Sciences humaines & sociales

  • Magellan

    Stefan Zweig

    • Paulsen
    • 21 Novembre 2019

    Fernand de Magellan, grand navigateur portugais du XVIe? siècle, a une intuition géniale : on doit pouvoir contourner la barrière de l'Amérique et percer le passage du détroit antarctique pour rejoindre les très convoitées îles aux épices, les Moluques. Persuasif, il gagne la confiance du roi d'Espagne, Charles Quint, obtient cinq navires en piteux état, embarque une cohorte cosmopolite de 237 hommes et lève l'ancre le 20 septembre 1519. Tempêtes, mutineries, tensions à bord, épreuve du froid jalonneront l'épopée de ces navires.

    Magellan passe dans l'étroit boyau du détroit qui porte désormais son nom, et sort enfin de l'enfer pour entrer dans cet océan inconnu qu'il baptisera Pacifique.
    Il mourra victorieux 150 jours plus tard, dans l'eau tiède d'un récif des Philippines, percé de flèches, avant d'avoir rejoint le sud de l'Espagne.

  • Le Tibet est probablement l'une des régions du monde ayant su le mieux protéger ses secrets. Jusqu'au début du XIXe siècle, l'Occident ne connaît encore que peu de choses sur cette contrée auréolée de mystère. Seuls quelques voyageurs intrépides ont franchi les cols himalayens et mis les pieds au pays des neiges.
    Parmi eux, des jésuites et des missionnaires venus en reconnaissance, des cohortes d'espions, le plus souvent déguisés, chargés de cartographier ces hauts plateaux encore méconnus, mais aussi de grandes expéditions scientifiques, des voyageurs passionnés ou encore des écrivains orientalistes.
    Nombre d'entre eux ont risqué leur vie pour atteindre la cité sainte de Lhassa. Il leur fallait traverser des zones inhospitalières, affronter de terribles tempêtes et résister aux attaques-surprises de brigands farouches.
    Entre exploration et conquête, ces audacieux personnages, chacun à leur manière, ont laissé derrière eux des témoignages qui ont permis d'accéder à un univers longtemps resté inaccessible.

  • Son père a exploré les frontières connues du monde. Lui a parcouru l'Europe à la recherche d'imprimés de toutes sortes pour rassembler la connaissance universelle en un lieu : sa bibliothèque à Séville. Hernando Colomb, fils naturel de Christophe, fut un visionnaire qui, dès le début du XVIe siècle comprit que la masse d'informations, désormais accessibles grâce à l'imprimerie, bouleverserait le monde.
    La vie d'Hernando est une aventure, un long voyage depuis son Espagne natale, qu'il sillonne avec la cour d'Isabelle et Ferdinand, les Rois Catholiques, jusqu'aux Amériques où il survit un an avec son père après leur naufrage au large de la Jamaïque, en passant par l'Europe de la Renaissance où tant d'idées nouvelles sont brassées. Hernando y fréquente Érasme, Thomas More ou encore Albrecht Dürer. Mais l'héritier spirituel de Christophe Colomb a aussi dirigé une encyclopédie géographique, créé les premières cartes modernes. Il a rédigé la première biographie de son père qui ancra définitivement le mythe, créé le premier jardin botanique et réuni la plus grande bibliothèque privée que l'Europe ait jamais vue et dont une partie fut engloutie...

  • Dans cette petite histoire de la philosophie, Roger-Pol Droit, exemples en main, réanime de nombreuses silhouettes pour nous montrer qu'entre les idées et le corps en mouvement, une longue histoire existe. Le philosophe raconte des histoires, des scènes, des périples, des itinéraires où l'on constatera combien, de mille façons, la pensée ne va pas sans déambulations.
    Aristote « le promeneur », Kant, qui tous les soirs, fait le tour de sa ville, Rousseau qui voyage à pied, Nietzsche qui marche en montagne... chacun connaît quelques silhouettes de philosophes en mouvement.
    Mais il y en a bien d'autres à découvrir, qui sont allés à la marche d'un bout de l'Europe à l'autre, ou qui ont changé de continent, de culture, de langue.
    Au fil de 26 récits allègres et virtuoses, qui nous emmènent de Copenhague au Tibet, Roger-Pol Droit dessine autour de la marche une histoire de la philosophie originale, inattendue et accessible à tous.
    « Montre moi comment tu marches, je te dirais comment tu penses. » En suivant les philosophes de la Grèce antique à nos jours, et de l'Europe à l'Asie, on comprend clairement comment marcher debout définit l'humanité, et pourquoi parler, penser et marcher sont en réalité une seule et même chose.
    Car cette randonnée littéraire en compagnie des philosophes est aussi une méditation, limpide mais profonde, sur ce que marcher veut dire.

  • On connaît (un peu) le Charles de Foucauld béatifié par le pape Benoît XVI. L'ermite installé dans le sud algérien, assassiné le 1er décembre 1916, il y aura 100 ans à la fin de cette année. On connaît beaucoup moins le fils de (très) bonne famille qui, parti pour dilapider l'héritage familial lors de soirées bien peu sages à Paris ou Saumur (il sera classé 87e sur 87 à la sortie de l'école de cavalerie), devint certes un saint homme (au sens propre du terme) mais aussi l'un des grands explorateurs français de la fin du XIXe siècle et du début du XXe.

    C'est en Algérie, où il combat vers 1880 dans les rangs de l'armée, qu'il découvrira l'Afrique et rentre dans le « droit chemin ». Il y étudie l'arabe et l'hébreu puis part explorer le Maroc en compagnie d'un rabbin où il se fait passer pour un juif né en Moldavie (le Maroc est interdit aux Chrétiens) et devient le premier Européen à explorer une partie du Haut Atlas. Son périple, qui durera près d'un an, lui vaudra la médaille d'or de la Société de géographie de Paris et les palmes académiques.

    Puis l'infatigable voyageur parcourt la Palestine, la Syrie et retourne bien sûr en Algérie. C'est l'aventurier Foucauld, l'explorateur de contrées inconnues qui intéresse ici Alexandre Duyck. L'auteur révèle une face peu connue du grand homme.

  • Wilfred Thesiger

    Christophe Migeon

    • Paulsen
    • 21 Septembre 2017

    Né à Addis Abbeba en 1910, Wilfred Thesiger rejoint l'Angleterre à l'âge de 10 ans pour étudier avec la haute société britannique à Eton puis Oxford. Mais l'Europe lui déplait et à la première occasion (le couronnement de Sélassié en l'occurrence) il repart en Afrique. Il a alors 24 ans et entame une vie d'aventurier des déserts, proche des peuples nomades, devenant l'un des derniers grands explorateurs à combler les blancs sur la carte du monde.
    Il explore le désert des Danakils et ses peuples féroces, pénètre dans le Darfour, chasse le lion au Soudan, combat les troupes de Rommel en Ethiopie. Puis il parcourt durant six ans la péninsule arabique, le fameux Quart vide, le désert des désert : son grand oeuvre qui le hissa au niveau d'un Lawrence d'Arabie. Viennent ensuite Oman, pays inconnu qui vit replié depuis des siècles, le Kenya, mais aussi l'Iran, l'Irak, l'Inde, le Pakistan, le Kirghizstan ou encore le Tadjikistan.
    Explorateur de terrain, il n'a jamais hésité à vivre dans des conditions proches du dénuement et à se risquer avec courage dans des territoires interdits, parfois à la limite de sa propre survie. Dans chacun de ses pays d'adoption, il s'est attaché à observer, documenter et consigner les rites et coutumes des peuples aux modes de vie traditionnels et aux savoirs ancestraux afin de ralentir leur livraison aux affres d'une modernité croissante. Ses immersions totales et son regard d'ethnologue ont fait de lui l'un des derniers témoins de civilisations anciennes désormais disparues.
    Christophe Migeon s'intéresse à cet homme riche en contradictions, rejetant le monde moderne et préférant vivre dans le dénuement aux côtés des peuples nomades.

  • Récit des pérégrinations de Marco Polo, fils de marchand, après son départ de Venise avec son père et son oncle à la fin du XIIIe siècle. Durant 24 ans, elles le menèrent de la Perse aux grandes plaines d'Asie, puis des routes caravanières à la cour de l'empereur mongol Gengis Khan.

  • Terrifiantes, drôles, émouvantes, cocasses, les plus incroyables rencontres entre l'homme et l'ours sont réunies dans ce florilège. Que se passe-t-il quand, dans une caverne obscure ou sur les glaces éblouissantes, le regard d'un ours croise celui d'un homme ? De la nuit des temps au désastre écologique actuel, Charlie Buffet explore une dizaine d'histoires singulières, autant de "rencontres avec des ours" qui n'ont pas toutes le goût du sang.
    Car dans les yeux du fauve, il y a le reflet de l'Homme que nous sommes : terrifié ou méprisant, attendri au point de l'habiller de peluche ou angoissé par sa disparition annoncée... Les plus hardis choisissent de l'approcher sans arme, rêvant d'effacer la frontière qui nous sépare du règne animal. Pour le meilleur ou pour le pire...

  • Le XIXe siècle fut un siècle d'inventions et de découvertes durant lequel les hommes ont repoussé les limites de la connaissance. Quelle plus belle matière pour l'auteur de récits d'aventure et de science-fiction qu'était Jules Verne ? Entre 1878 et 1880, il publie chez son éditeur, Hetzel, une Histoire générale des grands voyages et des grands voyageurs.
    Le troisième tome est consacré aux voyageurs du xixe siècle et en particulier aux circumnavigateurs français et étrangers. Du Brésil à l'Australie, du Japon au Kamchatka, Jules Verne conte les voyages des Freycinet, Duperrey ou Kotzebue, leurs découvertes géographiques et botaniques, mais également leurs rencontres avec les autochtones. À la suite de Dumont d'Urville, Bellingshausen, Parry ou Franklin, le grand écrivain nous entraîne aussi vers de nouveaux horizons : les régions polaires.
    Illustré par plus de 300 documents et cartes, ce récit historique se lit comme un roman d'aventure. Le texte est complété par de nombreuses notes explicatives rédigées par un spécialiste de Jules Verne, Jean-Yves Paumier, et imprimées sur un livret à part.

  • Vers le pole

    Fridtjof Nansen

    • Paulsen
    • 1 Octobre 2014

    Le 23 juin 1893, le Norvégien Fridtjof Nansen quitte Christiania (actuel Oslo) avec douze équipiers pour une expédition insensée : il veut gagner le point le plus septentrional du globe (jamais atteint) en profitant de la dérive transpolaire. Nansen a longuement étudié ce courant océanique, mis en évidence après le naufrage de la Jeannettte en 1879, dont les débris ont été retrouvés à des milliers de kilomètres du lieu de l'accident. Pour réussir son pari, il fait construire un bateau, le Fram (en avant, en norvégien), suffisamment solide pour se laisser prendre dans les glaces.

    Il gagne l'archipel de la Nouvelle-Sibérie, puis laisse les glaces l'emprisonner. Mais en seize mois, il ne progresse que de 360 milles en direction du nord-ouest. En mars 1895, il décide de partir vers le pôle en traineau, avec un seul compagnon, et atteint la latitude de 86° 14', le 8 avril 1895 : personne n'a encore approché le pôle Nord d'aussi près. La fonte des glaces l'oblige à rebrousser chemin et à entreprendre un dur hivernage dans l'archipel François-Joseph, où il vit de la chasse aux ours. Il est recueilli, en juin 1896, par l'explorateur anglais Jackson et débarque en Norvège, sur le Fram, trois années après son départ.
    C'est le récit juste et humain de cette aventure hors du commun qui est ici illustré par des photographies d'époque, des gravures et des dessins.

  • Le récit d'une exploration antarctique qui tourne mal au début du XXe siècle Le docteur Otto Nordenskjöld dirige une expédition scientifique chargée d'explorer les îles qui environnent l'Antarctique. Ils embarquent sur l'Antarctic, un baleinier qui finira broyé par les glaces.
    Les membres de l'expédition furent séparés sur trois zones géographiques Les savants, dispersés en divers endroits de la banquise qui, entre gel et dégel, tantôt les libère, tantôt les emprisonne, luttent pour leur vie. Comment se retrouveront-ils ? Par quel miracle les secours arriveront-ils ? Comment survivre à deux hivernages au milieu des tempêtes de l'hiver austral ?
    Deux des escouades rescapées passeront l'hiver dans le dénuement le plus total avant d'être secourues par un bateau argentin.
    L'un des récits les plus poignants de l'exploration antarctique « 22 mois dans les glaces » raconte cette aventure vécue dans l'enfer de l'extrême sud, et Nordenskjöld réussit à nous prouver que les scientifiques sont des héros comme les autres, qui comme toujours, ne se révèlent que dans l'adversité.

  • En 1936, Eigil Knuth, un jeune artiste danois, décide de tourner le clos à la civilisation pour aller hiverner à Angmagssalik, sur la côte est du Groenland, où il souhaite pratiquer la sculpture. Alors qu'il est déjà en route, il rencontre une expédition française de trois hommes menée par Paul-Emile Victor, qui lui propose de se joindre à eux pour traverser l'Inlandsis d'ouest en est. Il saisit l'occasion de réaliser son rêve le plus fou et se joint aux Français.
    Mais l'aventure sera bien plus épique qu'il l'imagine... Pour Paul-Emile Victor, cette aventure restera "la plus grande de toutes". Le récit du jeune Eigil, publié au Danemark en 1937 sous le titre Quatre hommes et le soleil et jusqu'alors inédit en France, est aussi drôle que poignant.

  • En 1709, l'équipage d'un navire anglais recueille un naufragé sur l'île déserte Mas a tierra. Alexander Selkrik raconte ses cinq années de solitude au capitaine du bateau, Woodes Rogers. C. Buffet reprend le récit original publié par W. Rogers en 1715, avec des commentaires pour mieux comprendre le contexte et les circonstances de cette aventure.

  • Pour tout savoir sur les pôles, ce manuel aborde les questions géographiques, climatiques, historiques mais aussi pratiques concernant ces territoires méconnus. Les informations techniques sont illustrées d'anecdotes vécues souvent cocasses.

  • Depuis l'enfance, Alexandre Trudeau est fasciné par la Chine qu'il avait visitée adolescent, avec son frère et son père, figures marquantes de la politique canadienne. Il y est retourné, mais avec le regard d'un enfant à qui l'on avait dit : « Les gars, n'oubliez pas que les Chinois nous ont longtemps considéré comme des barbares ».

    Relatant ses nombreux déplacements dans le pays ces dix dernières années, il laisse la Chine parler d'elle-même, en essayant de remettre en question certitudes et idées préconçues.
    Parti sur la route, il donne la parole aux Chinois : entrepreneurs, artistes, ouvriers, avocat, boucher, réalisateur ou adepte du nouveau confucianisme, qu'il rencontre par l'entremise de son interprète, Vivien, jeune fille vive aux idées arrêtées. Balloté entre une Chine figée et un pays moderne, confiant en l'avenir, Alexandre Trudeau habite les immenses mégapoles comme les coins les plus reculés de la campagne.

    Loin des sentiers battus, il offre un éclairage sur une société en mouvement autant qu'un récit de voyage dynamique, vivant et authentique.

  • " Effrayants, les arbres, l'eau étaient envahis d'une noirceur de plomb. L'angoisse suintait de partout ; Il semblait à Tatiana que l'acide venimeux de la civilisation, inconnu du peuple khanty, dévorait la forêt, rampait au fil de l'eau. L'acide avait gagné les rames, les tolets, s'était glissé dans la barque, infiltré dans son ventre. " Il aura fallu plus d'un demi-siècle pour que, sous la plume d'un écrivain sibérien, résonne la douleur des femmes khantyes, emportées dans la tourmente qui a secoué la région du Kazym dès les années trente du XXe siècle. Leurs filles connaîtront une autre descente aux enfers, où le bruit des armes aura laissé la place aux " dures caresses de la civilisation ". A la fois récits de vie et fiction, les deux oeuvres de Tatiana Moldanova, publiées pour la première fois en Occident, brossent l'angoissant destin des femmes autochtones de la Sibérie.

  • L'invention du monde ; ils ont révélé la terre Nouv.

    Les poèmes d'Homère contenaient la première géographie, au sens propre du terme. Mais pour s'orienter, pour comprendre le monde où il vit, l'homme a dû, et su, adapter ses connaissances en créant des réprésentations graphiques de la Terre et de l'univers. Des Grecs aux Européens, des Asiatiques aux Arabes, qu'ils soient scientifiques, géologues ou penseurs, ils ont contribué à faire connaître terres, mers et frontières. Certains n'ont jamais quitté leur table de travail. D'autres étaient de grands voyageurs. Tous ont rendu possible la mise en perspective d'un monde, tout en servant, parfois, les conquêtes ou les nouveaux marchés. Hérodote - premier reporter -, Ibn Battuta, Zheng He, Bougainville, Alexandre Von Humboldt, Alexandra David-Neel, Élisée Reclus ou encore Auguste Piccard, ont, au fil des siècles, collaboré à la grande aventure de la construction de la Terre. Les 21 esprits pionniers ici présentés ont contribué à en établir un cadre de plus en plus vaste, jusqu'à lever les yeux et à se diriger vers le ciel. Le texte richement documenté de Paul Claval est illustré par des oeuvres originales de Jean-Michel Charpentier, peintre et graveur, et par de nombreuses cartes anciennes.

  • Du courage - eloge a l usage des aventuriers et des heros du quotidien Nouv.

  • Un "Américain bien tranquille'', tel est John D. Littlepage, ingénieur spécialisé dans l'extraction de l'or en Alaska, jusqu'à ce jour de 1927 où un bolchevik haut placé, Alexandre Serebrovski, lui propose de venir en Russie soviétique " monter le trust de l'or ". Quelques mois plus tard, la famille Littlepage débarque à Moscou avec armes et bagages. Elle ne sait pas encore qu'elle va sillonner le territoire des Soviets, de la capitale jusqu'au fin fond de la Sibérie et du Kazakhstan, pendant quelque dix années - et quelles années ! John D ; Littlepage assistera ainsi au triomphe politique de Staline, à la collectivisation des campagnes et à la dékoulakisation, à l'industrialisation et à la " lutte contre les saboteurs ", aux déplacements de populations et à la sédentarisation forcée des nomades. Son témoignage, écrit dans les années qui suivent son retour aux Etats-Unis, est celui d'un homme de terrain, appréhendant le réel par le prisme de sa profession. Ce point de vue, rare à l'époque - car rares furent les étrangers mêlés d'aussi près et sur un temps aussi long à la construction du réel soviétique -, fait de son livre un ouvrage exceptionnel. Document rigoureux, L'or des Soviets se lit aussi, et peut-être surtout, comme le roman d'une aventure moderne.

  • Sa première grande aventure, Frederik Paulsen l'a vécue à la tête du groupe pharmaceutique dont son père lui céda les commandes à trente ans. Plus tard, Ferring étant devenue une multinationale, le capitaine d'industrie s'est souvenu des récits de Vikings de son enfance suédoise et de ses envies de terres inconnues. Il est parti à la découverte des mondes glacés.
    Au premier printemps du millénaire, il a foulé le pôle Nord et découvert que la terre cachait d'autres pôles : le pôle magnétique, ce point mouvant que désignent les boussoles, le pôle géomagnétique, plus stable, et le pôle d'inaccessibilité. Comme la terre a deux hémisphères, ces quatre « pôles Nord » ont leur jumeau au sud, en Antarctique. Frederik Paulsen s'est lancé un défi : devenir le premier homme à atteindre les huit pôles de la planète.
    Charlie Buffet et Thierry Meyer racontent les treize années d'aventures dans des lieux froids et hostiles, qui gardent l'empreinte des exploits passés et où les scientifiques décryptent l'avenir de la planète.

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