Pu De Quebec

  • Pourquoi le Québec est-il si actif sur la scène internationale??
    Qu'adviendra-t-il de la diplomatie catalane suite à la répression du mouvement sécessionniste par Madrid?? Comment expliquer la normalisation de la diplomatie flamande??
    Le présent ouvrage propose un portrait comparatif et actualisé de la diplomatie des nations dites «?minoritaires?», communément entendue sous le vocable de «?paradiplomatie identitaire?». Il jette un regard novateur sur les relations internationales des États non souverains en étudiant l'influence du nationalisme minoritaire sur la politique extérieure. Rassemblant les contributions de spécialistes de renom, il examine les plus récentes activités de l'Écosse, de la Catalogne, de la Flandre, de la Wallonie, du Pays basque et du Québec.
    Il se dégage un constat commun de l'étude de ces États?: plus que la mondialisation ou le régime constitutionnel dans lequel ils évoluent, c'est le nationalisme qui s'avère être la force structurante et l'élément déterminant de l'intensité et de la nature de leur diplomatie. Ainsi, au gré des dynamiques nationalistes et intercommunautaires, certaines nations non souveraines ont cherché à éprouver les limites de leur cadre constitutionnel ou sont devenues porteuses de revendications sécessionnistes. D'autres, par pragmatisme ou par nécessité, se sont recentrées sur des objectifs fonctionnels au détriment de leur dimension identitaire, allant parfois jusqu'à accroître significativement leur degré de coopération avec l'État souverain et leur niveau de conformité aux lois constitutionnelles. Cet ouvrage offre ainsi une grille d'analyse de la trajectoire que prennent plusieurs nations non souveraines sur la scène internationale.

  • Le présent ouvrage propose une introduction au champ d'étude de la sociologie du nationalisme. Il s'adresse aux étudiants en sciences sociales, ainsi qu'aux citoyens qui cherchent à expliquer et à comprendre les phénomènes nationalistes dans le monde contemporain. L'auteur analyse l'évolution de la recherche en la situant, d'une part, dans sa conjoncture historique et, d'autre part, dans le mouvement des transformations qu'a connu cette discipline depuis la fin de la Guerre froide. Puisant ses inspirations théoriques dans la tradition wébérienne, dans la sociologie historique et dans l'analyse politique contextualisée, ce livre illustre et met en relief les relations sociales, les modes de cognition, les stratégies comparatives et les processus sociaux qui sont étroitement liés à l'analyse du nationalisme. Une de ses caractéristiques est de faire voir que, si les approches macrosociologiques ont longtemps dominé la sociologie du nationalisme, il n'est plus possible, dans ce domaine comme dans d'autres branches de la sociologie politique, d'ignorer les mécanismes de niveaux mésosociologiques qui permettent de comprendre les pratiques nationalistes et ethniques dans leur contexte.

  • Le présent ouvrage offre un regard critique sur les politiques autochtones du Canada qui nous permettra de constater les avancées politiques et sociales obtenues par les peuples autochtones depuis les dernières décennies, mais aussi les limites imposées par l'État canadien, qui constituent autant d'apories. Il y a ainsi une contradiction entre la reconnaissance du statut de «nation» et du droit à l'autonomie gouvernementale et la volonté du gouvernement fédéral et des provinces de baliser considérablement ce droit, ce qui laisse peu de marge de manoeuvre à l'expression d'une souveraineté autochtone. Pour appréhender ces paradoxes, après une présentation de l'histoire des relations entre le Canada et les peuples autochtones et de l'état du droit autochtone, ce livre analyse les différentes politiques autochtones du Canada et des provinces ainsi que certaines expériences de mise en oeuvre de l'autonomie politique. Finalement, une comparaison de ces politiques avec celles de trois pays de traditions coloniales et juridiques similaires, soit les États-Unis, la Nouvelle-Zélande et l'Australie, permet de les mettre en perspective.
    Cet ouvrage donnera aux lecteurs l'occasion de se familiariser davantage avec les politiques autochtones et de mieux comprendre l'évolution de la relation des Canadiens avec les peuples autochtones qui ont été leurs premiers alliés et partenaires et qui, après plus de 150 ans de politiques de soumission, essaient de renouveler ces anciennes alliances mais demeurent souvent méconnus, créant ainsi non pas deux, mais de multiples solitudes au sein du Canada.

  • Ce livre rassemble des textes de chercheurs et chercheuses de plusieurs disciplines et des entretiens avec des leaders des Premières Nations travaillant à l'élargissement des espaces autochtones. Ces voix diverses donnent accès à des analyses de première main concernant les processus historiques et contemporains dans lesquels s'ancrent les relations entre les peuples autochtones, l'État et la société québécoise. Ces processus se font largement au détriment des premiers, comme la sphère publique québécoise commence à peine à le reconnaître dans la foulée de différents rapports produits pour les gouvernements fédéral et québécois. Ces rapports soulignent, du même souffle, les processus de résistance des peuples autochtones, de même que les trop lentes transformations sociopolitiques en cours.
    Peuples autochtones et politique au Québec et au Canada?: identités, citoyennetés et autodétermination apporte un éclairage novateur qui saura profiter tant aux spécialistes des questions relatives aux peuples autochtones qu'aux personnes soucieuses de mieux comprendre les dynamiques politiques qui marquent les communautés autochtones ainsi que la société québécoise dans son ensemble. Il présente des données de recherche inédites et des réflexions susceptibles de contribuer aux grands débats - concernant, par exemple, le racisme systémique, la violence contre les femmes autochtones et le partage du territoire ­- qui interpellent le Québec et le forcent à faire face à ses défis politiques.

  • Aujourd'hui, on a marqué l'histoire. Aujourd'hui, il y a beaucoup de Québécois qui ont mis de côté un débat qui nous a divisés depuis 50 ans. » En prononçant ces paroles après la confirmation de sa victoire aux élections québécoises de 2018, François Legault se réjouissait de la relégation de la question nationale à l'arrière-plan du débat public au Québec. Devant cette impression d'assister à la fin d'une époque, l'historien est tenté de revisiter l'histoire constitutionnelle pour trouver un nouveau sens à la polarisation entre l'indépendantisme et le fédéralisme qui a constitué la pierre angulaire de l'espace politique des dernières décennies.
    La pensée fédéraliste contemporaine au Québec : perspectives historiques lance cet ambitieux chantier de recherche en étudiant le penchant fédéraliste de 1950 à aujourd'hui. Quels sont les acteurs québécois qui ont déployé une forme ou une autre de fédéralisme ? Quelles sont les variantes des perspectives, des interventions, des valeurs et des représentations proposées par ces acteurs ? Quel rapport ces derniers entretiennent-ils avec le nationalisme québécois de la Révolution tranquille et de ses lendemains immédiats ? Les auteurs de cet ouvrage interdisciplinaire apportent des réponses à ces questions et plus encore tout au long des 19 chapitres qui le composent. Ce livre, qui offre un portrait actuel de notre paysage politique, intéressera donc autant le grand public que les spécialistes du domaine.

  • Au Québec, le mode de scrutin employé est le scrutin majoritaire uninominal à un tour. Il s'agit de l'un des modes de scrutin reconnu comme le moins désirable puisqu'il produit de fortes distorsions électorales et cause à l'occasion des anomalies dans les résultats électoraux. Depuis 1970, le Parti québécois et le Parti libéral du Québec se sont engagés à plusieurs reprises à réformer le mode de scrutin. S'alternant au pouvoir sans partage depuis plus de 40 ans, ces deux partis ont eu quelques occasions de mettre en place les réformes électorales promises, mais n'ont pas agi sur cette question. En 2018, une page s'est tournée dans le système partisan québécois et un nouveau gouvernement de la Coalition Avenir Québec fut élu. Le premier ministre, François Legault, a lui aussi promis de réformer le mode de scrutin?; un engagement réitéré à maintes occasions.
    Le débat sur la question est bien relancé et le présent ouvrage arrive à point pour participer à la discussion collective. Proposant une analyse théorique, empirique et normative, ce livre veut expliquer pourquoi les gouvernements québécois n'ont pas réformé le mode de scrutin jusqu'à maintenant et souhaite mettre en lumière les obstacles auxquels risque de faire face cette réforme au sein du gouvernement. Présentant plusieurs données qui n'avaient pas été publiées à ce jour, cet ouvrage s'appuie entre autres sur des entretiens avec des responsables politiques et sur les délibérations du Conseil des ministres.
    Pour plusieurs citoyens, le mode de scrutin demeure une institution invisible, dont ils connaissent peu les mécanismes. Toutefois, il importe de s'y intéresser puisqu'il joue un rôle politique central dans une démocratie représentative en permettant de relier les préférences de la population aux choix politiques des gouvernements. En lisant cet ouvrage, tous pourront comprendre les aboutissants de cette réforme s'ils veulent la voir se concrétiser au Québec.

  • La Constitution autochtone du Canada propose une réflexion sur la nature et les sources du droit au Canada. Si Borrows reconnaît que le système juridique canadien a contribué à engendrer un niveau appréciable de richesse et de sécurité dont bénéficient les citoyens à travers le pays, les conflits de longue date portant sur les origines, la légitimité et l'applicabilité de certains aspects de ce système l'ont conduit à soutenir que la constitution canadienne ne saurait être achevée tant que les traditions juridiques autochtones n'auront pas fait l'objet d'une acceptation plus large.
    Borrows nous convie ici à une exploration féconde des traditions juridiques canadiennes, du rôle des gouvernements et des tribunaux, et de la perspective d'une culture multijuridique, dans le but de comprendre et d'améliorer les processus juridiques au Canada. Il discute de la place des individus, des familles et des communautés dans le rétablissement et l'épanouissement du rôle du droit autochtone à la fois dans les communautés autochtones et dans la société canadienne en général. Cette oeuvre majeure, écrite par l'un des spécialistes du droit les plus éminents au Canada, s'adresse à toutes les personnes qui s'intéressent aux traditions juridiques autochtones au Canada et à leur place dans ce pays.

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