Presses De Sciences Po

  • Si les Françaises et les Français ne se reconnaissent plus dans l'offre politique, ce serait en raison de son organisation selon un clivage droitegauche largement obsolète. L'élection d'un Emmanuel Macron « et de gauche et de droite » en 2017 en apporterait la preuve.
    La politiste Janine Mossuz-Lavau, s'appuyant sur les enquêtes quantitatives de ses collègues et plus encore sur ses entretiens réalisés depuis cinquante ans auprès des citoyennes et citoyens, ne partage pas ce constat trop rapide. En regardant du côté de la demande, elle observe au contraire la permanence de ce clivage tout en mettant au jour les évolutions internes à ces oppositions de valeurs.

  • Alors que la mobilité est reconnue comme un facteur essentiel de développement humain, les deux tiers des habitants de la planète ne peuvent circuler librement. Quant aux pays traditionnels d'immigration, ils ont fermé leurs portes, si ce n'est bâti des murs ou installé des camps de rétention.

    Les effets pervers de la fermeture des frontières sont pourtant légion. Aux victimes innombrables, aux sans-papiers et aux sans-droits, s'ajoutent les camps de réfugiés, l'économie maffieuse du passage, les déficits économiques et démographiques liés à l'absence de mobilité, sans parler des coûts exorbitants des politiques de fermeture et d'expulsion.

    Face à ces paradoxes, ne vaudrait-il pas mieux inverser la logique ? Considérer que la liberté de circulation des personnes est un droit universel, tout en laissant aux États la possibilité de restreindre l'entrée sur leur territoire ?

    Un plaidoyer pour un droit à la mobilité et pour l'avènement d'une diplomatie internationale des migrations, plus urgente que jamais.

  • Le mouvement des gilets jaunes est tout sauf anecdotique. Tenter de l'expliquer en se focalisant sur la sociologie des participants ou en évoquant la montée des populismes et le rejet des élites n'est guère probant.
    Luc Rouban voit dans ce mouvement le symptôme d'une profonde mutation du rapport au politique. En épluchant minutieusement sondages, enquêtes, baromètres ainsi que les remontées du grand débat national, il met au jour les sources cachées de cette mutation, ce qu'il appelle la matière noire de la démocratie.
    Alors que l'offre politique est devenue un produit comme un autre et qu'une part croissante de la population se sent privée d'autonomie et subit les effets de la mondialisation, la lutte des classes a changé de visage, les notions de représentativité et d'universalité n'ont plus cours.
    À un débat démocratique centré sur la poursuite de l'intérêt général à long terme s'oppose désormais une vie politique réduite à un échange de court terme entre un citoyen-client et un élu-fournisseur. Le choc frontal entre ces deux visions difficilement réconciliables (et dans lesquelles, paradoxalement, gilets jaunes et macronisme se rejoignent) crée de lourdes menaces sur la démocratie.

  • Le Moyen-Orient est une des régions les plus instables au monde. Guerres civiles en Syrie et en Irak, transition politique douloureuse en Égypte, occupation massive de la Palestine par Israël, tensions récurrentes au Liban : autant d'exemples d'un état de violence qui a la particularité de s'exporter hors des foyers où il se déploie.

    La désertion du politique, dont la légitimité se fonde sur le dialogue, le compromis et la référence au droit, laisse le champ libre à un déferlement de violence multiforme dans cette région. Pour en décrypter les mécanismes, les auteurs prennent en compte cinq dimensions : les conflits territoriaux, les enfermements idéologiques, les replis identitaires, la résilience des autoritarismes et le contournement du droit international.
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    Une réflexion sur cet espace géopolitique majeur, que le déni du politique fait sombrer dans le chaos.

  • Depuis les débuts de l'époque industrielle, il y a deux cents ans, les activités humaines ont profondément modifié les cycles de la nature, d'où le terme d'Anthropocène pour qualifier la période contemporaine.

    Alors que les stocks de combustible s'épuisent, la dissipation exubérante d'énergie liée aux économies fondées sur la croissance touche à sa fin. Quelles en seront les répercussions politiques, économiques et sociales sur un système fondé sur une soif sans limites de ressources naturelles ?

    Ère d'accélération, l'Anthropocène brille de ses derniers feux. Le XXIe siècle sera celui de la " descente énergétique". Face à cette rupture profonde dans l'histoire des temps, adopter un autre modèle que le productivisme s'impose d'urgence.

  • Fin du clivage gauche-droite, conversion des Français au libéralisme économique et aux valeurs de tolérance, désir de vivre ensemble autrement... La victoire d'Emmanuel Macron en 2017 serait le signe d'une recomposition historique du paysage politique français, et le macronisme, une réponse aux attentes profondes du Français nouveau, ce citoyen du XXIe siècle.

    Et s'il s'agissait plutôt d'une élection par défaut, née d'un décalage inédit entre l'offre et la demande électorales dont le jeune président a su s'emparer avec un remarquable sens politique ?

    Pour tenter de retracer l'ADN du macronisme, à l'issue d'une année aux affaires, Luc Rouban s'appuie sur des enquêtes de grande ampleur portant sur l'opinion des Français comme sur l'entourage présidentiel et la nouvelle Assemblée. Ses trouvailles mettent à mal le mythe d'une « disruption » et pointent les paradoxes d'un pouvoir qui se veut horizontal et mobilisant les bonnes volontés, alors qu'en réalité il renforce la verticalité, crée de nouvelles oligarchies et accentue la fracture sociale.

  • Pour convertir les vertueux principes de frugalité et de basses technologies en programme politique, économique et social cohérent, il faudra s'assurer de répondre à la question majeure de l'emploi, et se forger une double conviction. Celle qu'une société de décroissance peut, à terme, être une société de plein emploi, harmonieuse et équilibrée, contrairement à la société de croissance qui est, par nature, en adaptation et déséquilibre permanents. Cette société de décroissance verra partir et disparaître sans regrets les activités inutiles, nuisibles, polluantes. Elle créera d'autres manières de faire.

    Troisième tome d'une trilogie consacrée à la décroissance, cet ouvrage se propose, de la permaculture aux systèmes de santé résilients en passant par les modes de gouvernances rendant possibles les expérimentations locales, de présenter la façon dont une économie de la sobriété peut être politiquement et institutionnellement mise en oeuvre.

  • Les élites s'en méfient, les populistes le réclament. Les uns y voient un dévoiement de la démocratie, les autres l'outil imparable de la décision populaire. Deux visions caricaturales qui partagent le plus souvent une grande méconnaissance de ce qu'est réellement le référendum.
    Derrière son apparent simplisme (répondre par oui ou par non à une question), cette institution se révèle multiple (référendums d'initiative partagée, d'initiative citoyenne, votations, etc.). Un référendum peut produire des effets très différents, voire contraires, selon le contexte de sa mise en oeuvre, la manière dont la question est posée, la façon dont les politiques et les citoyens s'en saisissent, etc. Reprenant une à une les critiques dont il fait l'objet, l'auteure défend l'idée qu'un référendum rénové pourrait, mieux que tout autre procédé de démocratie participative, restaurer le lien de confiance des citoyens avec le système politique et rendre la démocratie plus consensuelle.

  • Nous sommes tous égaux en droit mais les inégalités de tous ordres ne cessent de se creuser...
    Pour résoudre cette tension, il est tentant d'invoquer le mérite : n'est-ce pas, pour les sociétés modernes, la seule façon d'être à la fois justes et efficaces ? A maints égards pourtant, le mérite est source d'injustices. Est-il bien mérité ? Comment l'évaluer ? Son règne engendre de nombreux effets pervers : à l'école, où l'objectif de formation de tous s'efface en effet devant la sélection des plus méritants ; dans le monde du travail, quand se caler sur la réussite scolaire amène à négliger bien d'autres talents et conforte une concurrence délétère.
    Sans écarter toute référence au mérite, il faut accepter d'en débattre, d'en réévaluer sans cesse les contours et surtout admettre qu'il ne saurait constituer l'alpha et l'oméga d'une politique de justice sociale.

  • Les mouvements sociaux occupent aujourd'hui une place décisive dans la vie politique française.
    Ce livre en dresse un panorama, des grèves de décembre 1995 aux manifestations contre la réforme des retraites de 2010, en passant par l'altermondialisme, le Réseau éducation sans frontière ou Jeudi noir. Comment saisir leur rôle et leur poids dans la vie démocratique ? Quelles relations entretiennent-ils avec les partis politiques et les gouvernements ? Qu'est-ce qui fonde leur légitimité ? La protestation publique contre les politiques menées en leur nom est, de fait, le moyen pour les citoyens de se réapproprier la voix qu'ils ont déléguée à leurs gouvernants.
    Les mouvements sociaux ne sont dès lors ni une composante marginale du paysage politique, ni une menace pour la démocratie : ils en ravivent les principes fondateurs.

  • Pour retrouver le chemin de l'innovation et de la croissance, les entreprises du secteur culturel doivent renoncer à leur posture monolithique. Entrer dans le monde hybride qui est désormais le nôtre plutôt que dresser de vaines murailles réglementaires.

    En permettant à la multitude de participer à la création et au partage des savoirs, internet a aboli la frontière entre producteurs et consommateurs de biens culturels, et développé de nouveaux modes de création de valeur.

    Massivement adoptées par les individus, les nouvelles pratiques instaurées par le web 2.0 ne menacent pas l'existence du cinéma, de la musique ou des livres - aucun média n'a jamais tué ses prédécesseurs -, mais elles remettent en cause les logiques économiques qui ont dominé ces métiers jusqu'à présent.

    Loin de céder au catastrophisme ambiant, cet ouvrage propose quelques clés pour faire face à l'incertitude, pour apprendre à naviguer selon les nouvelles lois du monde numérique et à en relever les défis.

  • les gouvernements de tony blair et gordon brown ont créé un cocktail original fait de trois quarts de réformes néolibérales et antilibérales inspirées de l'exemple américain, d'un doigt de social-démocratie scandinave et d'une volonté aiguë d'expérimentation qui a profondément transformé la grande-bretagne.
    gouvernant le pays et son parti, le new labour, par une combinaison de slogans et d'indicateurs de performance, une force de conviction et un leadership extraordinaire, tony blair a réussi à faire accepter des réformes radicales de l'état et des services publics, tout en maintenant la croissance et la stabilité économique. alors que tony blair quitte la direction du pays, poussé par son parti, son rival, une affaire de corruption et une impopularité croissante aggravée par la perte de confiance liée à l'invasion de l'irak, cet ouvrage propose une analyse originale du laboratoire new labour et de ses effets sur la vie des citoyens britanniques.
    avertissement : cette révolution bureaucratique se diffuse en france et en europe !

  • Ils ont entre 15 et 25 ans et ils ont grandi avec internet. Ils participent massivement aux réseaux sociaux et le web a révolutionné leur façon de regarder le monde et de s'y projeter. Émergence d'une « identité numérique expressive », conversation en continu, productions artistiques amateurs, culture lol, raids de hackers, actions protestataires, attachement à une économie du gratuit : se dessinent ainsi de nouveaux profils psychologiques, une façon inédite de vivre ensemble et de s'organiser, un mode de consommation dont le modèle économique reste à créer. Mais, face à une innovation technologique d'une telle ampleur et aux transformations sociales qu'elle génère, ne peut-on d'ores et déjà parler de rupture anthropologique ?

  • La Chine fait face à plusieurs défis : une grave crise écologique, des tensions sociales liées notamment à la répartition de la terre et des richesses, et une stratégie internationale qui s'apparente à un exercice d'équilibriste. L'État-parti, mis en question par une société civile émergente, n'est plus le moteur mais le frein du développement. Enfin, habitée par un malaise identitaire récurrent, la Chine cherche sa juste place dans la communauté mondiale.

    De par son poids économique et stratégique, les défis que doit relever la Chine sont aussi des enjeux planétaires. Est-il encore possible d'encourager la Chine à devenir un acteur pacifié d'une gouvernance mondiale en mutation ?

    Une plongée au coeur des dilemmes qu'affrontent aujourd'hui la société et le pouvoir chinois.

  • Le droit d'Ingérence fait une entrée triomphante sur la scène planétaire au début des années 1990.
    Désormais la communauté internationale doit aller au secours de toute population frappée par une catastrophe naturelle ou en butte à la répression politique. Pourtant, les désillusions s'enchaînent immédiatement. Même conçue dans une perspective humanitaire, l'ingérence s'organise toujours autour d'Etats inégaux. Engagée dans la reconstruction de sociétés, elle est vouée à laisser bien des chantiers inachevés : Cambodge, Haïti, Afghanistan...
    Les plus puissants continuent d'exercer leur ingérence impériale, la Russie dans le Caucase, les Etats-Unis au Moyen-Orient, et toute ingérence, déchaînant des forces qui lui échappent, se révèle être un piège. Alors comment penser le droit d'ingérence dans un monde globalisé et démocratique ? Porté par le développement des solidarités transnationales, il bute contre les inégalités structurelles du système mondial.
    Il n'y a pas un droit mais des droits d'ingérence.

  • Qui peut encore se prétendre journaliste « papier », « radio » ou « télé » sans considération pour le numérique ? À l'ère des réseaux sociaux, des smartphones et du big data, les rédactions ne cherchent pas seulement des reporters accomplis, mais aussi des virtuoses du Web. Aujourd'hui, tout journaliste doit savoir enquêter en ligne, se repérer parmi des milliers de données, délivrer des informations en continu, jongler avec les temporalités - le temps réel, le replay -, calibrer les contenus pour tous les écrans, oeuvrer à leur diffusion, cohabiter avec des algorithmes « bien plus puissants que les plus puissants des directeurs de rédaction », travailler avec des robots rédacteurs, etc. Commencée il y a quinze ans, la migration des savoir-faire journalistiques vers les contrées numériques a révolutionné les métiers de l'information. Et elle est loin d'être achevée.

  • La culture est déboussolée. Elle a subi la révolution copernicienne du numérique, qui place le public au centre, au détriment des créateurs : création, production, programmation et critique sont désormais aux mains du public. Face à ce bouleversement, la réponse politique s'est limitée à l'érection de barrières illusoires et contre-productives. Consommateurs, producteurs et régulateurs sont pris dans un entrelacs de contradictions dont ils peinent à se dépêtrer : vouloir la gratuité et refuser la publicité, s'inquiéter de l'accaparement des données personnelles et plébisciter les services dont c'est le coeur de métier (Amazon, Netflix, Facebook), prétendre accéder à toute la culture du monde et s'enfermer dans le semblable de la série à succès.

    En fin connaisseur du secteur culturel, Emmanuel Durand rappelle que ce qui fait la valeur de la culture est la découverte et que l'enjeu, aujourd'hui, est de favoriser la diversité. À l'heure des algorithmes et des big data ? Oui, car ceux-ci ne représentent pas que la menace du même, ils peuvent tout aussi bien créer de nouveaux usages et nous inviter à la curiosité.

  • Décidément, nous n'aimons pas nos politiques. Nous sommes parfois séduits par leurs promesses, mais, peu après leur arrivée au pouvoir, ils nous déçoivent. Très vite, nous avons même hâte de les voir quitter le pouvoir. Si cette séquence se répète régulièrement depuis près de quarante ans en France, depuis 2008, le phénomène gagne en intensité comme en vitesse. Entre représentants et citoyens, la rupture semble bien consommée, singulièrement avec la personne du président de la République.
    Ce désenchantement français à l'égard du politique, il faut l'expliquer et lui donner sens pour espérer en sortir. Est-il la conséquence d'un échec des politiques publiques menées ? La rançon de l'éloignement des élites gouvernementales et du peuple ?
    L'expression d'un pessimisme spécifique aux Français ? Le produit d'institutions qui concentrent tout le jeu politique sur les élections présidentielles ?
    Emiliano Grossman et Nicolas Sauger ont utilisé les outils de la recherche en sciences sociales pour identifier les causes véritables de ce désamour programmé. Ils montrent, propositions à l'appui, comment seule une réflexion sérieuse sur les effets des institutions et les réformes qui s'en suivent peuvent permettre de sortir de la crise actuelle.

  • La France, pays dit « des droits de l'homme », serait porteuse d'une égalité exemplaire. Certes, à l'origine, cette égalité « à la française » est loin de concerner tout le peuple. La citoyenneté fut en effet élaborée à partir des attributs, des capacités et des activités des hommes blancs, de sorte qu'elle ne pouvait être aisément étendue aux femmes et aux « non-blanc.he.s ». Mais depuis ? La promotion de la parité et de la diversité au XXIe siècle ne marque-t-elle pas le dépassement du péché originel de la répartition entre frères égaux et « nonfrères » complémentaires ?
    Cet essai interroge les mutations d'un mythe, celui de l'égalité à la française. Il montre comment l'inclusion des femmes et des racialisés est légitimée non pas au nom de l'application d'un principe républicain universel mais en raison de sa supposée performance économique. Marchandiser l'égalité n'est-il pas le meilleur moyen de la tuer ?

  • Penser et réinventer le journalisme à l'ére numérique.

  • Le système français de protection sociale a permis de consolider la cohésion sociale, de lutter contre la pauvreté et d'amortir les effets dévastateurs de la crise actuelle. Mais, bâti sur le modèle d'un homme chef de famille ayant à charge femme et enfants, il entérine les inégalités entre les sexes et néglige, voire pénalise, les évolutions de carrière.

    Dessinant une nouvelle architecture pour la protection sociale, ce livre montre qu'il est urgent et possible de refonder ce système. Sa métamorphose doit s'appuyer sur l'exigence d'égalité des sexes, sur l'accompagnement de carrières diversifiées et sur l'investissement social en amont, en faveur des enfants et des jeunes, afin de garantir à chacun-e le droit à une vie personnelle et professionnelle de qualité.

    Cette seconde génération de droits sociaux combineprotection et promotion sociale pour toutes et pour tous, afin de construire une société de semblables.

  • Souffrance au travail, cancers professionnels, troubles musculo-squelettiques. En France, la prévention des risques professionnels va mal.

    Il existe pourtant des professionnels - les médecins du travail - chargés par la loi de prévenir toute altération de la santé des individus du fait de leur travail. Quelle part ces praticiens ont-ils dans cette faillite de la prévention ? Les salariés peuvent-ils leur faire confiance ?

    Le statut particulier des médecins du travail les enferme dans de sévères contradictions. S'ils ont le droit, et même le devoir, de rester indépendants, ils sont tenus, en tant que salariés, à une forme de subordination vis-à-vis des employeurs.

    De l'avis d'aptitude à la reconnaissance de la maladie professionnelle et à la prise en compte de la dangerosité des conditions de travail, l'auteur montre, au terme d'une enquête de cinq ans, comment les médecins du travail tentent d'exercer leur métier et ouvre quelques pistes pour améliorer l'indépendance de cette institution.

    Un éclairage sur les faiblesses d'un système qui expose des millions de travailleurs à des risques graves mais évitables, et quelques pistes pour améliorer l'indépendance de la médecine du travail.

  • Et si l'avenir de Paris était sa banlieue ?

    En dix ans, une vision nouvelle de la région parisienne s'est discrètement imposée. Le modèle hiérarchique d'une Île-de-France centrée sur Paris intra muros, administrée par l'État et gouvernant la France a cédé la place à une métropole auto-organisée, dans laquelle ont émergé de fortes polarités économiques et culturelles et se sont créés des réseaux multilatéraux à l'échelle européenne et mondiale.

    Ni Paris, ni l'État n'ont disparu, mais la banlieue s'affirme,les PME franciliennes s'émancipent, la jeunesse et la diversité de la population s'imposent. Transport, logement,inégalités, beaucoup reste à faire, mais la métropole du Grand Paris, créée en décembre 2013, esquisse un mode de gouvernance plus efficace et plus juste, avec pour enjeu qu'il soit pleinement démocratique.

    Une lecture indispensable pour comprendre cette mutation, pour appréhender les prochaines échéances franciliennes et pour apprécier la façon dont la France est entrée dans le XXIe siècle.

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