Pu De Namur

  • Michel Henry démontre, par le biais d'une phénoménologie radicale, que cette vie est un sentiment, ou, mieux, un "pathos" qui ne relève en aucune façon du monde. A partir de là s'ouvrent de toutes nouvelles perspectives sur la destinée humaine et sur notre modernité. Mais des questions surgissent aussi. Trois d'entre elles sont ici explorées. Premièrement la question de la méthode phénoménologique; deuxièmement, le problème du langage et de sa possibilité à partir d'une phénoménologie de la vie qui semble pourtant l'exclure; troisièmement, la question de la culture et de la politique comme affirmations ou négations de la vie originaire. On trouvera dans cet ouvrage une retranscription des interventions de Michel Henry, apportant d'éclairantes précisions sur ces différents problèmes ainsi que sur ses der nières recherches.

  • Lévinas peut-il susciter une réflexion sur l'histoire et nourrir un engagement dans l'histoire ? Pour répondre à ce défi, diverses questions s'entrecroisent dans ce recueil, aux confins de la philosophie, de la théologie, de l'histoire, des sciences humaines, sociales et politiques. Paul Ricoeur en assure la synthèse.

  • Des interrogations essentielles où, toujours, l' "autre" est en question traversent ce livre, inspiré par le philosophe Emmanuel Levinas et par la dixième étude de Soi-même comme un autre de Paul Ricoeur. Pour tenter d'y répondre et de clarifier la nébuleuse qu'est devenue aujourd'hui l' "altérité", l'auteur propose une typologie de l' "autre", qui se fonde sur des situations existentielles différenciées, selon que je prends distance par rapport à l'autre dans le retrait spéculatif, que je me laisse interpeller par lui dans le face-à-face ou que je me fonds en lui comme par immersion.

  • En quatre siècles, Faust s'est entouré, telle une aura, de centaines d'oeuvres littéraires, musicales, cinématographiques et picturales. Du magicien errant dans l'Allemagne du XVIe siècle, comme le rapporte la légende originaire, Faust a accédé au statut de mythe, un des seuls que l'Occident moderne ait sécrétés.Cette étude porte sur sept oeuvres représentatives des trois étapes du mythe. Conjuguant l'approche littéraire et philosophique, cet essai, inspiré d'Emmanuel Levinas et de Paul Ricoeur, s'attache à élucider le rapport de Faust à l'autre, que cet autre soit Dieu, la femme ou le mal - Méphistophélès. Par delà l'analyse littéraire, il veut montrer que Faust symbolise la condition de l'homme saisi dans ce chiasme dramatique, voire tragique, où se croisent et s'affrontent l'autre, soi et le mal.

  • L'ouvrage prend son point de départ dans la controverse Habermas-Heidegger qui a cristallisé les termes principaux du débat de la modernité avec elle-même : revisiter l'héritage des Lumières pour en réactiver les possibilités inemployées ou prendre congé de celui-ci en vue d'un tout autre commencement de la pensée.Éclairée par la magistrale logique de la philosophie d'Eric Weil et son analyse de la société moderne, une relecture attentive de ces deux grandes oeuvres entend faire apparaître la possibilité d'un dialogue fécond si on lit en contrepoint leurs analyses respectives du complexe techno-scientifique.

  • Pourquoi, après la Logique de la philosophie, Éric Weil a-t-il produit une Philosophie politique et une Philosophie morale et non une philosophie de la nature ou de l'art ?
    Le présent ouvrage s'affronte à cette question, capitale pour l'interprétation de l'oeuvre de l'une des plus grandes figures de la pensée contemporaine.
    Partant de l'idée d'une " histoire idéalisée " de la philosophie, ce livre dégage d'abord des noeuds de l'histoire de la philosophie auxquels il rattache l'oeuvre d'Éric Weil. Ensuite, il analyse le mouvement des catégories-attitudes, qui s'enchaînent dans l'ouvrage fon-damental qu'est la Logique de la philosophie, pour montrer qu'il atteint son point culminant dans la catégorie-attitude de l'Action.
    La suprématie de l'Action ainsi établie justifie son explicitation dans une Philosophie politique et une Philosophie morale qui la complète.
    L'achèvement de la philosophie dans l'Action que systématise la pensée d'Éric Weil coïncide avec une justification philosophique de l'engagement politique au terme de l'interprétation que propose cet ouvrage.
    Mahamadé SAVADOGO. Né en 1963. Professeur à l'Université de Ouagadougou (Burkina Faso) et chercheur associé aux Facultés Universitaires Notre-Dame de la Paix de Namur (Belgique), il a déjà publié aux éditions L'Harmattan, Philosophie et histoire en 2003, La parole et la cité en 2002 et Philosophie et existence en 2001.

  • Ce livre présente une lecture globale du corpus kantien sous un angle particulier : comment "penser" le mal ? Comme simple absence du bien ? Comme erreur ? Ou, ainsi que Kant l'a mis en évidence, comme une "grandeur négative", qui appartient à l'ordre événementiel et touche à la racine même de l'arbitre humain ?Cet ouvrage met en évidence la cohérence interne et les difficultés de la pensée kantienne concernant la problématique du mal. Au terme d'une analyse procédant par cercles concentriques, il montre que le coeur du mal radical réside dans l'impureté qui habite l'arbitre humain et trouve son expression exemplaire dans la mauvaise foi, à savoir le mensonge à soi-même. Il donne à voir à quel point l'oeuvre de Kant " donne à penser " aujourd'hui encore...

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