Theatrales

  • Adeno nuitome Nouv.

    Elle et Lui racontent, tour à tour, petits souvenirs et grands moments d'une histoire d'amour unique, comme il en existe tant. Elle est autrice, travaille depuis leur maison à la campagne ; il est sans arrêt sur les routes, il crée la lumière pour des spectacles. Elle est malade, et ensemble ils traversent la nuit cancéreuse, l'adeno nuitome.
    Se dessine en pointillés la puissance simple d'un amour qui se construit au présent : les cafés partagés au petit matin, pieds nus dans la cuisine, les désaccords et les tensions, le manque, l'attente, les rêves remis à plus tard par le quotidien, la maladie inquiétante et les angoisses qu'on essaie de déjouer.
    Lola Molina explore avec délicatesse et poésie la fable intime et le couple, dans une partition orale aux multiples images cinématographiques et références musicales.

  • Faire l'amour Nouv.

    Deux jeunes femmes de 25 ans : Jade, qui n'a pas sa langue dans sa poche et passe une bonne partie de son temps à promener sa chienne ; et Tania, un peu paumée et très silencieuse. C'est l'histoire de leur rencontre, anonyme d'abord, amoureuse ensuite. Il leur faudra dépasser bien des obstacles : le mutisme de Jade et surtout les masculinistes de tous poils qu'elles doivent se colleter. Elles croiseront heureusement des bienveillantes qui, sans s'en mêler, favoriseront l'éclosion fragile d'un amour tout simple.
    Cette partition pour deux actrices entourées de voix est une véritable plongée sensuelle dans les profondeurs de l'âme : attention aux paliers de décompression ! Adrien Cornaggia invente ici un texte dramatique façonné de dialogues, de soliloques et de flash-backs, pour un entrelacs très doux, parfaitement maîtrisé.

  • D'une prison haïtienne, une voix s'élève. Elle scande, dans une seule longue phrase, les malheurs du pays?: pauvreté, famine, catastrophes naturelles, pouvoir corrompu, église hypocrite.
    C'est un cri. Un poème dramatique qui ne cherche pas l'esthétisation de la misère et de la violence politique car le poète les vit, du fond de son cachot de Port-au-Prince. Sa parole emprisonnée résonne d'autant plus qu'on l'a bafouée, empêchée, retenue. Éminemment théâtral par son oralité et son rythme, un poème partition pour un homme au souffle long, comme pour un choeur puissant.
    Jean D'Amérique pousse ce cri en écho à d'autres confrères et consoeurs poètes emprisonnés d'hier et d'aujourd'hui : Federico García Lorca, Asli Erdogan, Nâzim Hikmet... et la force de son verbe rejoint la subversion de Jean Genet et l'allant d'Aimé Césaire. À lire à haute voix pour faire voler en éclats tous les murs dressés.

  • Un groupe d'adolescent.e.s tente une traversée vers un territoire qui leur est interdit d'accès. Ils dérivent, chacun.e sur son morceau de banquise, vers une terre promise, un Eldorado fantasmé.
    Évoquant tour à tour Le Radeau de la Méduse, la pièce de Georg Kaiser mettant en scène des enfants à la dérive, l'épisode de Jonas et de la baleine, mais surtout la situation actuelle des migrants, ce texte allégorique touche par son humanité.
    L'absence de distribution préétablie fait de ce texte une partition, un texte à lire et jouer de multiples façons.
    DISTRIBUTION : un choeur d'adolescent.e.s .
    GENRE : drame.

  • «?des bouts, ça fait pas l'plus gros et l'plus gros ça fait pas l'tout et tous tes bouts ensemble ça fait pas qu'ta version elle est vraie ni mainnant ni après.?».
    Une mère, un père, trois soeurs, un frère. Une des filles veut parler et ne s'arrêtera pas avant que les autres ne s'y mettent.
    Avec une dextérité verbale stupéfiante, mauvaise de debbie tucker green offre une plongée en apnée dans les abysses des relations familiales.
    Un drame sans concessions, récompensé au Royaume-Uni par le Laurence Olivier Award 2004 de la révélation théâtrale.

  • Deux amies, Jesse et Baba, s'apprêtent à sortir dans Paris pour fêter le passage à l'an 2000. Liées par une même envie de vivre, elles financent leurs études en louant leurs charmes à des sugar daddies. Cette nuit-là, elles se lient d'amitié avec un couple d'hommes, mais ce coup de foudre amical sera de courte durée car dans un univers en mouvement perpétuel, les étoiles finissent toujours par mourir.
    Cette fable haletante pour deux actrices et quatre acteurs adeptes de virées nocturnes entrelace dans une écriture cinématographique temporalités, lieux et situations pour mieux nous mener, le coeur battant, jusqu'au dénouement.
    Avec ses personnages attachants, Lola Molina fait revivre la nuit parisienne d'avant la gentrification et aborde de façon singulière ces moments où les destins basculent.

  • Les trois pièces de ce septième recueil témoignent de la recherche de Hanokh Levin pour créer une tragédie moderne capable de traduire sa vision du monde, sans pour autant l'inscrire dans une réalité précise. Ce dispositif laisse une grande part à l'interprétation de ceux qui s'empareront de ces textes.
    L'Empereur. Reprenant le mythe d'Ion, fils de Créuse abandonné à la naissance et recueilli par la pythie de Delphes, Hanokh Levin construit une tragédie où la jeunesse est sacrifiée dans un monde qui n'est que souffrance, et où le salut n'existe pas.
    Distribution : 3 femmes, 3 eunuques, 3 hommes, des serviteurs et des gardes.
    Fantasmagories. La pièce s'ouvre sur un enfant qui, convié à une promenade matinale par ses parents, déclare qu'il n'aime ni les promenades, ni les grands espaces, ni les surprises, ni rien de tout ce qui se trouve de l'autre côté de sa fenêtre. Entre fantasme et réalité, il passera par différentes épreuves, mêlant prise de conscience et désarroi. 4 femmes, 12 eunuques, 12 hommes, le peuple.
    Mise à mort Entre le groupe des bourreaux et celui des victimes, les jeux sont faits : un être humain sera désigné pour mourir après avoir subi les pires tortures. Levin propose des situations qui nous permettent d'observer jusqu'où l'homme est capable d'aller pour avoir la vie sauve. 5 femmes, 7 hommes, 1 enfant, une foule de spectateurs.

  • Elle rompt la monotonie d'une pelouse bien entretenue ; déterminée, elle est même capable de s'insinuer dans un mur, perçant la roche... Qui ça ? La mauvaise herbe. Car il y aurait la bonne - qui, docile, marche droit - et la mauvaise - qui ne suit pas la route de la majorité. Mais souvent, ce n'est pas celle qu'on croit qui permet les changements. Sous les traits d'un conte médiéval, Sandrine Roche déploie un court texte à la puissance subversive réjouissante : une mystérieuse plante paraît et, une fois brûlée, met en joie les sujets d'un royaume à l'organisation bien rodée, cadenassée et hiérarchisée.
    Dans une société qui tend à se refermer sur elle-même, qui sacrifie la liberté de circulation, et bientôt de penser, sur l'autel d'une prétendue sécurité, ce texte rappelle que la chape de plomb peut être fissurée, voire brisée, en retrouvant la joie de l'action collective. Ode à l'émancipation et à la liberté, La Vie des bord(e)s enchante aussi par l'inventivité de sa langue musicale, truffée d'incises et de mots venus d'ailleurs.
    Voici un texte matériau qui se partagera d'un-e interprète à de nombreux-ses joueur-se-s.

  • Tableau d'une exécution pose la question de l'attitude de l'artiste face au pouvoir politique. La république de Venise commande à Galactia, femme peintre de grande renommée, un tableau commémorant la bataille de Lépante. Au lieu de la gloire de la Sérénissime, elle choisit de peindre la guerre telle qu'elle est : un massacre. Le doge fait emprisonner Galactia mais le tableau, remarquable, divise l'aristocratie et le clan des amateurs d'art l'emporte : le chef - d'oeuvre sera exposé à la vue de tous.

    Les Possibilités : 10 saynètes mettent en scène un univers cataclysmique où toute notion de bien et de mal a disparu. Barker interroge le monde de l'après - Auschwitz et l'«authentique angoisse morale» qui en résulte. Le spectateur, placé face à lui - même, ne se voit dicter aucune réponse.

    Howard Barker, auteur d'une oeuvre impressionnante (plus de soixante - dix pièces), également poète et peintre, est l'une des voix les plus originales du théâtre anglais contemporain. Son «théâtre de la catastrophe» invente un espace qui interroge notre façon de voir et d'entendre. Les éditions Théâtrales et la Maison Antoine Vitez ont entrepris depuis 2001 de publier ses oeuvres choisies. Voici, à nouveau disponibles, les deux premières pièces qui l'ont fait connaître en France.

  • Qui croire. Notre quotidien est imprégné par la religion, qu'on le veuille ou non. Mais quels sont les mécanismes de la croyance ? Dans ce monologue traversé de voix, qui alterne entre faits scientifiques (neurones miroirs, tumeurs responsables de crises mystiques) et cheminement personnel du personnage, c'est bel et bien la notion d'adhésion qui est interrogée.

    DISTRIBUTION : monologue pour un.e comédien.ne / GENRE : drame intime.

    Lointaine est l'autre rive. Willy, Ama, Victoire, Elio. Quatre personnages, quatre tableaux, quatre façons de survivre après une catastrophe humanitaire dont on ignore l'origine.
    « Autant de destins croisés qui affrontent la peur et la douleur pour ne pas laisser le silence l'emporter ; autant de voix, puissantes et jamais résignées, qui s'abattent sur le monde pour en chanter la sombre beauté et tenter de répondre, par leurs cris, à cette lancinante question : qu'est-ce qui fait de nous des Hommes ? » Guillaume Poix.

    DISTRIBUTION : 6 femmes, 6 hommes. Distribution modulable. / GENRE : drame intime.

  • Avec ces deux textes très différents, Guillaume Cayet poursuit sa recherche d'un théâtre de résistance. Il offre une partition quasi musicale pour une actrice, mais aussi une large distribution pour des troupes. Un théâtre à lire et à jouer pour rester debout.

    Jérôme Laronze, paysan éleveur, résistant aux injonctions de traçage sanitaire de ses bêtes au nom d'une agriculture humaine, est abattu par un gendarme au neuvième jour de sa cavale. En neuf mouvements comme neuf étapes d'un oratorio imprécatoire, sa soeur prend la parole et, dans un souffle, érige telle Antigone un monument à ce frère dont elle dénonce la mort.

    Les Deux sont des soeurs, la grande et la petite, coincées dans leur village désindustrialisé, vouées à un destin de victimes par un déterminisme social contre lequel seule la petite semble décidée à se battre. Par de courtes scènes aux dialogues épurés et saillants comme des uppercuts, l'auteur plonge dans cette France périphérique oubliée.

  • La victime d'un crime atroce est convoquée dans le bureau aseptisé d'une administration pour choisir le châtiment de son agresseur?; c'est la procédure légale. corde. raide est une pièce bouleversante sur la décision d'une femme.
    Par le biais d'une écriture tendue comme une corde, épurée de toute fioriture spectaculaire, le trio de personnages nous entraîne dans un univers glaçant. Impossible de demeurer indifférent·e devant ce texte redoutable qui plonge acteur·rices et spectateur·rices dans le jeu haletant et singulier imaginé par debbie tucker green, dramaturge incontournable du théâtre anglo-saxon d'aujourd'hui.

  • Les quatorze sketches rassemblés dans ce recueil dévoilent de nouveaux aspects du théâtre satirique et comique de Hanokh Levin.
    Ici, le dramaturge israélien excelle à décaler insidieusement la situation la plus quotidienne afin de la pousser vers un non-sens inéluctable. Dans cette suite de séquences à l'écriture incisive, il propose une galerie de personnages prêts à tout pour avoir prise sur l'absurdité de la vie. sauf à prendre le risque d'exister. Eclairées par le prisme grossissant d'une lucidité exacerbée, leurs piètres stratégies sont mises à nu.
    Leurs tentatives avortées pour gagner un semblant d'importance, ou leurs comportements dont l'implacable logique n'a d'égal que l'inéluctable échec, tout cela nous renvoie à nous-mêmes et à nos vaines gesticulations. De monologues en duos - voire en trios -, Le vin aiguise sa plume pour livrer ces sketches à l'efficacité diabolique où l'humour noir flirte avec le burlesque.

  • B. Traven, né Otto Feige à la fin du XIX e siècle, commence sa vie comme mécanicien puis métallurgiste. Syndica- liste actif, il rompt définitivement avec sa famille, change de nom et devient le comédien Ret Marut. Commence alors une vie faite de tournées en Europe. Lors de la Deuxième Guerre mondiale, il est journaliste et parcourt à nouveau le continent avant d'émigrer au Mexique. Abandonnant une nouvelle fois son identité, il prend le nom de B. Traven, devient photographe puis publie de nombreux romans, dont neuf seront adaptés au cinéma de son vivant.
    Figure mystérieuse, auteur reconnu aujourd'hui oublié, B. Traven disparaît derrière son oeuvre pour ne laisser que quelques traces intangibles.

    « Poursuivant leur exploration de l'histoire du XX e siècle et des mythologies de la culture pop, Frédéric Sonntag et la compagnie Asa- NIsiMAsa nous entraînent, entre roman d'aventure et film d'espionnage, de la Première Guerre mondiale à la crise des subprimes, de la république de Bavière à la révolte au Chiapas, en passant par les années sombres du maccarthysme et les coups d'État des années 1970 en Amérique du Sud, dans le sillage des multiples vies - réelles et fictives - d'un homme pour qui la question de l'identité fut une obsession de nature politique. »

  • Sa mère envoie Isadora chercher des framboises. La jeune fille traverse la ville à la recherche des fruits pour la tarte qu'on prépare aux invités, s'échappant ainsi - peut-être pour la première fois - de sa vie monotone et bien réglée. Elle fait alors la découverte du monde et de l'altérité et croise sur son chemin des créatures mi-humaines, mi-animales : le garçon-cheval, les pingouins travailleurs pour finir par s'envoler avec une nuée d'oiseaux.
    Récit d'émancipation dans un souffle, pour une ou plusieurs voix, ce voyage initiatique d'Isadora interroge la féminité, le désir, la liberté, dans une écriture poétique, étrange et subversive.

    DISTRIBUTION : libre, pour un.e ou plusieurs comédien.ne.s et/ou voix.

    GENRE : drame intime.

  • Hanokh Levin, auteur majeur de la scène israélienne contemporaine que la France découvre depuis quelques années, n'a cessé de questionner l'écriture dramatique et d'explorer de nouvelles formes théâtrales, afin d'ausculter au plus près la comique tragédie de l'existence. Chacune des trois pièces regroupées dans ce cinquième volume de son Théâtre choisi illustre une dimension différente de cette recherche d'un comique à l'état cru. Tout le monde veut vivre, fresque épique où il apparaît que personne, contrairement à Alceste, l'héroïne de la fameuse tragédie d'Euripide, n'est prêt à mourir à la place d'un autre. Yakich et Poupatchée, ou les improbables tribulations nocturnes de deux familles qui découvrent que ce n'est pas le tout d'avoir marié le très laid avec la très laide (leurs rejetons), encore faut-il que le mariage soit consommé... La Putain de l'Ohio, ou les affres d'un homme qui, pour ses soixante-dix ans, a décidé de s'offrir une prostituée mais qui, ne pouvant consommer, se voit obligé, pour rentrer dans ses frais, d'en faire cadeau à son fils. Un théâtre qui en dit long sur la condition humaine, mais aussi sur l'obscénité de nos sociétés dans leur rapport à l'argent, l'amour, le sexe et le pouvoir.

  • Dans Gertrude (Le Cri), Howard Barker revisite le Hamlet de Shakespeare et, dans Le Cas Blanche Neige, le conte des frères Grimm. Contre toute attente, il place au centre de ces pièces deux figures de reines, dont la sexualité et la fertilité incontrôlées les dotent d'un pouvoir irrésistible. Gertrude, la mère de Hamlet, vit une liaison torride avec Claudius. Cette passion sème force cadavres, victimes de leur quête obsessionnelle : capturer le cri de jouissance de Gertrude. La légendaire marâtre-sorcière de Blanche-Neige est ici une femme fatale, furieusement adultère, et qui subjugue sa jeune belle-fille. Cette dernière, devenue l'esclave sexuelle volontaire de sept inconnus, sera secourue par le prince d'Irlande qui, après avoir obtenu sa main, fécondera... la Reine. Barker explore la tragédie de la féminité en exposant des personnages extrêmes qui vont au bout de leurs passions. La langue envoûtante de l'auteur mêle les registres poétique, lyrique, impudique, voire obscène.

  • Dans ce texte engagé et poétique s'entremêlent les voix de quatre Federico(s), nés en 1921, 1951, 1981 et 2001. Tour à tour, chacun des trois Federico nous raconte la guerre d'Espagne : le grand-père l'a vécue, le père l'a subie, le fils l'a entendue, racontée par ses ascendants. Une quatrième génération s'invite, héritière des trois précédentes, qui n'a jamais connu la guerre mais qui côtoie la violence d'un monde qui part à vau-l'eau.
    Un texte mêlant quatre générations pour montrer la dimension atavique du lien intime et charnel de cette famille à la guerre d'Espagne. Entre flash-backs et ellipses, le texte explore 80 ans d'histoire européenne, avec un arrière-plan à la fois poétique et politique.

    DISTRIBUTION : Entre un et quatre hommes - peut être interprété par un comédien ou un choeur.

    GENRE : Drame intime et historique.

  • C'est la collection "historique", l'essentiel de la production avec 14 à 20 sorties chaque année. Les éditions THÉÂTRALES publient ainsi de nouveaux auteurs et soutiennent leurs "auteurs maison".On retrouve donc des auteurs français, de Azama à Rullier, en passant par Bonal, Besnehard, Cormann, Durringer, Fichet, Minyana ou Renaude, entre autres, et des auteurs étrangers tels que Belbel, Bouchard, Dalpé, De Filippo, Fischerova, Hacks, Horovitz, Müller, Murphy, Motton, Nadas, Rozewicz, Schwajda, Santanelli, Stock, Tabori ou Zahnd, par exemple.
    Les textes sont publiés en fonction de leur théâtralité - comme le démontrent les nombreuses créations dont ils font l'objet - et surtout de leur capacité à pouvoir être lus et appréciés pour leurs qualités littéraires.

  • Juin 2010, Reykjavik, capitale de l'Islande?: l'élection municipale porte à la tête de la ville l'humoriste Jón Gnarr à l'issue d'une campagne électorale punk initialement lancée comme un canular. Pour se moquer de la langue de bois des partis politiques en place, Gnarr a créé «?Le Meilleur parti?», qui promet tout et surtout n'importe quoi, puisqu'aucun élu ne tient jamais ses promesses. Finalement engagé dans une démarche sincère, l'humoriste développera la démocratie directe et participative au cours de son unique mandat.
    «?Dans le monde réellement renversé, le vrai est un moment du faux?», écrivait Debord en 1967 dans La Société du spectacle. En contant cette fresque loufoque, constituée d'éléments réels et fictionnés, Faustine Noguès offre une partition théâtrale déjantée pour une distribution large et modulable. Dans cette comédie politique, on croise à la fois des fêtes de zombies et le plan de sauvegarde d'une société municipale d'électricité. Décoiffant.

  • Un homme qui fait la démonstration (par l'absurde) qu'il n'est pas une mouche (surtout pour se rassurer) ; des frustrés qui entretiennent la boîte à fantasmes pour être bien certain de ne jamais y céder ; un garçon honnête (trop ?) qui rencontre une fille en bonne santé : le naufrage sentimental est là ; des chansons ; des tantes malades mais bavardes... Bref, tout un inventaire à la... Levin, qui offre ici, dans ce nouveau recueil de sketchs formant un cabaret jubilatoire, sa palette d'humour noir, mais salvateur. Bien sûr, il pointe notre condition d'humains animés par éros, la pulsion de vie, mais il invente la pulsion du petit, du mesquin, tout ça avec beaucoup de tendresse.

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