Wildproject

  • Le recueil fondateur de la zoopoétique. Avec des études sur : Marcel Proust, Jean Giono, Béatrix Beck, Jacques Derrida, Marie Darrieussecq, Jacques Lacarrière, Maurice Genevoix, Henrietta Rose-Innes, Jean Rolin, Jean-Christophe Bailly, Olivia Rosenthal, Yves Bichet, Maryline Desbiolles, Andrzej Zaniewski, Tadeusz Konwicki, Svetlana Alexievitch...

  • Cet ouvrage d'environ 400 g se destine d'abord au sac à dos des randonneurs qui vont parcourir en 30 jours de marche les 600 km du Sentier du Grand Paris.
    Il a également été conçu pour les tables basses des honnêtes Parisien.ne.s curieux.ses de découvrir au plus près le fabuleux territoire du Grand Paris.
    Ecologie, urbanisme, architecture, arts, hip hop, sciences sociales... Cet ouvrage est une malle aux trésors issue de 3 ans de repérages publics.
    Parce que le Grand Paris est trop grand pour être pleinement habité, il a fallu se mettre en marche : et le mouvement de nos pas nous a permis, en clignant les yeux, de voir comme dans un kaléidoscope se mettre en mouvement la totalité de la plus grande métropole d'Europe.

  • Nitassinan

    Julien Gravelle

    « L'ours avait aimé le goût des fruits des bois, des larves de fourmis, de la chair des faons. Il avait combattu de haute lutte pour des femelles aux odeurs si douces, braconné sur les terres humaines. Il avait cru pouvoir vivre un été de plus en amant de la forêt. » Nitassinan : "notre terre", en langue ilnue. Au nord du lac Saint-Jean, au Québec, c'est un bout de forêt boréale sur laquelle peu de choses ont été écrites. Neuf récits, neuf destins, situés à neuf époques différentes à travers cinq siècles d'une histoire tumultueuse. Des chasseurs amérindiens, des colons, des coureurs des bois, un scientifique - des chiens, des ours, des caribous, des orignaux.

    Ces histoires cruelles et puissantes, obscurément reliées, forment la grande épopée d'une terre, le vaste roman d'un lieu.

  • Le sens des lieux

    Gary Snyder

    Cette anthologie de 29 textes, sélectionnés par Snyder, offre une vue d'ensemble sur un demi-siècle d'écriture et de pensée.
    On y traverse tous les aspects marquants de sa vie et de ses engagements - poète, traducteur, bouddhiste, penseur versé en métaphysique, militant engagé dans le mouvement écologiste (biorégionalisme). Chaque texte s'inscrit dans une situation ;
    Certains ont été écrits pour des éditeurs étrangers ou américains ;
    Certains sont inédits.
    Gary Snyder apparaît aujourd'hui comme un pionnier et un visionnaire dans la « révolution culturelle » de l'écologie, au même titre qu'un Thoreau ou qu'un Aldo Leopold. Le plus discret des poètes de la beat generation pourrait être celui qui offre l'héritage le plus fertile au 21e siècle.
    Cette anthologie permettra au lecteur de s'initier à l'histoire, aux modes de pensée, aux références culturelles et aux élégances morales d'un auteur de plus en plus étudié en France.

  • Les deltas du Rhône et du Mississippi sont le théâtre d'intenses enjeux écologiques, historiques, industriels, sociologiques, politiques. Territoires profondément hybrides, ces deltas sont emblématiques de nos relations contemporaines à la Terre. De son enquête au long cours, l'auteur revient avec une série de 31 récits, placés sous le signe de 31 espèces animales et végétales. Entre théorie et narration, cet ouvrage invente une forme d'écriture originale, attentive aux entrelacs des vivants. Un grand récit des paysages contemporains.

  • Ce monument consacré à la civilisation américaine au 20e siècle consiste en une étude approfondie de l'oeuvre et la vie de 4 poètes essentiels : Allen Ginsberg, Williams Carlos Williams, Gary Snyder, Robinson Jeffers.
    Ces 4 figures majeures de la littérature moderne prolongent ce qui est pour White le thème structurant de la poésie américaine, posé par Walt Whitman au 19e siècle : le retour, au coeur de la société industrielle, du sens du kosmos comme enjeu poétique dominant. Pour White, ces 4 poètes poursuivent «la ligne whitmanienne».
    Pour chaque poète, White propose une biographie détaillée, érudite et souvent drôle, mêlée à l'exploration intime de l'oeuvre. L'ensemble forme un autoportrait saisissant de Kenneth White, où les lecteurs retrouveront tous les thèmes ultérieurs de son oeuvre. Entre sensibilité européenne et américaine, le gang du kosmos est un essai narratif limitrophe, «transatlantique», au plus proche de la ligne éditoriale de Wildproject

  • Dernier poète de la beat generation (prix Pulitzer en 1975), philosophe de la nature, bouddhiste initié lors de son séjour de plus de dix ans au Japon (1956-1968), fondateur d'une communauté rurale toujours active dans la Sierra Nevada et militant de l'écologie radicale, Gary Snyder, auteur d'une vingtaine d'ouvrages, est une figure historique de la poésie américaine contemporaine.
    Cette série d'entretiens autobiographiques est menée par le romancier Jim Harrison, au milieu des montagnes californiennes de Santa Lucia, près de Monterey. Revisitant la beat generation, interrogeant l'avenir des mouvements écologistes, les deux amis confrontent leurs conceptions du sauvage, du sacré et de l'intime.

  • Deux amis sont partis visiter leur capitale à pied.
    Il ne sont allés ni à la Tour Eiffel, ni à l'île de la Cité, ni au musée du Louvre. Ils ont admiré la basilique de Saint-Denis, la tour de l'Illustration à Bobigny, la skyline de Créteil, Pouillon-city à Meudon-la-Forêt, le mont Valérien à Suresnes, le port de Gennevilliers, l'île Saint-Denis.
    Dans une grande boucle de 6 jours de marche dessinée par l'auteur, ils ont rallié Saint-Denis, Créteil et Versailles à travers 37 communes et 4 départements (92, 93, 94, 78). Ils ont découvert le grand paysage de Paris : cités-jardins et pavillons de meulière, places du marché et échangeurs autoroutiers, grands ensembles et écoles républicaines, friches végétales et lignes à haute tension, églises et zones industrielles, forts et mosquées, carrières de gypse et gares de triage, fleuves et rivières.
    Au fil des terminus du métro parisien et autres gares RER, ce voyage au coeur du Grand Paris esquisse une nouvelle géographie et propose de nouveaux usages de la ville. Bienvenue à Paris.
    Bienvenue chez vous.

  • À l'époque où, depuis Newark, il se lance dans la poésie, Ginsberg est le « rejeton d'un hasard obscène », un « Juif bouddhiste » dont les « parents étaient slaves », marqué par une profonde expérience de l'aliénation, et porteur d'un « rêve étrange dans sa chair ». Il est de « la viande pour la Synagogue jetée sur le pavé ».
    Cette biographie d'un poète par un autre poète est est à la fois généreuse et férocement perspicace. White raconte avec verve le parcours spirituel, politique et poétique de ce «Juif bouddhiste Russe Américain» dont l'oeuvre est finalement structurée par l'aspiration profonde, au milieu du chaos, à atteindre l'harmonie de la «nature fondamentale».
    Le fondateur de la géopoétique scanne la vie et l'oeuvre de Ginsberg au travers de motifs plus vastes, qui donnent à cette biographie intellectuelle toute sa portée. Comment la «psychose américaine» de Ginsberg s'inscrit-elle dans l'histoire poétique et politique en sol américain ? Par-delà l'imagerie beatnik, Ginsberg n'est-il pas l'héritier obscur du projet poétique «cosmique» ouvert par Walt Whitman à la fin du 19e siècle ?
    Sa quête furieuse de guérison apparaît comme un motif poétique et politique majeur.
    Une voix dans le supermarché est l'un des pans d'une vaste fresque américaine intitulée Le Gang du Kosmos (Wildproject, 2014).

  • Une ligne d'eau et de jungle de 730 kilomètres de long : la frontière terrestre la plus longue de la République française court sur plus de 400 kilomètres d'un fleuve baptisé Oyapock, et 300 autres d'une ligne de crêtes inaccessibles en forêt profonde.
    Elle sépare la Guyane française de la République fédérative du Brésil, le plus vaste pays d'Amérique latine.
    Longtemps disputée entre Portugal et France, puis entre Brésil et France, cette limite est franchie quotidiennement par des saute-frontières de tout acabit, orpailleurs, commerçants, enseignants, acheteurs de tongs, Amérindiens des deux rives, créoles guyanais, exilés haïtiens, ferrailleurs, vendeurs de crack, prostituées, michetons et toutes sortes de va-nu-pieds cherchant meilleure fortune.
    Les présidents des Républiques françaises et brésiliennes ont décidé de construire un pont sur le fleuvefrontière pour relier leurs deux pays et les deux continents.
    Terminé et toujours pas inauguré, ce trait de béton de 378 mètres suspendu au-dessus de l'Oyapock à 3° 50' 35'' de latitude nord provoque des grèves de piroguiers, des motions de défiance et de nombreuses réunions entre gens importants.
    Chevaucher cette frontière, arpenter ces confins, c'est percevoir dans ces paysages de fleuve, de boue et de forêt, comme dans les paroles de tous les frontaliers, les échos d'obscures batailles amazoniennes qui ont empoisonné le monde du 17e au 20e siècle. C'est aussi voir et entendre les sourds affrontements qui, en ce début du 21e siècle, opposent Nord et Sud.
    UN NOUVEAU GENRE : LE TRAVEL-WRITING BORDERLINE

  • Schoentjes propose ici le premier panorama d'écopoétique en France, c'est-à-dire de l'étude du rapport entre la littérature et l'environnement naturel.
    À contre-pied des approches nationales, lyriques et militantes, Schoentjes aborde la littérature de nature sous un angle original, résolument cosmopolite, désengagé et tourné vers le monde concret. Les lecteurs retrouveront également deux de ses thèmes de prédilection : l'ironie et la guerre.
    Schoentjes analyse les oeuvres de nombreux auteurs contemporains, célèbres ou oubliés, de 1945 à nos jours entre écriture du réel et récit de nature - et en particulier Claude Simon, Jean-Loup Trassard, Pierre Gascar, ainsi que l'Italien Mario Rigoni-Stern ou le Finlandais Arto Paasilinna.
    Cet ouvrage voudrait contribuer à ouvrir un nouveau champ critique.

  • «Qu'est-ce qui fait qu'à Big Sur, les problèmes prennent un tour si dramatique ? Si l'âme devait se choisir un lieu pour mettre en scène ses agonies, ce serait celui-ci. Ici, on se sent exposé - non seulement aux éléments, mais au regard de Dieu. Nu, vulnérable, placé dans un décor écrasant de puissance et de majesté.
    Les récits de Jeffers sont empreints de tragédie grecque parce qu'il a redécouvert ici l'atmosphère des dieux et des destins qui a obsédé les Grecs anciens. La lumière est presque aussi électrique, les collines presque aussi dénudées, le peuple presque aussi autonome que dans la Grèce antique.
    Il fallait une voix pour faire entendre le drame secret des pionniers rugueux qui se sont installés ici. Jeffers est cette voix.» Henry Miller

  • Été 1939 : l'éveil des sens et la violence des sentiments, entre Witek et Alina, dans les faubourgs d'une petite ville de Lituanie, alors rattachée à la Pologne.
    Des trains, des prémonitions, un jeune homme qui parle aux animaux, la forêt qui conspire, des haies, des champs, des framboises, l'air épais du printemps, le corps d'Alina : c'est l'adolescence grave, la soif d'absolu, le frisson vertigineux des premières fois, l'odeur de la rivière Vilnia, la chaleur inquiétante de l'été 1939.
    Dans une technique narrative sophistiquée qui mêle les époques, Konwicki offre ici une grande fresque des amours de jeunesse, riche d'échos géographiques et politiques.
    Le bois bruissait, hostile. Ce bois était sans fin.
    Il entourait la ville de méandres compliqués, rejoignait par de larges bras des forêts profondes qui, à leur tour, faisaient leur jonction avec d'énormes futaies coulant vers l'est, comme la marée montante, pour inonder toute la Biélorussie.
    Ce bois, dont les pointes effilochées séparaient les faubourgs les uns des autres, avait de fameux aînés. Et c'est pourquoi il y avait, dans sa voix, des accents de grande forêt.

  • Par un matin de printemps, Jean-Sébastien Bach annonce à sa famille qu'il s'absente quelques semaines dans un pavillon de chasse, en Saxe, pour composer au calme.

    En réalité, il emmène avec lui Eva, une élève exceptionnellement douée, afin de lui transmettre sa science de la musique - et de la gastronomie.

    Cette initiation musicale, esthétique et culinaire se prolonge pour devenir une éducation de la sensibilité et de tous les sens. Dieu et chair, corps et âme.

    Jusqu'où le maître pourra-t-il suivre sa disciple ?

    « Un succulent récit initiatique qui nous montre un Bach à la fois charnel et mystique, grand esthète devant l'Éternel. » - Franck Mallet, Classica

  • Un beau matin, un étudiant en philosophie se fait aide-berger. Ce premier été en alpage va changer sa vie.

    De la solitude des estives à la conscience politique, des Alpes au Mexique, d'une nature rêvée vierge à une nature saturée de conflits sociaux : ce récit initiatique simple et lumineux nous fait partager l'apprentissage d'une décennie à l'école de la montagne.

    À quelles conditions le monde peut-il cesser d'être un décor et redevenir un foyer ? Dans la lignée d'un Edward Abbey, Pierre Madelin livre ici un récit plein de fraîcheur, de gravité et d'humour.

  • Comme des rois

    Youssouf Djibaba

    La Castellane, une vaste cité de 7000 habitants, abritant Comoriens, Sénégalais, Algériens. Entre les barres, on trouve tout ce qu'il faut : tous les petits commerces, une poste, un médecin, une pharmacie, une école, un poissonnier, un centre social. Une vraie ville dans la ville, pas souvent racontée.
    Akeem, Marseillais d'origine comorienne, est un gamin sans histoires. Sa vie, c'est sa bande de copains. Ils sont 6. Il y a Foued le calme, Philippe le séducteur, Youssouf le comique, Baba le futur celèbre champion de football, Brahim le mauvais garçon. Et Akeem lui-même tente quant à lui d'être le plus sage. Comme nous tous, chacun d'eux se bat avec ses démons, selon les cartes qu'il a en main. On découvre ainsi (entre autres) comment et dans quel contexte de grands footballeurs sont nés.
    L'école, la famille, les vacances aux Comores, les virées en ville, le mouvement hip-hop, le foot, les dilemmes, les petites conneries, les mauvais coups, la quête de rédemption, les drames, les espoirs, les rêves, la prison, les amours, et puis les incroyables insultes des gitans qui fusent d'une tour à l'autre : « Aïe, tu ressembles à un cabinet, arrête de crier, que le cancer te rentre par la gorge et te ressorte par le cul ! » : c'est tout cela qui fait la vie de la Castellane.
    Ces chroniques tour à tour drôles et poignantes tissent progressivement une intrigue qui va entraîner chaque personnage vers son destin.
    Les quartiers Nord enfin racontés de l'intérieur, dans toute leur complexité et dans leur vérité.

  • Musher

    Julien Gravelle

    Comment en sommes-nous venus à manger de la viande, et non plus des animaux ? Comment avonsnous cessé de faire société avec les bêtes ? Comment cela a-t-il appauvri notre propre humanité ? Est-il possible à la fois de respecter les animaux et de les manger ?
    Ce court essai est la méditation sur l'animalité d'un jeune musher* qui partage, la moitié de l'année, la société de ses chiens de traîneau. Tauraudé par la question du rapport juste à l'animal - un rapport ni trop mièvre, ni trop cruel - Gravelle l'aborde par un angle original : en étudiant la société que nous formons, de fait, avec les bêtes.
    Sur toutes ces questions structurantes de notre époque, relevant de «l'éthique animale», le mérite de ce texte est double : d'abord la réflexion très abordable de Gravelle est descriptive (et non moralisatrice), et ensuite, l'intensité littéraire et la vérité d'un terrain extrême lui donnent une force de conviction que n'ont pas toujours les philosophes.
    Inspiré par l'Almanach d'un comté des sables d'Aldo Leopold, écrit dans le style de son roman «Nitassinan», à la lisière entre le récit et l'essai, «MUSHER» nous fait entrer dans la profondeur de l'hiver boréal et l'intimité de la vie avec les chiens.

empty