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  • Sans que Freud ne lui consacre jamais une réflexion spécifique, l'amour est néanmoins au coeur de la pensée freudienne. « Faim et Amour » est la forme métaphorique de la première théorie des pulsions, et « Éros et Thanatos » de la seconde. L'amour, dans son soubassement énergétique de libido, est en quelque sorte le pivot de sa pensée du conflit, témoin de la complexité de la dynamique psychique.

    L'amour de transfert, quant à lui, est le coeur de la cure, dans ses excès, ses inhibitions, ses renversements en haine, ou son cours tempéré, dans le meilleur des cas. Aujourd'hui, on constate une inflation théorique de la réflexion sur les pathologies narcissiques, limites, mais la clinique, quant à elle, continue de décliner, à chaque séance, ou presque, les avatars des rencontres amoureuses, des frustrations, des ruptures, des solitudes... Si les psychanalystes ont souvent mis en lumière les difficultés de l'amour, ils ont été plus discrets sur les bonheurs qui lui reviennent et sa force créatrice. Ce volume des « Débats », sans jamais en nier les complexités, voudrait ne pas couper les ailes d'Éros.

  • Tout comme l'inquiétante familiarité, l'altérité est source d'angoisse mais aussi de réorganisation salutaire. Tant lorsqu'elle survient de l'extérieur que lorsqu'elle vient des profondeurs de l'intime et trouble les contours de l'identité.
    La langue au demeurant donne à entendre son ambiguïté foncière : le terme d' 'autre' peut en effet désigner tout autant le semblable et le bien connu que la nouveauté radicale. La problématique de l'altérité centre la réflexion sur la nécessité de penser le lien qui s'établit entre le même (le sujet, le bien connu) et ce qui se dresse au dehors ou au dedans comme étranger différent (inconnu, inouï). Il s'agit au fond de mener la réflexion sur la place accordée à l'étranger intérieur et à l'accueil qui peut lui être fait.
    Le présent numéro de Débats en Psychanalyse se propose de revenir sur cette dimension essentielle de la psyché telle qu'elle se manifeste dans les différents registres cliniques comme aux différents âges de la vie. Au creux de la situation analytique, cette construction du sentiment d'altérité dans la confrontation et la rencontre avec l'autre, parce qu'elle conjugue le différent et le semblable, nous semble au coeur de la dynamique de la psyché et de son déploiement.

  • L'excitation est une notion empruntée par Freud au philosophe et psychologue allemand Gustav Fechner dans son acception physiologique. Il lui donne une dimension essentielle dans ses développements métapsychologiques. À sa fonction économique, sont associés les aspects qualitatifs ouvrant sur les notions de pare-excitation, de co-excitation libidinale, de masochisme érogène, etc...
    De la clinique contemporaine à la psychosomatique, en passant par la psychose maniaco-dépressive et les problématiques autistiques, les auteurs explorent la fécondité comme les limites de la notion.

  • La conception psychanalytique du symptôme a révolutionné la manière de le concevoir et de le traiter. Au lieu de l'envisager sous le seul angle d'un dysfonctionnement pathologique par rapport à la norme, Freud a dégagé le mécanisme de formation des symptômes en lien avec une conflictualité psychique menant à un compromis. La psychanalyse a donc pour effet de « valoriser » le symptôme, d'en faire une création du sujet inconscient.
    À l'heure où l'efficacité thérapeutique se mesure souvent à la disparition des symptômes perturbateurs, il importe de faire valoir la portée de la conception psychanalytique des symptômes dans ses différentes dimensions, non pour se satisfaire de leur persistance, mais pour permettre une écoute et une interprétation renouvelées.

  • Dans une société judéo-chrétienne où Dieu a mandaté son fils sur terre, la « Maternité » incarne la médiation reine de ce transfert sacré à l'écart des impuretés de la sexualité :
    La « Maternité » de la Sainte Vierge n'a pas détruit sa virginité.
    Tout est alors en place, et depuis fort longtemps, pour le maintien d'un paradoxe insistant dans notre univers culturel : la sacralisation idéologique de la fonction symbolique de la « Maternité » au singulier n'a d'égal que les cruelles et souvent tragiques mises à l'épreuve au quotidien des « maternités » plurielles.
    C'est dans l'amplitude, souvent violente, de cette contradiction entre les enluminures d'une « Maternité » idéalisée, clivée de la sexualité et les vicissitudes de « maternités » « humaines, trop humaines » toujours singulières, que la psychanalyse peut être mise à l'épreuve. C'est ce que les auteurs de cet opus des « Débats de psychanalyse » ont tenté en s'aventurant cliniquement dans les mystères des maternités.

  • La mort de la psychanalyse a été annoncée dès sa naissance. Une vieille antienne, donc, à ceci près que du temps de Freud elle venait de ses détracteurs, tandis qu'aujourd'hui il arrive qu'on l'entende aussi du côté des psychanalystes eux-mêmes. Est-ce une crainte lucide ? Un espoir ? Un projet ?
    Un fantasme dépressif voire hypocondriaque dont il faudrait analyser la dimension (auto)destructrice ?
    Dans cet ouvrage ont été recueillies les réflexions de divers psychanalystes, s'interrogeant sur la place possible de la psychanalyse aujourd'hui et sur ses capacités transformatives dans un monde en pleine mutation. De l'ensemble de ces textes se dégage l'idée que si l'analyse est selon toute vraisemblance mortelle, elle est bien vivante aujourd'hui, en tant que façon de penser, d'écouter et d'éclairer nos vies et notre monde intérieur, ouvrant toujours un chemin possible vers une façon plus libre, plus heureuse et plus responsable d'être au monde.

  • Le temps de la cure et le temps de notre société s'opposent-t-ils ? Avec son culte de la vitesse, du quantitatif, de la performance, de l'efficacité, et son exigence du « tout, tout de suite », l'urgence contemporaine semble bannir toute confrontation à l'absence, au manque ou aux limites, court-circuitant la voie longue de la pensée et de l'élaboration psychique.
    Les psychanalystes peuvent-ils éviter ces confrontations entre les temporalités de notre monde interne, qui ont leur rythme propre, et l'ordre actuel du temps, qui se veut toujours plus productif à moindre coût psychique ? La résistance à la psychanalyse trouve-t-elle, dans ce nouveau malaise, un champ royal où se loger ?
    Ces thématiques, l'établissement de la temporalité psychique et la maltraitance que lui inflige le monde contemporain, comme le rôle que peut jouer la psychanalyse dans son (r)établissement, sont mises en question par les auteurs de cet ouvrage.

  • Dans la vie psychique, quand quelque chose s'interrompt, on peut y voir une rupture sans appel conduisant à la désorganisation ou au contraire un moment de crise préalable à un changement salutaire. Si la rupture est un effondrement, la crise permet en revanche une césure dans la continuité, et avec elle l'émergence d'une qualité, d'une détermination, d'une propriété qui altère assurément ce qui était là jusqu'alors.
    Elle organise un renouveau, bouleversant certes, mais parfois salutaire pour un organisme auparavant condamné à l'homéostasie ou à la répétition.
    En ce sens, la crise tranche et différencie, au point même qu'on peut sans paradoxe se demander si la technique de l'analyse n'a pas pour fonction (ou, à tout le moins, pour effet) de conduire le s ujet à une crise. En analyse, la crise serait alors induite par la méthode, car les crises inhérentes à la vie de l'individu, celles qui éventuellement l'ont décidé à consulter ou ponctuent la vie du patient, ne sont pas les seules qui résonnent dans l'espace de la séance. Il y a celles qui sont propres au processus analytique et à son déploiement.

  • Le courant de pensée psychanalytique né il y a une cinquantaine d'années avec l'École de Paris de psychosomatique n'a eu de cesse de se développer au cours de son histoire. Cet ouvrage examine l'évolution de ces théorisations depuis les travaux des pionniers qu'ont été Pierre Marty, Michel Fain et Michel de M'Uzan, jusqu'aux avancées théorico-cliniques contemporaines.
    Comment ont évolué, ces dernières années, les conceptions théoriques sur la psychosomatique, après les débats qui les ont mises au travail vis-à-vis de la théorie freudienne ? Quels sont les autres points de vue qui peuvent être mis en perspective avec les développements des psychosomaticiens ? Quels sont les développements récents des théorisations psychosomatiques ? Et dans quels champs ces théorisations peuvent-elles constituer des apports nouveaux ?
    Telles sont les questions ici traitées.

  • La psychanalyse contemporaine différencie les agir-symptômes retrouvés dans les comportements (addictifs, transgressifs), des agir de transfert.
    En effet, l'Agieren Freudien se situe bien dans la dynamique transférentielle, et ce livre met en valeur la façon dont l'agir peut en fait être l'allié de la cure, ouvrant la voie à de nouvelles représentations advenues grâce à ce passage en extériorité. D'une remémoration qui échoue au signe d'expériences traumatiques passées au-delà du plaisir, l'agir dans la cure se considère comme une adresse que l'analyste doit mettre en forme et aider à symboliser. Les analystes contemporains cherchent à l'appréhender comme le signal et l'avantscène d'une transformation psychique nécessaire.

  • Peu de recherches psychanalytiques traitent de la sexualité masculine. La raison tient sans doute à l'évidence du thème. Mais pour avoir attribué au pénis un rôle-clé dans l'organisation psychique de tout être humain, Freud a sans doute été conduit à estomper la spécificité de la sexualité masculine comme telle. L'objet de cet ouvrage est d'en reprendre l'examen en faisant jouer les dimensions qui définissent sa singularité : d'abord la bisexualité au fondement de la sexualité de chaque sexe, puis la spécificité chez l'homme du rapport au pénis, enfin l'intérêt suscité chez lui par le sexe de la femme.
    Reste que l'image symbolique de la sexualité masculine est variable selon les temps de l'histoire et les époques d'une vie, comme le sont ses formes et ses troubles. C'est ce que montrent également plusieurs chapitres du présent ouvrage.

  • Neuf textes introduisent à la compréhension de ce qui se joue dans la naissance, le développement et les destins de la pensée. Ils éclairent ses aspects positifs (mise en jeu de l'intelligence, créativité, sublimation) et ses impasses.
    Écrits par des psychanalystes, ils s'appuient sur l'expérience de la cure et du jeu du transfert/contre-transfert pour accéder à la mise en évidence de ces processus et des transformations offertes par la prise en charge thérapeutique.

  • Oral, anal, phallique, génital... ces qualificatifs souvent employés sont initialement liés à la théorie freudienne du développement libidinal, mais cette dernière semble " passée de mode ". La libido, cette énergie psychique de la pulsion sexuelle, et ses destins n'intéresseraient-ils plus les psychanalystes ? Ils restent pourtant au coeur de la clinique d'aujourd'hui, et l'oralité, l'analité, entre autres organisations libidinales, désignent des champs que parcourt toute la complexité des conflits pulsionnels, quelles que soient les pathologies.

  • Que peuvent les psychanalystes en des temps de terreur collective, de sidération et d'effroi ? Telle est la question principale à laquelle les contributions rassemblées dans le présent ouvrage s'efforcent de répondre. Comment peuventils privilégier la sortie du trauma, le retour à une dynamique de vie intérieure qui puisse s'inscrire à nouveau dans le temps partagé et la relation à l'autre ?
    Les événements dramatiques de 2015 nous ont brutalement rappelé la nécessité d'une telle réflexion. Pour un psychanalyste, il y a urgence à favoriser la vie psychique, avant tout, malgré tout, à tout prix. Mais il y a aussi urgence à saisir le chemin qu'emprunte la perversion des idéaux dans ses déchaînements mortifères.

  • Le conflit psychique est l'un des organisateurs majeurs de la psyché, il se présente le plus souvent comme une opposition entre deux termes, expression manifeste d'un conflit sous-jacent plus fondamental. La diversité des situations thérapeutiques abordées dans cet ouvrage (de la cure classique à la cure de l'enfant, en passant par des situations non-névrotiques) devrait aider à enrichir ce concept fondamental dans la théorisation de la pratique psychanalytique.

  • Faire du plaisir un principe régulateur n'a rien à voir avec un point de vue hédoniste. Freud décrit un appareil psychique chargé de réguler les états de tension interne, déclenchés par les besoins instinctuels. C'est le principe plaisir / déplaisir : la recherche de la satisfaction est celle de la réduction du déplaisir. Il note pourtant en 1920 que "certaines expériences de déplaisir sont contraintes à la répétition, ce qui donc passe outre au principe de plaisir".
    La sexualité montre que la recherche de satisfaction ne se confond pas avec la réduction des tensions et qu'elle peut aussi se mettre au service de la pulsion de mort. Par sa capacité de liaison, le masochisme érogène peut devenir un gardien de la vie. Le principe de plaisir est un levier de l'élaboration psychique, mais il faut aussi reconnaître dans la cure la place de la répétition et le rôle du masochisme érogène.

  • La psychanalyse est actuellement une mthode aux approches diversifies. A partir du dispositif classique du divan et du fauteuil, elle explore des cliniques, des situations, des psychopathologies diffrentes du schma nvrotique initial.

  • La collection est dirigée par Claude Le Guen et Jacqueline Schaeffer, psychanalystes. Elle publie des ouvrages de réflexion, qui alimentent les débats très nombreux en psychanalyse.

  • La représentation psychanalytique de l'enfant (et de l'adulte) se fonde sur une reconnaissance de la sexualité infantile. Toutefois, dans cette perspective, si la place de la libido est nettement inscrite, celle de la destructivité est rarement développée. L'objet de cet ouvrage est de préciser ce qu'il en est de la déliaison des pulsions chez l'enfant lorsqu'elle ne conduit pas (ou pas uniquement) à un simple retour de l'excitation.
    Dans ces périodes de vie où l'après-coup pubertaire n'a pas encore pu opérer de réorganisation psychique, comment penser ces aménagements défensifs face à une pulsionnalité difficilement prise en charge par les processus secondaires ? Quelle distinction convient-il de faire entre la cruauté infantile décrite par Freud et les recours aux actes agressifs qui constituent l'une des modalités d'expression d'une souffrance psychique parfois déniée ? Le propos de l'ouvrage est au fond de préciser les effets de la destructivité spécifique à l'enfant sur le devenir de sa psyché et d'envisager les modalités de prise en charge, thérapeutiques, éducatives, judiciaires et sociales qui peuvent s'établir utilement dans le respect tant de l'individu que du groupe.

  • Les auteurs poursuivent une réflexion sur le rôle d'un acte psychique dénommé meurtre, abordé en tant qu'opération fondatrice du psychisme et de la mentalisation. Ils approchent l'implication de cette opération dans l'art, la loi, la sexualité, la transmission, le politique, et la confrontent notamment aux lois de la biologie ou du cosmos.
    Le couple meurtre et fondation est impliqué dans toutes les cosmogonies, les théogonies, ainsi que dans la Genèse - par Caïn et Abel mais aussi dans la naissance de Rome par un fratricide, et bien sûr dans celle du peuple juif avec Moïse. Le meurtre est toujours impliqué dans les processus originaires de l'humanité.
    Une série de questions est abordée par chaque auteur. Une telle opération de meurtre est-elle nécessaire, voire indispensable à la créativité, à l'organisation de la Cité, à l'esprit du politique ? Comment dialectiser ce meurtre fondateur avec le meurtre destructeur ? Quel lien ce meurtre entretient-il avec la première assertion du complexe d'oedipe, et avec la tragédie humaine ? Quelles sont les conditions pour qu'un meurtre s'avère fondateur, et quel est alors l'objet visé ? Le meurtre ne serait-il fondateur que lorsqu'il s'inscrit au sein du procès fondateur de la pensée humaine, celui de l'après-coup ?

  • Comment opère le processus analytique ? Est-il le même dans une psychothérapie analytique et dans une analyse ? Et s'il est le même, pourquoi faire une analyse plutôt qu'une psychothérapie ? Et finalement : quelle différence y a-t-il entre une psychothérapie et une analyse ? A travers les réponses à ces questions et bien d'autres, les auteurs expliquent les raisons d'être de la cure analytique.


    Table des matières GILBERT DIATKINE, Avant-propos I -- LE DISPOSITIF : VOIR / ÊTRE VU Du bon usage de la passivité par Jean Cournut -- On est prié de ne pas tourner le dos par Marilia Aisenstein II -- QUEL PROCESSUS ANALYTIQUE ?

    Le perçu, l'agi et la représentation dans le processus psychanalytique par Philippe Jeammet -- Relation de compréhension psychologique et écoute métapsychologique par Bernard Brusset -- Quelques remarques épistémologiques à propos du travail psychanalytique en face-à-face par René Roussillon III -- QUESTIONS DE PRATIQUE Les psychothérapies des cas limites par Otto Kernberg -- A la recherche du processus analytique par Paul Israël -- Le « conflit thérapeutique » et la « neutralité » par Alain de Mijolla -- A propos de la consultation thérapeutique chez l'enfant et l'adolescent par Michel Ody -- Un statut du psychanalyste et/ou du psychothérapeute en Europe : problèmes et perspectives d'avenir par Alain Gibeault Conclusions par Gilbert Diatkine

  • Première approche globale et cohérente du psychisme humain, la psychanalyse se trouve aujourd'hui confrontée à des approches concurrentes. Peut-elle pour autant ignorer les apports des neurosciences et des cognitivismes ? Face à ceux qui prétendent nier l'inconscient et les acquis de la théorie freudienne, les auteurs de cet essai témoignent de la capacité de la psychanalyse à s'ouvrir et à se renouveler.


    Table des matières Avant-propos par Agnès OPPENHEIMER et Roger PERRON : Philosophie de l'esprit et psychanalyse I -- CONDITIONS D'UN DIALOGUE : Les sciences de l'esprit et la psyché, par André Green -- La mémoire inconsciente comme limite épistémologique, par Michel Neyraut -- Arguments pour un dualisme méthodologique, par Jacques Hochmann -- Cognitivisme, neurosciences, psychanalyse : un dialogue difficile, par André Green II -- LE CHAMP PSYCHANALYTIQUE : THÉORIE ET CLINIQUE : Origine sexuelle de la pensée, par André Green -- Le site analytique et la situation analysante, par Jean-Luc Donnet -- L'impossible deuil ou la vengeance de l'objet, par Claude Janin -- De l'association libre à la culture-révolte, par Julia Kristeva III -- AUX LIMITES ET CONFINS DE L'EXPÉRIENCE PSYCHANALYTIQUE Sciences cognitives, thérapies cognitives et psychanalyse, par Laurent Danon-Boileau -- Psychanalyse et cognition : ce que la clinique construit de leur relation, par Denys Ribas -- Une bille disparaît. Une lecture critique de la théorie cognitive d'Uta Frith sur l'autisme infantile, par Marilia Aisenstein -- Le corps, limite ou coeur de la cure ?, par Gilbert Diatkine Conclusions et perspectives -- Bibliographie

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