Sciences humaines & sociales

  • Dernieres croisades : le voyage chevaleresque à la fin du Moyen âge Nouv.

    Si la chute de Saint-Jean d'Acre en 1291 marque la fin des royaumes latins d'Outremer, elle ne sonne pas pour autant le glas des croisades.
    Des campagnes contre la Lituanie païenne aux expéditions de Bertrand du Guesclin dans la péninsule Ibérique, en passant par celles de Philippe d'Artois en Bosnie, la guerre contre les « ennemis de la foi » se déplace aux marges de l'Europe catholique et les seigneurs du continent participent aux guerres soutenues par la papauté. Méditerranée orientale, Espagne, Maghreb, pays baltes, puis îles Canaries, mer Noire et Bohême hussite : loin de n'être qu'une occupation frivole pour la chevalerie décadente d'un Moyen Âge finissant, les croisades des XIVe et XVe siècles reflètent un moment essentiel de la construction de l'Europe moderne.

  • Comment parvenir, au sein d'institutions républicaines, à manipuler les foules en instrumentalisant les frustrations, les désirs et les haines ? Comment opposer le peuple à l'élite pour maintenir son pouvoir politique ? Et comment, en bout de course, faire accepter son pouvoir absolu, au mépris des limitations constitutionnelles ?
    Véritable maître en la matière, Jules César, bien avant Trump, Xi Jinping, Poutine ou Bolsonaro, a su jouer sur tous ces registres pour faire basculer la République romaine vers un régime autoritaire dans lequel il régnait en maître.
    En démontant, en dix leçons, les rouages de la prise de pouvoir par César, Christian-Georges Schwentzel tire de la Rome antique une leçon politique qui éclaire les bouleversements du temps présent avec une surprenante précision.

  • Biographie de ce maquisard qui libéra Limoges sans effusion de sang et en deviendra le maire de 1945 à 1947. Mais ce militant communiste gênait les dirigeants du PCF qui l'exclurent du parti en 1952. Georges Guingouin fut emprisonné sous la IVe République avant d'être réhabilité en 1998.

  • Merlin est-il le fils d'un démon et d'une pucelle ? Perceval a-t-il lu la Poétique d'Aristote ? Le Saint-Graal serait-il en réalité un bocal à anchois ? Kaamelott, série écrite et réalisée par Alexandre Astier, a marqué son public par son humour et ses répliques-cultes.
    Mais faut-il prendre au sérieux la façon dont elle réécrit l'histoire, celle de la légende arthurienne, mais aussi celle de ce moment crucial qu'est le Ve siècle de notre ère, entre Antiquité tardive et Moyen Âge ?
    C'est le pari qu'a fait une équipe de jeunes chercheurs : montrer que, par-delà les anachronismes, Kaamelott produit sur la période en question un discours riche d'enseignement. Tant il est vrai que chaque génération réactualise ses mythes, les parodiant ou les réinventant pour mieux se les approprier.

  • Que filles et garçons se côtoient sur les bancs des écoles, de la maternelle à l'université, nous semble naturel. L'éducation s'est pourtant longtemps fondée sur la séparation des sexe, les filles n'ayant droit qu'à une instruction de seconde zone : il faut attendre la fin du XIXe siècle pour que l'État leur ouvre collèges et lycées, visant d'abord à en faire de bonnes mères de famille, et les années 1930 pour que ceux-ci les préparent au baccalauréat.
    Aussi les Françaises désireuses d'accéder aux études supérieures ont-elles, dès la veille de la Grande Guerre, forcé la porte des établissements de garçons - bien avant la loi de 1975, qui instaurera la mixité à tous les échelons scolaires...
    L'histoire d'une révolution silencieuse qui éclaire les débats actuels sur les inégalités de genre.

  • Issu à la fois de l'aristocratie prussienne la plus traditionnelle et de la bourgeoisie juive, Vollrath von Maltzan est catégorisé « Mischling » ou « demi-juif », dès la fin des années 1930, par le régime nazi. Plus tard, plusieurs membres de sa famille seront déportés. Il parviendra pour sa part à échapper aux persécutions et après la guerre occupera de prestigieuses fonctions diplomatiques, jusqu'à devenir ambassadeur de la RFA à Paris.
    Du château d'Odratzheim aux demeures cossues de l'avenue Foch en passant par les bureaux de la Wilhemstrasse à Berlin, le ghetto de Lodz et le camp d'extermination d'Auschwitz, c'est à une minutieuse enquête, auprès des survivants et des témoins, que se livre ici Jean-Marc Dreyfus pour tenter de retracer cette trajectoire hors du commun.

  • "Make America Great Again" : en 2016, Donald Trump se présente comme un sauveur, seul capable de rendre aux Etats-Unis leur gloire passée, mise à mal selon lui par plusieurs mandats démocrates et un Parti républicain affaibli. Un pari réussi qui le conduit à la Maison Blanche. "L'American Dream", promesse d'ascension sociale et de prospérité économique, mythe fondateur au coeur de sa campagne et de son programme présidentiel, est la grille de lecture qui permet à une équipe de spécialistes d'englober tous les aspects de la présidence Trump, de l'économie à l'environnement sans oublier les politiques sociales et les relations internationales, en analysant le rôle du président dans son interaction avec les autres pouvoirs législatif et judiciaire, mais aussi en mettant en lumière le rôle souvent décisif des autorités locales, fédéralisme oblige.
    Il en ressort un bilan plus complexe et nuancé qu'on n'aurait pu l'imaginer. De son projet de mur à la frontière avec le Mexique au retrait de l'Accord de Paris sur le climat en passant par la guerre commerciale contre la Chine, les scandales liés aux opioïdes, ou l'émergence de mouvements sociaux comme Black Lives Matter, après quatre ans au pouvoir, et prise dans la tempête mondiale d'une pandémie qu'elle n'a pas su plus que d'autres prévoir ou juguler, l'Amérique fait-elle toujours rêver ?

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  • Surnommé « le bagne d'où l'on ne revient pas », le pénitencier de l'île de Poulo Condore, dans la mer de Chine, ouvrit ses portes en 1861 pour ne les fermer qu'en 1993... soit près de 40 ans après la fin de la guerre d'Indochine. Durant plus d'un siècle, 40 000 prisonniers y furent relégués, dans des conditions atroces ; la moitié y trouvèrent la mort. Officiellement réservé aux pirates, membres de sociétés secrètes ou trafiquants d'opium, il fut en réalité un outil de répression politique, destiné à faire disparaître les opposants à l'ordre colonial, qui représentaient plus des deux tiers des détenus. Méconnu des Français de métropole, contrairement à ceux de Guyane ou de Nouvelle- Calédonie, il occupe une place fondamentale dans la mémoire collective vietnamienne d'aujourd'hui.

  • Printemps 1954. Dans la haute vallée de Dien Bien Phu, le Corps expéditionnaire français affronte les unités d'élite de l'Armée populaire du Vietnam, commandées par le général Giap. Féroce et inégal corps à corps, siège long et éprouvant, cette décisive bataille fut suivie par une implacable mais héroïque défaite, et une terrible captivité pour les vaincus. Événement majeur du XXe siècle, elle mena à un accord diplomatique entérinant la fin de l'Indochine française, qui annonçait la fin de l'ère coloniale.
    Dans un essai incarné par de nombreux témoignages des deux camps, Pierre Journoud replace pour la première fois l'événement dans un cadre géographique et temporel considérablement élargi et nous fait revivre la bataille à travers les yeux des soldats qui l'ont faite.

  • Les maquisards

    Fabrice Grenard

    Des maquis, on connaît le mythe. Celui des hommes qui, à partir de 1942, choisissent la clandestinité, dans les zones rurales les plus reculées, pour combattre l'occupant. Celui des grands récits des batailles des Glières ou du Vercors. Celui des résistants qui libérèrent des villes entières, avant même l'arrivée des armées alliées.
    Hors de ces images d'Épinal, pourtant, les maquisards restent des inconnus. Qui étaient ces jeunes gens qui abandonnaient tout pour une dangereuse aventure ?
    Comment ont-ils vécu ensemble dans des conditions matérielles souvent très précaires ? De quelle manière ont-ils cohabité avec les populations alentours ?
    Pour la première fois, un des plus grands spécialistes du sujet retrace la vie de ces combattants, à travers une histoire globale des maquis français.

  • Sans-culottes assoiffés de sang, jacobins sans foi ni loi, scènes de violences paroxystiques : dès 1789, en Grande-Bretagne, les événements révolutionnaires fascinent. Cet attrait, qui se transforme pour la plupart des Anglais en une répulsion déterminée, va se traduire par des débats aussi bien politiques que philosophiques autour des idéaux révolutionnaires. Mais, l'influence de la Révolution française outre-manche ne s'est pas arrêtée à ces controverses idéologiques. 1789 a véritablement transcendé l'ensemble de la société britannique, l'obligeant à se positionner, de manière radicale et identitaire, vis-à-vis d'un concurrent et puissant voisin qu'elle avait appris, depuis un siècle, à admirer autant qu'à détester.

  • 50 à 100 millions de morts sur l'ensemble de la planète en à peine plus d'un an, dont 250 000 en France. Cette hécatombe foudroyante, dont les victimes sont au moins deux fois plus nombreuses que celles tombées au feu des tranchées de la Grande Guerre, n'est pas due au canon des fusils ni au fer des baïonnettes.
    L'épidémie connue sous le nom de grippe espagnole frappe durant les derniers mois du conflit, d'avril 1918 à juin 1919. Épisode majeur et destructeur, elle est aujourd'hui refoulée de la mémoire collective. À l'heure où les épidémies mondiales constituent une terrible menace pour l'humanité, quelles leçons retenir de cet événement qui reste encore aujourd'hui la référence en matière de pandémie grippale ?
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  • De 1492 à la fin du XVIIe siècle, près d'un demi-million d'Espagnols traversent l'Atlantique pour partir à la découverte du Nouveau Monde, au péril de leur vie. Fait de jeunes hommes en quête d'or et de gloire, qui brûlaient de propager le christianisme ou espéraient tout simplement une vie meilleure, cet exode est d'une telle ampleur que la couronne espagnole tente à tout prix de limiter les départs, pour empêcher une pénurie de main-d'oeuvre, mais aussi le scandale de familles, femmes et enfants abandonnés.
    À travers l'étude des archives et des émouvantes correspondances de ceux qui sont partis, le récit de ce que fut la première vague massive d'émigration de l'histoire de l'humanité, qui façonna la société d'arrivée tout autant qu'elle bouleversa la société de départ.

  • Elle abritait la baleine qui engloutit Jonas, les sirènes qui perdirent les compagnons d'Ulysse, les monstres inquiétants de Charybde et Sylla ; elle vit les amours tragiques de Tristan et Iseult, fut parcourue par le sous-marin d'Alexandre et le navire Argo en quête de la T oison d'Or... La mer, au Moyen Age, était bien un univers fantasmé, légendaire, inquiétant. Mais aussi un espace central dans la géographie et l'économie du temps. Des expéditions des Vikings aux croisades, des aventures de Marco Polo à la ligue hanséatique, de la prospérité des ports italiens à l'assèchement des marais hollandais, c'est tout un monde qui s'est alors dessiné, que l'homme a peu à peu appris à connaître, à parcourir, à exploiter, et bientôt à se disputer...

  • Tirailleurs sénégalais, spahis algériens mais aussi troupes indochinoises : autant de soldats des colonies appelés sur les fronts européens de la Grande Guerre pour défendre l'empire. Bien que l'on ait beaucoup écrit sur le sujet, certains aspects restent encore inexplorés : la composition de ces troupes coloniales, et l'attitude du commandement à leur égards.
    De la bataille oubliée de Dobro Polje aux graffitis du Chemin des dames en passant par les mutineries d'août 1917, cet ouvrage aborde la spécificité du cas français sans négliger les expériences des autres empires.
    Cent ans après les événements, grâce à la somme de travaux inédits d'historiens émérites, il est possible de mettre en lumière cet épisode essentiel de la Grande Guerre, trop souvent traité de manière polémique.

  • Les Anglais auraient voulu faire de l'Amérique du Nord une seigneurie féodale et transformer profondément la civilisation des Indes ; les Français étaient persuadés de pouvoir implanter une colonie de peuplement agricole en Algérie ; tous pensaient exploiter sans difficultés les ressources de l'Afrique et y contrôler les systèmes de production... Or, quelle qu'ait été la puissance de ces empires, ils ont dû faire le deuil de leurs ambitions face à l'écart béant entre ce qu'ils avaient imaginé et la réalité des terres qu'ils entendaient dominer.
    Comment se brisent les rêves des colonisateurs ? Comment, à leur corps défendant, doivent-ils modifier leurs plans d'aménagement des territoires, d'encadrement des populations, et revoir à la baisse leurs prétentions - jusqu'à la déroute et l'effondrement de tout ce qui avait été bâti ?
    En un essai dense et documenté, nourri d'analyses approfondies des débats politiques et intellectuels du temps, Bouda Etemad en arrive à une conclusion radicale : les empires coloniaux sont illusoires, et cela tient à l'ignorance et à l'esprit de coercition dont font preuve leurs bâtisseurs, lorsqu'ils prétendent transformer des milieux et des sociétés dont la complexité les dépasse de très loin.

  • Lucrèce, dénonçant son viol par le tyran Tarquin, anticipe-t-elle le mouvement #Metoo ? Shakespeare, dans Titus Andronicus, est-il plus « trash » que la sanglante série Spartacus ? Rome a-t-elle inventée la sexualité libérée ? Ou la pornographie ? Le scandaleux Antinoüs est-il avant l'heure une icône de la culture gay ? Et l'empereur Héliogabale un représentant du mouvement transgenre ? Que nous dit l'assassinat de César sur notre rapport à la violence politique ?
    En onze cas d'études iconoclastes et érudits prenant comme point de départ des oeuvres d'art, Jean-Noël Castorio questionne notre rapport à la Rome antique. Et démontre comment, en particulier lorsqu'elle est fantasmée par Titien, Fellini, Alma-Tadema ou Flaubert, l'Antiquité n'en finit pas d'être actuelle.

  • Depuis sa traversée par Magellan, le Pacifique, porte d'entrée vers les richesses de l'Asie, fait l'objet de toutes les convoitises. Grâce à la conquête des Philippines, au début du XVIe siècle, l'Espagne s'impose comme la maîtresse incontestée de l'« autre océan » et de ses « îles aux épices ». Mais les rivalités internationales sont féroces. Après les conflits avec le Portugal autour du Japon, arrivent les Hollandais désireux d'établir des relais commerciaux, puis les razzias sans merci des pirates et des corsaires anglais. Sans oublier l'irruption de navires de commerce français passés par le cap Horn...
    Cette histoire, celle d'une lutte impitoyable entre des ambitions politiques exacerbées, n'avait jusqu'à présent fait l'objet d'aucune étude d'ensemble.

  • Jusqu'en 1931, la population rurale était majoritaire en France. La seconde révolution agricole a ensuite soumis les agriculteurs à une constante pression modernisatrice, dans une société de plus en plus ouverte sur l'Europe et sur le monde, de plus en plus centrée sur l'activité des villes et des industries. Face à cette inexorable marginalisation, la profession a su élaborer des modes de protestation spécifiques, essentiellement axés sur les mobilisations collectives et le recours à l'action directe.
    C'est la construction de ce modèle original de la manifestation paysanne qu'Édouard Lynch analyse ici, depuis la révolte de 1907 jusqu'aux nouveaux enjeux de l'agriculture, en passant par la tentation fascisante des années 1930, l'activisme des jeunes modernisateurs des années 1960, et mai 68.
    /> Défilés, assauts contre des bâtiments officiels, barrages de routes, destruction de denrées : à chaque fois, il s'agit tout autant d'occuper l'espace public et médiatique que d'user de violence contre les biens, dans le cadre d'une relation ambivalente avec l'État, les forces politiques et l'opinion.

  • Å partir du XVIIIe siècle, les avancées scientifiques laissent entrevoir un monde où le progrès n'a plus de limites. De cet optimisme à toute épreuve résulte une véritable course à l'invention, parfois couronnée de succès, où se retrouvent aussi bien les plus illustres chercheurs que les pires charlatans. Si l'histoire se souvient des réussites, les échecs furent tout aussi nombreux : eaux miraculeuses, tests chimiques influencés par le mouvement de la terre et la position du soleil, machines météorologiques attrapant les nuages ou rendant possible la téléportation et la désintégration...
    Ces erreurs, ces fantasmes ou ces escroqueries spectaculaires témoignent des obsessions et des hantises de leur époque. Une introduction ludique à l'histoire des sciences et des idées.

  • « Rosalie/Toute blanche elle est partie/Mais à la fin d'la partie/Elle est couleur vermillon » : les célèbres paroles de Théodore Botrel immortalisent ce surnom donné à la baïonnette qui s'impose dans l'imaginaire collectif, dès 1914, comme l'arme du poilu par excellence. Des témoignages de soldats aux articles de journaux la baïonnette est omniprésente. Son maniement fait partie intégrante de l'entraînement militaire :
    «baïonnette au canon », « pointez », « lancez », « en avant à la baïonnette », le soldat est préparé à l'assaut et au combat corps à corps. Pourtant, dans les tranchées, face à la mitraille et aux gaz, la réalité est toute autre : on se bat sans se voir. À travers la baïonnette, c'est une plongée au coeur des imaginaires de la Grande Guerre que nous offre Cédric Marty.

  • Voiture, téléphone, haute couture, gastronomie, train, bains de mer, presse populaire, industrie, grands magasins, marché de l'art, électricité, cinéma, métro, aviation... Toutes les grandes inventions qui ont façonné le visage du monde moderne sont nées dans l'esprit de découvreurs du XIXe siècle.
    Ère de révolution industrielle et de transformations sociales, ce fut un temps d'effervescence où ces artistes et créateurs imaginaient le monde de demain, fait d'aéronefs, de bouleversements politiques, de constructions gigantesques et de plaisirs nouveaux.
    À travers le récit du surgissement de 30 découvertes révolutionnaires, Marie-Paule Virard nous ramène à cette période fondatrice, où les espoirs de nos ancêtres font écho à nos joies et à nos peurs d'aujourd'hui.

  • Alors que la France est engagée dans une coalition contre les islamistes radicaux de l'État islamique, retour sur les origines du chaos qui prévaut en Irak. En 2003, mettant à bas le régime de Sadam Hussein, les Américains n'avaient-ils pas ouvert la voie aux extrémismes et à la barbarie ?

  • « La République nous appelle,/Sachons vaincre ou sachons périr ! » Ces paroles du « Chant du départ » révolutionnaire pourraient, un siècle plus tard, être reprises par les Poilus de 1914. Car les troupes qui se sont fait décimer dans les tranchées de Verdun avaient hérité de 1789 une profonde culture du sacrifice.
    Agonisants encourageant leurs camarades à continuer le combat, enfants invités à devenir des héros... Une véritable propagande d'État, nourrie de récits légendaires, de cérémonies commémoratives et de toute une imagerie d'Epinal, a vu le jour dès les premiers combats de la République, en 1792. Elle a durablement façonné l'imaginaire national, dans un culte de la souffrance qui s'est perpétué en 1914-1918, et dont les monuments aux morts témoignent avec une force pathétique.

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