• Cet ouvrage retrace du XVIe au XXe siècle l'histoire et l'illustration des plantes et des fleurs. Des pièces choisies pour leur intérêt scientifique, historique et culturel, pour leur rareté aussi, sont remises dans leur contexte. Leur histoire est racontée et leur illustration suivie du XVIe au XXe siècle, du dessin à la gravure, jusqu'à la photo.
    Grâce aux nouvelles techniques d'impression, il s'agit de faire revivre et de partager ces livres magnifiques par une nouvelle et abondante iconographie. De nombreuses illustrations en couleurs donnent accès à la splendeur des pièces conservées à l'Université de Namur.
    Depuis la première édition en 1984, qui était en quelque sorte fondatrice, les chercheurs ont exploré l'histoire des livres de botanique. Une littérature abondante a commencé à paraitre sur le sujet, particulièrement en langue anglaise. Il était important de rééditer ce livre qui se trouve dans les plus grandes bibliothèques et qui est épuisé depuis de nombreuses années.

  • Cette seconde édition de « Concentré de Chimie » est un support fiable et révisé pour l'apprentissage de cette discipline fascinante qu'est la chimie. Le manuel présente, en 10 chapitres, les bases de la chimie générale, de façon rigoureuse, logique et progressive. Il s'organise en trois parties : - la première partie décrit la matière : atomes, molécules, organisations à l'état solide, liquide ou gazeux et en solution ;- la seconde partie établit les principes de conservation de la matière et d'énergie qui posent les bases de l'établissement d'équations chimiques pondérées et sous-tendent toute transformation chimique ou physico-chimique. Les facteurs cinétiques qui affectent les vitesses de transformations (bio)chimiques sont également décrits ; - la troisième partie passe en revue, en les expliquant, les grandes classes de réactions qui s'observent en solution aqueuse : réactions d'oxydoréduction, acide-base, de précipitation et de complexation. Le support est richement illustré de figures en couleurs qui aident à la compréhension de concepts submicroscopiques. Des compléments d'information replacent certains concepts chimiques dans un contexte concret de la vie quotidienne.
    Cet ouvrage s'adresse à l'étudiant de Baccalauréat des sections scientifiques et médicales abordant la chimie et au futur étudiant qui se destine à des études supérieures dans ces sections.

  • L'informatique s'est invitée à l'école dès les années 70 et, dans la décennie qui a suivi, les premières réflexions d'ordre didactique ont vu le jour. Depuis, leur champ d'action n'a cessé de s'élargir, qu'il s'agisse de l'usage des progiciels dont on a voulu développer l'efficacité, de ce qu'on a ensuite appelé les Sciences et Techniques de l'Information et de la Communication (STIC) et de leur exploitation en contexte d'enseignement (TICE). Aujourd'hui, alors qu'on parle plus largement encore d'éducation aux médias et d'éducation numérique, on observe un resserrement du champ chez ceux, et ils sont nombreux, qui prônent le « retour » à un enseignement du « code ». Comment donc faire le tri dans la variété des options éducatives possibles ? La question n'est pas simple et cet ouvrage n'a pas l'ambition d'y apporter une réponse évidente. Toutefois, l'équipe d'édition a souhaité donner la parole à des acteurs qui, compte tenu de la variété de leurs compétences, éclairent chacun, à travers leurs discours, un des aspects de cette complexité. Qu'ils soient pédagogues, informaticiens, sociologues, chercheurs ou encore didacticiens, ils permettront au lecteur de se faire une idée plus précise du qui, quoi et comment aborder le numérique à l'école, questions qu'il ne faut pas éluder avant de s'engager trop rapidement dans des choix dont la pertinence s'est souvent révélée éphémère.
    Le Colloque Didapro 6, qui s'est déroulé à Namur en janvier 2016 est l'épine dorsale de cet ouvrage. De tels événements font à chaque fois la preuve, et cet ouvrage l'apporte également, que quelle que soit l'étendue de leur champ d'application, ces réflexions didactiques sont fondamentales et doivent être encouragées.
    Les textes de cet ouvrage ont été réunis et commentés par Julie Henry, Aude Nguyen, Etienne Vandeput.

  • L'Université Saint-Louis de Bruxelles édite avec l'Université de Namur le tout premier manuel consacré à la traduction de la Langue des Signes de Belgique francophone (LSFB) vers le français.
    Alors que la Langue des Signes de Belgique francophone (LSFB) est désormais intégrée à l'éventail des langues que les futurs traducteurs (et interprètes) peuvent étudier à l'université, il est apparu essentiel de leur proposer un ouvrage de référence.
    Si cette forme de traduction se pratique depuis quelque temps déjà, les recherches en matière de traduction entre une langue des signes et une langue vocale dans sa dimension écrite sont en effet encore peu nombreuses. Or, la traduction d'une langue iconique, quadridimensionnelle, enregistrée sur un support vidéo, en une langue linéaire, fortement normalisée et écrite suscite de nombreuses questions, auxquelles s'ajoutent des aspects sociaux et culturels éminemment complexes.
    Destiné aux étudiants traducteurs et interprètes ainsi qu'aux professionnels actifs, ce manuel unique en son genre constitue un outil pratique d'apprentissage et de travail étayé de solides références théoriques et de nombreux exemples. Loin d'édicter des règles, il a pour ambition de susciter les bonnes pratiques en orientant les traducteurs en quête de balises théoriques tout en les aidant à déjouer les pièges traductifs spécifiques à cette combinaison de langues.
    De façon plus générale, toute personne intéressée par les spécificités d'une langue visuelle, et de la LSFB en particulier, trouvera dans cet ouvrage matière à nourrir ses réflexions.
    Ce livre fourmille d'exemples sous forme d'extraits vidéos, accessibles en ligne. Ils sont destinés à familiariser le lecteur avec les concepts dégagés par les observations et la pratique des auteurs, qui recommandent de les visionner simultanément à la lecture pour saisir le sens exact de leurs propos.

  • En Wallonie, selon les dernières estimations, en 2060, une personne sur quatre devrait être âgée de 65 ans ou plus et près d'une sur dix de 80 ans et plus. Soit plus d'un million de wallons et wallonnes pour la première catégorie et plus de 400 000 pour la seconde!
    Face aux défis engendrés par ce que certains n'ont pas hésité à appeler une « révolution grise », il est nécessaire de s'interroger sur l'évolution des dispositifs d'accompagnement des personnes âgées. Plus fondamentalement, la question du bien vieillir en Wallonie est posée.
    C'est en vue d'apporter un certain nombre d'éléments de réponse à celle-ci que l'Institut wallon de l'évaluation, de la prospective et de la statistique a développé un programme de travail prospectif. Il a ainsi confié à une équipe interdisciplinaire de chercheurs universitaires la tâche d'identifier, sur la base d'un examen rigoureux de la situation régionale et des attentes de la population, les scénarios d'évolutions possibles et la mise en évidence des enjeux pour la région en matière de bien vieillir à l'horizon 2025-2045.
    Le présent ouvrage propose les principaux enseignements de cette réflexion prospective. Le diagnostic du présent et les enjeux identifiés, l'élaboration et les résultats de la prospective et les pistes d'action publique envisageables pour répondre aux défis posés par l'évolution démographique régionale sont présentés successivement.

  • Aujourd'hui, le rapport entre religion et violence passionne un grand public, qu'il s'agisse de croyants, d'agnostiques ou d'athées. L'intérêt pour cette problématique est intensifié par la montée des fondamentalismes qui inquiète, suscite de multiples débats ou inspire de nombreuses publications, tant en Europe qu'au niveau mondial.
    L'introduction de cet ouvrage montre, en retraçant la genèse de l'ouvrage, que le fait religieux est omniprésent aux quatre coins du monde. Ensuite, dix spécialistes, toutes et tous d'envergure internationale, venant d'horizons très divers et représentant plusieurs disciplines, livrent des regards croisés enrichissants : Rachid Benzine, Édouard Delruelle, Marie d'Udekem-Gevers, Guido Dierickx, Gérard Haddad, Virginie Larousse, Roland Lutz, Anne Morelli, Attiya Radouane et Jacques Scheuer.

  • Cet outil est issu d'un travail d'accompagnement et de formation menés pendant huit ans en Belgique et au Grand-Duché de Luxembourg avec plusieurs centaines d'enseignants du fondamental, soucieux de varier leurs pratiques pour optimaliser l'apprentissage des élèves. Ces 101 fiches présentent aux acteurs éducatifs (enseignants, formateurs, éducateurs, animateurs,...) différentes modalités de différenciation. Elles poursuivent une double vocation : inspirer de nouvelles pratiques et proposer des « mots » pour qualifier les actes professionnels des enseignants qui ont choisi de différencier leurs pratiques. Ces fiches s'organisent autour de trois familles de différenciation : 1. une différenciation des environnements d'apprentissage qui invite à varier « ceux avec qui l'élève apprend » ; 2. une différenciation des postures de l'élève qui invite à varier « ses rôles » ; 3. une différenciation des processus qui invite à varier « la manière d'apprendre » ; Ces fiches proposent aussi des modalités diverses pour réaliser l'évaluation formative ou pour organiser le travail en équipe éducative. Pour un usage ergonomique, elles se présentent sous la forme de fiches plastifiées au format A5 dans un classeur qui permet d'adapter leur ordre aux besoins de chaque utilisateur.

  • L'école n'est-elle qu'un lieu d'apprentissage, anxiogène et sérieux? Ou peut- elle faire une place au jeu, au rire, à l'humour?
    Les liens entre «humour» et «enseignement» sont délicats et paradoxaux : professeurs et élèves oscillent entre l'envie de céder à l'émotion de l'humour, gage de légèreté, de connivence, de souvenirs partagés, et le souci de ne pas s'y abandonner, sous le prétexte que l'humour en classe menacerait le sérieux de la leçon, ou saperait l'autorité du maître. Un élève qui fait de l'humour, c'est un cancre sympathique, ou un insolent perturbateur. Un professeur qui fait de l'humour, c'est un enseignant-clown, ou un ironiste sadique.
    Ce volume se propose d'explorer les liens entre ces deux concepts antagonistes. En quoi l'apprentissage se voit-il facilité, ou empêché, par l'humour? Quels supports permettent-ils, ou non, le surgissement de l'humour? Et enfin, quelles sont les représentations des professeurs en humoristes ou en «agélastes»?

  • Quand dire c'est plaire

    Laurent J.P.

    Les articles rassemblés dans ce vingtième volume de la collection « Diptyque » consistent en des analyses fouillées de discours politiques contemporains destinées aux enseignants de français comme aux spécialistes de la rhétorique, de la pragmatique et de l'analyse du discours. Les concepts forgés dans ces disciplines sont ici mis au service d'un projet pédagogique dont le souhait premier est de donner aux enseignants et à leurs élèves des outils précis pour décrire et comprendre la force persuasive des discours afin de leur permettre de juger avec pertinence et distance critique les propos qui leur parviennent et cherchent à les séduire. Jean-Paul Laurent a dirigé le Cedocef (Centre d'étude et de documentation pour l'enseignement du français) des Facultés Universitaires Notre-Dame de la Paix de Namur de 2002 à 2010. Formateur d'enseignants, il a publié, pendant cette période, de nombreux articles d'analyse du discours politique.

  • Michel Henry démontre, par le biais d'une phénoménologie radicale, que cette vie est un sentiment, ou, mieux, un "pathos" qui ne relève en aucune façon du monde. A partir de là s'ouvrent de toutes nouvelles perspectives sur la destinée humaine et sur notre modernité. Mais des questions surgissent aussi. Trois d'entre elles sont ici explorées. Premièrement la question de la méthode phénoménologique; deuxièmement, le problème du langage et de sa possibilité à partir d'une phénoménologie de la vie qui semble pourtant l'exclure; troisièmement, la question de la culture et de la politique comme affirmations ou négations de la vie originaire. On trouvera dans cet ouvrage une retranscription des interventions de Michel Henry, apportant d'éclairantes précisions sur ces différents problèmes ainsi que sur ses der nières recherches.

  • Lévinas peut-il susciter une réflexion sur l'histoire et nourrir un engagement dans l'histoire ? Pour répondre à ce défi, diverses questions s'entrecroisent dans ce recueil, aux confins de la philosophie, de la théologie, de l'histoire, des sciences humaines, sociales et politiques. Paul Ricoeur en assure la synthèse.

  • Bien plus qu'une simple addition insignifiante, le surcroît s'inscrit sur les lieux d'une soustraction : ajout incalculable, il ouvre un espace et introduit du souffle. Gardant ses racines dans l'excès inatteignable du réel, il s'ancre dans un acte subjectif qui accorde existence à une chance. En deçà et au-delà de l'événement - surgissement, traumatisme, effraction, béance - le surcroît est puissance originaire de l'excès intime, exposition affirmative d'un motif improbable, déploiement du possible en un point antérieurement réputé impossible, et encore, déclaration intempestive d'une vérité qu'aucun savoir n'épuise. La fabrication d'un tel supplément ne peut avoir lieu que selon des voies singulières, propres à chaque champ d'exercice. À chacun ses moyens ! L'ouvrage, reprenant les contributions des journées organisées à Namur les 19 et 20 mai 2006 et inscrites dans le cadre du Réseau Thématique Européen Inter-Universitaire «Cliniques de la Création», en explore quelques modalités, dans les espaces de la clinique, de l'écriture, de la peinture, de la sculpture et de la poésie. De la mise en résonance de ces moyens singuliers, se dégage un éclairage réciproque de l'acte tel qu'il se pose en ces diverses occurrences maintenues dans leurs différences.

  • "La comptabilité à livre ouvert" est consacré aux mécanismes de base de la comptabilité et aux écritures journalières de l'entreprise à savoir les achats, les ventes, les note de crédit, les notes de débit et les paiements. La matière portant sur la TVA y est largement développée.
    Cette nouvelle version tient compte de certaines modifications des règles comptables en vue d'une adaptation aux normes européennes. Elle propose également un solutionnaire aux différents exercices en mettant l'accent sur la pièce justificative, élément central du raisonnement comptable.

  • L'environnement est aujourd'hui un défi majeur et concourir à sa préservation impose de bien connaître l'évolution qui a été la sienne au fil du temps. Ce volume rassemble les contributions issues du colloque « Deuxièmes Rencontres d'histoire de l'environnement en Belgique » organisé par l'UNamur les 29-30 novembre et 1er décembre 2012. Il aborde tant les questions de sources et méthodes, que l'histoire du climat et des paysages. L'ouvrage traite des réalités belges, mais aussi des contrées limitrophes (Nord de la France) et des anciennes colonies belges que sont le Congo, le Rwanda et le Burundi. Ce livre offre également aux chercheurs de nombreuses références bibliographiques : au terme de chacun des textes figure la biblio-graphie personnelle des auteurs sur la thématique environnementale.


    Ont contribué à cet ouvrage : D. Caluwé, B. Charlery de la Masselière, O. Collette, M.-H. Corbiau, O. De Bruyn, O. Defêchereux, G. Demarée, J. Destatte, D. Diagre, R. Gouverneur, A. Hatungimana, I. Hoste, L. Litzenburger, A. Ogilvie, I. Parmentier, A. Péters, W. Pitel, N. Schroeder, D. Singiza, K. Troch, J. Usungo-Ulungu, M. Vandiepenbeeck, J. M. Yante, S. Zareba.

  • En 2012, la Compagnie de Jésus confiait à l'Université de Namur la gestion des collections du Centre de Documentation et de Recherche Religieuses. Au coeur de cette importante bibliothèque installée dans la capitale wallonne depuis 1980, un trésor de plusieurs milliers d'ouvrages anciens, certains uniques au monde, illustrant le foisonnement de la pensée de l'homme aux prises avec le visible et l'invisible entre la fin du Moyen Âge et le début du XIXe siècle. De ces volumes, parfois richement illustrés, surgissent tour à tour l'expression la plus émouvante d'une dévotion populaire sans apprêt et la rigueur sans faille de la démonstration mathématique; les mystères de Jésus et ceux du corps humain; l'exotisme des décors vers lesquels voguèrent jadis les pêcheurs d'âmes et le cadre familier et vermoulu d'une société à révolutionner; l'histoire des empereurs de Rome et celle des successeurs de saint Pierre... Un fonds précieux à bien des égards, désormais conservé à la Bibliothèque Universitaire de Namur, dans un écrin spécialement aménagé. Nous vous y emmenons en balade...

  • Le vieillissement de la population wallonne impliquera des modifications de l'organisation de la société, en raison notamment de l'augmentation attendue des besoins d'entraide interpersonnelle. Afin de contribuer à la définition et à la mise en oeuvre d'une politique publique adaptée, les acteurs de la recherche gagnent à s'affranchir des barrières disciplinaires traditionnelles pour permettre une meilleure saisie de la complexité. Il s'agit de faire dialoguer les disciplines entre elles, voire de les croiser, pour proposer une meilleure prise en compte de tous les aspects des questions qui se posent.
    Le but de cet ouvrage est de présenter un ensemble de méthodes utilisées pour étudier les multiples enjeux posés par la transition démographique en matière d'entraide. Il permet de cerner les apports et les limites de différentes approches méthodologiques (quantitatives et qualitatives) et disciplines (droit, sociologie, économie, démographie,santé, etc.) ainsi que certaines des difficultés suscitées par le travail multidisciplinaire comme, par exemple, celle de la recherche d'un langage commun.
    Il contient une mise en perspective de réalités - démographiques, économiques, juridiques et historiques - et des analyses de méthodes utilisées pour identifier les enjeux du futur et définir les stratégies politiques, sociales et familiales qui permettront d'y répondre.

  • S'inscrivant dans la continuité de publications précédentes, cet ouvrage réunit onze articles qui interrogent la progression de l'enseignement de la lecture au long de la scolarité obligatoire dans les quatre pays francophones (Belgique, France, Québec, Suisse). Plusieurs de ces articles portent sur différents cycles d'enseignement, dont ils soulignent les spécificités et les continuités. D'autres abordent la question de la progression en confrontant textes institutionnels et pratiques effectives, ou encore en comparant différents programmes nationaux. Une partie importante des articles, enfin, traite de situations d'apprentissage effectives ou de performances d'élèves, fournissant ainsi des savoirs empiriques nouveaux.
    L'ouvrage rassemble des contributions d'équipes de recherche confirmées ou qui travaillent depuis plusieurs années sur le sujet. Plusieurs de ces études constituent dès lors des recherches d'envergure, qui, à bien des égards, entrent en dialogue et se complètent mutuellement.
    Témoin d'un courant important de la recherche actuelle en didactique du français, ce livre n'esquive aucune des problématiques soulevées par le sujet, qu'il s'agisse de l'apprentissage continué de la lecture entre les différents cycles, de la progression curriculaire du lecteur, des comparaisons internationales de pratiques d'enseignement et d'apprentissage, ou encore des différents types de compétences mobilisées en lecture. Il constitue à ce titre un ouvrage de référence pour tout chercheur qui s'intéresse à la progression en lecture et désire s'appuyer sur les travaux les plus récents en la matière.

    Ce volume est publié sous la direction de Magali Brunel, de Judith Emery-Bruneau, de Jean-Louis Dufays, d'Olivier Dezutter et d'Erick Falardeau.
    Outre les contributions des coordinateurs, il contient des articles de Christophe Ronveaux, de Yann Vuillet, de Chloé Gabathuler et d'Orianna Franck, de Daisy Pelletier, de Cindy Pelletier et de Marion Sauvaire, de Séverine De Croix, de Jessica Penneman et de Marielle Wyns et de Julie Babin.

  • Des couleurs pastel, un trait de crayon précis, caricatural et singulier, des portraits, des scènes de vie comme autant de révélateurs pour l'histoire de la Grande Guerre, le carnet de dessins du soldat français Maxime Bourrée nous offre une plongée au coeur des camps de prisonniers en Allemagne.
    L'iconographie des camps a, probablement, été abondante mais elle est rarement parvenue jusqu'à nous dans un tel état de conservation et sous cette forme très particulière du carnet qui rassemble et agence l'ensemble des dessins d'un artiste.
    Dans ce coffret, les dessins, reproduits in extenso, sont enrichis de contributions qui retracent le destin extraordinaire de Maxime Bourrée foulant le sol belge à la fin du mois d'août 1914 avant quatre années de captivité à Parchim. Au gré de leurs spécialités, les historiens ont sondé et décortiqué le travail de l'artiste normand et son écriture 'dessinée' de l'espace concentrationnaire en temps de guerre. Toute la richesse du carnet Souvenirs de ma captivité en Allemagne. 1914-1918 est loin d'être entièrement révélée par ces contributions mais elle attend, aujourd'hui, de nouvelles investigations rendues possibles par cette belle publication.

  • Éthiques & Handicaps s'inscrit dans la ligne de la Convention de l'ONU relative aux droits des personnes handicapées. Promulguée en 2006, elle n'a été que très progressivement ratifiée dans la décennie qui a suivi. Cet ouvrage reprend une série de réflexions éthiques rédigées durant cette période par des experts et des praticiens du monde francophone européen et nord-américain.
    La Convention a probablement inauguré un changement du paradigme d'intervention auprès des personnes en situation de handicap. En s'appuyant sur des pratiques actuelles et des développements récents de recherches, les différents intervenants tentent de relever des lignes de forces théoriques et de dégager des repères méthodologiques applicables, en particulier, dans le travail psychosocial.
    Le choix des contributions favorise la diversité des approches, dans le temps, dans l'espace et dans les thématiques. Les principes fondamentaux d'inclusion, d'autodétermination et de participation sociale sous-tendent l'ensemble et sont abordés par des chercheurs et des praticiens attentifs à la parole et à la sensibilité des personnes en situation de handicap.
    L'ouvrage est fondé sur des perspectives pluridisciplinaires, qui en déterminent l'organisation thématique : approche anthropologique et sociétale ; droits et citoyenneté ; vie affective, relationnelle et sexuelle ; éthique et famille ; relations de soins, d'assistance et d'accompagnement ; droits d'être et droits d'avoir des parents ; droits de la personne dans et hors des institutions d'accueil.
    Les contributeurs y proposent des ouvertures aux questionnements éthiques. Ils invitent le lecteur à poursuivre la réflexion, sans la clôturer, avec le souci d'une approche constructive des personnes en situation de handicap.
    Ce livre s'adresse à tous, professionnels, scientifiques, femmes et hommes concernés ou interpellés par ces questions.

  • La moralité du droit

    Lon Luvois Fuller

    Existe-t-il un «droit naturel procédural»? Cette terminologie, résolument anti-positiviste, est assumée par Fuller, même s'il précise que son origine n'est pas céleste mais terrestre. Le droit est compris comme une entreprise visant à soumettre le comportement humain à la gouvernance de règles et l'existence même d'un système juridique dépend du respect minimal de huit exigences essentielles : les règles de droit doivent être générales, intelligibles, stables, ni rétroactives ni contradictoires, être publiées, ne pas exiger l'impossible de ses destinataires et, enfin, être appliquées par les autorités publiques. La moralité du droit est un classique de la théorie du droit anglo-saxonne, au même titre que Le concept de droit de Hart ou L'empire du droit de Dworkin.

  • Depuis 2000, un enseignement inclusif et bilingue en français et langue des signes de Belgique francophone (LSFB) est proposé à l'école Sainte-Marie à Namur (Belgique). Il accueille des groupes d'élèves sourds et malentendants, de la pré-maternelle (2,5 ans) à la fin du secondaire (18 ans) dans des classes ordinaires de l'enseignement général. L'objectif est de permettre à ces élèves de suivre un enseignement ordinaire, inclus dans la même classe que des élèves entendants, en bénéficiant d'un accès aux savoirs et aux échanges qui ne soit pas limité par leur audition.

    La première partie du livre expose les fondements sur lesquels ce dispositif d'enseignement est construit : le bilinguisme et l'alternance linguistique, l'inclusion collective, et le fonctionnement en binômes d'enseignants. La seconde partie explore les implications concrètes de ces fondements et de leur articulation sur les pratiques pédagogiques des enseignants, tant dans les disciplines linguistiques (français, LSFB, anglais) que dans les disciplines non linguistiques (en particulier les mathématiques). Une attention particulière est donnée à l'enseignement de la lecture et de l'écriture, décliné en fonction des différents profils d'élèves malentendants et sourds.
    Cet ouvrage vise à transmettre l'expérience développée depuis près de vingt ans par l'équipe enseignante de ces classes. Il met en évidence que, malgré l'accès toujours plus performant au monde sonore que permettent les implants cochléaires, l'enseignement aux enfants malentendants et sourds présente de nombreuses spécificités par rapport à l'éducation des entendants. Les lecteurs visés au premier chef sont les enseignants, les interprètes, les aides pédagogiques ou les aides à la communication qui travaillent avec un ou plusieurs enfants sourds et qui désirent prendre du recul sur leurs interventions.

  • Fort de sa longue expérience de coopération Nord-Sud, l'anthropologue Michael Singleton a élaboré, au cours de sa carrière universitaire, une analyse critique, décapante, souvent provocante, du développement. Ses positions sur cette problématique ont une profondeur philosophique qui le dispute en intérêt stimulant à leur ancrage sur le terrain empirique.
    Dans cet ouvrage, Michael Singleton propose un article inédit dans lequel il souligne la nécessité, et la difficulté, de faire face au défi de l'interculturalité inhérent à tout projet de développement, et il soumet la thèse qu'il y défend au tribunal critique de différentes disciplines. Les points de vue de la théologie, de l'économie, du droit, de l'histoire, de l'anthropologie, de l'éthique et de la philosophie, présentés par les différents contributeurs à l'ouvrage, du Nord et du Sud, apportent un éclairage multiple sur les enjeux de son «constructivisme post-développementaliste».

  • Le présent volume constitue les actes du onzième colloque de l'AiRDF, qui s'est tenu à Liège, du 26 au 28 aout 2010, et avait pour thème la question suivante : «Quelles progressions curriculaires en français?» Poser cette question, c'était donner à entendre que les curriculums (les plans d'action) et les progressions (les étapes prévues pour réaliser ces plans) pouvaient différer sensiblement d'une Institution scolaire à l'autre. Il s'agissait alors de se demander quels étaient hier et quels sont aujourd'hui les finalités de l'école et les buts de la formation disciplinaire en français. Il s'agissait de se demander si ces finalités et ces buts avaient été, jadis ou naguère, explicitement énoncés et s'ils le sont à l'heure actuelle. Il s'agissait de se demander à quel point leur énoncé et leur poursuite par l'ensemble des acteurs impliqués reflètent les tensions de notre discipline, tensions liées, d'une part, à son identité problématique, et, d'autre part, aux déterminations socioculturelles. Il s'agissait de réfléchir aussi aux implications d'une évaluation scientifique de la mise en oeuvre du curriculum et aux conditions de possibilité d'une progression curriculaire qui réduirait les tensions susdites. Poser cette question, c'était enfin inciter les chercheurs à se pencher sur la réalisation des plans d'action.
    Les contributions réunies dans ce volume abordent ces problèmes à propos de l'enseignement du français en France, en Suisse romande, au Québec, en Belgique francophone et au Liban, de la maternelle à la formation continuée des enseignants.

  • La collégiale Sainte-Croix de Liège est édifiée entre le début du XIIIe siècle et le milieu du XVe siècle, selon des choix architecturaux très originaux qui ont de tous temps intrigué les auteurs. Cet ouvrage retrace l'histoire d'une église singulière, depuis ses origines jusqu'aux derniers travaux de restauration du XXe siècle. Il en étudie ensuite les formes dans une perspective plus large, afin d'en chercher l'origine et de mieux comprendre leur adoption par des chanoines liégeois du bas Moyen Âge. Les résultats montrent que, loin de se cantonner à un contexte stylistique et technique régional, l'église Sainte-Croix s'intègre également, à sa manière, dans une histoire de l'architecture plus globale, et bénéficie tout autant des apports et influences de l'architecture du Nord de la France que des expériences menées en terre d'Empire aux XIIIe, XIVe et XVe siècles.

empty