Vrin

  • Cet ouvrage de Locke est l'un des textes fondateurs de l'attitude critique en théorie de la connaissance. Traduit une première fois en 1700, il est ici proposé dans une version française modernisée.
    La réédition corrigée de ce second volume comporte en outre les annexes à la
    5e édition que l'auteur rédigea afin d'éclairer et d'éclaircir certains des paragraphes déterminants de son ouvrage, en particulier ceux consacrés à la substance ou à l'idée.

  • Cabanis : l'idéologie physiologique Nouv.

    Médecin-philosophe, chef de file (avec Destutt de Tracy) de l'Idéologie, Cabanis a construit sa pensée sous la triple influence des matérialistes du XVIIIe siècle, du vitalisme et de l'analyse condillacienne. Pour n'être pas le premier à avoir soutenu que le moral n'est jamais que le physique envisagé sous un autre point de vue, on lui doit en revanche d'avoir donné, au-delà de la simple formule, un véritable contenu à cette approche. En mettant en lumière le fonctionnement du système nerveux et en identifiant plusieurs types d'impressions dont certaines échappent à la conscience, il s'est donné les outils conceptuels qui lui ont permis de renouveler les conceptions en vigueur de l'instinct, de la sympathie ou de la folie. S'il est resté prisonnier d'une méthode qui a été battue en brèche à chaque fois que la médecine a fait des progrès décisifs au XIXe siècle, son mérite reste d'avoir fait percevoir l'étendue d'un continent scientifique qui sera exploré avec de nouveaux moyens par d'autres que lui, qu'ils soient médecins, philosophes, psychologues ou praticiens des neurosciences et des sciences cognitives.

  • " Au petit matin, quand il t'en coûte de te réveiller, aie toute prête cette pensée : c'est pour faire oeuvre d'homme que je m'éveille. Serai-je donc encore de méchante humeur si je m'en vais faire ce pour quoi je suis né et en vue de quoi j'ai été mis dans le monde ? Ou bien est-ce pour rester au chaud, couché dans mes couvertures, que j'ai été formé ? - Mais c'est plus agréable ! - Est-ce donc pour le plaisir que tu es né ? Et, d'une manière générale, es-tu fait pour la passivité ou pour l'action ? Ne vois-tu pas les arbustes, les moineaux, les fourmis, les araignées, les abeilles accomplir leur tâche particulière et forger à leur manière l'ordre du monde ? " Marc Aurèle.

  • Platon est assurément, de toute l'Antiquité grecque, le philosophe qui nous est le mieux connu. Cependant, il est aussi le philosophe qui sans cesse travaille à libérer la pensée de ce qu'elle croyait savoir. Toute conclusion positive se sait être l'effet d'une pensée qui trouvera toujours en elle assez d'élan pour reprendre le problème autrement. Fidèle en cela à l'esprit de Platon, Monique Dixsaut incite ici à une lecture nouvelle des Dialogues. Cette étude rappelle d'abord l'importance du langage dans son rapport à la pensée; elle traite ensuite de la différence entre les essences et les choses en devenir, différence ontologique qui appelle des différences épistémologiques ; enfin, elle aborde les réalités qui ne peuvent donner lieu à un examen dialectique : l'âme, la cité et le Monde.

  • Dirigeant spirituel, dominicain et homme politique, comment maître Eckhart a-t-il traversé les conflits religieux de son époque ? Cet essai dresse un bilan de la puissante pensée de Maître Eckhart depuis son sermon en 1294 jusqu'à sa mort en 1327. Condamnée par sa propre Église, sa philosophie fut qualifiée de monstrueuse par ses formules excessives. L'auteur revient sur l'enseignement d'Eckhart et la portée de ses affirmations tant à son époque que pendant les siècles qui suivirent, puisque sa pensée toucha des intellectuels tels que Nicolas de Cues, Hegel, Heidegger, Robert Musil. A partir de textes et de la présentation de l'agitation du monde intellectuel spécifique au XIIIe siècle, Kurt Flasch introduit à la lecture du Maître en plaçant son essai sous l'angle de sa philosophie du christianisme.
    Kurt Flasch est professeur émérite de l'Université de Bochum.
    Catherine König-Pralong est maître-assistante à l'Université de Fribourg.

  • Diderot donne aux matérialismes constitués au temps des Lumières une autre orientation qui entraîne la physique, les sciences du vivant, l'anthropologie, l'esthétique, l'éthique et la politique vers un autre style de philosophie, émancipé de l'architectonique du système et du concept. Le physiologique y est promu dans tous les champs spéculatifs.
    Pour le directeur de l'Encyclopédie, la conviction que la matière suffit à tout expliquer prend une signification inédite : la puissance inventive de la nature produit une prolifération inquiète et imprévisible des formes organisées par des rencontres dans l'univers des métamorphoses, sans norme ni fin. Un parti pris éclectique insuffle l'énergie d'un seul mot d'ordre : liberté.

  • " Soumission.
    Il faut savoir douter où il faut, assurer où il faut, en se soumettant où il faut. Qui ne fait ainsi n'entend pas la forcé de la raison. Il y (en) a qui faillent contre ces trois principes, ou en assurant tout comme démonstratif, manque de se connaître en démonstration, ou en doutant de tout, manque de savoir où il faut se soumettre, ou en se soumettant en tout, manque de savoir où il faut juger. Pyrrhonien, géomètre, chrétien : doute, assurance, soumission.
    " Pensées, 170

  • " On peut diviser le gros de l'espèce humaine en deux classes : les penseurs superficiels, qui n'approchent pas la vérité, et les penseurs abstrus, qui vont au-delà.
    La dernière classe est, de loin, la plus rare et, ajouterais-je, de beaucoup la plus utile et la plus précieuse. Au moins, ceux qui en font partie suggèrent-ils des idées et soulèvent-ils des difficultés, qu'ils manquent peut-être d'habileté à traquer, mais qui peuvent susciter de belles découvertes quand elles sont reprises par des hommes qui ont une manière plus juste de raisonner. Au pis aller, ce qu'ils avancent est peu commun et s'il en coûte quelque peine pour le comprendre, on a le plaisir d'entendre du neuf.
    " Hume, " Essai sur le commerce ".

  • De la signification des sentiments amoureux au XVIIe siècle, au caractère sauvage et pittoresque des récits du XVIIIe siècle, ce n'est qu'au début du XIXe que le romantisme prendra un sens véritablement philosophique, spécifiquement en Allemagne. Qui sont les acteurs du romantisme philosophique allemand, et comment agissent-ils ? L'esthétique de la philosophie romantique allemande dépasse-telle l'idéalisme spéculatif ? A travers le parcours des auteurs, philosophes, écrivains, (Hegel, Schelling, Novalis, Rousseau, Schlegel, Goethe ), agissant en pleine crise allemande, André Stanguennec recompose les grandes scissions d'ordre moral politique et philosophique du XVIIIe siècle en Allemagne. L'ouvrage offre ainsi une réflexion sur la manière dont l'Antiquité fut modernisée par le courant romantique, et montre comment le Romantisme ne peut se défaire d'une certaine philosophie.

  • " Quand j'ai donc comparé les sciences entre elles selon mes lumières, les divers avantages ou leur évidence ou de leur utilité, je me suis trouvé dans un embarras étrange.
    Tantôt la crainte de tomber dans l'erreur donnait la préférence aux sciences exactes, telles que sont l'arithmétique et la géométrie, dont les démonstrations contente admirablement notre saine curiosité. Et tantôt le désir de connaître, non les rapports des idées entre elles, mais les rapports qu'ont entre eux et avec nous les ouvrages de Dieu parmi lesquels nous vivons m'engageait dans la physique, la orale et les autres sciences qui dépendent souvent d'expériences et de phénomènes assez incertains.
    Chose étrange (...) que les sciences les plus utiles soient remplies d'obscurités impénétrables, et que l'on trouve un chemin sûr et assez facile et uni, dans celles qui ne sont point si nécessaire ! "

  • " Puis donc que nous sommes hommes, créés à l'image de notre Créateur, lui qui possède la véritable éternité, l'éternelle vérité, l'éternelle et vraie charité, et qu'il est lui-même, sans confusion ni séparation, l'éternelle et la véritable et la bienheureuse Trinité, considérons donc ces êtres au-dessous de nous : ils n'auraient existé d'aucune manière, ne se seraient maintenus dans aucune forme, n'auraient désiré ni gardé aucun ordre, s'ils n'avaient été faits par Celui qui est, qui est sage et qui est bon au suprême degré.
    Parcourons toutes les oeuvres qu'il a faites en son admirable stabilité et recueillons pour ainsi dire les traces plus ou moins profondes dont il les a marquées. " De Civitate

  • Heidegger n'a cessé de s'interroger, depuis ses premiers travaux, qui sont ceux d'un logicien formé à l'école husserlienne, jusqu'à ses dernières méditations sur le langage, sur la genèse de la logique.
    C'est ce qui l'a conduit à une mise en question fondamentale de la domination de la raison dans la pensée occidentale. Ce geste déconstructeur ne doit cependant pas être confondu avec un irrationalisme, ni même avec un antirationalisme. Comme il le souligne dans la Lettre sur l'humanisme: " Penser contre la "logique" ne signifie pas rompre une lance en faveur de l'illogique, mais seulement : revenir dans sa réflexion au logos et à son essence telle qu'elle apparaît au premier âge de la pensée, c'est-à-dire se mettre en peine de préparer une telle réflexion ".
    Ce à quoi il veut s'opposer, en s'interrogeant sur ce que c'est que penser et sur ce qui appelle à penser, c'est au caractère exclusif de la raison et à sa prétention à constituer toute l'essence de l'homme. C'est dans l'horizon de cette interrogation qu'il a été amené à opposer la pensée calculante à la pensée méditante, et à proposer, comme figure de ce qui est encore à venir, une nouvelle définition de la pensée, du Denken, non plus comprise comme pouvoir conceptuel, puissance de captation, et arraisonnement de l'étant, mais au contraire comme Danken, comme reconnaissance et gratitude, capacité d'accueil et de recueil de ce qui vient.

  • La philosophie de Hobbes ne peut être exposée sous forme doctrinale. Toute définition est un acte, tout raisonnement une opération, toute conclusion une génération. L'oeuvre elle-même est l'effort de la raison.
    La présente étude se propose de saisir, dans son mouvement discursif, ce rationalisme en exercice qui court des premiers principes de la philosophie naturelle aux dernières conséquences de la philosophie civile, et qui, de façon cohérente, unit une méthodologie nominaliste, une métaphysique du phénomène et de l'accident, un mécanisme physique, une déduction générative de la république et une religion matérialiste.

  • " On ne saurait dissiper ses craintes à l'égard des questions les plus importantes, si l'on ignore ce qu'est l'univers, et que l'on continue de s'inquiéter de ce que racontent les mythes ; c'est pourquoi il n'est pas possible, sans l'étude de la nature, de goûter les plaisirs purs.
    ", Épicure, Maxime capitale XII.

  • Malgré sa complexité, la pensée de deleuze a la consistance d'une étoffe légère, d'un tissage fin, de fils qui s'entrelacent à l'infini.
    Tisser est plus important que fonder. fonder vise à ancrer au plus profond, à trouver un sol stable alors que tisser consiste à nouer envers et endroit sur un même plan, dehors et dedans dans une même trame, si bien qu'il n'y a plus d'envers, d'endroit et de centre mais une surface lisse. a la différence des dogmes, les thèses de deleuze sont des " solides souples " oú il n'est question que d'un subtil tissage de la pensée, que de la création d'un espace de pensée lisse, sans centre, sans blocage, sans arrêt, sans illusions et préjugés.
    Sont présentés ici sept paradoxes, avec leurs opérations singulières, par lesquelles le tissage intime de la pensée de deleuze se fait : le paradoxe de l'immanence, le paradoxe de l'univocité, le paradoxe de la consistance, le paradoxe de la nature, le paradoxe du corps sans organes, le paradoxe de la figure, et enfin le paradoxe de la philosophie qui explore la tâche paradoxale que deleuze assigne à la philosophie.

  • « Le mathématicien, le physicien, le logicien, aussi remarquables que puissent être leurs performances, les uns dans la connaissance rationnelle en général, les autres dans la connaissance philosophique en particulier, ne sont toutefois que des artistes de la raison. Il existe encore un maître idéal qui les rassemble tous et les utilise comme des moyens pour le progrès des fins essentielles de la raison humaine. C'est à lui seulement que nous devrions donner le nom de philosophe; mais comme il est lui-même introuvable, alors que l'idée de sa législation se trouve dans toute raison humaine, nous nous en tiendrons exclusivement à cette idée pour mieux définir quelle sorte d'unité systématique prescrit la philosophie. à partir du point de vue des fins.
    Les fins essentielles [.] sont donc ou bien le but final, ou bien les fins subalternes qui lui sont nécessaires en tant que moyens. Le but final n'est autre que la destination complète de l'homme, et la philosophie qui s'y consacre est la morale. ».
    Kant, Critique de la raison pure.


  • refaire, pas à pas, le chemin philosophique de sartre, c'est se donner les moyens de retrouver ce qui peut fonder
    1'intelligibilité de la réalité humaine dans chacune de ses
    expressions, des émotions individuelles à l'histoire.
    la liberté
    n'est pas une valeur comme les autres. elle est au coeur de l'interprétation sartrienne de l'histoire, comme sa loi humaine,
    dont chaque individu incarne la condition et la limite.

  • La présente étude propose une lecture à la fois historique et philosophique de la philosophie chrétienne de Nicolas de Cues, une philosophie ouverte, asystématique et aux facettes multiples, que l'auteur a développée au fil de ses ouvrages et dont l'abord est d'autant plus difficile qu'il use souvent d'un vocabulaire abscons et tissé d'étranges néologismes. Trois pistes structurelles, suggérées par les choix linguistiques du Cusain, sont ici suivies : celle, métaphysique, de la possibilité du possible, du fieri de la « contraction »; celle, linguistico-grammaticale des noms signes et en particulier de ceux de la quantité; enfin, celle, mathématique, de la vérité, pensée comme « précision » de la proportion d'égalité dans l'Un. En cela, on tente de relier de manière interne les différents ouvrages du Cusain et d'expliciter la cohérence philosophique et chrétienne d'une doctrine fondée sur la toutepuissance absolue de Dieu qui, par amour pour nous, se révèle en Jésus-Christ. Le lecteur pourra percevoir non seulement la valeur mais encore la cohérence de thèses aussi remarquables que celle de la coïncidence des opposés, celle de l'un par la proportion mathématique d'égalité, celle encore de la force créatrice (vis) de l'esprit humain en tant que monade, atome spirituel, « image contractée de l'Exemplaire de Dieu ».

  • Paul Ricoeur n'a cessé de dialoguer avec les grands courants de pensée de son temps, de notre temps; il reste notre contemporain. À ce titre, exposer sa philosophie, c'est nécessairement penser de conserve avec lui. Les dialogues auxquels elle nous invite ont pour matière les grandes questions d'aujourd'hui : l'épistémologie des sciences historiques, l'identité narrative, la poétique, la métaphore vive, la sagesse pratique, la dialectique de la morale et de l'éthique, l'herméneutique juridique, etc. Tous, ils prennent leur racine commune dans une pensée née au croisement de la philosophie réflexive, de la phénoménologie et de l'herméneutique. Il faut prendre le temps de déchiffrer le monde comme on déchiffre un texte, quoiqu'il faille compter avec les résistances vives qui émergent dans le monde contre l'entreprise de narration. Ricoeur nous amène ainsi à dépasser l'opposition dylthéenne entre l'explication et la compréhension pour réinstaller celle-là au coeur de celle-ci.

  • En tout domaine, les arguments sont différents, selon qu'ils ont ou non un caractère philosophique.
    C'est pourquoi, même dans les questions politiques, il ne faut pas croire superflue une étude qui non seulement clarifie les faits, mais aussi leur pourquoi. On doit cependant faire très attention. Car il y a des gens qui veulent qu'un philosophe ne s'en tienne jamais à la vraisemblance, mais s'exprime toujours raison à l'appui, et qui de la sorte, sans s'en apercevoir, multiplient les paroles creuses et les arguments étrangers au sujet.
    Ils font d'ailleurs cela tantôt par ignorance, tantôt par vantardise. D'autres s'y laisseront prendre, bien qu'étant personnes d'expérience et capables d'agir, mais victimes d'individus qui n'ont ni l'intelligence de l'oeuvre ni celle de l'action. C'est là l'effet d'un manque d'éducation.

  • Le présent ouvrage poursuit un triple objectif : exposer l'évolution de la philosophie habermassienne, relever sa complexité et prouver sa cohérence, et surtout montrer qu'elle a pu prendre forme grâce à l'apport critique d'un cercle restreint de proches collaborateurs (A. Wellmer, T. Mcarthy, A. Honneth, R. Alexy et K. Günther).
    Marqué par la déraison du régime nazi, le jeune Habermas se lance dans l'élaboration d'une théorie critique de la société, théorie qui le mène à découvrir que la lutte contre l'aliénation sociale se fonde nécessairement sur des présupposés normatifs, lesquels révèlent le caractère communicationnel de la raison humaine. Fort de ce constat, Habermas procède alors à la longue et passionnante construction d'un concept postmétaphysique de la rationalité : un concept prenant pour axe l'obligation de justifier publiquement toute prétention à établir la validité attachée aux énoncés théoriques et pratiques; un concept qui est aussi appelé à servir de fondement à une théorie critique et faillibiliste de la morale, du droit, de la démocratie et de la culture.

  • La loi, en général, est la raison humaine, en tant qu'elle gouverne tous les peuples de la terre ; et les lois politiques et civiles de chaque nation ne doivent être que les cas particuliers oú s'applique cette raison humaine.
    Elles doivent être tellement propres au peuple pour lequel elles sont faites, que c'est un très grand hasard si celles d'une nation peuvent convenir à une autre. il faut qu'elles se rapportent à la nature et au principe du gouvernement qui est établi, ou qu'on veut établir ; soit qu'elles le forment, comme font les lois politiques ; soit qu'elles le maintiennent, comme font les lois civiles. elles doivent être relatives au physique du pays ; au climat glacé, brûlant ou tempéré ; à la qualité du terrain, à sa situation, à sa grandeur ; au genre de vie des peuples, laboureurs, chasseurs ou pasteurs ; elles doivent se rapporter au degré de liberté que la constitution peut souffrir ; à la religion des habitants, à leurs inclinations, à leurs richesses, à leur nombre, à leur commerce, à leurs moeurs, à leurs manières.
    Enfin elles ont des rapports entre elles ; elles en ont avec leur origine, avec l'objet du législateur, avec l'ordre des choses sur lesquelles elles sont établies. c'est dans toutes ces vues qu'il faut les considérer.

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