Lethielleux

  • «Plus peut-être que celle de l'homme d'autrefois, la mentalitécontemporaine semble s'opposer au Dieu de miséricorde, etelle tend à éliminer de la vie et à ôter du coeur humain la notionmême de miséricorde. » Ces mots de saint Jean-Paul II résumentbien la raison pour laquelle le thème de la miséricorde s'est de plusen plus imposé dans l'enseignement du Magistère.Il existe pourtant dans notre société une véritable promotion dela compassion, qui semble même être devenue la seule normeadmise pour construire une éthique. De fait, cette dispositiontouche à ce qu'il y a de plus intime à l'homme, son agir moral et sa dignité de personne humaine. Elle ne peut laisser indifférent.Pour répondre aux appels de l'Église comme aux défis que lancela société contemporaine, cet ouvrage s'attache à dégager lesprincipaux aspects de la vertu de miséricorde. Comment passer d'unsimple sentiment à une vertu efficace ? La miséricorde se rattache-t-elle à la justice ou à la charité ? Est-ce une vertu essentiellement chrétienne ou existe-t-il une miséricorde naturelle ? Quel rôle joue-t-elle sur le plan social? Voilà les questions auxquelles ce livre tentede répondre en scrutant la pensée de saint Thomas d'Aquin.Né en 1983, le père Jean-Baptiste Cazelle est entré au monastèrebénédictin de Notre-Dame de Fontgombault en 2003. Il a achevéses études de théologie à l'institut Saint-Thomas-d'Aquin (Toulouse)en 2018.

  • Aimé Richardt nous donne un tableau sans complaisance de la société française au lendemain de la Révolution qui, avec la trop fameuse loi Le Chapelier de juin 1791, avait aboli toute corporation et laissé l'ouvrier sans défense, selon la nouvelle jurisprudence du Code civil, art. 1781. La Révolution qui avait fièrement proclamé la devise gravée au fronton de tous les édifices républicains, Liberté Égalité Fraternité, avait été suivie d'une révolution industrielle génératrice d'une société où la bourgeoisie au pouvoir exploitait sans vergogne les ouvriers, les prolétaires comme on devait bientôt les dénommer.
    Au terme de son analyse, enrichie de nombreuses citations, l'auteur peut légitimement conclure que le premier catholicisme social a été l'oeuvre d'une minorité de laïcs et de quelques prêtres, ignorée des théologiens, négligée des journalistes catholiques les plus influents dont l'épigone est sans conteste Louis Veuillot et l'Univers, et méconnue de l'ensemble des évêques, à l'exception notable de Mgr Affre et de Mgr Sibour.

  • Préfet de la congrégation pour la Doctrine de la Foi, successeur de Pierre, J. Ratzinger-Benoît XVI a côtoyé aussi bien qu'habité la fonction pétrinienne. Benoît XVI a pensé le ministère qu'il a accompli et il a illustré par des gestes concrets la conception qu'il en avait. Il a notamment mis en exergue la dimension martyrologique du primat, jusqu'à, selon l'intuition profonde du philosophe G. Agamben, user tragiquement de son pouvoir par mode du renoncement à son exercice. Dans son enseignement, il a préféré s'appuyer sur l'autorité de la vérité plutôt que sur l'investissement ou le titre de l'organe magistériel qui propose cette vérité.
    « Le livre de l'abbé Christian Gouyaud représente une somme désormais incontournable pour qui veut comprendre en profondeur le pontificat de Benoît XVI. Christian Gouyaud a eu l'intuition novatrice de faire une véritable lecture théologique de ce pontificat. Il a su en dégager la cohérence interne et en exposer les lignes fondamentales en une synthèse magistrale. Il a également montré comment Joseph Ratzinger a élaboré, dès les premières années de son enseignement, une conception originale du ministère pétrinien et de la fonction épiscopale. Je désire le remercier pour ce travail qui fera date » (cardinal Robert Sarah).

  • Qui suis-je ? Quel est le sens de ma vie ? Comment vivre ? À ces questions fondamentales, l'Église catholique répond par l'annonce cette bonne nouvelle : Dieu nous aime et nous a créés pour que nous partagions sa vie divine.
    Avec À l'école du Christ, le père Louis Pelletier rend la révélation intelligible dans sa beauté et sa cohérence.
    Il touche les coeurs en conduisant au Christ par sa parole claire et vivante. Il nous accompagne dans un chemin de conversion concrète, qui tient compte des difficultés actuelles et unifie nos vies.

    « L'enseignement de la foi et celui de la conversion de notre coeur constituent un seul et même chemin de vie. Le Père Pelletier aspirait à vivre et à transmettre - car on ne donne que ce que l'on porte en soi - cette unification progressive de toutes nos facultés de mémoire, d'intelligence et de volonté comme une éducation à l'amour. ».
    Mgr Michel Aupetit, Archevêque de Paris.
    À l'école du Christ comprend trois volumes :
    Volume 1 : S'ouvrir au Père.
    Volume 2 : S'enraciner dans le Christ.
    Volume 3 : Vivre dans l'Esprit Saint Le Père Louis Pelletier (1960-2015) a été enseignant à l'École Cathédrale de Paris pendant 15 ans. Il a accompagné spirituellement tant de personnes d'horizons différents. Les conversions ont été extrêmement nombreuses, car il touchait les intelligences et les coeurs. Il a consacré les dernières années de sa vie à la rédaction d'À l'école du Christ.

  • On dit souvent que le mal n'est pas justifiable, qu'il ne peut être réduit à une solution simple, tant il demeure incompréhensible. Il est scandale et provocation pour la conscience humaine. Or, la question de Dieu donne à celle du mal des proportions redoutables qui ne placent cependant pas la raison dans l'incapacité de dire quelque chose d'intelligible et de sensé sur ce qui apparaît à la fois comme un problème et un mystère. La théologie, qui est exercice de la raison dans la lumière de la foi, n'est pas condamnée à se taire. Dieu, certes, est inconnu en lui-même, et le mal demeure irréductible à toute entreprise de réduction, mais, à partir de tout ce que nous pouvons affirmer de Dieu par la raison et par la réflexion croyante, il est possible de donner quelques repères à ce qui demeure pour l'esprit un défi. Ces balises ne cherchent pas à justifier ou expliquer le mal, mais sont comme des tentatives raisonnées de comprendre et dégager de l'intelligibilité dans ce qui se présente, surtout en christianisme, comme un rapport difficile à penser : Dieu et le mal.

  • Cet ouvrage recueille différentes interventions données à l'occasion d'une journée d'études sur le gouvernement des instituts de vie consacrée organisée par la faculté de droit canonique de l'Institut catholique de Paris.
    Dans une approche interdisciplinaire, les interventions prennent en compte l'aspect théologique et canonique de cette question fort délicate mais également les considérations pastorales, humaines et spirituelles. Il est donc question dans cet ouvrage de donner des repères pour aider les communautés et leurs membres à mieux vivre la vie fraternelle à laquelle ils sont appelés par grâce.
    Les intervenants, membres de communautés religieuses ou de société de vie apostolique, partagent également dans ces lignes leur expérience de gouvernement et leurs réflexions sur des notions aussi importantes que celles de gouvernement, de charisme, d'autorité ou encore d'actes hiérarchiques ou collégiaux. Face aux abus constatés dans l'histoire de l'Église, et malheureusement encore aujourd'hui, nous sont présentés des moyens canoniques pour y faire face et y remédier.

  • La question du blasphème a fait sa réapparition dans les sociétés occidentales alors même que notre époque semblait l'avoir abandonnée au nom de la liberté de conscience et de la liberté d'expression : tout citoyen est interpellé et l'expérience juridique des États et des religions est sollicitée. Ainsi, celui qui veut appréhender cette notion de blasphème se doit d'embrasser divers systèmes juridiques sans oublier que ces derniers entrent en dialogue et se confrontent à des approches théologiques et philosophiques. Derrière l'apparente simplicité dans le discours quotidien du terme blasphème se cache une réflexion complexe entre régulation du croire et régulation de la vie sociale.

  • La foi chrétienne va-t-elle résister à l'analyse des contradictions internes entre les évangélistes et des écarts entre ce que disent les historiens et ce qui est raconté dans les Évangiles ? Oui, répondent Colette et Jean-Paul Deremble, Car la foi chrétienne n'a rien à craindre de la recherche historique ; au contraire, elle n'en devient que plus lucide, mieux armée pour faire comprendre sa spécificité et sa grandeur aux générations à venir.
    En un temps où la transmission de la foi chrétienne est en péril, péril du fondamentalisme, péril de l'oubli des textes, ce livre propose une lecture de l'évangile de Matthieu qui regarde en face les données de l'histoire et tient compte des résultats des recherches actuelles. Il s'adresse à l'homme de bonne volonté, chrétien ou non, pratiquant ou non, qui cherche à comprendre sans a priori et sans problématique le sens que les évangiles avaient en leur temps.

  • L'histoire mouvementée des relations entre l'Eglise catholique et le judaïsme des origines à nos jours.

  • Beaucoup de saints ont raconté leur expérience. Elle peut souvent impressionner et sembler inaccessible. Pourtant l'auteur veut montrer que la mystique est l'accomplissement normal de la grâce chrétienne. Tout homme est appelé à vivre de la vie de Dieu. En reprenant l'enseignement des grands mystiques le père Simon nous montrer que les grandes étapes de leur vie spirituelle, dégagées de leurs aspects personnels, sont celles que nous sommes tous appelés à franchir.

  • ...l'homme dont les diacres doivent s'inspirer, pour le pape François. Ce livre original répond à cette invitation, et constitue la première étude substantielle sur le sujet.La première partie se lit comme une énigme policière : « À la recherche du diaconat souvent méconnu de François d'Assise ». Elle met en valeur cette dimension du plus populaire des saints. La seconde, partant du développement du diaconat permanent depuis Vatican II, dévoile une convergence remarquable entre ce qu'a vécu en son temps François d'Assise et ce que l'Église demande aux diacres d'aujourd'hui.Et puisque « à chaque vocation commune a tous les chrétiens correspond aussi une consécration spéciale de quelques-uns, destinée a en renforcer le signe » (Y. Congar), on peut dire que non seulement les diacres mais tous les baptisés peuvent s'inspirer de saint François d'Assise, diacre. Voici donc un livre pour tous les baptisés.
    Didier Rance, diacre, franciscain séculier depuis plus de 30 ans, ancien directeur national de l'AED et historien. Il a publié une trentaine de livres dont John Bradburne, le Vagabond de Dieu, Grand Prix Catholique de Littérature 2013, Spiritualité du diaconat (2017) et À travers la grande épreuve (Artège, 2016).

  • Pendant des millénaires il a suffi aux hommes d'exister et de vivre, d'unepart, selon ce que la nature leur offrait, d'autre part selon ce qu'ils en faisaient grâce à leurs connaissances et à leurs techniques rudimentaires. Cette vie s'inscrivait dans le cadre apparemment immuable de l'ordre cosmique, avec ses cycles, et selon la place que l'homme s'octroyait dans cet ordre ou selon la place qu'il croyait avoir reçue des dieux ou de Dieu. L'existence même de l'homme allait de soi, tout autant que sa fragilité soumise à une nature toute puissante.
    Avec l'avancée des technologies touchant à l'homme même (biotechnologies, génétique ...) et celle des techniques de maîtrise de la nature, c'est un bouleversement sans précédent qui s'opère.
    Quelle place reste-t-il à l'homme dans un monde où il devient une machine, un matériau qui se gère, une marchandise sans âme ? Quel est l'avenir de l'homme dans un monde déshumanisé ? C'est cette question que le philosophe nous pose et nous aide à mieux cerner.

  • Charles de Montalembert (1810-1870) est un des pionniers du catholicisme social ...ami de Lamennais et de Lacordaire il s'implique pleinement dans la vie politique du pays pour y défendre la liberté des catholiques à vivre leur foi. Persuadé qu'une accentuation trop forte de la monarchie pontificale peut susciter un climat d'hostilité il milite pour un catholicisme libéral résumé par la formule "une Eglise libre dans un état libre". Ses positions ne seront pas soutenues par le pape auquel il se soumettra contrairement à son ami Lamennais.
    Le récit d'une époque tumultueuse où se pose déjà la place laissée à l'Eglise dans la société civile.

  • La théologie du droit est une matière académique récente dans le cursus des études en droit canonique. Les canonistes savent pourtant que la théologie est essentielle à leur démarche scientifique et pratique. La loi canonique sert la Révélation et est finalisée ultimement par le salut des âmes. L'ouvrage entend proposer aux étudiants en droit canonique une analyse des notions théologiques éclairant leur objet d'étude et leurs futurs offices dans l'enseignement ou la pratique du droit.
    L'analyse des notions fondamentales vise une juste découverte du droit canonique. La première partie est consacrée à l'étude de la justice, de la loi et du droit dans la Révélation et dans la théologie. La deuxième partie s'intéresse plus spécifiquement à la question de la théologie du droit canonique. Pourtant, ce manuel pourra aussi intéresser les enseignants et praticiens de droit civil et public, leur permettant de comprendre sous une lumière nouvelle leur propre matière.
    Enfin, la justice, la loi et et le droit sont appréhendés comme des notions du champ de la théologie éclairant la compréhension de l'Église et de son autonomie juridique.

  • Il existe plusieurs introductions à la métaphysique de saint Thomas d'Aquin. Or, comme on le sait, lui-même n'a jamais écrit d'ouvrage de ce genre mais comme il n'a pas donné d'indications sur son contenu et sa méthode, il faut, non pas la reconstituer c'est impossible, mais l'inventer, l'élaborer, tenter la chose, et ce n'est pas inutile.
    Rééditer l'ouvrage de Joseph Rassam n'est pas seulement répondre à la demande réitérée de chercheurs d'introuvables, mais surtout présenter un effort remarquable, à notre sens, de synthèse métaphysique, cohérent et de grande facture.
    Le « thomisme » de Rassam est très ancré dans le texte de l'Aquinate, profondément médité.

    Ce livre de dimension modeste, au texte ramassé, est « toujours limpide et comme rayonnant de la clarté de l'être qui y transparaît ». L'essentiel de la métaphysique, de la théologie philosophique et de l'anthropologie thomasiennes y est admirablement présenté, résumé et éclairé. Tout y est reconduit à ses sources originelles et à ses premières aperceptions, ce n'est pas le moindre mérite de ce livre admirable.

  • Fruit de la première thèse de doctorat en français sur le démon, cet ouvrage de théologie convoque aussi les analyses de l'histoire et des sciences, les textes de la Bible et des Pères de l'Église ainsi que ceux des religions non chrétiennes.
    Sont décrits les diaboliques tactiques ordinaires (tentations) et extraordinaires (vexations, obsessions, infestations et possessions), et les liens maléfiques, en particulier la magie, le spiritisme ou les vices. Mais le démon reste soumis à Dieu. C'est pourquoi sont détaillés également les armes pour la contre-attaque et les remèdes que saint Thomas propose, avec la Tradition de l'Église, contre l'Ennemi infernal.

  • " Maurice Zundel est un mystique immense.
    Certainement l'un des plus grands des temps modernes. Ses intuitions, ses illuminations sont fulgurantes. Ainsi que l'avait bien compris le pape Paul VI, qui le connut très tôt, Zundel est un véritable génie spirituel. Là est sans doute la raison, paradoxale, pour laquelle il fut totalement incompris par ses supérieurs et demeure encore aujourd'hui si peu connu du monde. Car, l'histoire nous l'apprend, il faut aux hommes ordinaires souvent des dizaines d'années, voire plusieurs siècles, pour se familiariser avec de tels génies et commencer à en prendre la vraie mesure".

  • Parmi les grandes figures de l'Ancien Testament, Joseph occupe une place majeure, en particulier par le lien étroit qui relie nécessairement le dernier des patriarches à la terre d'Égypte.
    Et pour les chrétiens, Joseph se comprend aussi dans l'économie du salut qui trouve sa plénitude en Jésus de Nazareth à la fois "fils de Joseph" et "fils de David", descendant de Juda, le quatrième fils de Jacob. La tradition juive affirme qu'à la fin des temps apparaîtra un Messie "fils de Joseph", Messie souffrant et anéanti, ouvrant la voie à un Messie triomphant "fils de David". Ce second volume de La Bible pas à pas s'appuie donc sur les symboles qui se rapportent à cette belle figure, comme autant de clés dévoilant son mystère (Joseph et la tunique, Joseph et les songes, Joseph et la citerne...) et puise aux sources de la tradition juive qui a longuement ruminé les textes saints.
    Voilà le combat prodigieux que Joseph initie en terre d'Égypte contre l'idolâtrie. Dieu désigne l'Égypte comme la "maison de servitude". Bien au-delà de l'esclavage physique que Pharaon impose aux Hébreux, c'est de l'oppression des âmes dont il est question, celle dont le Christ est venu nous délivrer.

  • Pendant plus de dix ans, Jocelyne Tarneaud a raconté la Bible sur les ondes de Radio Notre-Dame.
    Pour elle, la Bible est fondamentalement une histoire de famille, avec tous ces moments de l'histoire d'Israël où la Création elle-même est venue au secours de la foi : la colombe de Noé, la baleine de Jonas.... Puiser aux sources de l'exégèse hébraïque permet d'entrer plus avant dans l'intelligence de la Parole comme le Christ nous y invite à travers la Samaritaine, lui qui est l'accomplissement des Ecritures, en affirmant : "le salut vient des juifs".
    C'est pourquoi, "raconter" est la nourriture indispensable à la croissance de la foi. Ce premier tome propose de cheminer d'Adam à Jacob à travers les symboles qui jalonnent le livre de la Genèse. Il sera suivi d'autres tomes permettant d'avancer dans tout l'Ancien et le Nouveau Testament et d'aider les lecteurs à acquérir les clés d'interprétation qui ouvrent au mystère des Ecritures.

  • Le prêtre : une paternité encore contestée (même une fois écarté le paternalisme clérical) et pourtant une paternité retrouvée et assumée car elle est nécessaire pour que le peuple de Dieu se reconnaisse fils et donc frères dans l'unique dessein du Père, pour pouvoir prier en toute vérité : « Notre Père, qui es aux cieux ».Au-delà même des frontières visibles de l'Église, la paternité des prêtres, qui provient de celle même des évêques, est une figure de cette paternité (parfois rejetée) recherchée par tous. Notre société ne peut subsister sans elle.

  • Le 8 septembre 2015 était publié le motu proprio Mitis iudex Dominus Iesus du pape François.À travers le prisme de l'élaboration et de la réception de cette nouvelle norme, cet ouvrage veut apporter sa contribution à travers une réflexion en trois temps :- L'élaboration et la réception d'une nouvelle norme- Tribunaux ecclésiastiques et compétence en matière matrimoniale- Questions de droit et pratique judiciaire.
    Avec les contributions de : Gérard NISON, Astrid KAPTIJN, Maurice MONIER, Markus GRAULICH, Luc-Marie LALANNE, Maria Chiara RUSCAZIO, Brigitte BASDEVANT-GAUDEMET, Emmanuel PETIT, Albert JACQUEMIN, Bruno GONÇALVES, Nicolas de BOCCARD, Christian PAPONAUD, Cédric BURGUN, Jean-Jacques BOYER, Philippe TOXÉ, Ludovic DANTO.

    Bruno Gonçalves c.o. est maître de conférence, chargé de la coordination et la promotion des journées d'études et colloques de la Faculté de droit canonique de l'I.C.P.

  • Dans son livre Comment Jésus est devenu Dieu, Frédéric Lenoir exprime ses convictions sur l'identité de la personne de Jésus de Nazareth. Pourquoi lui "répondre"? Parce qu'il donne à penser que l'Eglise avait finalement décidé de la divinité du Christ au IVe siècle sous la pression des empereurs romains. Selon ce livre toujours, "les évangiles laissent planer un doute sur l'identité de cet homme hors du commun"... Une mise au point sur un sujet aussi important apparaît donc nécessaire, faite à la fois en historien et en croyant. En historien, parce que la thèse fondamentale de l'auteur n'est pas fondée au regard des données qui ont été l'objet d'une recherche considérable. Dès l'époque apostolique les chrétiens de la "grande Eglise" ont cru que Jésus de Nazareth était Fils de Dieu et donc Dieu au sens fort de ce terme. En croyant aussi, parce que si le Jésus de Frédéric Lenoir reste un personnage exceptionnel, celui-ci semble réduire la figure de Jésus et relègue au loin tout mystère.? Les réponses solides et argumentées du théologien Bernard Sesboüé.

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