Triartis

  • Vingt-deux auteurs d'aujourd'hui (académiciens, écrivains, journalistes, artistes...) se retrouvent, l'espace d'un échange épistolaire, en amants ou maîtresses, parents ou moraliste, amis ou ennemis, de vingt-deux personnages illustres. Des échanges surprenants, souvent très drôle, parfois émouvants, qui se jouent sur toute la gamme des sentiments, du plus tendre à la colère, de l'amitié à la passion.

    Par exemple, dans cette " folie... pas du tout " l'académicienne Florence Delay devient l'un des fils de Racine, très impressionné par Papa. L'écrivain Harry Mathews se prend soudain pour la gouvernante d'un ami peu séduisant de Mallarmé. Le romancier Philippe Delerm qui aime pourtant " son " Jules Renard lui envoie un joli coup de patte (de velours). La journaliste Ariane Massenet, glissée dans la peau de la Pompadour se révèle une garce très convaincante.

    De même Apollinaire, Arbouville, Colette, Du Deffand, Dumas, Jouhandeau, Labiche, Malherbe, Maupassant, Musset, Nerval, Noailles, Restif de la Bretone, Rousseau, Saint-Saëns, Scudéry, Sévigné et Staël n'ont rien à perdre dans l'imaginaire intempestif de Jean-Claude Carrière, de Robert Ménard, d'Anne Sylvestre, d'Yves Navarre, de Dominique Fernandez, de Remo Forlani, de Françoise Dorin, d'Erna Hürli-Colins, d'Irène Frain, de Marie Chaix, de Jean-Pierre Thomas, de Pierre-Alexandre Murena, de Catherine Lara, de Marie-Catherine Girod, de Léa Verdy, de Didier Decoin et de Nancy Huston.

    La nature de la lettre ancienne dans ces Correspondances Intempestives a bien évidemment déterminé le choix du destinataire contemporain. Les lettres manuscrites des uns et des autres, possèdent leur version typographiée pour en faciliter la lecture. L'ensemble est illustré de portraits et de mises en images impertinentes.

  • Entre 1610 et 1616, quelque 20 ans, donc, avant son célèbre procès et sa plus célèbre encore abjuration, Galilée écrit une série de lettres où il soutient les nouvelles théories héliocentriques de Copernic et prend position sur la question du rapport entre foi et science.
    Dans ces écrits Galilée défend la liberté de la pensée contre ceux qui voudraient lui fixer des limites au nom des Écritures et prétendent que tout ce qui, dans le monde, est connaissable est déjà entièrement connu.
    Les extraits présentés ici viennent des lettres que Galilée adresse à son collègue Kepler, à son disciple Benedetto Castelli, moine et professeur de mathématiques, au doge de Venise Leonardo Donati et à la Grande Duchesse de Toscane, Marie Christine de Lorraine, qui apprécie et soutient le travail du savant.
    Cette dernière lettre, est un écrit de combat, un vrai manifeste contre toutes les formes d'obscurantisme.

  • « Quelle ville j'ai conçue ! Quel lieu de perfection ! » s'exclame Le Blond devant son plan de Saint-Pétersbourg. « Tracer la ville est une affaire de Prince », lui répond Pierre le Grand. Tout Prince veut être architecte... Tout architecte se croit Prince...

    Les rapports ne furent pas faciles entre cet architecte savant et le tsar. L'un, pétri et imbu de culture française, refuse le rôle de courtisan ; l'autre, à l'aube de l'entrée de la Russie sur la scène européenne, veut construire une nouvelle ville à l'image des cités modernes.

    Mais les politiques ne commandent des cités idéales aux artistes que pour mieux abandonner ces utopies et servir leur seule gloire ; éternelle divergence entre le pouvoir et l'art, illustrée avec humour dans ce dialogue à fleurets mouchetés entre Le Blond et Pierre Le Grand.

  • Peu de mortels eurent la chance ou le courage de pénétrer dans le royaume de Baâb.
    C'est ce voyage qui vous est offert aujourd'hui, dans les réalités du Watermill Center près de New York et l'imaginaire de son créateur et maitre suprême, Bob Wilson.
    Ce pastiche hilarant et onirique - dans le goût des voyages initiatiques des temps passés - nous introduit dans l'univers de l'artiste, emblème des avant-gardes, qui a révolutionné, au passage, le théâtre européen.

  • En 1951, Jean Vilar, créateur partagé entre l'État dont il dépend et le peuple qu'il sert, donne au Festival d'Avignon toute son ampleur. Il se lance aussi dans l'aventure risquée du Théâtre National Populaire.
    Artiste au faîte de sa gloire, Gérard Philipe le rejoint. Tous deux sont bien décidés à faire vivre les grands textes d'un répertoire « élitaire pour tous », selon la formule d'Antoine Vitez.
    Ils évoquent les questions de théâtre qui les tourmentent, les imbroglios pratiques du métier, leur conception commune de cet art du jeu qui claque au vent. Leurs plumes, non dénuées d'humour, montrent le dense travail réalisé souvent dans l'urgence.
    Au-delà des engagements partagés, ils dévoilent leurs doutes et révèlent l'indéfectible respect qu'ils se portent.
    La mort brutale de Gérard Philipe en 1959 devait mettre un coup d'arrêt à cette entente si profonde, à la fois professionnelle et humaine.

  • La musique de Schumann tente d'exprimer l'indicible : l'angoisse profonde de l'artiste romantique qui pense que personne ne l'entend. Seule Clara, l'amour absolu de Robert, parvient à recueillir cette voix fragile. Mais elle ne pourra longtemps retenir l'âme inquiète du compositeur et demeurera impuissante face au désespoir du créateur qui se laissera engloutir par le silence. Chanter puis se taire, lui dira-t-il, avant de sombrer dans la folie.

  • Moi, Caravage

    Cesare Capitani

    • Triartis
    • 27 Janvier 2017

    Mon corps on ne l'a jamais retrouvé. Brûlé sur la plage ? Jeté dans la mer ? Oublié comme un chien ? Un autre à ma place, se lamenterait. Moi non ! J'ai de la chance : ni tombeau, ni dalle funéraire. Pas de commémorations pour moi. Ce serait hypocrite, après avoir été persécuté de mon vivant ! On ne peut pas mettre sens dessus dessous la peinture et vouloir mourir comme le Titien à quatre-vingt-six ans, couvert de lauriers et riche à millions! Non! De mon existence j'ai fait un précipice, une course à l'abîme. Après quelques avant-premières dans les Instituts Culturels Italiens de Paris, Rabat et Marseille, un extraordinaire concours de circonstances a fait que le spectacle Moi, Caravage - Io, Caravaggio soit créé au Festival Off d'Avignon (Théâtre des Amants) exactement le 18 juillet 2010, quatre-cents ans jour par jour après la morte de Michelangelo Merisi, dit Caravage. Présenté à nouveau au Festival Off d'Avignon en 2011 (Théâtre Buffon), Moi, Caravage a dépassé les 430 représentations entre tournée, en France et à l'étranger, outre les passages parisiens (Théâtre Lucernaire, Théâtre de la Gaîté, Théâtre des Mathurins).

  • Déplu à Staline. En haut de l'affiche du Théâtre d'Art de Moscou?: Angelina Stepanova (1905-2000), la comédienne préférée du maître Stanislavski. Ils sont jeunes, beaux, talentueux. Exacerbé par la distance, leur amour fou, secret, et... doublement illicite, s'exprime dans leurs lettres soumises aux aléas de la poste et de la censure.
    La correspondance inédite de ces deux êtres d'exception raconte une passion contrariée par les rigueurs de la politique soviétique des années 30.

  • " Cela va vite une séparation. Il suffit d'un mot pour défaire des mois, des années d'amour, c'est comme dynamiter sa maison, on craque une allumette et tout s'effondre. Etrange que ce soit si simple de se quitter. Etrange qu'il n'y ait de procédure que pour les gens mariés. "

  • 1858-1859. Alexandre Dumas et Théophile Gautier voyagent en Russie.
    Dumas, l'homme des Mousquetaires, véritable gloire nationale, chevauche de place en place et met sa plume au service de l'action, racontant ses aventures et ses rencontres, s'étonnant de tout. Il fêtera ses 57 ans entre Saint-Pétersbourg et Moscou avant d'affronter les dangers du Caucase. Gautier, écrivain renommé et critique influent, regarde en poète et en artiste, s'attache à décrire les paysages, les architectures et les costumes qui le fascinent et s'émerveille de la neige étincelante.
    Un pays, vu et ressenti au même moment mais de manières résolument distinctes par ces deux grands de la littérature française qui se côtoient à Paris, mais ne se rencontreront jamais en Russie.

    Cette " correspondance intempestive " est une fiction, librement adaptée de leurs récits de voyage, biographies et lettres à leurs proches, dont elle extrait, synthétise et parfois détourne des instants. Elle n'a d'autre prétention que de refléter la curiosité et l'admiration que nous avons éprouvées face aux témoignages de ces grands auteurs, d'inciter le lecteur à lire ou à les relire leurs écrits dans leur intégralité et leur intégrité.

  • Cette pièce est née de rencontres avec des femmes victimes de violences conjugales, et de cette réalité impensable : une femme meurt tous les deux jours sous les coups de son conjoint, compagnon, amant. Chez nous, dans une démocratie que l'on dit éclairée, des hommes tuent encore leur femme avec pour seule raison, qu'elle risque de lui échapper, de vouloir vivre comme tout être humain en femme libre. Une ronde de couples et de situations où la femme est brisée, et parfois tuée par l'homme qu'elle aime. Les mortes reviennent nous parler non sans humour et poésie, de la cruauté mais aussi du ridicule de l'homme violent, du prédateur, du pervers narcissique qui déstabilise sa femme et la fait passer pour une folle. Difficile de faire admettre à ces victimes que ce n'est pas leur faute, qu'elles n'y sont pour rien.
    Nicole Sigal parvient à faire de la vérité crue et cruelle de ces témoignages une tragédie grotesque qui révèle et établit mieux qu'une critique l'horrible réalité des faits.

  • Quatre femmes en prise avec l'histoire contemporaine russe, à 80 ans de distance.
    Quatre femmes engagées, résistant, luttant, se révoltant, chacune à sa manière.
    Quatre femmes bien décidées à aller au bout de leurs convictions et de leurs combats, au prix parfois de leurs propres vies et de celles des autres.
    Et pourtant tout avait si bien commencé: une révolutionnaire dirigeant une usine de parfums, des amitiés fragiles tissées au hasard des correspondances et des rencontres, sur lettres de papier ou clavier électronique, des vies entières à dérouler devant soi.

  • "C'est ici", au Grenier du 7 rue des Grands-Augustins, que l'enfant Louis XIII fut proclamé roi le 10 mai 1610.
    "C'est ici" que Balzac, dans sa nouvelle Le Chef d'oeuvre inconnu, situe la rencontre entre les peintres Pourbus, Poussin et Frenhofer, sous les poutres monumentales du Grenier.
    "C'est ici" au Grenier que Jean-Louis Barrault installa sa première compagnie en 1934.
    "C'est ici" que Pablo Picasso, occupant du Grenier entre 1936 et 1955, réalisa Guernica.

  • Serov et moi en Grèce

    Léon Bakst

    • Triartis
    • 22 Décembre 2014

    Mais qui était donc Léon Bakst et que faisait-il en Grèce en 1907 ? Et pourquoi, un an avant sa mort, en 1923, à Paris, publia-t-il en russe un livre intitulé "Serov et moi en Grèce" ? Et qui était Serov ?

    L'ouvrage que le lecteur tient entre ses mains est la première traduction en langue française d'un morceau exquis de la prose russe symboliste. Non seulement ce texte est un petit chef-d'oeuvre en soi, mais il permet de jeter un regard nouveau sur l'un des principaux créateurs des Ballets Russes.

    Du tableau Terreur antique aux décors et costumes de l'Après-midi d'un faune, mêlant au souvenir de la Grèce antique un orientalisme sensuel et coloré, Bakst inspire tout un courant dans l'art et la mode du début du XXe siècle. L'auteur de cette traduction et de l'essai introductif tente de retrouver les sources et de saisir l'originalité de l'hellénisme de Bakst.

  • Porté par une musique et une voix inimitable, L'Aigle noir demeure, vingt ans après la disparition de Barbara, l'une des chansons les plus fascinantes de tout le répertoire francophone. De révélations symboliques en évocations mythologiques, Pierre Landete lève le voile sur les secrets de ce grand poème et, pour la première fois, en propose une analyse complète. «Comment écrire à tout le monde ce que l'on ne peut dire à personne » La formule répond aux mystères allégoriques de Barbara. Avec L'Aigle, la longue dame brune offre au public, du plus profond de son âme, un chant devenu mythique. Que le rêve commence:«Un beau jour ou peut-être une nuit...»

  • Fantaisie sur les exploits du célèbre baron.

  • Pièce d'une cruauté comique : on y rit à chaque réplique avant de pleurer à la dernière scène avec l'enfant dépositaire de toutes les passions contradictoires de ses parents.

    Un adolescent, né d'une relation extraconjugale, revit devant le juge ses souvenirs à l'âge de cinq ans : sa mère, cherchant désespérément à se venger du père marié vivant ailleurs, prend à témoin l'enfant, le rend complice de ses tourments, ses ambiguïtés et ses obsessions, jusqu'au jour où l'enfant, devenu adolescent, commettra un délit.

  • L'amour est là. Tantôt farce, tantôt drame, il se joue de l'âme humaine et des corps épanouis, vieillis ou asservis. L'échappée d'un chevreuil, un libertin sous l'averse poussant la porte d'un estaminet, une femme égarée dans un supermarché, la caresse d'un pinceau sur la toile, l'écho amorti d'une sonate, l'amour se faufile et surgit là où il lui plaît. Amour enfoui, muet, tenace, féroce, brusqué, gauche, délié, candide, inquiet. Autant de figures de l'amour.

  • Eva rêvait

    Yves Hirschfeld

    Une jeune première invisible ! Pas de cocu, ni d'amant dans le placard, ni de portes qui claquent ! Mais un verrou qui reste obstinément fermé et révèle au grand jour les travers et ridicules, les désirs secrets et les embrouilles d'une famille monstrueuse et tendre, irrésistiblement drôle, émouvante... comme toutes les familles.
    Une vraie comédie qui ne laisse pas un instant de répit, et à lire avec un mouchoir pour essuyer les larmes de rire.

  • La Tour du Temple a été démolie en 1809. Les quelques rares vestiges qui subsistent encore dans les maisons environnantes ne permettent pas de se faire une idée de ce lieu qui servit de prison à la famille royale.

    Des documents d'archives permettent cependant de retracer les faits, petits et grands, qui ont jalonné, au quotidien, le sinistre séjour du Roi, de la Reine, de Madame Elisabeth, du Dauphin et de Madame Royale.

    Ceux qui les ont accompagnés, résidant pour un temps dans la prison, laissèrent des Mémoires, des journaux intimes, des récits et souvenirs, des notes sur leur service et des procès-verbaux?; les périodiques, les almanachs nationaux rapportent avec minutie les événements officiels. Les historiens Antoine, Beauchesne, Eckart et Simien-Despréaux ont interrogé les témoins survivants pendant la Restauration.

    La pièce restitue, en s'appuyant sur tous ces documents, l'atmosphère de la Tour du Temple et ce moment de l'Histoire de France.

  • Masquée sous un pseudo, Marion part à la rencontre d'un homme sur internet. Lola, son alias féminin virtuel, tente d'établir avec elle une stratégie de conquête.
    Mais les peurs et contradictions de Marion vont leur compliquer la tâche.
    Pour l'une comme pour l'autre, la situation se tend.
    Qui est vraiment l'homme caché derrière son double ?
    Que veut-il ? La séduction ne serait-elle qu'un jeu de dupes, un art d'illusions où l'on se réinvente à l'infini pour le meilleur et même pour le pire ?
    Les improbables réponses à leurs questions installent entre les personnages de cette comédie moderne un crescendo tour à tour cynique et émouvant.

  • Chers amis, Voyez un peu cet étrange phénomène : on m'adressait, par le passé, des poèmes, de courts billets, on choisissait pour moi une carte postale.
    Mais voici qu'en ce printemps 2009, j'ai reçu soudain un nombre incroyable de lettres ! Des quantités insoupçonnables de courriers ! Toutes sortes de gens que je n'ai jamais rencontrés déclarent m'aimer à la folie. ou pas du tout. Certains me font des scènes ou d'horribles procès d'intention. D'autres s'inventent avec moi des relations passionnées, légères, ou mystiques, familières ou professionnelles, dont bien sûr j'ignore tout.
    Cela me perturbe beaucoup. Malgré tout, pouvais-je me soustraire à l'obligation de leur répondre ?
    Un éditeur ami, soucieux de mon tourment, a décidé de dévoiler publiquement ces correspondances intempestives.
    Me donneriez-vous, chers amis, votre sentiment sincère à ce sujet ?
    Bien à vous, Monna Lisa.

    Il existe, dans les archives du Musée du Louvre, des dizaines de lettres adressées à la Joconde.
    Idée saugrenue et surprenante que d'écrire à Mona Lisa, de timbrer la missive et de la poster de France ou d'ailleurs !
    Les éditions TriArtis, inspirées par l'authenticité de ce fait, ont eu l'idée de choisir quelques unes de ces authentiques missives, et de demander à nos auteurs contemporains d'imiter ces correspondants intempestifs. Romanciers, auteurs dramatiques, auteurs interprètes, réalisateurs et personnalités diverses ont répondu à l'appel : Alexis d'Acquerville, Agnès Akérib, Daniel Arsand, Didier Barbelivien, Christian Creseveur, Crochet, Claudie De la Maisoneuve, Hervé Devolder, Jean-Claude Dreyfus, Jean-Paul Farré, Jean-Louis Favier, Véronique Gamel, Daniel Goupil, Victor Haïm, Françoise Hamel, Mark Jhonnes, Anne-France Lebrun, Laurent Madiot, Jean Marboeuf, Julie Marboeuf, Claude Marin, Pascale Mémery, François Mollon, Marie-Dominique Montavon, Pierre-Alexandre Murena, Pierre Notte, Véronique Olmi, Fabienne Périneau, Francis Perrin, Christine Riverho, Jules Seguin, Gérald Stehr, Gérald Sibleyras, Anne Sylvestre, Pierre Tré-Hardy, Valmont, Claudine Vincent, Séverine Vincent, Alice Yonnet-Droux. Avec en soliste Isabelle Cousteil, dans le rôle de Monna Lisa, cet « orchestre à plumes » affûtées, poétiques, tendres ou cruelles donnent à la « mytérieuse italienne » le ramage chamarré d'un drôle d'oiseau !

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