Quadrature

  • Des voyages, des instantanés de vie surpris dans les trains. L'existence s'y conjugue, au fil des rencontres, à toutes les personnes du singulier et du pluriel. Des nouvelles comme des huis clos où l'être humain se retrouve face à ses fragilités, à ses drames mais aussi à sa faculté de résilience. Des nouvelles d'amour et de vie où chacun peut se reconnaitre.

  • Face à la mer

    Pierre Montbrand

    Un jeune étudiant amoureux de sa professeure d'anglais, un commandant de ferry voulant à tout prix retrouver une baigneuse aperçue de sa passerelle, un critique de cinéma à la recherche du passé d'Ingmar Bergman et de Harriet Andersson sur l'ile d'Ornö, un professeur d'université désargenté jouant les reporters sur les routes du Mississippi... Tous ont en commun la quête de l'éternel féminin, mystérieux et insaisissable.

  • Le bruit du rêve contre la vitre Nouv.

    Douze nouvelles sur le confinement, le Covid-19 et cette époque trop sûre d'elle-même qu'un virus a balayée.

  • Quand on est huissier, on doit souvent forcer la porte pour entrer chez les gens. Le cinéma et la littérature nous montrent des huissiers de justice froids et calculateurs. Celui dont il est question ici s'éloigne de cette image en fonction des personnes qu'il a en face de lui, de leurs problèmes et aussi de son envie de vivre différemment sa profession. Des liens particuliers se nouent et des histoires étranges, drôles ou émouvantes commencent. Elles sont racontées dans les quinze nouvelles qui composent ce recueil.

  • « Elle avait déjà décidé, c'est là qu'elle s'installerait. Elle avait retrouvé la vue, elle avait un horizon. Tout à coup, elle respirait mieux. L'air d'ici, elle le sentait, serait vivifiant. Elle serait bien dans cet appartement. De son cinquième étage, elle surplomberait les tracas, regarderait de haut ses chagrins ».

    Fenêtre ou couloir ? Contrairement à ce que proposent les compagnies ferroviaires, les choix sont nombreux, changeants et nuancés.
    Les personnages des dix-neuf nouvelles de ce recueil vivent tous des situations qui questionnent leur place, au sein du couple, de la famille, au travail, ou vis-à-vis d'eux-mêmes : place à trouver, à retrouver, à conquérir, à garder, à ajuster, à accepter ou à quitter.

  • Sanguines

    Pascale Pujol

    Douze tableaux, douze nouvelles, douze lunes devrait-on dire... Car on parle ici de lunes, de cycles, de sang. De menstruations. Un thème tabou, un bastion que la littérature a souvent refusé d'investir parce qu'il y a un je-ne-sais-quoi de tribal, de reculé, de primitif dans ces histoires qui doivent rester secrètes, refoulées ou proscrites : qu'elles soient accueillies avec déception, soulagement ou exaspération, les règles nous ramènent à notre condition animale.
    Balayant les préjugés, l'auteure parcourt ce delta maudit pour tenter d'accoster sur des rivages parfois glauques, mais pas seulement... En parler sans trivialité semblait définitivement exclu et pourtant Pascale Pujol vous laisse suspendu(e) au fil de son talent.

  • Alors, c'est du jazz

    Marc Menu

    Poète maintes fois déprimé, Marc Menu arpente les méandres de son existence avec la curiosité tranquille du passant. De temps en temps, il s'arrête pour prendre note d'un paysage, d'une idée, d'une rencontre - le plus souvent, avec un sourire amusé. Parce qu'il serait assez peu convenable de prendre tout ça au sérieux.
    Voilà déjà quelques années qu'il laisse à son chien le soin d'écrire ses textes à sa place. Celui-ci manie l'ironie avec assez bien de bonheur et tout en remuant la queue - ce qui, reconnaissons-le, de la part d'un auteur, serait inapproprié.
    Maintenant qu'il y pense - voilà déjà quelques années qu'on lui dit qu'il écrit mieux.

  • Grand-maman est entrée en maison de repos un 2 janvier. Elle y est décédée 5 ans plus tard. Il y eut donc 5 fois 52 semaines de lessives, de visites, de bisous, de sourires. Mais aussi une semaine et demie de dentier perdu, 17 jours de lunettes égarées, 14 jours d'hospitalisation, 5 anniversaires, 8,7 litres de liquides, renversés, 4 Noël et demi, 3650 tartines, principalement à la confiture. Ses angoisses. Mes réponses. Mes angoisses. Sans réponse. Et l'odeur de pisse, évidemment.

    Lorsque vous avez un proche en maison de repos, il est conseillé d'avoir le coeur bien accroché. Linda Vanden Bemden a donc accroché le sien et écrit des textes courts après chaque visite à sa grand-maman Angèle. Des instantanés postés par la suite sur les réseaux sociaux.

  • Quelques heures. Quelques jours tout au plus. Intrusion dans l'histoire de treize adolescents. Morceaux de vies. Arrachées. Rêvées. Courses effrénées pour tenter d'exister. Les pas de Jessica se perdent dans les rues froides de Bruxelles, tandis que ceux d'Eglantine se cherchent. Les yeux assassins de Nina. Les yeux gris de Marine. Du gris de la pluie au soleil des collines. Les rêves hauts de Maria. Le couteau de Julien. Par amour. Le couteau de Vlad. Pour les faire taire. Tous. Ne pas baisser la tête. Jamais.

  • Sam traverse les États-Unis pour retrouver son « super » pote Billy et finit sur le toit d'un château d'eau. Sally tombe en panne en pleine nuit sur une route déserte alors que la police traque un Petit Poucet qui sème les cadavres comme d'autres des cailloux. Tom rattrape sa fournée gâchée de cookies avant l'arrivée de Carrie dont il est amoureux depuis l'adolescence etqui tapine à Vegas...
    Tout ça, bien sûr, c'est rien que des histoires. Et si rien ne s'y passe comme prévu, c'est parce que si elles ne surprenaient pas l'auteur il n'aurait aucun plaisir à se les raconter.

    En lisant les dix nouvelles qui constituent ce recueil, on se dira que Thierry Covolo a un certain penchant pour la littérature américaine, et on aura bien raison. Né au milieu des années soixante, cet auteur lyonnais est régulièrement publié en revue. Plusieurs de ses nouvelles ont été primées. La plus jeune des frères Crimson est son premier recueil.

  • à voie basse

    Aliénor Debrocq

    "Un truc glauque, pensait-elle. Écrire un truc bien glauque entre deux tétées. Pour s'échapper. Retrouver un peu de consistance, suspendre la dilution. Celle des fluides - lait maternel, salive du nourrisson, pipis en série. Celle de l'amour absolu dont elle avait longtemps rêvé mais qu'elle n'imaginait pas rencontrer dans le regard bleu foncé et les gazouillis naissants d'un tout petit bout de fille".
    Tout commence sans crier gare, par une attente longue de promesses. Neuf mois dans la pénombre d'un corps de femme. Puis vient la vive lumière du premier jour et, avec elle, les étincelles, les compromis, les portes qui claquent. Treize nouvelles pour dire l'éblouissement, la peur, la joie, l'intimité des chambres et la dureté du monde où s'amorcent ces vies, dans un grand silence ou un grand bruit.
    Aliénor Debrocq vit à Bruxelles, où elle est journaliste et professeure de littérature. Le reste du temps, entre écriture et broutilles quotidiennes, elle a choisi : elle s'assied face à son vieux secrétaire et tourne le dos à la poussière.

  • Sur les berges du canal de Briare, on croise toutes sortes de gens, qui marchent, courent ou le contemplent, immobiles. Tous partagent le même besoin de s'y confier, mais chacun a ses propres raisons de s'approcher si près de ses berges.
    Et les écluses de s'ouvrir sur des flots d'amertume et de joie, d'espoir et de résignation...

  • « Nuit noire. Les phares éclairent ma caisse. Les portes claquent. Quatre types descendent, arme à la main. J'ai juste eu le temps de me libérer pour grimper dans l'arbre. J'observe la manoeuvre, perché au milieu du feuillage. J'ai la vessie qui tremble. Pourvu qu'ils ne lèvent pas la tête. Oublie les femmes, Maurice, et respire encore ces collants pour tromper ta peur. »

  • En love mineur

    Dominique Costermans

    « Le train poursuivait sa course dans la nuit tombante, en s'arrêtant toutes les cinq ou dix minutes. La narratrice se dit que ça pourrait donner un bon début d'histoire, un soir un train, une intersection entre deux trajectoires, une collision, et puis, le champ des possibles qui s'ouvre en délicatesse. C'était un bon début. Ça démarrait au quart de tour. Elle se sentait sure d'elle, maîtresse de la situation et de la tournure que pourrait prendre cette rencontre. » Romancière, essayiste, nouvelliste maintes fois primée, Dominique Costermans revient à ses premières amours : la tension amoureuse, la célébration du quotidien. De Bruxelles à Rome, de Chamonix à la Crête, en autant de nouvelles et de textes courts, elle nous invite à dix-sept promenades En love mineur.

  • Un avion qui décolle, c'est peut-être une semaine au soleil en perspective, ou qui sait un nouveau départ, une fuite, un adieu. Là-haut on échappe un peu à la pesanteur, on parle à des inconnus et on oublie ses problèmes de terrien. Le hall d'arrivée, c'est l'attente, la découverte, ou les retrouvailles. Dans un aéroport la vie prend des tournants inattendus : on y croise d'anciens amoureux et des existences antérieures, des pères qui attendent leur fils, des voyageurs impatients et des douaniers qui s'ennuient. Ces 18 récits parlent d'espoir et de nostalgie. Le plan de vol qui a changé, c'est celui de nos vies, qui ne suivent jamais le cours prévu, ou celui que l'on espère, ou que l'on redoute.

  • Mot compe double

    Françoise Guérin

    Prenez une tte bien faite, et laissez-y mžrir douze histoires de tout premier choix. Remuez, secouez, bouleversez l'ensemble sans masquer l'amertume. Pimentez-le d'humour, n'oubliez pas le style. Travaillez sans rel‰che. Vous obtiendrez un recueil de nouvelles noires ˆ dŽguster lentement ou ˆ mordre ˆ pleines dents, c'est selon. L'auteur pratique de faon inimitable l'art d'accommoder les restes dÕhumanitŽ ˆ la sauce aigre-douce. On en redemande!

  • Ecrire la quintessence de la nouvelle, celle dont parlait Hemingway et qui tiendrait sur le dos s dUune bote dUallumettes. CUest  cet exercice que sUest livr lUauteur de ce recueil en capturant ces histoires et en les limitant  cent mots,  la manire des indiens Jivaro pigeant les esprits dans des ttes rduites.

    Nouvelliste et romancier, Luc-Michel Fouassier est n en mai 1968. Il vit non loin des pavs en rgion parisienne.

  • Les hôtels des dimanches matins traînent leurs familles fatiguées, leurs couples mal éveillés et Inès joue à deviner lesquels d'entre eux ont eu, la nuit, l'occasion de se caresser. Très peu, à bien y regarder. Tout au plus les femmes sont-elles plus capricieuses, les hommes plus impatients. Et le tout se police autrement que dans les bas quartiers. En sourdine, sous des dehors civilisés, c'est le même marasme amoureux, la même absence de gaieté, les mêmes reproches désordonnés. Des familles piteuses, engoncées dans une vie trop rangée, des couples usés, qui attendent que soit terminée la représentation sociale pour rejoindre quelque émoi extra-conjugal, l'intervalle de semaines plus belles que le weekend... Ils emporteront dans leurs valises les savons et les shampoings, le gel douche, les savates, et peut-être, s'ils ont l'âme cleptomane, un peignoir ou un parapluie brodés à l'effigie de l'hôtel, qu'ils déposeront sur l'autel de leur chambre d'amis. Pour montrer il le faut bien qu'on a été à Paris, et qu'on y logeait plutôt bien.

  • Vous savez comment ça se passe... Un mot en entraîne un autre, et encore un autre, et puis... on ne sait pas jusqu'où ça peut nous mener.
    C'est qu'ils sont pervers, les mots, ils ont leur petite vie propre. Ils n'ont l'air de rien, comme ça, mais vu la façon dont il les aligne... bonjour les dégâts !

    Quand on pense que ce garçon avait l'air si convenable... Enfin ! Il faut espérer que tout ça n'aura pas de conséquences...

  • Six nouvelles. Six incursions dans lÕintimitŽ dÕune famille. Moments de crise ou alŽas du parcours. Un homme sÕinquite parce que sa fille nÕest pas rentrŽe le soir ; un garon se demande si, pour les vacances, il va encore rejoindre son pre qui les a quittŽs, sa mre et lui ; une femme, tout ˆ coup, doute de son couple... Tout le clan se rŽunira pour les quatre-vingts ans du grand-pre... qui jettera sur sa fte une ombre inattendue.

  • Qu'elle croise un bellâtre qui admire son reflet dans une vitre, un gros caïd qui lit Babar à son bébé, une femme qui se prend pour un contrôleur de train ou un vieux chauve qui lui rappelle un chauve plus jeune, l'auteure met en lumière des anonymes croisés dans le métro. Drôles, tendres ou acides, ses portraits, qui nous dévoilent aussi un peu d'elle, nous donnent envie de relever la tête pour regarder les autres.

  • Il y a Alice, qui n'aime ni Paris, ni le métro, ni les petits encarts de poésie qui y sont affichés. Qui n'a guère d'autre choix que de faire avec, cependant. Alors elle râle. Pas toujours.
    Il y a Nadya, qui souvent marche sur un fil, et qui boit ces quelques vers arrachés au métro comme si sa vie en dépendait. Elle en dépend peut-être. Allez savoir...
    Et entre les chassés-croisés de Nadya et d'Alice, se glissent d'autres histoires avec un soupçon de poésie, et sans métro.

  • À première vue, les protagonistes de ce recueil sont peu ambitieux. Ils essaient de garder leur job et leur conjoint, de réussir leur divorce, d'éduquer les enfants, de soutenir un proche, de se pencher sur un mourant... Ils espèrent être appréciés et vivre en harmonie avec leur entourage. Rien d'extraordinaire. À première vue. Car les relations humaines sont rarement simples. Souvent honteux de leurs peurs et de leurs faiblesses, ces personnages nous touchent parce qu'ils nous ressemblent dans leur désir, si souvent contrarié, de « bien faire ».

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