Presses De L'ecole Des Mines

  • Et si les machines ou les lignes de production d'une usine pouvaient "parler" en émettant des données ? C'est l'une des promesses de l'Internet industriel des objets. L'IIoT fait appel à un continuum de technologies, depuis des capteurs placés à différentes étapes d'un process industriel jusqu'à des plateformes permettant le traitement des données à base de machine learning ou d'IA. Mais ces données valent-elles vraiment de l'or pour les entreprises manufacturières ? Ces technologies réalisent-elles sur le terrain les ambitions qu'elles promettent ? Né d'une idée conjointe de La Fabrique de l'industrie et d'IBM France, et s'appuyant sur des cas d'usages dans l'industrie et des auditions d'experts, cet ouvrage propose un bilan d'étape sur les effets réellement mesurables de ces technologies sur le terrain et sur de possibles écarts, permanents ou provisoires, entre théorie et pratique. Il a pour but de livrer des conseils utiles aux responsables industriels voulant investir dans cette voie. Sans entrer dans le détail des technologies, il rassemble de façon synthétique les enseignements techniques, financiers et organisationnels de quelques expériences de déploiement et signale les principales erreurs à éviter. Cet ouvrage s'adresse à un public non spécialiste, et notamment aux dirigeants d'entreprises et à leurs directeurs de sites ou de production, ainsi qu'à l'ensemble des lecteurs intéressés par le déploiement des technologies de l'industrie du futur.

  • Loin de l'image d'Epinal d'un pays fermé, mercantiliste et au protectionnisme agressif, la Chine cherche aujourd'hui à normaliser son économie et à intégrer pleinement le multilatéralisme mondial. En effet, dans beaucoup de secteurs, la Chine a atteint la même maturité industrielle que les entreprises occidentales. Pour continuer à se développer, ses champions nationaux ont besoin d'un cadre compétitif propice aux innovations plutôt que d'un blocage de la concurrence par le gouvernement.
    Pour autant, les entreprises occidentales connaissent désormais de plus en plus de difficultés pour pénétrer le marché chinois. Cet ouvrage dresse le portrait de la Chine d'aujourd'hui, entre libéralisation et nationalisme. A partir d'une série d'entretiens menés auprès de responsables industriels, il propose également une typologie originale de secteurs du marché chinois selon leur degré d'ouverture.
    Sans prétendre à l'exhaustivité, cette typologie a pour but de livrer des conseils utiles et des bonnes pratiques aux responsables industriels voulant investir en Chine. Ce Doc de La Fabrique s'adresse à toutes les personnes intéressées par l'économie chinoise, et notamment aux dirigeants d'entreprises qui souhaitent se lancer à la conquête de l'Empire du Milieu.

  • La mobilité est au coeur des débats sur la transition énergétique. Premier émetteur de gaz à effet de serre, premier poste de dépense des ménages en France, le secteur du transport doit être repensé pour mieux faire face aux problématiques environnementales. La loi d'orientation des mobilités fraîchement promulguée prône les modes de déplacement doux pour les transports du quotidien. Néanmoins la mobilité englobe aussi le transport longue distance de personnes et de marchandises.Dans ce contexte, les enjeux se recentrent alors sur les technologies à notre disposition pour décarboner ces moyens de transport.
    Dans cet ouvrage collectif proposé par les élèves du Mastère Spécialisé OSE les vecteurs énergétiques les plus avancés pour envisager une mobilité des biens et des personnes la plus décarbonée possible sont comparés. Electricité, biogaz, biocarburants, hydrogène sont autant de vecteurs pouvant participer à la réduction de l'impact environnemental du secteur. Néanmoins, en fonction des objectifs variés des pays, les leviers proposés comme les nouvelles pratiques ou l'intermodalité ne suffisent pas pour répondre à la demande toujours croissante de mobilité.
    Les innovations technologiques au niveau des hydrocarbures mais aussi des moteurs thermiques viennent élargir la palette des solutions envisageables. Quel que soit le vecteur énergétique, une attention particulière doit être portée à son usage en traitant l'ensemble de la chaîne permettant sa mise à disposition. Une analyse de cycle de vie semble donc pertinente pour tenter de comparer ces différents vecteurs.
    Ils pourront ainsi être évalués en tenant compte de toutes les infrastructures nécessaires à leur développement du berceau à la tombe. Fort de ces éléments donnant un point de vu objectif au regard des impacts environnementaux de ces vecteurs énergétiques, une projection sur le long terme intégrant différents scénarios de déploiement vient compléter l'ouvrage, par une analyse des exercices de prospective dédiés à la mobilité ayant eu lieu ces derniers années.
    Vous trouverez ainsi dans ce livre un état des lieux et des pistes de réflexions argumentées sur tous les éléments à envisager pour l'aboutissement d'une mobilité globale décarbonée.

  • La question de la transition énergétique se pose comme une réforme nécessaire des solutions énergétiques dans leur ensemble : comment réduire leur empreinte carbone, en termes de production d'énergie, mais aussi dans notre utilisation de celle-ci au quotidien et ce, à travers le globe ? Cette question complexe nécessite une approche systémique afin que des solutions performantes, durables et favorables pour l'environnement puissent émerger.

    Dans ce contexte, nous nous sommes intéressés à l'hydrogène en tant que vecteur énergétique. Que ce soit au sein d'une entreprise, d'une ville, d'un pays, de zones interconnectées ou non, quelle solution peut apporter l'hydrogène au paysage énergétique de demain ? A travers quels systèmes énergétiques et dans quel contexte géographique pourrait-il se démarquer d'autres solutions ?

    De nombreuses recherches ont été effectuées sur le sujet, la plupart se concentrant sur des applications spécifiques de l'hydrogène. Cet ouvrage collectif proposé par les élèves du Mastère Spécialisé OSE a pour but d'analyser ce vecteur hydrogène-énergie dans sa globalité : la mobilité, la production d'énergie, son stockage, sa flexibilité, son apport dans les microgrids sont autant d'aspects qui seront traités à travers deux approches. La première, écosystémique, montrera l'intérêt de développer ce vecteur énergie en local alors que l'approche macro systémique y préfèrera des actions à grande échelle ; le tout tentant de répondre à une seule et même question : l'hydrogène sera-t-il le vecteur énergétique de demain ?

  • Vers un service public raisonné Nouv.

    Qu'est-ce qu'une administration, si ce n'est une organisation publique qui remplit des missions d'intérêt général et dont on exige de la qualité de service ? Son objectif premier consiste à maximiser la satisfaction de ses bénéficiaires. Mais comment la mesurer et l'atteindre? L'efficacité et l'efficience de l'administration sont souvent critiquées et font l'objet de nombreux débats contradictoires. Suffi rait-il simplement d'accroître les budgets pour que la situation s'améliore ? Peut-être. Mais, dans un contexte budgétaire de dettes durables, la juste mesure des investissements à opérer réclame une réflexion de fond sur la préparation de l'avenir avec son cortège de mutations. Cet ouvrage exprime le point de vue de six ingénieurs évoluant dans différentes administrations. Il propose d'adapter des démarches de progrès permanent issues de l'ingénierie d'entreprise au cas particulier des administrations publiques, tout en tenant compte de ses caractéristiques propres. Les auteurs abordent des sujets aussi fondamentaux que l'approche processus, l'amélioration continue, la gestion des flux, la structuration des systèmes d'information ou la conduite du changement en proposant des solutions concrètes et accessibles. Cet ouvrage est aussi une boîte à outils destinée à tous les citoyens, curieux et attachés au service public, afin de mieux appréhender les enjeux et les défis des prochaines années.

  • Le rayonnement émis par le soleil est le « fournisseur » quasi-unique d'énergie naturelle de la Terre. Il a une influence primordiale sur de très nombreux phénomènes, naturels ou non, et différents aspects de la vie et de la société humaine.

    Le climat en est un exemple, mais il y en a quantités d'autres, comme la croissance des plantes, la santé humaine, la conception des bâtiments, la production d'énergie, ou bien le vieillissement des matériaux.

    Ce livre a l'ambition d'aider les nombreux professionnels, ingénieurs, chercheurs, étudiants et autres praticiens, à mieux comprendre le rayonnement solaire.

    Dans ce but, il introduit les éléments fondamentaux du rayonnement solaire reçu au sol et les mécanismes physiques en jeu. Il comprend de nombreux exemples et de nombreuses illustrations, et quelques équations simples pour calculer les éléments abordés.

    La première partie décrit la course apparente du soleil dans le ciel vue par un observateur au sol. Le cycle solaire définit le temps : temps solaires moyens et vrais, universels et légaux, durée du jour. Le rayonnement solaire reçu au sommet de l'atmosphère varie au cours du temps en fonction de la distance Terre-soleil essentiellement.

    Sa distribution spectrale est comprise entre les longueurs d'onde 200 nm et 4000 nm. Environ la moitié de la puissance reçue se situe dans le domaine visible.

    La deuxième partie décrit comment le rayonnement solaire incident au sommet de l'atmosphère est atténué et modifié dans son trajet descendant vers le sol. Les nuages jouent un rôle prédominant. De manière très générale, si le ciel est limpide, sans aucun nuage, environ 70 à 80 % du rayonnement reçu au sommet de l'atmosphère atteint le sol.

    La troisième partie traite des mesures et estimations, directes ou indirectes, du rayonnement solaire reçu au sol, que ce soit pour le rayonnement total ou le rayonnement dans un intervalle spectral comme l'ultraviolet (UV), ou la lumière du jour, ou le rayonnement photosynthétiquement actif. Les principaux instruments sont décrits. Des méthodes précises pour le contrôle de la plausibilité des mesures sont présentées.

  • Bousculant nos connaissances scientifiques en matière de virologie et d'épidémiologie, la pandémie du COVID-19 a provoqué un confinement mondial qui a eu immédiatement de graves conséquences socio-économiques. Paradoxalement, elle semble être un catalyseur des grandes mutations en cours dans les filières agricoles et alimentaires françaises : agroécologie, territorialisation, numérique, circuits courts, transition alimentaire. Elle invite à la réflexion sur l'évolution de l'Union Européenne et de sa politique agricole commune . Elle oblige à revoir les relations Nord-Sud en matière de sécurité alimentaire mondiale.

    Interpellée par ces événements, l'Académie d'agriculture de France s'est mobilisée autour d'un groupe de réflexion qui a travaillé durant le grand confinement par visioconférence et alimenté un Forum académique numérique. Ce sont ces contributions et des propositions concrètes pour une mutation accélérée et positive du monde agricole, qui vous sont communiquées dans cet ouvrage. Avec la crise du COVID, l'Académie d'agriculture de France s'est muée en une société savante 4.0 !

  • La sous-reconnaissance des maladies liées au travail constitue aujourd'hui, en France comme dans d'autres pays industrialisés, un fait social massif. Qu'il s'agisse de cancers provoqués par l'exposition à des produits toxiques, de troubles musculo-squelettiques induits par des postures répétitives ou par le port de charges lourdes, ou d'atteintes psychologiques associées à certains modes de management, les effets du travail sur la santé restent un problème insuffisamment pris en charge par les pouvoirs publics. Les dispositifs devant assurer leur reconnaissance et leur indemnisation ne fonctionnent pas de façon satisfaisante, rendant en grande partie invisibles les origines professionnelles de nombreuses maladies et décès.

    Cette situation n'est pas nouvelle. Elle perdure depuis le début du XXe siècle malgré l'adoption, dans plusieurs pays occidentaux, de législations permettant d'indemniser les pathologies engendrées par les conditions de travail. Remarquablement résistantes à l'épreuve du temps, ces lois fondatrices structurent en effet toujours aujourd'hui le soubassement légal et épistémique de la reconnaissance des maladies professionnelles, continuant à s'avérer incapables de réparer correctement les maux du travail.

    Cet ouvrage rassemble des contributions d'historiens et de sociologues qui étudient les raisons de cette inertie, et donnent à voir les causes de la sous-reconnaissance chronique des maladies professionnelles, depuis les débats fondateurs jusqu'aux controverses contemporaines sur les dégâts que le travail peut induire pour la santé physique et mentale. Ces recherches ouvrent des pistes de réflexion pour revoir les modalités de la réparation de ces dégâts, et sortir de l'impasse que ceux-ci, depuis plus d'un siècle, occasionnent pour la justice sociale dans nos sociétés.

  • Le déploiement en France de l'agroécologie est l'une de priorités de la loi d'avenir pour l'agriculture, l'alimentation et la forêt de 2014. Les membres de l'Académie d'Agriculture de France et de nombreux collègues s'appuyant sur les premières réfl exions d'un groupe de travail se sont interrogés sur les conditions et les solutions pour réussir ce déploiement.

    Cet ouvrage est articulé en deux tomes. Le premier dresse un état des lieux du concept de l'agroécologie et de sa situation actuelle dans différentes parties du monde tandis que le second volume s'attachera à définir les perspectives et les changements à promouvoir pour réaliser une transition agroécologique. Après un rapide tour d'horizon sur le développement de l'agroécologie dans d'autres continents, les réflexions et les propositions rassemblées dans cet ouvrage sont fondées sur la contribution des sciences agronomiques, écologiques, économiques et sociales ainsi que sur des analyses et témoignages issus du terrain.

    Elles s'adressent aux enseignants, aux étudiants, aux agents de développement, aux professionnels comme aux décideurs politiques, soucieux de la mise en oeuvre d'une transition agroécologique mieux à même de faire face au changement climatique, à l'érosion de la biodiversité, ainsi qu'aux attentes des consommateurs pour une alimentation saine et diversifiée.

  • Le numérique dévore le monde. Après les échanges économiques, c'est aujourd'hui au tour d'une fonction régalienne de l'État - assurer la sécurité - d'être chamboulée. Intelligence artificielle, analyse de big data, reconnaissance faciale, drones et écoutes numériques sont autant de technologies dont les polices du monde entier se saisissent.

    Cependant, ces usages se développent parfois au détriment de la vie privée. La Chine développe un État "Big Brother" dans lequel chacun des faits et gestes des citoyens semble scruté grâce aux caméras de surveillance et aux réseaux sociaux. À chacun sa bonne note, son "crédit social".

    Face aux systèmes dystopiques américains et chinois, la France doit tracer sa propre voie. Elle doit refuser de choisir entre la promesse d'un monde plus sûr et la garantie des libertés fondamentales des citoyens. Un monde hypersécuritaire n'est pas une fatalité.

    Cet ouvrage dresse un inventaire des innovations et stratégies de développement de technologies de sécurité en France et à l'étranger. Nourri par une cinquantaine d'entretiens avec des experts, des praticiens et des associations du monde de la sécurité, il esquisse une voie pour réconcilier citoyen, police et technologie en saisissant les opportunités de cette révolution numérique.

  • En France, le secteur du bâtiment représente 45% de la consommation totale d'énergie et près du quart des émissions totales de CO2. Si les effets du changement climatique et leur incidence sur notre modèle de société ne sont plus à mettre en doute, force est de constater que la réponse du secteur n'est pas à la hauteur de l'enjeu. Ainsi, la multiplication des labels, certifications ou garanties témoignent d'un manque de concertation entre les acteurs.

    Cet ouvrage met en évidence l'urgence d'adopter une démarche collective, l'écoconception, en intégrant l'ensemble des solutions visant à maîtriser les impacts environnementaux des bâtiments. En analysant les pratiques de l'industrie, les verrous sectoriels et le positionnement de la recherche autour de l'écoconception des bâtiments en France, nous présentons les problématiques scientifiques émergentes qu'il est urgent de traiter. Au terme d'une étude bibliographique, d'une analyse sectorielle et d'ateliers thématiques impliquant près d'une quinzaine de professionnels du secteur, nous regroupons ces problématiques autour de trois grandes thématiques : l'évaluation de la valeur fournie, le changement d'échelle et l'implication des occupants.

    Fruit d'un projet de recherche collaborative entre CentraleSupélec, Vinci Construction, l'ADEME et le réseau EcoSD, ce livre doit faire émerger des collaborations de recherche et constituer un outil de réflexion pour les décideurs.

    Face à l'urgence environnementale, et le poids du secteur, posons les fondations de pratiques réellement durables pour les acteurs du Bâtiment.

  • De plus en plus de panneaux solaires sont installés en métropole. Si hier, les particuliers vendaient la totalité de leur production, ils préfèrent aujourd'hui produire de l'électricité pour leur propre consommation.

    Pour les électrons, il n'y a pas de différence. En revanche, c'est un changement de paradigme pour les acteurs du système électrique. Certains y voient une émancipation des citoyens en «consom'acteurs», nécessaire pour la transition énergétique. D'autres parlent de passagers clandestins, qui évitent indûment des taxes sur l'énergie qu'ils autoproduisent.

    Cet ouvrage montre que l'autoconsommation se développera, mais elle gardera des effets limités sur le système électrique français et restera comparable dans ses effets à la vente en totalité déjà pratiquée.

    Cependant, la production de sa propre électricité pourrait avoir un impact positif sur les comportements et les consommations. Or, en n'accompagnant pas suffisamment les autoconsommateurs, on passe à côté de ce potentiel : la création d'un premier marché français de solutions de déplacement de consommation, et l'implication des autoconsommateurs dans la transition énergétique.

  • Toutes nos connaissances sur l'entrepreneuriat seraient-elles, en fait, erronées ?

    Comme de nombreux entrepreneurs expérimentés l'ont appris avec douleur, la planification adaptative "lean" ne peut garantir le succès lorsque les incertitudes sont aussi grandes que leurs ambitions. Amiel Kornel plaide de manière convaincante en faveur d'une théorie alternative qui, bien que fondée sur une façon naturelle d'opérer une startup, ne se laisse pas réduire à une recette ou une méthode simple. Il montre, au détour d'une découverte surprenante comment, dans une grande variété de domaines remplis d'incertitudes, relever des défis repose sur une improvisation habile.

    L'auteur tisse ici les histoires d'entrepreneurs comme Adam Zbar de Sun Basket, Markus Persson de Minecraft, Paul Graham de Y Combinator et Joel Schatz de Metacode Technologies, ainsi que des exemples provenant d'autres secteurs, dont la navigatrice de course au large Isabelle Autissier, l'urbaniste primé Gerard Penot et des personnages légendaires comme le guitariste de jazz manouche Django Reinhardt. Ces récits originaux révèlent que l'aventure devient plus naturelle et viable lorsque l'entrepreneur et le maker se comportent plutôt comme des venture craftsmen que simplement comme des gestionnaires et des ingénieurs.

  • Dépendant massivement des énergies fossiles, le modèle énergétique actuel doit réduire son empreinte environnementale tout en assurant la prospérité de nos sociétés. Pour cela, le déploiement massif d'énergies renouvelables, à production météo-dépendante, est envisagé dans de nombreux scénarios. Comment évaluer l'empreinte environnementale de notre avenir énergétique et ainsi s'assurer des bénéfices attendus de la transition énergétique ? L'analyse de cycle de vie est un outil fondamental qui permet d'appréhender l'évaluation de l'empreinte environnementale sous un angle systémique et multicritère évitant autant que possible toute vision partielle et partiale.
    Cet ouvrage propose des résultats quantitatifs et qualitatifs permettant de disposer de bases solides pour alimenter le débat actuel. Parmi eux, citons l'analyse de l'évolution de la performance environnementale de la filière photovoltaïque, de l'ensemble de la flotte éolienne du Danemark, de l'autoconsommation d'énergies renouvelables, ou encore l'évaluation de scénarios énergétiques à horizon 2030 à l'échelle d'un territoire insulaire : l'île de La Réunion.
    Ces résultats démontrent que, même en tenant compte des besoins de stockage potentiellement induits par la variabilité de la production, les énergies renouvelables présentent, dans l'ensemble, une empreinte environnementale nettement inférieure aux alternatives fossiles qu'elles cherchent à substituer. Ces travaux ont été développés au sein du Centre Observation Impacts Energie de Mines ParisTech, engagé depuis une quinzaine d'années sur des travaux d'empreinte environnementale dans le secteur de l'énergie.
    L'approche et les résultats proposés se basent en grande partie sur les travaux initiés dans la thèse de Romain Besseau.

  • L'objet de cet ouvrage est d'explorer ce qui mène du "souci de soi", tel que défini par l'Antiquité grecque, au "corps augmenté", dont le sport de haut niveau propose aujourd'hui une version expérimentale. Ce trajet n'est pas seulement un reflet historique, celui d'une histoire des pratiques corporelles qui inclurait la médecine, les gymnastiques, l'éducation physique et le sport, dans leurs acceptions et finalités variées, et parfois antagonistes, au cours des siècles. Il traduit aussi le noeud problématique qui lie l'exercice physique à la thématique du dépassement : dépassement de soi lorsqu'il s'agit de s'améliorer, de s'entraîner pour "performer" ; dépassement des limites lorsqu'il s'agit de rendre effective la croyance moderne - et sportive - dans l'idée de progrès infini ; dépassement de la nature aussi lorsqu'il s'agit de mettre en question le "corps naturel", tout autant que l'"identité humaine" et ses contours, par l'usage de substances chimiques ou de prothèses.
    Si l'évolution humaine se définit comme un arrachement permanent à la nature, la question du dopage et celle des exosquelettes pose celles des limites éthiques de la science, du prolongement du corps par la technique et d'un corps-machine d'un nouveau genre. L'impératif de performance pèse sur chacun et croise l'obsession de la santé parfaite, de la jeunesse et de la beauté éternelles. Cette quête s'empare du corps comme d'un prétexte pour viser une transcendance hypothétique, qui fait défaut par ailleurs. Améliorer, augmenter - la forme, les performances, l'apparence - semble toujours possible, occultant les questions de la souffrance et de la mort, du handicap, reléguant la vieillesse dans l'impensé. La chirurgie esthétique, l'entraînement sportif, la diététique, le(s) dopage(s) n'ont pas le même rapport à la temporalité, mais postulent un corps idéal dont la perfection est toujours différée. L'hypercorps entraîné, remodelé, esthétisé, médicalisé, technicisé du sportif d'élite, avec sa valeur d'objet marchand et fantasmatique, est à ce titre exemplaire.

  • Cet abécédaire est composé de 26 textes de vulgarisation scientifique au cours desquels les chercheurs présentent un concept-clé. Il s'adresse aux étudiants qui ont choisi des études scientifiques à l'université française, dans des grandes écoles d'ingénieurs ou autres établissements de l'enseignement supérieur dans la Francophonie. Des exercices (sur le lexique et sur la compréhension) permettront d'apprendre à s'exprimer sur ces sujets à l'oral et à l'écrit tout en développant des points de vue sur les apports des innovations, qui parfois suscitent une controverse dans le contexte actuel de transitions économiques, sociales et écologiques. La variété des innovations constitue pour tous les étudiants un excellent panorama des concepts développés lors des études à l'université et dans les grandes écoles d'ingénieurs en vue de se préparer aux études supérieures en France ou dans un pays francophone.

  • Valoriser le CO2 Nouv.

    La technologie du Captage-Stockage du CO2 présente des perspectives de réduction d'émissions importantes et rentables à moyen terme. La valorisation du CO2 apparaît par conséquent comme une filière complémentaire de cette voie. Cette valorisation conjointe au captage du CO2 permettrait d'utiliser du CO2 déjà capté et concentré. Ce CO2, disponible en grande quantité, pourrait être utilisé, à court terme, sur site, ou, à plus long terme, à distance par la construction d'un réseau de pipelines de CO2, lorsque les technologies de captage seront déployées.

    La valorisation du CO2 permet aussi d'accompagner l'essor des énergies renouvelables (éolien, solaire, ...) et se traduit par l'utilisation du CO2 comme matière première et comme source de carbone. Le CO2 peut alors servir soit à fabriquer des produits à valeur énergétique, soit des produits chimiques de base. La valorisation de CO2 s'insère donc dans un cadre "Green Business" et peut correspondre à un choix stratégique identifié comme un relais de croissance verte dans le cadre de la transition énergétique.

    Cet ouvrage présente les principes de valorisation du CO2 et des débouchés stratégiques pour des produits chimiques et des produits à valeur énergétique : gaz de synthèse, éthanol, méthanol ou carburants de synthèse produits par voie électrochimique, hydrogénation du CO2 ou à partir du reformage à sec du méthane. Pour chaque produit, les contextes technique et économique sont précisés permettant ainsi aux étudiants, chercheurs, ingénieurs et décideurs économiques de comprendre ce marché émergent.

  • Il y a des territoires industriels qui s'appuient sur leurs réseaux d'entrepreneurs pour se redynamiser. Il y a ceux qui privilégient la réhabilitation du foncier. D'autres encore parient sur la transition écologique et l'intégration des citoyens dans leur gouvernance. Autant de pratiques, non exclusives les unes des autres, qui peuvent se combiner selon les territoires pour parvenir à créer à nouveau des emplois industriels. Dans cette Note, les élus, les industriels, les chefs de projet et les autres parties prenantes au dispositif " Territoires d'industrie " nous apportent leur éclairage sur les ressources à valoriser au niveau local. Ils partagent surtout leur expérience et leur désir de redonner une identité industrielle à leur territoire. Offrant une grille de lecture à moduler selon les spécificités locales, cette Note s'adresse aux décideurs publics, collectivités locales, dirigeants d'entreprise, chercheurs et citoyens s'intéressant à la revitalisation des territoires.

  • Préface de Marion Guillou Le déploiement en France de l'agroécologie est l'une de priorités de la loi d'avenir pour l'agriculture, l'alimentation et la forêt de 2014. Les membres de l'Académie d'Agriculture de France et de nombreux collègues s'appuyant sur les premières réfl exions d'un groupe de travail se sont interrogés sur les conditions et les solutions pour réussir ce déploiement. Cet ouvrage est articulé en deux tomes. Le premier dresse un état des lieux du concept de l'agroécologie et de sa situation actuelle dans différentes parties du monde tandis que le second volume s'attachera à définir les perspectives et les changements à promouvoir pour réaliser une transition agroécologique. Après un rapide tour d'horizon sur le développement de l'agroécologie dans d'autres continents, les réflexions et les propositions rassemblées dans cet ouvrage sont fondées sur la contribution des sciences agronomiques, écologiques, économiques et sociales ainsi que sur des analyses et témoignages issus du terrain. Elles s'adressent aux enseignants, aux étudiants, aux agents de développement, aux professionnels comme aux décideurs politiques, soucieux de la mise en oeuvre d'une transition agroécologique mieux à même de faire face au changement climatique, à l'érosion de la biodiversité, ainsi qu'aux attentes des consommateurs pour une alimentation saine et diversifiée.

  • Comment de jeunes ingénieurs créent-ils une entreprise dans un secteur qui leur est étranger ? Comment, avec une innovation de rupture, réussissent-ils face à des acteurs puissants ?

    Ce livre raconte la création de trois start-ups et de leur innovation technique : DNA Script et son imprimante à ADN, Expliseat et son siège d'avion ultra-léger, Criteo et ses algorithmes de reciblage publicitaire. Il s'intéresse à ce que font concrètement les entrepreneurs, au processus entrepreneurial en train de se faire. Le récit démarre avant la création de ces start-ups et nous conduit jusqu'au moment où elles mettent en adéquation un produit et un marché. L'auteur a suivi ces entreprises pas-à-pas pendant plusieurs années et détaille l'ensemble des opérations qui fabriquent à la fois une technologie, un produit et un marché, une entreprise mais aussi... des entrepreneurs.

    Cet ouvrage est un outil pédagogique destiné à celles et ceux qui veulent créer une entreprise technologique ou qui s'intéressent à cette question. Il propose des analyses qui leur permettront de mieux comprendre le processus de l'innovation entrepreneuriale, et ainsi de le mettre en oeuvre plus solidement.

  • Le souci environnemental né du constat d'une pression dommageable exercée par les activités économiques sur la biosphère a conduit à la multiplication d'initiatives et de régulations destinées à endiguer les destructions. À la mise en économie de l'environnement qu'effectuent de fait les activités économiques quand elles prélèvent des ressources, répondent les efforts de la théorie économique pour penser ces questions et l'élaboration d'instruments de politique économique destinés à intervenir.

    Cet ouvrage pluridisciplinaire (économie, sociologie, histoire, STS) explore les multiples facettes de ces mises en économie de l'environnement (par l'exploitation, par la théorie économique et par les politiques environnementales) à partir d'analyses historiques et contemporaines destinées à en montrer les enjeux, limites et opportunités.
    Le bilan reste contrasté, ces différentes façons de faire l'économie de l'environnement pouvant tendre à négliger les spécificités biogéochimiques de la nature jusqu'à faire l'économie d'une prise en compte ambitieuse de l'environnement.

  • En 2020, les femmes représentent seulement 33% des emplois dans le secteur du numérique et elles y occupent principalement des fonctions support. Une sous-représentation criante dans ces métiers du numérique, lieux de pouvoir à travers les imaginaires, les discours et les savoirs. Comme dans tous les domaines scientifiques, les femmes ont été d'abord exclues de l'accès au savoir, puis rendues invisibles.

    Cet ouvrage révèle des initiatives en ligne et hors ligne, portées par des acteurs éducatifs, professionnels, associatifs ou encore institutionnels, afin de promouvoir les femmes au sein du secteur du numérique.

    Ces initiatives protéiformes et collectives portent une cause commune mais ne relèvent pas forcément du militantisme. Leurs discours participent à la reconfiguration de l'imaginaire du secteur du numérique, de l'éducation à la sphère professionnelle, afin qu'il soit plus attractif pour les femmes.

    Faire du numérique un environnement accueillant, bienveillant et épanouissant pour plus de femmes, mais aussi pour les hommes, en luttant contre les stéréotypes genrés et en investissant la sphère médiatique et culturelle, tel est le défi à relever.

  • Quels vecteurs énergétiques pour une mobilité décarbonnée ? - 26 septembre 2019 : 19e édition de l'événement organisé par les étudiants du Mastère Spécialisé© OSE (Optimisation des Systèmes Énergétiques) du Centre de Mathématiques Appliquées de MINES ParisTech.

    Pour la promotion 2018 du Mastère Spécialisé© OSE de MINES ParisTech, la thématique des vecteurs énergétique pour la mobilité a été le fil conducteur des sujets de réflexion tout au long de son année de formation.

    Le congrès OSE est l'un des aboutissements de ces réflexions. Parrainé par l'ADEME et soutenu par IZIVIA, GRTGAZ et la Chaire Modélisation Prospective au service du développement durable, Il se compose de présentations articulées autour de deux tables rondes. Après un discours d'ouverture du Sénateur Marc DAUNIS, le contexte actuel de la mobilité a été exposé par l'ADEME. Les technologies au service de la mobilité ont ensuite été présentées (IFPEN, TOYOTA, ADEME) ainsi que les notions d'Analyse de Cycle de vie indispensables pour poser les fondements pour la première table ronde consacrée à "mettre l'usager au coeur du débat afin de dégager les vecteurs les plus pertinents à utiliser selon les usages" avec la participation de GRTGAZ, IZIVIA, ATAWEY et Scity.Coop. Après quelques illustrations de cas concrets (GRTAZ, SAP), la deuxième table ronde consacrée à "comment concilier les acteurs du public et du privé pour une mobilité durable ?" a réuni l'ADEME, Paragon Mobility, PitPoint, la région PACA et le Sénateur Marc Daunis. Enfin, une vision prospective a été présentée par la Chaire MPDD de MINES ParisTech, RTE, IFPEN et l'ADEME pour clôturer cette journée.

    Un congrès sur le thème des vecteurs énergétique pour une mobilité décarbonée ?

    Ce sujet est un enjeu d'actualité et au coeur des débats autour de la transition énergétique. Le développement de la mobilité décarbonée s'étend bien au-delà d'un simple exercice technico-économique, il est un vrai phénomène de société où doivent agir en symbiose les acteurs du public et du privé afin d'atteindre des objectifs très ambitieux. Le vecteur énergétique universel pour une mobilité décarbonée n'existe pas, on peut adapter les modes de transport au vecteur, mais la réciproque peut être toute aussi pertinente. Alors où se trouve le meilleur compromis ? Le congrès OSE aborde ces domaines et tente d'éclairer des futurs possibles avec les acteurs qui développent et valorisent la mobilité décarbonée.

    Qui sont les intervenants ?

    Les conférenciers et invités des tables rondes sont des experts et représentants d'industries et d'institutions à même d'apporter une contribution inédite et pertinente aux nombreuses questions soulevées par l'avenir de la mobilité décarbonée.

  • Imaginez que l'opérateur de l'usine du futur travaille avec un robot. En sera-t-il le maître ou l'assistant ? Quel contact physique peut-il avoir avec lui tout en étant en sécurité ? Comment peut-il se synchroniser avec lui ? Comment leur collaboration peut-elle être le reflet d'une complémentarité entre les qualités de l'un et de l'autre ? C'est à ces questions que ce Doc de La Fabrique propose de répondre à partir d'avancées technologiques appliquées ou en cours d'application dans le domaine de la robotique collaborative.

    Le Doc met notamment en avant les travaux de Susana Sánchez Restrepo, co-lauréate de l'édition 2019 du concours pour étudiants et jeunes chercheurs organisé par La Fabrique de l'industrie. Il met en évidence de nouveaux modes d'interaction possibles entre l'humain et le robot collaboratif en distinguant le cas du cobot-outil du cobot-collègue. Il présente aussi les diverses manières dont le robot collaboratif peut apprendre à travailler avec l'opérateur, grâce à l'intelligence artificielle ou à des interfaces de programmation intuitives.

    Cette collaboration répond à de multiples enjeux : augmenter la productivité, gagner en flexibilité et améliorer l'ergonomie des postes de travail. Ce Doc de La Fabrique s'adresse à toutes les personnes intéressées par les nouvelles modalités de travail offertes par la robotique collaborative.

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