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  • De sa position d'observateur engagé au plus près du terrain, Emmanuel Hirsch analyse les temps forts de cette année de pandémie où la démocratie a été confinée.

    Dès l'annonce des premiers signes évocateurs de la pandémie, Emmanuel Hirsch s'est engagé avec l'équipe de l'Espace éthique de la région Île-de-France dans un travail d'observation et de suivi des enjeux sociétaux de la crise sanitaire. Bénéficiant de son expertise dans les « années sida » puis d'une implication dans les travaux préparatoires à la pandémie grippale entre 2006 et 2009, il s'est imposé comme une référence pour apporter les éclairages éthiques indispensables. Ses interventions régulières dans de nombreux médias se sont prolongées par un travail d'approfondissement à travers ses écrits au fil des circonstances.

  • Une lecture sociologique des innovations managériales en cours, qui tendent à faire oublier les véritables objectifs des employeurs : continuer à mettre en oeuvre la subordination des salariés, seule garantie de leur exploitation « légitime ».

    L'auteure décrypte la capacité patronale à faire renaître, sans cesse, sa domination, afin de préserver, voire sublimer, un lien de subordination qui prend une forme de plus en plus personnalisée, intrusive et délétère, et qui compromet toute capacité collective des salariés à s'emparer des véritables enjeux du travail. Des drh « bienveillantes » et préoccupées du « bonheur » de leurs salariés aux « entreprises libérées » par leur leader, en passant par l'esprit start-up et l'offre éthique, l'auteure analyse tous ces faux-semblants qui paralysent l'intelligence collective et menacent l'avenir du monde.

  • Comment fonctionne une cure psychanalytique ? Si elle n'est pas réductible à un échange « horizontal » et doit ménager une dissymétrie nécessaire dans la pratique, et non une position de surplomb, l'auteur soutient qu'elle ouvre à un dialogue différent où chaque mot, chaque geste - et en particulier ceux de l'analyste - prend un sens plus fort. En explorant ce dialogue analytique, il repose de nombreuses questions cliniques, du fait que le patient d'aujourd'hui n'est pas le patient d'hier. À travers cela, il engage un dialogue avec d'autres analystes, pour que les différends et conflits qui peuvent exister ne se figent pas en oppositions inexpugnables.
    Pour autant, il ne s'agit pas d'un « livre pour les spécialistes ». Il inscrit la psychanalyse contemporaine dans notre actualité, y compris par rapport à la pandémie de la Covid-19.

  • Ce livre expose de manière simple et très illustrée le chemin par lequel le bébé passe pour arriver à la marche et tous les bienfaits qu'il peut en tirer. Cette nouvelle édition augmentée tient compte des très nombreux échanges que l'auteur a eus, depuis la première parution, avec les parents, les kinésithérapeutes, les personnels de la petite enfance et les médecins.

    Kinésithérapeute expérimentée, l'auteur a observé et analysé avec précision les étapes qui mènent le bébé vers la marche. Par son côté pratique - des illustrations qui montrent le quotidien du bébé, un texte clair, mis en page de manière très simple et colorée - l'ouvrage a déjà séduit de nombreux parents et personnels de la petite enfance.
    On y « voit » les mouvements du bébé, on comprend facilement le chemin naturel qui conduit le nourrisson de la position « couché sur le dos » à la marche autonome et tout le bénéfice qu'un bon développement moteur peut lui apporter. L'auteur propose des conseils pour la vie quotidienne, pour le choix du matériel et des objets à mettre à disposition, mais aussi des jeux moteurs simples, faciles à partager, afin de donner au tout-petit toutes les chances d'être à l'aise dans son corps avant de savoir marcher.

    Stimulés ou pas, tous les bébés en bonne santé parviennent à marcher, sans que l'on ait besoin de leur apprendre. Toutefois, l'attitude des personnes qui les entourent peut favoriser ou freiner l'installation d'une bonne motricité.
    Forte de son expérience de kinésithérapeute, l'auteur répond aux nombreuses questions que se posent les parents et les professionnels de la petite enfance : le passage par le quatre pattes est-il important ? Faut-il aider le bébé à se mettre debout ou à marcher ? Doit-on s'inquiéter d'un petit retard d'installation de la marche ? Comment faire face à un bébé en difficulté ?
    Les nombreux dessins et photos rendent l'ouvrage dynamique, vivant et pédagogique : au service de tous les enfants, qu'ils soient en bonne santé ou qu'ils présentent une pathologie, il a pour objectif d'inciter l'entourage familial et professionnel à mieux observer les tout-petits, à s'émerveiller devant leurs exploits moteurs et mais aussi à agir au bon moment en cas d'inquiétude.

  • L'auteur, médecin cancérologue, raconte ce que signifie pour lui, pour les patients, pour l'équipe soignante, pour les accompagnants, l'expérience bouleversante d'une maladie qui constitue toujours une crise existentielle majeure. Plusieurs personnages sont mis en scène. La plupart sont réels (et ont donné leur accord pour apparaître dans le récit), certains sont inventés. Cette façon d'observer met au jour les avancées médicales et humaines rendues possibles par une approche globale de la santé, où c'est l'intégralité du sujet qui est soigné, et non une pathologie seulement. Elle illustre pleinement la conception de la médecine fondée sur la considération de l'humain que soutient l'auteur.

  • À la différence de la domination et de la coercition, l'autorité est la parole du collectif, elle est le Tiers qui conditionne tout ensemble le langage et le rapport à autrui. Comment faire autorité dans la famille, à l'école, au travail ou en politique lorsque toute position d'exception se trouve par avance récusée, contestée, sinon méprisée ? Qu'est-ce qu'une société dans laquelle plus personne n'assume la position d'exception et les normes de la vie ensemble, chacun renvoyant les contraintes sociales à des formes de domination impersonnelle ? Quelles conséquences sur la construction psychique de l'autonomie et de la responsabilité ? Dans un échange constructif, les auteurs, issus d'horizons professionnels différents, s'essaient à concevoir de nouvelles formes d'autorité au service du commun, plus respectueuses de nos valeurs démocratiques.

  • Ce vocabulaire présente les concepts, la clinique, les pionniers de la pratique psychanalytique avec les enfants et les adolescents. Il est ouvert sur les autres disciplines qui s'intéressent à l'environnement social et culturel du premier âge et de la jeunesse.

    « Qu'est-ce qu'une psychanalyse avec des enfants, des adolescents ? Nous avons voulu répondre à cette interrogation par un vocabulaire ancré dans la clinique avec nos jeunes patients.
    De la même façon qu'un psychanalyste ne saurait travailler en se coupant du bruit du monde, nous avons conçu un ouvrage polyphonique, réceptacle des signifiants, mots, concepts, expressions... qui véhiculent culture, connaissances, débats entre professionnels et thématiques liées à l'enfance et à l'adolescence qui intéressent tout un chacun. » C.R.

  • Les règles d'usage des écrans ne peuvent pas être les mêmes à chaque âge. La règle « 3-6-9-12 » - « Pas de télévision avant 3 ans, pas de console de jeux personnelle avant 6 ans, pas d'Internet avant 9 ans et Internet accompagné jusqu'à l'entrée en collège, vers 11-12 ans » - constitue une feuille de route pour un usage raisonné des écrans, de la naissance à la majorité, et au-delà.

    Cette nouvelle édition se présente enrichie de trois façons par rapport à la précédente, même si le message principal reste évidemment le même : l'apprentissage du bon usage des écrans commence dès la naissance, et il se fait en famille.
    1. De nombreux exemples nouveaux.
    2. La référence à des travaux parus depuis 2013 renforce l'idée que les troubles liés à la surconsommation d'écrans sont corrélés au temps passé devant un écran avant l'âge de trois ans.
    Du coup, l'accent de la prévention est déplacé. La responsabilisation se porte encore plus sur les parents qui doivent comprendre l'importance de tenir l'enfant de moins de trois ans à l'abri des écrans.
    3. L'énoncé d'un mode d'emploi pour aider les parents à tenir leurs décisions concernant les limitations du temps d'écran face à leurs enfants. Les enfants ont beaucoup plus de plasticité psychique et comportementale que tous ne le croient : profiter des changements, comme la rentrée scolaire, pour modifier les habitudes...

  • Croissance et opulence sont la face éclairée d'un monde de dénuement. Comment aider les plus vulnérables de nos jeunes à prendre leur place dans un monde désenchanté ?

    Crise e´cologique, économique, financière, sociétale, crise sanitaire et crise du Sujet se court-circuitent. Ce sont les rejetons d'une me^me me´canique qui s'emballe en roue libre et fait place, au coeur de la logique néolibérale, à un effondrement du symbolique. Comment aider les plus vulnérables de nos adolescents à affronter les difficultés qui les attendent au lieu qu'ils ne s'engouffrent dans le cycle nihiliste du « no future, no limits », entre violences et addictions, entre fuite en avant maniaque et plongée mélancolique ? Naufragés psychiques de la déliaison sociale, ils sont le sympto^me d'un échec sociétal. L'auteur réinterroge les grands enjeux de notre civilisation pour rebattre les cartes et tisser le devenir des générations futures. Face au dogme économique néolibéral, comment mobiliser nos enfants pour qu'ils réussissent à franchir le cap de leur inespoir et fassent de leur rage de vivre le socle d'une implication citoyenne ?

  • L'analyse des controverses sur l'autisme permet d'illustrer le décalage entre les connaissances scientifiques stabilisées et les informations tronquées relevant du marketing ou d'intérêts particuliers, entre les revendications des mouvements associatifs les plus médiatisés et les besoins des familles de milieu plus modeste. L'auteur étudie les transformations à l'oeuvre dans les représentations et les définitions de l'autisme et leurs conséquences en matière de santé mentale, de psychiatrie et plus généralement de politiques de santé. Elle met en évidence l'émergence d'un lobbying associatif, d'une recomposition des relations entre associations et pouvoirs publics et le développement de logiques managériales.

  • L'hôpital psychiatrique dans lequel vous séjournez est en proie à l'agitation. Vos voisins de cellule sont fébriles, le personnel soignant tendu ; les rumeurs se répandent, les incidents se multiplient. Vous ne voyez pas le rapport entre le trafic d'organes orchestré par l'infirmière en chef et la dénommée Buffy Summers aka la Tueuse, héroïne de série télévisée. Pourtant vous allez devoir enquêter, survivre, et peut-être même sauver le monde. Enfin si vous êtes prêt à jouer. Après Corpus Simsi et Certainement pas, Chloé Delaume poursuit son exploration du jeu en littérature. S'inspirant des traditionnels livres dont vous êtes le héros, La nuit je suis Buffy Summers est un roman interactif où humour, fantastique et détournements littéraires proposent au lecteur de singulières pérégrinations en terre d'amnésie.

  • Les auteurs témoignent d'une pratique clinique avec des travailleurs sociaux et tentent d'en tirer les leçons : il s'en dégage à quel point le management est en train de tuer dans l'oeuf ce qui fait la spécificité du travail social.

    Que dit-on à un patient alcoolique qui vient s'écrouler parce qu'il va perdre sa femme ? À une caissière de supermarché qui ne peut plus suivre la cadence ou ne parvient pas à retourner travailler sans « la boule au ventre » ? Aux parents qui viennent consulter avec un adolescent, le casque sur les oreilles, et qui décrivent une addiction aux écrans et des résultats scolaires en chute libre... ? À un éducateur qui doit faire face à un enfant autiste en crise ? Que dit-on à ces jeunes sujets qui se décrivent harcelés sur Facebook ou abandonnés par un copain et incapables de vivre ? ... Dans le séminaire « Pour une clinique du quotidien », un participant tiré au sort est invité à décrire son service et sa mission, à énoncer sa fonction et à parler d'une situation avec laquelle il/elle rencontre une difficulté, est traversé(e) par une question ou un doute. Le postulat de base est qu'il n'y a pas de « bonne réponse » mais qu'il y a néanmoins quelque chose à en dire, que ce quelque chose rend compte d'une rencontre unique entre un intervenant social et un patient et que, de cette rencontre seule, un soulagement, peut-être, surgirait.

  • Se rendre - de gré ou de force - aux urgences psychiatriques est un acte chargé pour un patient (et pour son entourage), et il en est de même pour le clinicien qui va à sa rencontre. Du focus très resserré sur la dynamique psychique du patient que permet la salle d'urgence, le clinicien, témoin de ce surgissement inhabituel, aura la responsabilité d'en faire un certain usage, si possible en évitant le pire, et toujours avec les moyens du bord.
    Pour cela, il devra s'appuyer sur un savoir psychopathologique mais aussi sur un engagement personnel - savoir et engagement discutés et partagés avec les collègues et soutenus par l'institution hospitalière à condition que cette dernière se montre sensible à l'inouï que cette parole contient.

  • Les jeux vidéo sont partout et pourtant ils sont encore présentés d'une manière caricaturale. Voici un manuel pratique et critique pour comprendre le jeu vidéo et l'utiliser dans la relation d'aide.

    Dans ce travail de synthèse qui présente les fondements de l'utilisation du jeu vidéo, les auteurs ont souhaité offrir un contenu immédiatement accessible et utilisable aussi bien par les professionnels que par les parents. Leur approche est à la fois systématique et pratique : les résistances et les représentations des adultes à propos des jeux vidéo sont abordées une à une, commentées et discutées à partir des données de la recherche. En s'appuyant sur leurs expériences cliniques de l'utilisation du jeu vidéo en thérapie à médiation individuelle et groupale et sur leurs connaissances et leur pratique du jeu vidéo, les auteurs proposent également une méthode pour mettre en place un atelier psychothérapeutique « jeu vidéo ».

  • À partir de cinq ouvrages de Pierre Bruno organisés autour de l'élucidation des problèmes cruciaux de la psychanalyse - fin de l'analyse, passe, père réel... -, les auteurs extraient une méthode qui s'appuie sur les ressources de doctrine de Freud et Lacan, et sur la clinique. Se vérifie alors, au-delà des divergences institutionnelles, que la psychanalyse s'adresse à tout un chacun et présente un enjeu politique pour notre temps.

  • Dans une époque où la demande et les propositions artistiques pour la petite enfance se multiplient, il est nécessaire de mettre en réflexion ce moment de la rencontre entre le spectacle vivant et le tout-petit, et de poser des mots sur cet accompagnement.

    Dans une époque où la demande et les propositions artistiques pour la petite enfance se multiplient, il est nécessaire de mettre en réflexion ce moment de la rencontre entre le spectacle vivant et le tout-petit, et de poser des mots sur cet accompagnement.
    Les auteurs - musicienne, chorégraphe, lectrice - conçoivent le spectacle pour la toute petite enfance comme une expérience à partager entre enfant et adulte dans un espace préparé, en un temps dédié, qui nécessite un accueil, des accompagnements et des disponibilités afin qu'enfant, adulte et artiste puissent vivre pleinement ces moments en toute confiance. Fruit d'une écriture collective, cet ouvrage présente sous la forme d'un abécédaire leur façon de vivre une éthique, la philosophie qui anime leur recherche créatrice, leurs références sur cette notion essentielle qu'est l'accompagnement.

  • Lueurs

    Cid Corman

    Le présent ouvrage est une sélection de poèmes brefs de Cid Corman, proposée par la traductrice à partir de cinq recueils inédits en français.
    Le thème du voyage - important dans la poésie de Corman - contribua à sa croyance dans l'universalité de l'expérience humaine. Le fondement de cette universalité est le fait que les deux expériences communes à tous les êtres, le « naître » et le « mourir », coexistent au présent à l'intérieur de chaque moment singulier de la vie. Pour exprimer cette coexistence, Corman créa le terme de livingdying (« viemort »), il utilisa sa propre perception dans son travail.

  • Paru en 1998 chez Gaëtan Morin, cet ouvrage a reçu le Prix scientifique de la Fondation pour l'Enfance à sa parution, puis il est devenu introuvable suite à la fermeture de la maison d'édition en France. Pourtant, il est considéré comme un outil de référence tant clinique que pédagogique pour les professionnels de la petite enfance et de la protection de l'enfance, ainsi que pour les étudiants dans ces domaines. Synthétisant des thématiques théoriques et cliniques concernant le bébé, ses parents et les professionnels, il en propose une approche globale et intégrative et offre des repères aisément utilisables pour intervenir dans ces situations de souffrance familiale qui fragilisent les professionnels par leur fort impact émotionnel. Une réédition attendue.

  • Ce livre se penche particulièrement sur la question de l'excès d'amour, que ce soit l'amour fou de la mère pour son bébé ou l'amour fou de l'adolescent pour l'autre tant désiré.

    Comment se joue l'amour fou dans la rencontre entre le bébé et sa mère ? Se rejoue-t-il à l'adolescence ? La dimension hallucinatoire de la première rencontre entre le bébé et sa mère jusqu'au drame triangulaire de la tragédie oedipienne de l'enfance est-elle réactivée dans l'après-coup du coup de foudre amoureux de l'adolescence et de la jalousie des pairs ? à partir de leur expérience clinique, les auteurs se penchent sur la nécessité de mieux différencier l'amour fou de la passion amoureuse. L'amour fou évoque une attraction irrépressible à la fois pulsionnelle et passionnelle : pulsionnelle où la source et l'objet se confondent ; passionnelle où le complémentaire et l'identique s'estompent. L'amour fou pose la question des modalités d'un travail analytique et en particulier des obstacles au transfert, tout autant avec le couple mère(père)-bébé qu'avec l'adolescent.

  • L'essentiel du travail de l'éducateur réside dans le caractère anecdotique de sa présence à l'Autre. Ce n'est pas pour autant que tout le monde peut se dire éducateur ! L'apparente simplicité d'un " être avec " masque la réelle complexité du " faire avec ". Et ce serait maintenir une illusion que de penser trouver les ressorts du métier d'éducateur en quelques savoirs disciplinaires : ceux-ci ne peuvent l'expliquer que dans l'après-coup. Le sens du métier d'éducateur est à puiser dans une lecture appliquée des actes posés au jour le jour ; encore faut-il pour cela disposer d'un langage approprié. D'où le choix de cent mots simples et pourtant illustratifs de la difficulté de ce métier. Cent mots pour une profession longtemps restée sans mots ! Tel est le pari de ce dictionnaire qui, par le biais de chacune des notions explorées, tisse des liens entre l'apparente banalité des gestes quotidiens de l'éducateur et leur fondamentale répercussion sur le développement de la personne accompagnée dans une relation d'aide éducative ou de soin. Au final, ce dictionnaire ne conceptualise pas une pratique professionnelle ; il la rend visible et lisible par tous ceux qui sont appelés à l'exercer. Il est une trousse à outils que tout éducateur devra savoir garder à portée de main, tant pour l'aider dans ses écrits que pour penser sa pratique.

  • Le moment de l'adolescence est fait d'incertitude et de solitude, il est parfois très vif, confus ou errant, avec plus de souffrance pour certains. Il a lieu sur la frontière entre la famille et le social.
    L'adolescent prend place dans la société. Il s'agit de sortir. Il regarde vers l'avant. Porté par une envie de nouveauté dans la Cité, il interroge les fondements éthiques de l'humain et politiques de citoyen. Cela confère à ce moment de la vie une valeur anthropologique.
    L'adolescent est au seuil de participer au lien social.
    Cela lui fait traverser une série de questions et d'obstacles, pour trouver ses propres points d'appui, alors qu'il doit assumer la responsabilité de ses choix concernant qui il est, ses appartenances, sa sexuation, son désir. Or la délinquance touche de façon directe le centre de cette participation au lien social.

  • Un essai politique - philosophique - écologique, documenté et engagé, qui amène une analyse nouvelle sur notre civilisation en déclin. La fraternité première, instinct social de l'homme devient une nécessité absolue pour conserver la pluralité et l'unité de l'espèce. L'auteur ouvre ensuite sur des pistes de réflexion concrètes pour construire de nouvelles bases à la société de demain.

    « La fraternité constitue la seule caractéristique universelle qui unit tous les humains. Mais cette caractéristique est en voie de disparition en raison des coups répétés que lui assène l'économie libérale productiviste. Dans cette période de risque majeur d'effondrement qui guette notre civilisation, il est urgent de sortir la fraternité du magasin des accessoires et de la solliciter dans sa dimension globale pour concevoir un mode de vie universel dans un moment de notre existence particulièrement périlleux. C'est une disposition qui s'est enrichie au fil des siècles et qui a contribué à développer l'intelligence sociale des humains. C'est un état constitutif qui peut être développé, éduqué, suscité... Mais qui peut aussi s'éteindre et surtout être refoulé et tué. La seule défense de la laïcité n'est pas une réponse adaptée à la division d'une civilisation humaine globalement menacée dans ce qui compte le plus pour sa survie : la diversité, la solidarité et la fraternité. » M.J.

  • Ce livre questionne la problématique du lien et de ses aléas - pertes, ruptures et séparations - dans les relations intrafamiliales, de manière à la fois théorique et clinique. Bienvenu à l'heure où la distance est devenue la norme.

    Les auteurs envisagent la problématique de la séparation comme inhérente aux relations humaines en général et familiales en particulier, sous différents aspects disciplinaires (sociologie, psychologie, philosophie, travail social, etc.), au plan théorique et clinique à partir d'exemples concrets. La séparation est abordée tout à la fois d'un point de vue structurel - la séparation est le moteur du développement de l'enfant et du devenir adulte - mais également conjoncturel quand elle s'actualise de manière parfois douloureuse dans des pertes, des ruptures, des deuils, etc.

  • À partir de diverses entrées - le social, la clinique, l'institution, le déclin du politique, l'épisode des Gilets jaunes, la fin de la loi du père... - se déplie la thèse du livre : vingt-cinq ans après Un monde sans limite, c'est un immonde sans limite que nous avons fait émerger.
    Le livre décrit le changement d'hégémonie culturelle qui nous emporte depuis une quarantaine d'années. Fin du patriarcat et fin de la religion comme mode de vie en société nous ont entraînés vers un individualisme exacerbé qui a déconnecté le citoyen de son implication dans le lien social. L'avènement de « l'individu total », de celui qui ne doit rien à la société mais peut en revanche tout exiger d'elle, construit notre société de « l'immonde », caractérisée par la disparition de la limite reconnue collectivement. L'auteur en analyse les conséquences sur la vie psychique, la vie politique, la clinique, l'éducation et montre la place que les psychanalystes ont encore à y tenir.

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