Septentrion

  • «Tout à coup j'ai pensé que la vie était belle. Pas belle comme quelque chose que tu observes dans une vitrine et qui ne t'appartient pas, qui ne t'appartiendra jamais et qui te nargue et te dis "Ce n'est pas pour toi, petit"; belle comme quelque chose de sanglant qui te tombe dessus par hasard, qui t'écorche, mais c'est ça la vie quand tu en es le centre, qu'il se passe quelque chose et que cela t'arrive à toi, tu peux dire alors qu'elle est belle, la vie.» «Si tu passes la rivière, si tu passes la rivière, a dit le père, tu ne remettras plus les pieds dans cette maison». C'est ainsi que commence la poignante histoire de François, jeune paysan naïf et ultra sensible en quête de vérité et de liberté. Prisonnier de son milieu familial rigide et fermé, il passe le plus clair de son temps à garder les cochons auxquels il parle et se confie.
    Avec ce premier roman, Geneviève Damas dépeint d'une manière très juste un univers rempli d'humanité, de compassion et de silences.
    Après une licence en droit, Geneviève Damas s'est tournée vers différents métiers du théâtre. Comédienne dirigée par les meilleurs metteurs en scène, metteure en scène elle-même, elle a écrit une quinzaine de pièces qui lui ont valu plusieurs prix. Avec Si tu passes la rivière, son premier roman, elle a remporté deux prix littéraires prestigieux: le Prix Rossel 2011 et le Prix des cinq continents 2012.

  • La commémoration du centenaire de la Grande Guerre a donné lieu à de nombreuses publications. L'économie n'a pas été oubliée. Mais la perspective est souvent restée très nationale. Cet ouvrage s'intéresse à l'économie du principal adversaire et perdant, l'Allemagne. Lui non plus n'était pas préparé à une guerre longue. Lui aussi s'est trouvé pris dans la contradiction entre mobiliser toutes ses forces sur le front et préserver la main-d'oeuvre pour assurer l'approvisionnent par l'arrière. L'État, avec un poids plus fort du pouvoir militaire en Allemagne, s'en est également mêlé de plus en plus, sans aller jusqu'à remettre en cause complètement l'initiative privée. La défaite finale était largement inscrite dans la disproportion initiale des ressources, aggravée par l'entrée en guerre des États-Unis. Les contributions des meilleurs spécialistes allemands, du charbon à l'agriculture, en passant par l'aéronautique ou la chimie, sont discutées ici par leurs homologues français.

  • Qui est Jan van Eyck? Si le peintre mosan a laissé des oeuvres fortes et innovantes qui ont fait sa renommée dans l'Europe du XVe siècle, et jusqu'à nos jours, les sources écrites très lacunaires ne laissent entrevoir que certains aspects du maître flamand et de sa personnalité. Entreprendre d'écrire la vie de Van Eyck constitue donc un défi que propose de relever cette biographie, en resituant le peintre dans les différents environnements qu'il a fréquentés, qui l'ont inspiré, et dans les réseaux auxquels il a appartenu, des bords de la Meuse à la flamboyante Bruges, en passant par la Hollande. Il s'agit de partir à la rencontre de Jan le peintre, mais aussi de Jan l'ambassadeur du duc de Bourgogne Philippe le Bon ou de Jan l'intermédiaire entre ses mécènes et des milieux artistiques foisonnants, de suivre le maître dans son parcours de vie, original par bien des aspects, et, en fin de compte, de donner corps à un nom demeuré célèbre, celui de Jan van Eyck.

  • Le rôle historique du cinéma est de nous avoir donné le visible une seconde fois, en ajoutant le temps à l'image. Il reste pourtant dans tout film une large part d'invisible : c'est elle qui est ici décrite, et explorée.

    Le cinéma en effet nous rend conscients de l'ambiguïté fondamentale de notre relation au visible. Sa force documentaire, comme son jeu inné avec la fiction, lui ont permis de convoquer les invisibles essentiels du monde, et aussi bien, des effets psychiques qui mettent en péril la visibilité du visible. Il nous autorise à croire que nous voyons vraiment quelque chose d'autre que le monde des apparences.

    Ce livre ne fait ni la théorie, ni l'histoire de cette doublure du visible que transporte le cinéma, mais en donne un panorama complet, attentif à ne jamais trancher abstraitement, mais à toujours s'appuyer sur des exemples concrets, et nombreux.

  • Pourquoi occulter les arbitrages sur lesquels sont fondées l'action - et l'inaction - publiques ? Qu'il s'agisse en effet des pandémies, du cancer du sein, des discriminations, de l'aide au développement, de l'intégration européenne, ou de la protection de l'environnement, de nombreux problèmes publics sont aujourd'hui dépolitisés. Ils ne sont pas discutés en tant que choix de société mais confinés du débat démocratique. Explorant des politiques très différentes, cet ouvrage enquête sur les modalités de cette dépolitisation, ses procédés rhétoriques et ses dispositifs (secret, confinement, délégation). Il s'attache à en comprendre le succès, en identifiant ses usages politiques et contextes privilégiés. Il en analyse enfin les conséquences, sur les politiques publiques qui en font l'objet, les acteurs et groupes sociaux qui y sont exposés, et les systèmes démocratiques dont cette dépolitisation de l'action publique éprouve les fondements.

    Contributeurs :

    Vincent-Arnaud Chappe ;
    Jean-Baptiste Comby ;
    Audrey Freyermuth ;
    Claude Gilbert ;
    Emmanuel Henry;
    Moritz Hunsmann ;
    Sylvain A. Lefèvre ;
    Raphaëlle Parizet ;
    Cécile Robert ;
    Sébastien Vignon ;

  • En quoi l'horizon est-il un concept central de la phénoménologie husserlienne ? Si elle n'est pas neuve, cette thèse n'a, chez les commentateurs successifs, cependant pas encore reçu de véritable justification. Ce livre veut montrer qu'elle ne la recevra qu'en embrassant simultanément le problème de l'horizon et celui de la phénoménologie husserlienne comme telle. Car comment justifiera-ton la centralité d'une notion dans une philosophie, sans déterminer le centre d'une telle philosophie - centre à partir duquel seulement on peut fixer de façon motivée l'importance de cette notion ? Et comment apprécier le sens et la fonction de l'horizon dans la phénoménologie de Husserl sans avoir défini le principe de cette dernière ? L'horizon comme problème ne peut donc être déterminé que dans le cadre d'une entreprise phénoménologique dûment définie. En retour, on verra comment l'histoire de ce concept contribue à porter un regard neuf sur l'histoire de la phénoménologie husserlienne elle-même.

  • Le massacre d'Ascq du 1er avril 1944 a profondément marqué la mémoire et l'histoire de la Seconde Guerre mondiale dans le Nord. Il demeure aujourd'hui un enjeu de transmission mémorielle que l'enseignement scolaire de l'histoire ne peut ignorer. Comment cet événement de la Seconde Guerre mondiale est-il enseigné à l'École ? À quelles difficultés les enseignants sont-ils confrontés ? Plus généralement se pose la question de l'enseignement des traumatismes de l'histoire. Ce livre propose d'abord une mise en perspective historique de cet évènement tragique associant historiens et acteurs de la transmission mémorielle, puis une présentation des pratiques pédagogiques menées par des enseignants des écoles et collèges de Villeneuve d'Ascq lors des commémorations du 75e anniversaire de ce drame. Cet ouvrage donne des clés de lecture d'un événement parfois méconnu et ouvre des perspectives pour que lui soit donné toute sa place dans l'enseignement de l'histoire de la Seconde Guerre mondiale.

  • La règle de droit doit être à la fois contraignante et inspirée par le bien comme le suggèrent le glaive et la balance qui la symbolisent. Des critères précis permettent de distinguer la règle obligatoire de celle qui ne l'est pas et c'est le mérite de l'ouvrage que de les énoncer. Le bien, c'est ce qui est juste. Cette notion est symbolisée par la balance, instrument de mesure qui évoque la pondération, la justesse, l'équilibre, l'égalité et la vérité. La bonne règle de droit est tout entière gouvernée par le mot juste. Elle doit être appliquée avec rigueur. D'où un autre symbole, le glaive, affirmant l'obligation, la sanction de l'état.

    En fait le juriste assume une double fonction, une double mission. Il conseille, oriente les législateurs. Par ses conseils, par ses avis, il montre le chemin du droit, le droit chemin. Mais aussi il sait allier le coeur à la raison. Il laisse ouvert des domaines importants à la libre appréciation du juge, les domaines de l'équité, de la bonne foi, de la loyauté, de la grâce.

    Dans un territoire nouveau, conséquence des progrès de la médecine, celui de la bioéthique, la jurisprudence doit parfois être préférée aux lois, plus exactement l'espace et le temps interviennent. L'espace : le nombre de lois doit, dans ce domaine, être limité. Le temps : la situation est évolutive. Les lois peuvent parfaitement être modifiées en fonction des progrès de la science.

    À la rigueur du droit doivent constamment être alliées la chaleur de la vie, la profondeur de la réflexion. Par son approche éthique de la notion de droit, Xavier Labbée explique à l'étudiant la finalité de la règle, et l'invite à comprendre qu'il faut aimer le droit comme on aime la vie. Aimer le droit, c'est aimer la vérité et c'est vouloir que règne l'harmonie entre les hommes dans la justice et l'équité.

    Professeur Jean Bernard de l'Académie française.

  • La photographie au théâtre propose une approche nouvelle des relations entre théâtre et photographie qui montre que l'histoire du théâtre moderne et contemporain est intimement liée à la naissance et au développement du média photographique, partenaire essentiel ou source d'inspiration majeure dans des démarches de création d'artistes comme Konstantin Stanislavski, Etienne Decroux, Jean Genet, Thomas Ostermeier ou Romeo Castelluci par exemple.

  • Nous sommes, avons e´te´, serons tous un jour confronte´s a` l'e´preuve du deuil, a` sa de´chirure, a` sa violence aussi. Le deuil est une e´preuve car il impose un effort, un « travail », qui puise dans nos ressources, nous e´puise, tout en maintenant l'espoir d'un soulagement, d'une e´claircie, voire d'une forme de « relation » apaise´e avec l'autre disparu, ou tout du moins avec son souvenir. Le deuil interroge nos rapports à l'autre qui n'est plus et dont persiste l'image, mais également les autres qui nous entourent, nous contraignent ou nous soutiennent.

  • L'écriture contemporaine, qu'elle soit romanesque ou théâtrale, continue de réécrire Shakespeare et loin de se limiter à l'hommage ou au pastiche, fait acte d'ultra-contemporanéité par la pratique suivie et systématique de l'intertexte shakespearien, d'autant que les pratiques de réécriture textuelle pure se combinent et s'opposent à celles multiples de la réécriture scénique. Outre la richesse de son corpus critique, le numéro propose de nouvelles traductions d'un auteur majeur de la scène britannique : Tim Crouch.

  • De tout temps, le crime et le despotisme ont menacé la sécurité et la liberté. Partout et toujours, des hommes ont dû affronter des criminels et des despotes dans une défense quelquefois désespérée de leur sécurité et de leur liberté. - Comment des êtres peuvent-ils vivre ensemble sans que la liberté de l'un empiète sur celle de l'autre et sans que le conflit entre ces deux libertés les emporte dans une escalade fatale ? - Comment la sécurité est-elle assurée contre les menaces que font peser sur elle les criminels ? - Comment la liberté est-elle défendue contre les despotes, les dictateurs et autres oppresseurs ? - Comment les professionnels de la sécurité nous protègentils contre les menaces que font peser les délinquants et les criminels ? - Comment concilier la sécurité et la liberté ? L'auteur répond à ces questions dans une succession d'analyses empiriques sur la dynamique des rapports sécurité-liberté-criminalité.

  • Dans cette livraison spéciale de la revue Enjeu, publiée dans le cadre de leur partenariat "Mémoire et vigilance" par la FMD et le Conseil économique, social et environnemental (CESE), nous avons souhaité rendre compte d'une journée d'étude consacrée aux femmes dans la déportation sous le régime national-socialiste.

    Arnaud Boulligny et Pierre-Emmanuel Dufayel nous initient à la singularité de la déportation des femmes. Catherine Lacour-Astol livre une approche régionalisée de la répression-déportation des femmes en zone Nord-Pas-de-Calais. Philippe Mezzasalma s'intéresse aux aspects nouveaux de la déportation des femmes en terme d'engagements, d'analyse "genrée" et de construction d'une mémoire spécifique. Sandrine Labeau et Alexandre Doulut analysent les facteurs qui ont pesé sur le destin des femmes juives déportées de France et leur faible taux de survie. Patricia Gillet et Cyrille Le Quellec notent la convergence et la diversité des témoignages de déportées marqués par une volonté commune de transmettre leur expérience vécue. Marie-Claire Ruet analyse la contribution d'Anise Postel-Vinay, résistante déportée à Ravensbrück, à l'écriture de l'histoire post-concentrationnaire. Cécile Vast révèle l'importance d'un carnet où Lise Lesèvre a consigné pendant sa déportation les tortures subies, révélées au procès de Klaus Barbie. Boris Golzio explique le cheminement qui l'a conduit à réaliser une BD sur Ravensbrück. Emelyn Weber et Raphaëlle Manière présentent la délégation aux droits des femmes du CESE et rappellent l'actualité d'un combat combien nécessaire aujourd'hui encore. Enfin, Dafroza Gauthier et Nadia Tahir témoignent du rôle des femmes face au génocide des Tutsis et aux crimes de la dictature militaire argentine.

    Édité par Pierre-Emmanuel Dufayel, Benoît Garcia, Yves Lescure, Philippe Mezzasalma, Cécile Vast, Serge Wolikow ;

  • Clarifier, discuter et prolonger certains aspects de la grande fresque braudélienne sur la Méditerranée de la première modernité ont été les objectifs majeurs visés par les intervenants. Soixante-dix ans après la publication de cet opus magnum de l'après-guerre, il était devenu nécessaire de le confronter à de nouvelles recherches écrites dans d'autres perspectives. Il en est ainsi de la navigation commerciale, des croisières des flottes militaires et des errances d'une guerre de course qui sont inextricablement liées et parfois confondues. Les auteurs se sont en particulier intéressés à Malte et aux États barbaresques, foyers permanents d'une guerre de course chrétienne et musulmane endémique, ainsi qu'à la question de l'esclavage qu'elle induit.

  • Avec cette histoire compacte de la Suisse, l'historien suisse Thomas Maissen délivre la nouvelle vue d'ensemble longtemps attendue. S'appuyant sur les recherches les plus actuelles, il décrit dans un style fluide l'émergence de la Confédération suisse, son extraordinaire continuité, mais aussi ses nombreuses lignes de fractures jusqu'au passé le plus récent. Quiconque veut connaître les données essentielles de l'état actuel de la recherche les trouvera dans cette synthèse. Comment se sont formés les ligues fédérales et les mythes fondateurs ? Pourquoi la Confédération, divisée entre catholiques et protestants, n'a-t-elle pas été déchirée par ces tensions ? La Guerre du Sonderbund a-t-elle été nécessaire pour que naisse en 1848 un État fédéral moderne ? Pourquoi Hitler n'a-t-il pas conquis la Suisse en juin 1940, et comment la Suisse se positionne-t-elle à l'échelle internationale au XXIe siècle ? Écrit de manière compréhensible, ce livre explique l'ordre politique actuel de la Suisse à travers ses racines historiques.

  • Anthony Mann. Arpenter l'image est le premier ouvrage en français qui propose une analyse des films majeurs de l'un des plus importants réalisateurs hollywoodiens classiques, Anthony Mann (1906-1967). Celui-ci s'est investi dans les genres les plus importants de l'art cinématographique: film noir, western, film de guerre, péplum. Les auteurs visent, à travers ces analyses, à réfléchir l'image cinématographique et à contribuer à une philosophie de l'image.
    C'est que l'ambition de Mann est bien réelle: il s'obstine, tout au long de sa carrière, à comprendre ce qu'est l'image et l'action qu'elle donne à voir. Mann raconte et s'efforce de comprendre en même temps, à même ses images, ce que c'est que de narrer en image, ce qu'est une action qui est de part en part image. Mann arpente les images qu'il compose.

  • Comment habite-t-on à l'ombre des cathédrales et des châteaux ? Une vingtaine de chercheurs apportent des réponses originales à cette question en montrant, exemples à l'appui, comment on conçoit, construit, occupe, transforme une maison en ville et à la campagne, du XIIe au XXe siècle, dans le nord de la France. Terres d'échanges mais aussi de conflits souvent fatals au bâti ancien domestique, ces régions qui furent à la pointe de l'innovation architecturale retrouvent ici la place qu'elles méritent dans un panorama de la recherche sur la maison ancienne, en particulier médiévale, en plein renouvellement. Ce livre y contribue grâce à la diversité de ses approches qui empruntent à l'histoire, l'histoire de l'art et l'archéologie autant qu'à la littérature et aux cultures visuelles. Il offre au passage, sous la plume des meilleurs spécialistes, un bilan et des perspectives de découverte d'un patrimoine d'une étonnante diversité et adaptabilité à son environnement naturel et humain.

  • « Chaque lecteur est, quand il lit, le propre lecteur de soi-même ». Et si ce constat dressé par Marcel Proust pouvait également s'appliquer à ce lecteur collectif qu'est l'espace de réception, dans le cadre d'un transfert culturel littéraire ? L'observation de la diffusion, de la réception et de la traduction de l'oeuvre de Proust au Brésil permet d'appréhender les mutations culturelles que connaît le pays dans la première partie du XXe siècle. On découvre que cette oeuvre importée y est lue en rapport avec les différents espaces culturels du pays, et on comprend alors de quelle manière À la recherche du temps perdu devient dans ces Brésils un classique littéraire.En partant de la circulation littéraire, on mesurera le rapport des élites brésiliennes avec les interlocuteurs fantômes que sont durant la période la France et sa vie culturelle.Cette circulation de Proust est un révélateur qui offre une radiographie des milieux intellectuels brésiliens du premier XXe siècle.

  • Le pont Notre-Dame fut l'un des ponts habités les plus extraordinaires de Paris. Son histoire reste liée à celle de la fameuse Enseigne peinte par Watteau en 1720 pour le marchand Gersaint. En s'attachant à restituer son architecture disparue, ainsi qu'à̀ rendre sensible l'ambiance lumineuse et sonore de son environnement, les auteurs de cette restitution offrent une exploration inédite du pont en 5D ainsi qu'une réflexion sur l'apport des technologies numériques à la recherche historique.

  • La commémoration de l'affichage des 95 thèses par Luther en 1517 a de nouveau mis en avant la question des indulgences, reprise ici de manière apaisée et novatrice, par la pratique et dans le long terme, des fonds documentaires médiévaux aux réseaux sociaux.

    La trentaine d'études réunies n'entre pas dans la polémique mais entend mettre en valeur des témoignages concrets d'appropriation des « pardons » qui en disent aussi long que les textes doctrinaux et font apparaître la circulation entre le prescrit et le vécu. Le choix du long terme permet de saisir les inflexions d'un marqueur identitaire de l'Église latine qui a traversé les siècles.

    Trois questions sous-tendent les analyses. Qui peut octroyer et prêcher les indulgences : les évêques ou seul, le pape, lors des Jubilés ? Comment les gagner : l'argent y suffit-il ; qu'en est-il des actes de piété et des dispositions intérieures ? Comment s'en servir ; quelles causes spirituelles ou politiques justifient leur distribution ?

  • Cet ouvrage à plusieurs voix entend rendre compte de ce qu'incorporer veut dire, en inscrivant la réflexion à l'interface de la philosophie et de la sociologie. C'est en tenant ensemble ce double mouvement de réflexion qu'il propose un horizon d'investigation permettant de mieux appréhender la façon dont le social habite dans les corps, s'incarne en eux.

  • Les oeuvres de réalisateurs tels que Hou Hsiao-hsien, Tsai Ming-liang, Ang Lee ou Edward Yang ont d'ores et déjà acquis leur place dans l'histoire du septième art. Mais au-delà d'elles, que sait-on du cinéma taiwanais ?
    Quelles ont été les principales étapes de son développement ? De quel contexte historique, social, culturel et politique est-il le produit ? Que nous apprend-il sur le pays qui l'a vu naître et grandir ?
    C'est à ces questions que ce livre se propose de répondre. Offrant la première synthèse large en français sur ce sujet, ses pages présentent l'évolution du cinéma taiwanais, des débuts aux dernières sorties, éclairant au passage les tensions historiques qui en traversent à tout moment le développement.
    Les présentations en fin d'ouvrage de vingt-cinq réalisateurs viennent compléter cette traversée historique, invitant le lecteur à la découverte de classiques incontournables, mais aussi d'oeuvres méconnues de ce cinéma d'une richesse étonnante.

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