Pu De Bordeaux

  • La notion de « culture scolaire », qui intéresse de nombreuses disciplines en sciences humaines et sociales, n'a pourtant jamais fait l'objet d'un travail théorique spécifique dans le champ des didactiques. C'est ce que vise cet ouvrage, qui explore dans ses premiers chapitres les cadres théoriques par lesquels les didactiques disciplinaires saisissent la construction de la culture scolaire, et qui revient ainsi sur une théorie qui a fait susciter de nombreux débats et travaux depuis les années 1990, celle de la « transposition didactique ». Les trois derniers chapitres mettent à l'épreuve cette spécificité des approches didactiques de la culture scolaire à travers trois études de cas empruntées plus spécifiquement à la didactique du français et/ ou à la didactique de la littérature : la littérature scolaire, et tout particulièrement la question des classiques et des « extraits » ;
    Les exercices, qui sont une part originale de la culture scolaire et enfin les manuels scolaires, qui contribuent à construire cette culture tout autant qu'à la transmettre.

  • L'alternance est un modèle de formation consistant à associer théorie et pratique, de manière à faciliter la circulation des savoirs entre les lieux de formation et les lieux d'exercice professionnel.
    Cet ouvrage interroge les conditions de mise en oeuvre de l'alternance en vue de tendre vers une formation professionnelle des enseignants davantage intégrée. Les travaux de recherche présentés, menés dans des cadres théoriques divers (didactique disciplinaire, didactique clinique, clinique de l'activité, anthropologie culturaliste, théorie sociocognitive des apprentissages), permettent d'appréhender l'impact des dispositifs de formation par alternance à la fois du point de vue des stagiaires et des formateurs. Ils visent, pour une part d'entre eux, à mieux saisir ce qui se joue pour les stagiaires en termes de continuités et ruptures dans leurs expériences des différents lieux et temps de la formation professionnelle.
    D'autres, en se centrant plus particulièrement sur l'activité des formateurs mettent en évidence les difficultés qu'ils rencontrent pour s'engager dans un travail collectif de formation. Finalement, cet ouvrage suggère de dépasser le principe d'alternance et de repenser la formation des enseignants sur le principe de continuité.

  • L'ambition de cet ouvrage est de mettre à disposition des professionnels (chercheurs, formateurs, enseignants) des résultats de recherches récents sur ces premiers pas en écriture et dans l'univers de l'écrit en contexte scolaire.
    Par des perspectives empruntant à différents champs disciplinaires et des démarches variées (historique, collaborative, expérimentale, longitudinale...), les contributions composant cet ouvrage proposent des éclairages complémentaires largement centrés sur l'écriture en maternelle et au début de l'élémentaire. En ressortent des apports, d'une part sur les pratiques enseignantes : les représentations des enseignants, leurs choix et gestes professionnels susceptibles d'aider à la mise en oeuvre de pratiques d'écriture ajustées ; d'autre part sur les apprenants : leurs compétences en construction, leurs difficultés, leurs progrès en ce qui concerne une dimension scripturale précise ou la réalisation de tâches d'écriture plus complexes impliquant le déploiement de compétences multiples.

  • L'éducation inclusive est un objet épistémologique riche et polymorphe mais aussi un ensemble d'expériences concrètes les plus singulières et les plus inventives. Entre théories et pratiques, il peut être circonscrit de nombreuses façons : de décrets, circulaires et dispositifs institutionnels en recommandations de santé, de demandes sociales en pratique d'éducation, de soin ou de parole, il cristallise des questionnements pluridisciplinaires toujours délicats pour l'école.
    Comment prendre en compte la spécificité de chacun dans un contexte institutionnel normatif ? Comment ne pas l'exclure en l'enfermant dans ses différences ? Comment ne pas dissoudre sa singularité dans le vague tous pareils de la diversité globale, source d'injustices et d'inégalités ? Notre rapport personnel à la norme et à ce qui est jugé en dehors, les liens que nous établissons entre le même et l'autre, la mesure que nous prenons de ce qui est pour tous et de ce qui vaut de n'être que pour un seul ne cessent de nous interpeller au plus intime de nous-mêmes.
    L'ouvrage esquisse à la fois des axes d'analyses conceptuelles et suggère, sans jamais les imposer, des pistes d'action à partir de cas singuliers qui sont autant de rencontres uniques. Il propose au lecteur de s'interroger sur ce qui, dans chaque situation, a été le ressort d'un raccrochage à l'éducation a contrario des méandres socioéducatifs ou sanitaires de l'action publique où le jeune sujet peut parfois se perdre.

  • Ce livre est une réflexion collective sur les contenus d'enseignement et d'apprentissage menée par une équipe (Théodile-CIREL) de didactiques qui se caractérise par l'exploration incessante des concepts et des méthodes en didactiques. Le choix de se consacrer ainsi, pendant quelques années, à la question des contenus repose sur une exigence et une responsabilité : exigence théorique à l'égard des didactiques, conçues comme des disciplines qui se distinguent d'autres disciplines traitant de l'école par leur «focalisation sur les contenus», dont elles font leur «point d'ancrage» ; responsabilité sociale des didactiques sur la question des contenus, dans un contexte institutionnel de réformes de l'organisation disciplinaire de l'école, avec des incidences directes sur les contenus, lesquels ne sont pourtant pas, en tant que tels, une préoccupation centrale des politiques publiques ni, du reste, des programmes de recherche.
    Cet ouvrage et ses auteurs privilégient la recherche de concepts heuristiques plutôt que celle de théories à reproduire.

  • La théorie culturelle du développement du psychisme humain élaborée par Vygotski amena ce dernier à accorder à l'éducation et aux apprentissages - en particulier scolaires - un rôle de tout premier plan. Dans cet ouvrage - issu d'un colloque qui eut lieu à Albi au printemps 2007 - les contributeurs s'interrogent sur la manière dont des chercheurs en éducation et en didactiques des disciplines mettent en oeuvre certains concepts ou problématiques issus de la théorie vygotskienne dans leurs propres recherches. Cette mise en oeuvre, qui peut revêtir plusieurs formes, a conduit quelques-uns d'entre eux à réfléchir - à partir de leur « rapport à Vygotski » - sur le statut de leurs propres recherches. Vygotski et les recherches en éducation et en didactiques intéressera étudiants, futurs enseignants, éducateurs, chercheurs en sciences humaines, ainsi que tous ceux qui désirent découvrir ou mieux connaître l'influence de la pensée vygotskienne sur les recherches en éducation. Par la diversité de ses questionnements, mais aussi par la communauté des préoccupations qui s'en dégagent, il atteste de la vitalité de ce courant de recherches.

  • Cet ouvrage s'intéresse au rôle de l'activité langagière des élèves dans la construction de savoirs en sciences à l'école primaire.
    Pour l'auteur, le langage n'est pas seulement un moyen de communiquer sa pensée, il est surtout un instrument, une activité et le "milieu" qui permettent aux élèves de construire des modes d'agir, de parler et de penser nouveaux, pertinents pour l'activité scientifique scolaire. Ce point de vue l'amène à réinterpréter les problèmes de cohérence des discours en termes de contexte et de positionnement énonciatif. Il montre qu'il existe une forte liaison entre la construction des savoirs et celle de la cohérence des énoncés.
    Le travail s'attache à suivre, au fil des interventions didactiques, les changements de positionnement énonciatif des élèves, la transformation de leurs discours et la construction des savoirs. Dans le dernier chapitre, l'auteur interroge les pratiques actuelles d'enseignement et de formation des enseignants et invite à s'intéresser aux gestes professionnels encore méconnus qui fondent l'activité d'enseignement.

  • Dans une situation d'enseignement - apprentissage, l'enseignant organise les conditions de la rencontre des élèves avec le savoir. Quelles conditions peut-on identifier ? Comment ces conditions s'agencent-elles entre elles ? Dans la pratique de l'enseignant, qu'est-ce qui détermine l'organisation de ces conditions ? Quelle place occupent l'expérience, le rapport aux savoirs, les normes dans cette détermination ? Dans cet ouvrage une équipe de chercheurs issus de différents champs des sciences de l'éducation, tous formateurs d'enseignants, mène une analyse plurielle pour apporter des éléments de réponse à ces questions.
    L'étude porte sur deux séances de mathématiques, au sujet d'un même problème, menées par des enseignants d'expérience et de rapport aux savoirs contrastés ; elle s'appuie sur les séances réalisées en classe et les entretiens d'auto - confrontation menés avec les enseignants. Les études didactiques, psychologiques et sociologiques des chercheurs sont d'abord présentées successivement puis elles sont confrontées et articulées pour prendre en compte l'épaisseur de la pratique enseignante et augmenter l'intelligibilité de sa complexité.
    Cette recherche est publiée avec le soutien financier de l'IUFM des Pays de la Loire.

  • L'ambition de cet ouvrage est de défendre une didactique des sciences de la vie et de la terre (SVT) qui présente à la fois un ancrage épistémologique profond et un ancrage fort dans les sciences de l'homme et de la société. Ainsi, l'auteur a le souci d'articuler une problématique déjà élaborée (dite "de la problématisation") inspirée de Bachelard à une théorie psychologique de l'apprentissage dans la perspective de Vygotski et des prolongements que l'on peut donner à sa pensée en ce qui concerne le langage.
    Aussi s'intéresse-t-il aux pratiques langagières des élèves et du professeur au cours de l'apprentissage. Cette approche lui permet de requestionner des travaux classiques de la didactique des sciences dans une dialectique entre rupture et continuité (entre opinion commune et savoir scientifique, concepts quotidiens et concepts scientifiques) dans une nouvelle perspective de compréhension et d'interprétation des processus d'enseignement-apprentissage à travers le modèle de structuration des contextes.
    A titre d'exemples, des recherches empiriques choisies dans différents domaines des SVT (adaptation des êtres vivants, classification scientifique du vivant, devenir de la matière organique dans le sol, nutrition, communication nerveuse) et concernant différents niveaux de scolarité viennent soutenir l'enquête didactique de l'auteur. Ce travail - conduit dans une conception collaborative de la recherche en éducation, qui ne cantonne pas les professeurs à l'utilisation de dispositifs établis en dehors d'eux -, s'inscrit dans une nouvelle forme épistémologique dont il contribue à l'élaboration.

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