Vrin

  • Philosophie féministe

    Collectif

    Qu'est-ce que le patriarcat? Quels sont les effets de la domination masculine sur la production du savoir? Comment lutter contre le sexisme et les inégalités de genre? À partir d'un projet à la fois descriptif - décrire ce qu'est l'oppression des femmes et comment elle fonctionne - et normatif - montrer que l'ordre patriarcal est injuste et proposer des conceptions non sexistes du monde -, la philosophie féministe propose une analyse critique du canon philosophique, offre de nouveaux objets à l'analyse philosophique et en renouvelle les questions centrales. Ce recueil propose un ensemble de textes jusqu'alors peu accessibles au lectorat français, réunis en quatre thèmes - le rapport entre féminisme et philosophie, les épistémologies féministes, l'analyse politique de l'oppression de genre, les controverses sur l'humanisme et l'universalisme - pour découvrir ou approfondir la connaissance de ce champ.

    Avec des textes de N. Bauer, Ch. Delphy, G. Fraisse, M. Frye, S. Harding, S. Haslanger, M. Le Doeuff, S. Moller Okin, U. Narayan, M. Wollstonecraft.

  • Avec des textes de : A. Arber, A. Cesalpino, E. Clarke, E. Coccia, Fatima Cvrcková, L. Errera, H. Lipavská, M. Marder, J. Offray de La Mettrie, S. Pouteau, Théophraste, A. Trewavas, V. árský.

    La chose est connue : parler des animaux, c'est parler des hommes. Mais parler des végétaux? N'est-ce parler que d'aménagement du territoire? Leur présence est vitale, nous ne le nions pas, mais faisons-nous autre chose que les réduire à notre usage? Et, pourtant, ce sont des êtres vivants : ils naissent, ils croissent, ils meurent, ils se reproduisent. Ils ont leur place dans l'évolution de la vie.
    Jusqu'aux temps modernes, des botanistes, des philosophes parlèrent de l'âme des plantes, c'est-à-dire du principe de vie qui les anime. Ils entreprirent aussi de les classer et d'en comprendre le fonctionnement. Aujourd'hui, l'exploitation industrielle domine nos rapports aux végétaux.. Mais les questions demeurent. Les questions métaphysiques : le végétal a-t-il une individualité? A-t-il une mémoire? Comment réagit-il à son milieu? Et les questions éthiques se sont ajoutées. Est-ce assez que de dire : « il faut respecter la nature »? A-t-on affaire à des individus qui ont des droits? Faut-il administrer leurs rapports? Jusqu'où a-t-on le droit de les transformer?
    Le présent volume réunit les textes anciens les plus significatifs et des textes fondateurs du récent développement de la philosophie du végétal.

  • Faisant suite au premier volume (Vrin, 2021) concerné principalement par les questions de l'explication biologique, de l'hérédité et du développement, ce second volume de philosophie de la biologie traite de l'évolution, de l'environnement et de la diversité biologique. La théorie de l'évolution constitue la principale théorie unificatrice touchant les êtres vivants. Éclairant d'un jour nouveau des questions philosophiques majeures, tels que le finalisme ou la définition des « espèces naturelles », elle conduit à l'examen plus particulier des concepts d'adaptation, d'espèce et d'unité de sélection. Les textes ici réunis permettent d'explorer aussi bien les enjeux proprement scientifiques que leur impact sur les dimensions épistémologiques et ontologiques des sciences du vivant contemporaines.

    Avec les textes de Robert N. Brandon, Richard M. Burian, Richard Dawkins, David L. Hull, Richard C. Lewontin, Thomas Reydon, Peter Godfrey Smith, Kim Sterelny et Pascal Tassy.

  • La philosophie de la biologie interroge les fondements conceptuels, théoriques et méthodologiques des sciences du vivant. Elle a pris un essor particulier dans le monde anglo-saxon ces derniers cinquante ans, abordant des thèmes et problématiques très divers que les deux tomes de ces Textes clés de phi- losophie de la biologie veulent faire découvrir, en traduction, à un public plus large. Le premier volume s'intéresse notamment à l'explication biologique (lois, théories, causalité...), mais aussi à l'hérédité, au développement et à la biologie moléculaire, en mettant l'accent non pas tant sur l'histoire du vivant que sur les mécanismes et processus du fonctionnement des organismes.
    Avec des textes de Jean Gayon, Scott F. Gilbert, Paul E. Griffiths, Philip Kitcher, Peter Machamer, Lindley Darden & Carl Craver, Ernst Mayr, Michel Morange, Karen Neander, Alexander Rosenberg & Daniel McShea, John Jamieson Carswell Smart et Elliott Sober.

  • Avec des textes de B. Baertschi, T. L. Beauchamp, B. Branger, Ph. David, J.-Y. Goffi, C. Lefève, M. Malherbe, A. Mol, E. Pellegrino, F. Worms.

    L'existence humaine est aujourd'hui une existence médicalisée. Le culte de la santé s'est imposé, tous les maux doivent trouver remède et le champ d'action de la médecine s'est élargi : assistance à la procréation, aide à mourir, amélioration des capacités de l'homme, etc. Le soin n'est plus seulement le rétablissement d'un équilibre biologique mais vise le maintien, la restauration et même l'instauration d'une certaine conception de l'existence, dans le respect et l'accomplissement de l'autonomie individuelle. Or peut-on appeler « soin » toute réponse médicale à une demande d'aide? Où commence et où finit le soin médical? Peut-on donner une définition univoque du soin?
    Les textes ici rassemblés réunissent médecins, scientifiques, philosophes et sociologues autour de ces questions. La première partie montre le soin dans sa diversité et jusque dans ses limites : euthanasie, contraception définitive, maladie Alzheimer, médecine de l'amélioration. La seconde partie, par une approche historique et philosophique, analyse l'essence du soin médical, son sens, sa finalité. Et la troisième partie en interroge les limites éthiques.

    Traduction de Guillaume Durand et Marie Tommy-Martin.

  • L'acte de la philosophie japonaise est celui d'un évidement de soi : acte d'accueil des traditions philosophiques du monde, acte en résonance, créateur d'une terminologie, d'une logique, d'une conceptualité originales, s'alimentant aux sources d'une pensée mythique jamais tarie. Les textes présentés ici en feront sentir l'inclassable nouveauté : cette philosophie n'est ni purement shintoïste, bouddhique, chrétienne, néoconfucianiste; elle n'est ni « orientale » ni « occidentale », mais proprement japonaise.
    Avec des textes de Dôgen, Izutsu Toshihiko, Motoori Norinaga, Nakae Chômin, Nishi Amane, Nishida Kitarô, Ogyû Sorai, Ômori Shôzô, Tanabe Hajime, Tosaka Jun.

  • Y a-t-il un sens à vouloir étendre le champ de considération morale aux êtres vivants, aux plantes, voire à l'ensemble des écosystèmes qui composent notre environnement naturel ? peut-on rendre responsable de la crise écologique actuelle le système de valeur anthropocentriste selon lequel l'homme est la mesure de toute chose ? sur le fondement de quelles normes morales convient-il de restreindre la classe des actions permises à l'égard de la nature ? telles sont les questions auxquelles les acteurs de l'éthique environnementale s'efforcent de répondre depuis une trentaine d'années.
    Ce volume entreprend de donner un accès à quelques-uns des travaux les plus importants accomplis dans ce domaine, en proposant tout d'abord une sélection des textes fondateurs, puis en livrant les pièces du débat qui a opposé les partisans du biocentrisme à ceux de l'écocentrisme, et enfin en présentant les arguments du pragmatisme écologique, du pluralisme moral, ainsi que la question de la préservation de la nature, sauvegardée, restaurée ou incarcérée.

  • Bien que les relations entre la philosophie et l'architecture aient été anciennes et constantes, l'architecture semble être la forme d'art qui soit la plus méconnue des philosophes. Elle présente en effet une véritable difficulté pour la philosophie esthétique en raison de son caractère « hybride ». Elle est à la fois un art et une discipline technique et scientifique, elle se donne symbolique mais aussi fonctionnelle, expressive mais aussi utilitaire, rare et raffinée mais aussi partout présente dans le quotidien des hommes. Cette particularité semble ainsi appeler une esthétique originale, irréductible à l'esthétique générale, voire exiger une « reconception » de la discipline esthétique à partir de ce qui se tient dans sa marge, l'architecture. Le présent recueil s'inscrit dans une perspective résolument contemporaine et, tout en revenant sur certains enjeux historiques, il entend participer à la constitution et la construction d'une véritable philosophie de l'architecture.

    Avec des textes de A. Aalto, R. Arnheim, A. Carslon, J. Dewitte, N. Goodman, G.W.F. Hegel, L. I. Kahn, Le Corbusier, R. Scruton et L. H. Sullivan.

  • En quel sens pouvons-nous dire que les animaux nous regardent? Sans doute n'ont-ils jamais manqué de retenir toute notre attention; sans doute n'ont-ils plus à se plaindre de nos jours, du moins pour certains d'entre eux, de ne pas être l'objet de nos soins. Mais il semble que leur regard n'ait pu longtemps se réfléchir dans le miroir que nous leur tendions, parce que nos manières de penser et de vivre les traitaient comme des êtres muets et aveugles, et que le miroir leur renvoyait la seule image de l'homme. Ce volume propose quelques-uns des travaux menés ces dernières années en philosophie et en éthique animale qui ont le plus contribué à promouvoir de nouvelles manières d'interroger la différence supposée entre les êtres humains et les animaux, ainsi que la responsabilité morale qui nous incombe dans le cadre des communautés que nous formons avec eux.

  • L'esthétique philosophique et la philosophie de l'art connaissent un essor important, particulièrement dans la tradition de philosophie analytique. Ce volume examine d'abord leurs « évolutions et perspectives » depuis une vingtaine d'années, à travers une réflexion approfondie sur la notion même d'« esthétique ». Une deuxième partie porte sur « la question de la représentation », avec la querelle opposant les tenants du conventionnalisme et ceux du réalisme iconique, et l'importance renouvelée des notions de ressemblance et d'imitation qu'on avait pu croire périmées. Enfin, une troisième partie est consacrée aux notions qui s'entrecroisent dans le paradoxe de la fiction : comment et pourquoi pouvons-nous être émus par ce que nous savons ne pas exister, le destin tragique d'Anna Karénine, par exemple?
    Ce recueil ouvre un accès à quelques-unes des textes les plus significatifs de l'esthétique analytique des vingt dernières années, tout en apportant une contribution à une forme argumentative, directe et claire d'esthétique et de philosophie de l'art.
    Avec des textes de : M. Beardsley, N. Carroll, N. Goodman, J. Hyman, P. Lamarque, J. Levinson, J. Margolis, D. McIver Lopes, A. Neill, D. Novitz, C. Radford, J. Robinson et R. Wollheim

  • Avec des textes de Ch. Batteux, A. G. Baumgarten, E. Cassirer, J. Dewey, D. Diderot, K. Fiedler, J.W. von Goethe, E. Husserl, E. Kant, E. Panofsky, J.-J. Rousseau, F. von Schiller.

    L'esthétique a une histoire au long cours, que ce volume contribue à restituer. Elle mêle les écrits des philosophes, des artistes et des historiens de l'art. Philosophie « appliquée », elle se tient au croisement d'une psychologie de la perception et d'une anthropologie. Les oeuvres d'art sont ses objets exemplaires. Les Lumières marquent ses commencements, la Kunstwissenschaft scande, de la fin du XIXe siècle aux années trente, une refondation qui n'en finit pas de se poursuivre. Comme les textes ici rassemblés le montrent, l'esthétique ne se limite ni à une réflexion sur le jugement de goût, ni au plaisir d'une réception passive ni à une science du beau. Aussi les critiques d'un bon goût normatif, la crise du grand art, les interrogations sur l'hypothétique universalité du beau ne sauraientelles autoriser que l'on prône un malaise ou un adieu à l'esthétique. Loin qu'il y ait à lui substituer une philosophie ou une théorie de l'art, il s'agit d'assurer à toute philosophie de l'art possible des fondements esthétiques. Étude des formes sensibles et de la manière dont elles nous affectent, l'esthétique est partie prenante des débats les plus actuels sur les émotions, la fiction, la construction du réel et le langage, elle instaure et continue de déployer des positions dont ce volume de Textes clés d'esthétique vise à faire la cartographie.

  • La philosophie du langage issue du " tournant linguistique ", apparue avec Frege à l'orée du xxe siècle, peut paraître dépassée de nos jours par la philosophie de l'esprit ou le cognitivisme.
    Ce volume vise à illustrer au contraire la vitalité et la radicalité des premières théories de la signification et de la référence. II parcourt, à travers une série de textes devenus classiques, l'évolution de la problématique de la signification, sa définition comme "mode de présentation de la référence", son explosion avec la thèse d'indétermination de la traduction. Il analyse les relations du sens avec la vérité - selon qu'il en formule les conditions ou qu'il informe notre approche du monde.
    Dans les textes de ce volume, c'est l'articulation du langage au réel, du mot à la chose, qui apparaît comme l'objet de la philosophie du langage et le lieu de son actualité.

  • Peut-on faire l'histoire de la pensée ? La pensée est-elle le simple objet de cette histoire ou au contraire son principe, un principe qui par définition la dominerait ? L'histoire de la philosophie est aujourd'hui passée d'une conception spéculative à une pratique plus antiquaire. Et la conséquence de cette évolution, c'est la prise en compte du temps dans la méthodologie, c'est la construction de modèles de temporalité, c'est l'exigence de contextualisation des énoncés. La tâche de l'historien serait-elle donc de faire le relevé de ce qui change tandis que celle de la philosophie serait d'identifier ce que l'histoire n'altère pas, ce qui serait son domaine propre ? Les textes que nous réunissons ici témoignent de cette tension et disent tout à la fois les limites de l'appropriation historique du passé par la pensée et cette nécessaire école de la pensée qu'est à l'histoire l'histoire de la philosophie.

    Avec des textes de F. Alquié, Y. Belaval, É. Brehier, D. Garber, G. Gentile, V. Goldschmidt, M. Gueroult, E. Fink, G.W.F. Hegel, D. Henrich, A.O. Lovejoy, A. MacIntyre, Q. Skinner.

  • Avec des textes de S. Awodey, S. Feferman, S. Shapiro, J. Tappenden, Th. Tymoczko, M. Wilson.

    Le compagnonnage entre la philosophie et les mathématiques ne date pas d'hier. Mais l'émergence des nouvelles logiques, au début du XXe siècle, a profondément modifié la forme des interactions entre les deux disciplines, suscitant de nouvelles interrogations et modifiant la formulation des problèmes hérités de la tradition. Le premier tome du volume « Philosophie des mathématiques » était consacré tant aux questions ontologiques qu'à celles liées aux fondements. Ce second tome porte sur des questions qui sont davantage en prise avec les mathématiques du XXe siècle. Comment, après l'émergence de l'axiomatisation, rendre compte de l'évolution et de la formation des concepts et des théories mathématiques? Comment concevoir l'articulation entre langue formelle, théorie axiomatisée et pratiques mathématiques après l'échec des grands mouvements fondationnalistes? Les avancées mathématiques récentes posent-elles de nouvelles questions philosophiques? Qu'en est-il par exemple du rôle joué par les ordinateurs dans certaines preuves?

  • Quelle est la nature des objets mathématiques ? Peut-on dire que ces objets existent ? Comment faut-il alors concevoir la vérité dans le domaine des mathématiques, et quel type de justification requiert-elle ? Si le lien entre la philosophie et les mathématiques fut toujours étroit, le présent volume privilégie toutefois une approche contemporaine d'inspiration analytique. Aussi la réflexion ne porte-elle pas tant sur tel ou tel problème régional des mathématiques que sur la notion même d'une philosophie des mathématiques. Ainsi les textes de Paul Benacerraf posent-ils les questions et problèmes qui servent encore aujourd'hui de référence. Puis, les textes de Hilary Putnam, Hartry Field et Mark Steiner interrogent le rapport entre les mathématiques et les sciences de la nature, tandis que ceux de Richard G. Heck Jnr. et Michael Detlefsen approfondissent la question de l'unité et de la spécificité de la connaissance mathématique.

  • Si le premier volume des Textes Clés de philosophie du langage s'est attaché à la dimension cognitive du langage, à la manière qu'il a de dire la vérité, le second volume entend étudier le langage dans sa manière qu'il a de se rapporter au monde. En partant d'une certaine perspective « réaliste », les penseurs de la seconde moitié du XXe siècle ont développé l'idée que le langage sert avant tout à agir, il est un mode d'action. J. L Austin parlera de « concepts performatifs », L. Wittgenstein de « jeux de langage ».
    Cet ouvrage montre comment, la science pragmatique a bouleversé l'ordre de la philosophie du langage. On peut y lire des textes de Wittgenstein, Strawson, Kripke, Kaplan, Travis, Reinach, Austin, Searle, Grice, Lewis.

  • De formation relativement récente, l'esthétique de l'environnement est un courant philosophique anglo-saxon qui a émergé au croisement de l'esthétique analytique et de l'éthique environnemen­tale. En rupture avec la domination sans partage du modèle de l'esthétique des oeuvres d'art, elle a entrepris de mettre au centre de son attention les environnements naturels, en entendant par là non seulement les entités individuelles qui peuvent s'y trouver, mais aussi, des ensembles plus vastes tels que des paysages ou des écosystèmes, en s'efforçant de déterminer à chaque fois l'objet propre et les modalités de l'appréciation esthétique. Elle s'est également efforcée de poser le problème de savoir sous quelles conditions il est possible de nouer un lien entre l'appréciation esthétique de la nature et la détermination des devoirs qui nous incombe à son égard.

    Avec des textes de A. Berleant, E. Brady, A. Carlson, N. Carroll, S. Godlovitch, R. Hepburn, N. Hettinger, H. Rolston et Y. Saito.

  • Le lecteur rencontrera dans les textes ici rassemblés certains des thèmes et des problèmes liés à l'interprétation, qui lui assurent une place dans la discussion philosophique contemporaine.
    Ils abordent la question du statut des sciences de l'homme, de la connaissance littéraire et de la logique de l'interprétation. Entre les positions extrêmes d'un scepticisme tendant à reconduire toute connaissance à une interprétation qui en vaut bien une autre et d'un réalisme considérant que l'on peut toujours retrouver, sous le vernis des interprétations, la "vérité" des "faits", se déploie une "logique des positions" qui définit les conditions de la connaissance herméneutique.

    Avec des textes de J. Bollack, A. Bühler, L. Danneberg, W. Dilthey, P. Engel, D. Føllesdal, H.-G. Gadamer, M. Hunyadi, G. Scholtz, O.R. Scholz, G. Simmel, P. Szondi, Ch. Taylor. Réunis par Denis Thouard.

  • Philosophie de l'action

    Collectif

    Nous pouvons avoir toutes sortes de raisons de croire que Pierre est présent (parce qu'on nous l'a dit). Mais nous avons aussi toutes sortes de raisons de faire que Pierre soit présent (parce que nous devons lui parler). Bref, nous distinguons une raison spéculative, qui est la source de notre connaissance du monde, d'une raison pratique, qui vise à le transformer. La philosophie de l'action, qui a connu un net regain d'intérêt depuis un demi-siècle, se propose de dégager ce qui fait la spécificité de la rationalité dans l'action. Les débats sont vifs entre les causalistes, qui jugent que l'action est d'abord un événement physique causé par un événement ou un état mental (volition, désir et/ou croyance) et les intentionalistes qui récusent cette vision dualiste de l'action. Ils voient aussi s'opposer les diverses façons dont on doit concevoir l'individuation des actions, la nature de la délibération pratique, et la forme exacte de la motivation et de la connaissance pratiques. Ce recueil rassemble, à côté de textes « classiques », les textes clés de philosophes contemporains touchant à l'ensemble de ces questions.

  • La métaphysique connaît depuis une quarantaine d'années un essor considérable notamment dans la tradition analytique.
    La métaphysique est le coeur de la philosophie ; elle consiste en une série d'enquêtes sur la structure profonde de la réalité. la tradition analytique étant fort diverse, tant par ses thèses que par ses méthodes, ces enquêtes elles-mêmes sont extrêmement variées (singularité de l'existant concret, nature du moi, essences, perception, ontologie de l'oeuvre d'art. ). la métaphysique contemporaine a connu un renouveau considérable, comparable en tout point à l'essor des sciences mathématiques ou physiques, cela principalement grâce d'une part à une redécouverte des enjeux de la querelle des universaux et d'autre part grâce aux progrès décisifs en logique philosophique, notamment pour ce qui concerne les modalités (possibilité, nécessité).
    Ce volume se propose de fournir un choix représentatif de travaux dans le domaine de l'ontologie et privilégie ces deux axes de développement. il se propose donc de faire découvrir un continent de recherches d'une importance vitale pour la réflexion sur le langage, l'esprit ou les sciences.

  • Ce recueil aborde la psychanalyse d'un point de vue épistémologique et historique. Il est centré sur l'élaboration des concepts fondamentaux de la psychanalyse tels que Freud les a définis et sur les débats qu'ils ont suscités à l'intérieur du mouvement psychanalytique au cours de la première moitié du siècle dernier. La réunion de ces textes vise à montrer comment ces débats ont pu conduire Freud à réformer certains concepts de sa théorie mais aussi à en créer de nouveaux. Ces textes montrent également comment de nouvelles approches (qui ont parfois fait école) ont pu émerger des désaccords avec Freud. Ce recueil se termine en 1937 avec le dernier grand texte de Freud sur l'analyse interminable, qui soulève l'un des enjeux majeurs de la clinique aujourd'hui.
    Avec des textes de S. Freud, A. Adler, C. G. Jung, O. Rank et W. Reich.

  • Manuels et traités de droit nous instruisent du droit positif et de l'ensemble des lois qui sont reconnues comme valides sur un territoire donné. Quelle idée du droit et de la norme juridique véhiculent-ils ?
    La norme juridique peut-elle être pensée indépendamment de toute considération morale ? Que fait exactement le juge lorsqu'il prononce le droit ? Ces questions ne sauraient être réduites à la simple opposition entre le positivisme juridique et les théories du droit naturel. Les théories normativistes du droit, les multiples variantes du réalisme juridique ou la théorie du droit comme intégrité ont permis de renouveler profondément la manière de penser la normativité du droit. Ce volume présente au lecteur un ensemble de textes qui lui permettront d'en débattre et d'en juger.
    Avec des textes de J. Austin, W. Blackstone, N. Bobbio, R. Dworkin, L. Fuller, H. L. A. Hart, O. W. Holmes, H. Kelsen, R. A. Posner, G. Radbruch, L. J. Raz, A. Ross et M. Troper.

  • Avec des textes de D. Armstrong, M.Esfeld, K. Fine, D. Lewis, H. Mellot, K. Mulligan, M. Rea, P. Unger, P. van Inwagen, D. Zimmerman.

    L'ontologie est la partie de la métaphysique qui traite de l'être en général, et non d'un être en particulier, et son domaine d'enquête excède même le monde actuel puisqu'elle porte sur l'ensemble du possible, sur les objets possibles et réels ainsi que sur leurs propriétés ou sur leur structure ultime.
    Ce volume fournit les textes fondamentaux pour réfléchir aux principales notions de l'ontologie contemporaine. Y sont abordés les problèmes de la composition matérielle des objets, de la causalité, de la nature du temps et des relations en général.Les questions de méthode portent sur le lien avec la logique et les sciences tout autant que sur le recours aux catégories conceptuelles et aux intuitions.

  • Philosopher sur la religion, c'est d'abord étudier les concepts qui permettent d'en construire le contenu doctrinal, et les arguments par lesquels on peut en montrer la plausibilité ou en défendre la possibilité. Dieu est-il éternel, hors du temps, ou sempiternel, dans le temps? Que valent les arguments classiques en faveur de l'existence de Dieu? La bonté de Dieu est-elle compatible avec l'existence du mal dans le monde? Pouvons-nous percevoir Dieu? Les croyances religieuses sont-elles justifiables?
    Ces questions de théologie et d'épistémologie sont traditionnelles, mais elles restent actuelles. Elles sont aujourd'hui poursuivies à nouveaux frais, à l'aide de méthodes et de concepts qui sont développés par la logique, l'épistémologie et la métaphysique contemporaine, notamment au sein de la tradition de la philosophie analytique. Les textes ici présentés composent ainsi une théologie philosophique dont on a pu croire, à tort, que les philosophes y avaient renoncé.
    Avec des textes de W. Alston, S. Davies, P. Geach, J. Greco, N. Kretzmann & E. Stump, J. Mackie, G.Oppy, A. Plantinga, W. Rowe, R. Swinburne, P. van Inwagen, N.Wolterstorff

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