Presses De L'ecole Des Mines

  • Les industries culturelles et les médias se sont emparés des outils de l'intelligence artificielle grâce à des algorithmes nourris par de larges corpus de données. La recommandation, si cruciale face à une offre surabondante, se construit en rapprochant les comportements des utilisateurs et les caractéristiques précises des contenus. Les habituelles intuitions et expertises humaines sont complétées afin de découvrir, enfin, les clés de la réussite. De nouvelles oeuvres, plus ou moins automatisées, sont produites tel le fameux tableau Edouard de Bellamy dont la vente a atteint des records chez Christie's.

    L'ouvrage abonde d'exemples d'utilisation d'outils d'intelligence artificielle par des plateformes comme Spotify ou Netflix ou par des start-ups spécialisées. Les industries culturelles font figure de laboratoire pour les modèles économiques émergents en posant de nouvelles questions. Qui sont les auteurs de ces créations et comment seront répartis les revenus associés ? Comment articuler la supervision par des humains avec l'automatisme des machines ? Sous quelles conditions les données personnelles des internautes sont-elles protégées ? La compétitivité des acteurs et la régulation d'un secteur atypique sont en jeu.

  • Dans un marché de l'art en plein essor, la mondialisation des échanges s'accompagne d'une forte concurrence entre les différentes places de marché. Introduit pour la première fois en France en 1920, le droit de suite est une forme particulière de droit d'auteur réservée à la revente sur le second marché d'oeuvres d'arts graphiques et plastiques. Progressivement étendu à de nombreux pays, il n'a cessé cependant d'alimenter fantasmes et polémiques en raison de ses effets négatifs supposés notamment en terme de délocalisation des transactions. Les places européennes les plus actives comme Londres ou Paris ne subissent-elles pas, en appliquant le droit de suite, une perte d'attractivité au profit de New-York ou Shanghai leurs principales rivales ?

    L'ouvrage propose de répondre à cette question tout en soulignant l'importance des difficultés méthodologiques rencontrées. Des analyses empiriques originales complètent une revue des arguments économiques couramment avancés. Au terme de ce travail, le choix du lieu de vente d'une oeuvre d'art apparaît largement déconnecté de l'existence du droit de suite.

    De multiples facteurs jouent sur la localisation des transactions, l'émergence de nouvelles places de marché ou le déclin de celles historiquement dominantes. Toutes, à leur manière, conservent de fortes spécificités locales.

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