuir, suite et fin du Dernier des Mohicans, nous entraîne dans les plaines de l'Ouest américain, à l'époque des pionniers, des convois, des et des attaques indiennes. Naitty Bumppo est maintenant un vieil homme qui erre dans la prairie, toujours accompagné de son chien Hector. Il croise sur son chemin un convoi d'émigrants qu'il sauve des Indiens ; c'est le début d'une longue série de péripéties... Fils de colon lui-même, James Fenimore Cooper a su rendre compte de la destinée de l'homme de la frontière et exprimer avec force le conflit entre nature et civilisation.

  • Congo, en ce moment même. Johnny, seize ans, vêtu de son treillis et de son tee-shirt incrusté de bris de verre, armé jusqu'aux dents, habité par le chien méchant qu'il veut devenir, vole, viole, pille et abat tout ce qui croise sa route. Laokolé, seize ans, poussant sa mère aux jambes fracturées dans une brouette branlante, tâchant de s'inventer l'avenir radieux que sa scolarité brillante lui promettait, s'efforce de fuir sa ville livrée aux milices d'enfants soldats. Sous les fenêtres des ambassades, des ONG, du Haut-Comissariat pour les réfugiés, et sous les yeux des télévisions occidentales, des adolescents abreuvés d'imageries hollywoodiennes et d'informations mensongères jouent à la guerre : les milices combattent des ennemis baptisés " Tchétchènes ", les chefs de guerre, très à cheval sur leurs codes d'honneur, se font appeler " Rambo " ou " Giap " et s'entretuent pour un poste de radio, une corbeille de fruits ou une parole de travers.
    Dans ce roman qui met en scène des adolescents à l'enfance abrégée, Dongala montre avec force comment, dans une Afrique ravagée par des guerres absurdes, un peuple tente malgré tout de survivre et de sauvegarder sa part d'humanité.

  • Au coeur de ce récit, il y a l'enfance.
    Celle d'un petit garçon passant chez Da, sa grand-mère, et accompagné de la chaleureuse vigilance de ses tantes. Un peu de fièvre, et le voici privé de jeux avec ses camarades. Alors il reste sur la terrasse de bois, à côté de Da qui se balance dans le rocking-chair, avec toujours une tasse de café à portée de la main pour les passants et les voisins. Le long des lattes de bois, l'enfant regarde les fourmis, les gouttes de pluie marquant le sol, regarde et écoute les adultes s'occuper et parler, respire les odeurs de la vie.
    Chronique des sensations enfantines, L'Odeur du café est un livre envoûtant, le récit d'un voyage au temps si fragile et si merveilleux de l'enfance.

  • Dans l'Écosse des années trente, Mademoiselle Brodie enseigne de façon peu conventionnelle dans une des écoles de filles les plus huppées du pays... Une conspiration " administrative " se développe contre cette institutrice d'avant garde, convertie au catholicisme, qui a rassemblé autour d'elle un petit groupe constitué de ses meilleures élèves. Publié en 1961, puis adapté au cinéma, ce livre a rendu célèbre Muriel Spark, romancière, nouvelliste, poétesse et biographe d'Emily Brontë et de Mary Shelley. La réédition de ce titre, précédé d'Une serre sur l'East River et bientôt suivi de L'Ingénieur culturel, permet de rendre hommage à cette grande dame des lettres, décédée en avril 2006.

  • Véritable saga au coeur de la colonisation, Le Feu des origines se propage de la brousse à la ville, sur les traces d'un héros en révolte, Mandala Mankunku. De sa naissance merveilleuse à ses dernières années, la vie de Mandala raconte l'histoire de son pays, le Congo, et de son continent, l'Afrique. La sanglante construction du chemin de fer congolais, la mise en coupe du pays, et jusqu'à l'utilisation massive des hommes lors de la guerre de 1940, où le Tchad, le Cameroun, le Centrafrique et le Congo constitueront les bases de la "France Libre".
    Alors, balayé par le pouvoir colonial, usé par les luttes politiques puis la guerre, vieilli aux yeux même de ces enfants partis chercher la modernité en Occident, il restera à Mandala Mankunku à retrouver le feu des origines. Le Feu des origines a reçu le Grand Prix littéraire d'Afrique Noire.

  • Au bagne

    Albert Londres

    Cayenne.
    Guyane française. le bagne. c'est l'absolue folie d'une institution qu'albert londres, missionné par sa rédaction, va découvrir, entre l'île du diable et l'île du salut. dans cet espace d'exotisme et de misère crue, c'est derrière les barreaux que se rencontrent les hommes. les tatoués, les parias, les bandits, innocents et criminels, ils sont tous là, inoubliables. enquête, reportage, au bagne est un de ces livres majeurs qui, par sa vérité, force les choses.
    Un an après sa parution, la france fermait pour toujours les portes du bagne.

  • le grand ciel embrasé qui sert de toile de fond à missa sine nomme, c'est l'allemagne vaincue de 1945, l'allemagne " année zéro " qui survit dans les décombres.
    dans un château dont il a hérité mais qui est occupé par les américains, amédée von liljecrona retrouve ses deux frères qui ont fui la prusse orientale occupée par les russes.
    il a passé les quatre dernières années de la guerre dans un camp de concentration : " je ne suis plus un chrétien, je suis un fauve. j'ai été dans la fosse aux bêtes, il ne faut plus me parler. " missa sine nomine est le récit de ce retour parmi les hommes.
    toute la profondeur et la beauté de ce livre naissent de l'impossibilité d'un retour progressif. il faudra pour vivre à nouveau une véritable conversion à la vie. une offrande sans nom.

  • Dans la chine impériale, le milliardaire kin-fo qui s'aprêtait à épouser la belle lé-ou se trouve soudain ruiné.
    Souscrivant une assurance-vie au bénéfice de sa fiancée, il fait jurer à son meilleur ami, le philosophe wang, qu'il le tuera sous deux mois. or à peine wang a-t-il disparu pour tenir sa parole et perpétrer son forfait, que kin-fo se découvre riche à nouveau ! s'ensuivent soixante jours de cavale dans toute la chine, le milliardaire, veillé par deux agents américains de l'assurance, tentant d'échapper au serment inviolable qui met sa vie en péril.
    Ce roman haletant met en lumière l'exceptionnel talent de conteur de jules verne, tant par son style, riche, clair, que par son intrigue et son goût pour les progrès de la science.

  • Le génie d'un roman est parfois mystérieux.
    Est-ce l'écriture de son auteur, son thème, la richesse des personnages Il y a de tout cela assurément dans ce livre précieux, La Verrerie. L'apparente modestie du sujet et de ses protagonistes ne rend que plus fascinant le processus du roman. Le portrait de Bèba, cette femme qui se retrouve en charge d'une verrerie artisanale, affligée d'un mari dépressif et de deux vendeurs improductifs - sortes de Bouvard et Pécuchet de la banlieue athénienne -, la force et la résistance qu'elle opposera aux contrariétés de la vie, à ses chutes, sont autant de lignes qui aboutissent à un petit chef-d'oeuvre à lire absolument.

  • Le duel (1904) est un récit de la vie militaire, que kouprine entreprit en s'appuyant sur ses expériences acquises pendant ses sept années de service dans l'armée.
    Dans une petite ville de province, romachov, un jeune sous-lieutenant, rêve d'une brillante carrière militaire. mais peu à peu la vie monotone du régiment l'avilit et l'exaspère. seul son amour sans espoir pour chourotchka, la femme belle et ambitieuse d'un autre officier, l'empêche d'abandonner la carrière militaire. un jour, le sous-lieutenant et le mari de chourotchka, tous deux ivres, se disputent et se provoquent en duel.
    Chourotchka, pour donner le beau rôle à son mari qu'elle n'aime pourtant pas, va chez romachov et se donne à lui, en obtenant la promesse qu'il ne touchera pas son adversaire.

  • Grand moment ! ce soir andré poitou reçoit le ruban ! la légion d'honneur ! et c'est l'occasion d'un grand banquet, oú il recevra amis - de circonstance - et célébrités - modestes.
    Poitou est chausseur ; parvenu au faîte de son existence laborieuse, l'industriel du soulier reçoit sa juste récompense. tout est en place, le dîner sera parfait, les mesquineries sont prêtes, tout à côté des jalousies, des rancoeurs et des bassesses ; d'ailleurs on a même réussi à faire venir un sénateur et le président du syndicat des bottiers ! impitoyable taxidermiste des sentiments humains, emmanuel bove épingle sur la nappe blanche du banquet la bourgeoisie industrieuse de son début de siècle, façon flaubert du dictionnaire des idées reçues.

  • Pour Dodin-Bouffant, ancien juriste raffiné, délicat et érudit, la vie s'organise autour de la cuisine et de la salle à manger, sanctuaires où ne sont admis que les quatre apôtres qui ont su passer avec succès toutes les épreuves du bien manger et du bien boire. En maître absolu, il règne sur la table des princes et sait, par la grâce d'une simple pot-au-feu, rédimer les âmes. Mais le paradis n'est pas sur cette terre, et, un jour maudit, meurt Eugénie Chatagne, la cuisinière fidèle, l'artiste inspirée capable de comprendre, suivre et prévenir les désirs les plus subtils du maître. Commence alors une quête éperdue de la perle des fourneaux qui sera digne de lui succéder

  • Le Charme des après-midi sans fin, sans doute le livre de Dany Laferrière le plus autobiographique, nous conte une jeunesse haïtienne en une succession de brefs tableaux sur le cours des jours à Petit-Goâve.
    Manifeste d'amour adressé par l'auteur à Da, la grand-mère qui l'a élevé, mais aussi, sur fond de crise politique haïtienne, roman initiatique de l'adolescence, ce livre nous émeut par sa tendresse et sa justesse. " Les mères passent leur temps à venir voir si leur fille n'est pas dans les parages du port. Comme toujours, les mères n'ont aucune idée de la façon dont cela se passe. Car si un type veut embrasser une fille, tu peux être sûr qu'il ne restera pas sur le port avec elle.
    Mais les mères n'ont aucune idée de la réalité. " Par l'auteur de Pays sans chapeau et de Comment faire l'amour avec un nègre sans se fatiguer.

  • Biribi

    Georges Darien

    Biribi parut en 1889, moins de vingt ans après la défaite de la france.
    Il dénonçait le sadisme des chaouchs - les adjudants, dans les bataillons disciplinaires -, les brimades incessantes, les routes tracées dans le désert tunisien à force de vies humaines sacrifiées. biribi n'était pas un bagne mais l'ultime punition que l'armée réservait à ses réfractaires. libertaire plutôt qu'anarchiste, darien échoua à biribi pour sa vingtième année, ayant accumulé manquements à la discipline et refus d'obéissance et après avoir connu toutes les étapes des prisons militaires françaises.
    Il faudra attendre albert londres, un demi-siècle plus tard, pour que l'infamie soit dénoncée et, après une rugueuse campagne de presse et nombre de commissions parlementaires, le bagne fermé. darien n'y assista pas, il était mort en 1921.

  • Terre d'ébène

    Albert Londres

    En 1927, Albert Londres embarque pour un périple de quatre mois dans les colonies françaises d'Afrique.
    Il a déjà écrit quelques articles sur les "petits Blancs" de Dakar, mais s'engage cette fois dans une enquête d'envergure sur les pratiques des colons usagers du "moteur à bananes". Il en rapporte un récit virulent, caustique, dont le lecteur sort tour à tour réjoui et atterré, dénonçant les milliers de morts survenues au nom de l'exploitation des forêts et de la mise en valeur du territoire. Par la violence de ses dénonciations, Terre d'ébène suscitera furieuses polémiques et démentis violents.
    "Notre métier n'est pas de faire plaisir, non plus de faire du tort, il est de porter la plume dans la plaie", écrit Albert Londres.

  • Botchan

    Soseki Natsume

    Botchan, le "petit maître" créé en 1906 par Sôseki, est aussi célèbre dans la littérature japonaise que Cosette pour nous, ou Tom Sawyer pour les Américains. Ce jeune professeur frais émoulu de Tôkyô, en butte, dans un collège de province, aux tracasseries de ses élèves et aux manoeuvres de ses collègues, est le personnage central d'une savoureuse galerie de portraits, d'un conte moral plein de vigueur, où se mêlent le grotesque caustique et une étonnante âpreté de ton.

  • Rien ne destinait la petite ville de travnik, résidence du vizir turc de la province occupée de bosnie, à entrer dans l'histoire.
    Un coin de terre oublié où cohabitent, tant bien que mal, musulmans, catholiques, juifs et orthodoxes. a la faveur de l'épopée napoléonienne,un diplomate français, jean daville y est envoyé comme consul. voici le récit de son séjour - de 1806 à 1814 - l'occasion pour andri'c d'offrir un somptueux tableau de sa terre d'origine au moment où, pour la première fois, elle s'ouvre à l'occident. au carrefour du roman historique, du récit intimiste et de la description ethnographique, ce livre est aussi une réflexion sur les méfaits de l'intolérance et des rivalités entre communautés.
    La chronique de travnik est considéré comme l'un des romans majeurs des littératures slaves contemporaines.

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