• Si les mathématiques étaient un genre littéraire, ce serait certainement la poésie. L'élément poétique peut venir par l'apparition d'éléments étrangers et inattendus dans un texte. On peut trouver une certaine beauté aux mots qui surgissent avec leur charge de mystère dans un dialogue où ils n'ont rien à faire. Ils appartiennent à une autre langue. C'est un peu comme quand vous écoutez une chanson dans une langue étrangère à laquelle vous ne comprenez rien et que vous y percevez une force tout à fait mélodieuse et mystérieuse.
    Cédric Villani est directeur de l'Institut Henri Poincaré à Paris, et professeur à l'Université Claude Bernard de Lyon. Ses principaux thèmes de recherche sont la théorie cinétique (les équations de Boltzmann et Vlasov, et leurs variantes), et le transport optimal et ses applications. Son travail lui a valu plusieurs reconnaissances nationales et internationales, dont la médaille Fields en 2010. Depuis lors il remplit un rôle de porte-parole et d'ambassadeur pour la communauté mathématique française auprès des médias et des politiques. En décembre 2013, il a été élu à l'Académie des Sciences de Paris. Derniers ouvrages parus : Théorème vivant (Grasset & Fasquelle), La Maison des mathématiques (avec Jean-Philippe Uzan et Vincent Moncorgé - Le Cherche Midi).

  • Poney flottant

    Isabelle Wery

    Sweetie Horn, autrice à succès, reprend conscience dans le coma. Incapable de communiquer avec le monde extérieur, elle entreprend d'écrire mentalement le récit de ses premières années. Elle se souvient, elle a 10 ans et vit en Angleterre dans la ferme familiale. Très imbue de sa petite personne, elle exige un cheval pour son anniversaire. Mais soudain, voilà que son corps décide de ne plus grandir. On la surnomme Poney. Et ça, ça lui tape sur les nerfs ! Elle fomente sa revanche...

    Poney flottant est un conte initiatique, un roman audacieux et captivant à l'image de son héroïne.

  • Au-delà des manipulations qui opposent droite et gauche, rétro-bolcheviques et rétro-fascistes, pro et anti n'importe quoi, le Retour à la base est un rappel des problèmes auxquels celles et ceux d'en bas, que l'on nomme le peuple, sont confrontés, quotidiennement, à la maison, au village, dans le quartier. Renouant avec la tradition des feuilles volantes, colportées par les rues à l'aube de la Révolution française, ce libelle invite à se retrouver sur le terrain de l'existence, là où l'individu autonome réapprend à vivre, perçoit clairement les mensonges d'en haut, redécouvre l'entraide et se dépouille de cet individualisme dont le calcul égoïste perpétue le règne de l'argent et de la servitude volontaire.

  • Poèmes anglais

    Fernando Pessoa

    Entre l'âge de 8 et 17 ans, Fernando Pessoa a vécu en Afrique du Sud ; il lui en restera une parfaite maîtrise de la langue anglaise. S'appropriant cette langue qui n'est pas la sienne, il la réinvente à sa façon (un peu à la manière de Beckett écrivant en français). Si, de son vivant, il n'a publié sous son nom qu'une seule oeuvre en portugais, sont par contre parus quatre recueils en anglais, plus de nombreux fragments, rassemblés dans ce livre. Dans une grande rigueur d'expression, Pessoa y atteint les sommets de la poésie métaphysique, notamment dans Antinoüs et dans les Trente-cinq sonnets, qui comptent parmi ses plus grands chefs d'oeuvre.

    Charme.
    De la rive lunaire des songes, Je tends vers toi mes mains jointes, O toi qui descendis d'autres fleuves, Que ceux que l'oeil espère voir !
    O couronnée des rayons de l'esprit !
    O spiritualité voilée !

    Mes rêves et mes pensées abaissent, Leurs oriflammes à tes pieds.
    O ange qui naquis trop tard, Pour rencontrer l'homme déchu !
    Sous quelles neuves espèces sensibles, Nos vies jumelles connaîtront-elles, la douceur ?

    De quel nouvel émoi dois-je, Rêver pour te croire mienne ?
    De quelle pureté du désir ?
    Toi qui te vrilles comme une vigne, Autour de ma foi caressée !
    O vin de l'esprit pressé en rêve !

  • Grand Arbre est malade raconte l'histoire de Frimousse. Dans son monde, Grand Arbre est un être fort important. Grand Arbre pourrait être maman, papa ou toute autre personne avec qui l'enfant a un lien affectif. Mais Grand Arbre est envahi par des vers, une maladie qui exige un traitement fort sévère. La vie de Grand Arbre et Frimousse en sera complètement bouleversée. L'imaginaire s'alimente de la réalité du cancer et de son traitement. Intervention chirurgicale, chimiothérapie, rayons, pertes de cheveux, tout s'y retrouve. Frimousse passe par une multitude d'émotions: tristesse, tendresse, colère, peur, espoir.

  • Icône H. projette au 21e siècle la légendaire Hélène, la « plus belle femme du monde » dont l'enlèvement par Pâris provoqua la guerre de Troie. Séductrice compulsive, elle élève au rang d'art son odyssée dans les plaisirs, son génie de l'érotisme.

  • Une soeur

    Pascale Toussaint

    Qu'est-il arrivé à la belle Agnès, la rebelle, l'amoureuse, pour que le jour de ses vingt ans, elle décide de rentrer au couvent ? Pour qu'elle en meure à moitié folle, bavant du chocolat ? Sa nièce enquête, fouille les non-dits et déterre les secrets de famille. 

  • Je te fais signe à travers les flammes.
    Le Pôle Nord a changé de place.
    La Destinée Manifeste n'est plus manifeste.
    La civilisation s'autodétruit.
    Némésis frappe à la porte.
    À quoi bon des poètes dans une pareille époque?
    À quoi sert la poésie ?
    L'imprimerie a rendu la poésie silencieuse, elle y a perdu son chant. Fais-la chanter de nouveau !
    Si tu te veux poète, crée des oeuvres capables de relever les défis d'une apocalypse, et s'il le faut, prends des accents apocalyptiques.
    Tu es Whitman, tu es Poe, tu es Mark Twain, tu es Emily Dickinson et Edna St Vincent Millay, tu es Neruda et Maïakovski et Pasolini, Américain(e) ou non, tu peux conquérir les conquérants avec des mots.
    Si tu te veux poète, écris des journaux vivants. Sois reporter dans l'espace, envoie tes dépêches au suprême rédacteur en chef qui veut la vérité, rien que la vérité, et pas de blabla...

    Recueil inédit en français. qui a déjà vendu plus de 10.000 ex aux USA! A 93 ans, le grand auteur et éditeur de la Beat Generation ressent le besoin d'une adresse aux jeunes poètes dans un monde au bord d'un grand renouveau. C'est ainsi qu'il insuffle joie, esprit de combat, avec un maître-mot : Insurrection comme synonyme d'art poétique et d'art de vivre ! Dans ce livre, se retrouve aussi un work in progress historique : le texte «What is poetry?» une énumération - définition/anti-définition de la poésie.

  • Philippe Mailleux déclenche, Aliénor Debrocq écrit. Le temps d'une dérive périphérique, ensemble, ils arpentent l'étrangeté et le surgissement.

  • Un matin de février, deux corps mutilés sont découverts à Bruxelles : celui d'un SDF dans un parking, puis celui d'un nanti dans son appartement. La commissaire Natacha Barthel arrive sur les lieux. À ses côtés, une journaliste autorisée à couvrir les deux enquêtes. Ça sonne comme un polar. Sauf que tout est vrai ! Anne-Cécile Huwart livre le récit de cinq années de reportage sur les pas de la Crim'.

  • Nues

    Jacques Richard

    "J'ai commencé à peindre une série de femmes il y a une dizaine d'années. Nues, en pied et grandeur nature. De face. J'y ai pensé de temps à autre, pendant un an à peu près, sans donner suite. Il fallait que l'idée se développe, prenne assez de place pour se clarifier dans mon esprit, et se resserre ensuite pour pouvoir se matérialiser sur une toile." Jacques Richard

  • "Entends-tu aussi ce qui éclot dans cette nuit ?"

  • Dans ce recueil de poèmes, l'auteure partage son expérience de la grossesse et de la maternité.

  • Le présent ouvrage répond à un besoin : celui d'allier les descriptifs techniques complets et explicatifs à des méthodes de calcul de poussée sur des murs de soutènement. Élaboré pédagogiquement en huit chapitres richement illustrés, ce manuel aborde les différentes possibilités et caractéristiques pour la création et l'exécution des murs de soutènement. Dans la seconde section, l'auteur apporte une explication claire et pédagogique aux différentes méthodes qui permettent de déterminer la valeur de l'effort de poussée (avec prise en compte de caractéristiques propres aux cas rencontrés tels que surcharge sur terre-plein, présence d'eau dans le sol, parement lisse ou rugueux...). La lecture de cet ouvrage donnera aussi aux étudiants (initiés ou pas) des outils pour vérifier la stabilité externe des différents types de murs.

  • "Carte pour le monde à venir" est le cinquième livre de l'auteure amérindienne Joy Harjo, l'une des plus importantes poétesses américaines. Publié en 2000 chez W.W. Norton and Company, il alterne poésies et récits.
    En entretissant poèmes et courts récits, modulant des histoires qui se font mutuellement écho, Joy Harjo nous emmène dans un voyage aux multiples facettes. Voyage à travers l'histoire, en lien avec les migrations des Amérindiens et le déplacement de sa tribu, les Creeks. Voyage à travers le monde : des terres amérindiennes natales à Hawaï, en passant par l'Italie, l'Inde ou l'Égypte... Voyage intérieur, enfin, grâce au pouvoir du rêve et de la mémoire. En voyageuse infatigable, Joy Harjo tisse entre les êtres - proches et lointains - des liens inattendus. Ses mots content la violence, l'inimitié, l'exploitation des plus faibles et la douleur des séparations, mais aussi la force de l'amour, du soleil et de la bonté de certains êtres, une force qui persiste au-delà du danger et de la mort. L'expérience urbaine et contemporaine croise le passé historique et mythique amérindien dans un heureux mélange de réalisme et d'éléments oniriques. Le monstre des eaux emmène le père loin de sa famille. Le sage corbeau dialogue avec les hommes et l'araignée les intègre dans la trame de l'histoire. Ciselés comme des contes, ces textes continuent de résonner longtemps après les avoir lus, tant ils parlent à cette part essentielle de nous-mêmes : la part poétique, méditative et profondément humaine.

  • Rosa

    Marcel Sel

  • Judas côté jardin est le récit d'une méprise : entre 2 et 12 ans, Judas a cru que son père et Dieu ne faisaient qu'un. Pas un dieu au hasard. Non. Dieu. Le Seul. L'Unique. Celui du plafond de la chapelle Sixtine et des chansons du Golden Gate Quartet.

  • Rebecca Elson transformait la matie`re noire de ses recherches d'astrophysique en une poe´tique du myste`re, et en une dissection sensible de l'e´nigme universelle d'une mort que, tre`s to^t, elle a su pour elle imminente. Dans ses textes, elle tente de comprendre la relation entre sa vocation scientifique et celle de poe`te. La poe´sie de Rebecca Elson touche a` la fragilite´ de la vie, a` la nature de l'ignorance humaine devant le monde, a` la solitude de l'e^tre a` l'ore´e des questions sans re´ponses. Travaille´s par les images et les sonorite´s, la que^te d'une forme d'imme´diatete´ de´pouille´e, de´licate, et un absolu questionnement, inse´parable de l'enfance, porte´s aussi par un sens aigu du rythme, ces textes tanto^t quotidiens, tanto^t poignants, tanto^t perplexes, tanto^t arpenteurs du monde ou funambules du ciel, et tout cela ensemble, cherchent a` pe´ne´trer le noir intraduisible. Et comme les ossements ancestraux de ces antidotes a` la peur qui viennent clore avec une gra^ce bouleversante le recueil, ses poe`mes, les uns apre`s les autres, semblent bien s'envoler, a` tire d'ailes brillantes.

  • Vincent était toujours en tête. Il menait. Il nous apprenait à rouler, non pas que nous ne sachions pas rouler, nous étions des adultes qui roulaient de longue date, mais il nous apprenait à occuper la place qui devait être la nôtre, une place dont nous ignorions qu'elle nous revenait, habitués que nous étions à nous faire petits.

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