Les Editions Du Mercredi

  • Pendant les longues journées d'attente, ces quatre adolescents se lient d'amitié, se disputent, se consolent et se racontent. Léopold, le narrateur, a été recueilli par une amie russe de ses parents, militants juifs.
    Marie-Antoinette s'est échappée du camp de Beaune-la-Rolande grâce à un tour de prestidigitation de son père magicien. André, jeune pianiste virtuose, a été envoyé aux États-Unis avant la guerre et est sans nouvelles de sa famille. Quant à Michel, il ne comprend pas pourquoi sa mère a été arrêtée puisque « elle n'est même pas juive ».
    Ensemble, ils vont peu à peu apprendre à accepter l'inacceptable, faire le deuil de leurs disparus, commencer à se reconstruire et aller de l'avant.

  • Dans ce recueil de 40 poèmes irrévérencieux, en cinq vers et deux rimes, sur le modèle des limericks anglais, Corinne Albaut a su retrouver l'esprit empreint de non-sens et de dérision de ceux-ci. A la fois drôles, impertinents, absurdes et stimulants, ces petits textes bien troussés sont parfaitement mis en valeur par les illustrations décalées et fantaisistes de Michel Boucher. Ce dernier a superposé des gravures anciennes qu'il a colorisées sur des fonds peints à la gouache.

  • Dans ce roman, Elisabeth Brami, forte de son expérience de psychologue clinicienne et de son talent d'auteure jeunesse chevronnée, dénonce les dangers d'un apprentissage trop précoce de la lecture, sans mâcher ses mots et en se plaçant délibérément du côté de l'enfant.
    La voix de Victor, le narrateur, sonne vrai et est pleine de fraîcheur. Il nous fait partager sa révolte, sa tendresse, son incompréhension et son humour.
    Écrit dans un style vigoureux et tonique, ce roman plein de bon sens réussit à divertir tout en faisant réfléchir.

  • « Les jeunes de la cité des Marronniers respirent : la gardienne est partie à la retraite. Mais leur soulagement va être de courte durée.
    Quand son remplaçant, un drôle de type à la mine patibulaire et aux allures de caïd, débarque pour rétablir l'ordre, Selim, Mamadou, Séraphine et les autres sont atterrés : avec Ange, le gardien, ça risque d'être l'enfer !
    Entre nettoyage des tags, dictée obligatoire et atelier tricot, ils ne sont pas au bout de leurs surprises...
    Un récit plein d'humour, de vivacité et d'espoir. »

  • De Jérusalem à Hébron en passant par Safed et Tibériade, Hervé David Nahum nous emmène à la rencontre de la communauté juive présente en Terre Sainte au 19ème siècle, telle qu'elle apparait dans de nombreux récits de voyages parus à cette époque. Ces voyageurs occidentaux, qu'ils soient touristes, pèlerins, journalistes, pasteurs, écrivains ou consuls, portent un regard très contrasté sur les Juifs qu'ils sont amenés à rencontrer. Leurs ressentis et leurs descriptions diffèrent grandement selon leur origine, leurs préjugés, leurs préoccupations et bien sûr leur religion. La multiplicité des points de vue forme un kaléidoscope surprenant, aux facettes tantôt émouvantes, tantôt choquantes, toujours instructives. Certains de ces textes sont poétiques ou lyriques, d'autres plus factuels ou polémiques, et cette variété littéraire en rend la lecture fort plaisante. Cette compilation inédite et habilement ordonnée entraîne le lecteur dans une promenade passionnante.

  • « Le chemin de fumée » est un roman destiné aux adolescents, mais aussi aux adultes.

    Il raconte le retour en France, à la fin de la seconde guerre mondiale, de Shaïné, une jeune adolescente rescapée des camps de concentration.
    Elle va donner naissance à une petite fille qui s'appellera Zeïdé, comme le grand-père tant aimé dont le souvenir lumineux l'aide à ne pas sombrer.
    Recueillie dans une maison d'enfants et séparée de son bébé, il lui faudra se battre contre le désespoir, la folie, la jalousie et le chagrin. Au fil des mois, elle va se faire des amis, découvrir l'amour, apprendre à s'occuper de sa fille et retrouver son père rescapé qui a besoin d'elle. Petit à petit, sans pourtant rien oublier, elle reprendra confiance et retrouvera le goût de vivre.

    Avec des mots simples et d'une poignante poésie, l'auteure nous fait partager l'histoire tragique et profondément humaine de ces enfants meurtris. Ce récit émouvant nous parle de leur souffrance mais aussi de leur résilience. Leur histoire est universelle.

    Shaïné est un personnage attachant auquel il est facile de s'identifier : son désespoir, sa volonté, sa force et son humour sont universels. Zeïdé, le grand-père, lui a transmis suffisamment d'amour et de sagesse pour l'accompagner. Quant à sa fille, « minuscule vie venue du pays de la mort », elle est un trait d'union entre le passé et l'avenir.

  • La vie, courte et ardente, de Hannah Senesh, une jeune juive hongroise née en 1921.
    Pendant la guerre, elle émigre en Palestine. En 1943, elle retourne en Europe où le nazisme fait rage pour s'engager dans la Résistance hongroise.
    Elle a été fusillée par les nazis en 1944.

  • Paul Daveine, en Terminale L, choisit de rester seul en ce long week-end de mai sans parents. À l'approche du bac, il devrait réviser, mais des réflexions intimes, des souvenirs d'enfance inconfortables et des doutes l'assaillent.
    Soudain, d'étranges messages photos anonymes s'affichent sur l'écran de l'ordinateur familial, et durant ces quatre jours en huis clos, Paul va y répondre passionnément.
    De fantasmes amoureux en espérance fragile, d'accents lyriques en déception dramatique, ces échanges mystérieux avec ce correspondant ou correspondante inconnu(e) vont le révéler à lui-même et lui vaudront de passer un cap décisif. Désormais, il s'autorisera à vivre, écrire, devenir qui il est ; et ce sera contre père et mère, contre le monde entier aux absurdes préjugés, s'il le faut.
    Crever l'écran, est sans retour, le début d'une libération.

  • 1910, en France.
    Sévices, mauvais traitements, humiliations, violences sont le quotidien de Pierre et Marie, deux jeunes orphelins de l'Assistance publique.
    Un jour, c'est au nom de tous ces « moins-que-rien », ces laissés pour compte, que Pierre et quelques compagnons d'infortune, soutenus par leur instituteur, prennent la tête d'une révolte contre l'Institution où ils sont placés.
    Ce soulèvement conduira leurs tortionnaires sur le banc des accusés. Pour la première fois, la parole de ces petits « oubliés » sera entendue et leurs bourreaux condamnés à de la prison ferme.
    Inspiré de faits réels, ce roman relate le combat courageux de ces enfants.

  • Revenue la lumière, rallumées les lumières !
    Bouchka a repoussé la nuit.
    Agenouillée sur le tabouret, elle boit un bon bouillon brûlant.
    En croquant des noix, Papa lui raconte des histoires du monde, qui la font voyager et qui la font rêver.
    Derrière la fenêtre le noir continue.
    Mais les yeux de Bouchka brillent comme des étoiles.

  • Des vaches pas si folles, et même philosophes, des silences brisés à coups de marteau, des questions de fond de puits, des babioles amourachées de bidules, des loups étourdis, des bigotes un peu nigaudes, des souris dans des champs de soucis et parfois de remords, des conservateurs de grands biens et de petits bonheurs, un homme qui marche à reculons vers son avenir...

    Un recueil de textes et de poèmes qui abordent les grandes questions de l'existence, de la société et du quotidien en invitant à une réflexion tout en poésie.

  • Monsieur Bonheur livre toutes sortes de bonheurs : des doux, des sucrés, des forts, des longs, des courts.
    Les bonheurs ont des couleurs, des saveurs ou des bruits très différents. Il faut tendre l'oreille et ouvrir les yeux pour accueillir Monsieur Bonheur.

  • Les vacances viennent de se terminer. Max rentre d'une semaine passée en Suisse. Une semaine de calme, de lenteur, de politesse... brutalement interrompue par les retrouvailles tonitruantes avec ses copains dans la cour de récréation de son école.
    C'est décidé, Max va fonder un « club suisse ». Pour en faire partie, il y a quelques règles à respecter :
    - Plus de gros mots.
    - Plus de cris.
    - Pas de bousculades.

  • Un cyprès vit seul sur une colline. Il apprend que des arbres qu'il ne connaît même pas vont être plantés à ses côtés. Il entre dans une colère noire et ne veut pas en entendre parler.
    Philomène comprend que c'est la peur de s'attacher qui déclenche sa réaction.
    Le cyprès finira par lui confier son douloureux passé. Un livre sur l'autre et la vie en société.

  • On ne nait pas doudou, on le devient.
    Une petite vache en peluche a été choisie pour être le doudou d'une petite fille. Mais cela ne s'improvise pas. La peluche doit d'abord aller à l'école pour apprendre à être un bon doudou. Un vieil ours qui connaît bien le métier l'accompagne à l'école des doudous. Cours pratiques, histoire des doudous, entrainement physique, natation, photo de classe, remise de diplôme, la petite vache va pendant quelques mois, recevoir le meilleur enseignement pour devenir un doudou avec lequel la petite fille passera ses plus jeunes années. Un album tendre et initiatique pour les enfants à partir de 3 ans.

  • Monsieur Fernand ressemble à s'y méprendre aux autres péli- cans. Pourtant, il porte un lourd secret qu'il n'ose confier à son clan. Un jour, il raconte ses tourments au rat qui les raconte au goéland qui les raconte à la coccinelle qui les raconte au clan des pélicans. Comment ses amis vont-ils réagir ?
    L'aimeront-ils toujours ? Vont-ils le bannir ? Le jugeront-ils ?
    Le comprendront-ils ? Une belle surprise attend Monsieur Fernand qui a su se libérer d'un si lourd secret.

  • Il se passe de drôles de choses dans la forêt où vivent le petit tremble et toute sa famille. Les anciens ont peur que les Spécialistes Sylvestres ne reviennent détruire des arbres comme par le passé. La forêt avait organisé une résistance contre les forces du mal qui voulaient créer une espèce d'arbre parfaite, une race aérienne. Le petit tremble veut connaître l'histoire de sa forêt. Un livre pour aborder le thème de la Shoah de manière métaphorique.

  • Comme chaque jour, Clonc arrive en retard à l'école. Sa maîtresse passe en revue les excuses, plus loufoques les unes que les autres, qu'il lui donne d'habitude. : il a raté son Diplodobus, croisé une manifestation de tortumobiles, s'est fait renversé par un vélotruche... Quelle excuse a-t-il bien trouvé aujourd'hui ?

  • Dans sa maison de retraite, Pépé Célestin souffle ses 111 bougies. Aux journalistes qui l'interrogent sur sa longévité, il livre son secret : l'amitié et la poésie. Il se souvient que dans le train qui le menait au front pendant la «grande guerre», il a rencontré Katsuo, un soldat d'origine japonaise. Dans les tranchées, après les batailles, Katsuo initie Célestin à l'art des haikus. Les deux amis écrivent leurs poèmes dans un carnet ou dans le registre de garde.

  • « Excuses exquises » est un guide humoristique destiné à des collégiens. Ce « manuel de survie en milieu scolaire hostile » se présente sous forme d'abécédaire énumérant toutes les situations potentiellement problématiques auxquelles peut se trouver confronté un élève : absences, retards, devoirs, gros mots, piscine, cantine, zéro, triche etc. Ces situations sont présentées avec une scandaleuse mauvaise foi. Elles sont chacune accompagnées d'une série d'excuses toutes plus loufoques les unes que les autres, impertinentes, outrées, fantasques, hilarantes ou poétiques. L'auteure, qui a été enseignante en collège pendant 20 ans, connaît bien les adolescents. Elle a puisé dans son expérience et a également mis à contribution des élèves au fil de ses rencontres.
    Cet ouvrage, écrit dans un style tonique et vivant, est très amusant et mettra en joie jeunes et moins jeunes, cancres et bons élèves.

  • Judith a 15 ans. Rongée par le secret qui entoure l'identité et l'absence de sa mère, elle se rebelle contre le monde entier.
    Mais comment se construire quand on ne connaît que la moitié de soi-même ?
    Un voyage à New York va bouleverser sa vie et répondre en partie aux interrogations auxquelles, ni son père ni sa belle-mère n'ont jamais donné de réponses.

    Un roman sur les origines et les secrets de famille.

  • La vie d'adulte est une bataille. Il faut s'y préparer de bonne heure, s'armer, se blinder. Pour cela, les parents de Milana ont fait d'elle une jeune fille débrouillarde et autonome qui ne s'est, d'ailleurs, jamais plainte de son éducation.
    Mais voilà qu'après un délicieux séjour chez une amie dorlotée par une mère poule, Milana s'interroge. A-t-elle un jour été poussin ? A-t-elle connu l'insouciance, la légèreté ? A-t-elle vraiment profité de son enfance ?
    Pour tenter de rattraper le temps perdu, elle entreprend une longue grève du zèle et déclare qu'elle ne sait plus rien faire seule. Mais à 14 ans il est trop tard pour demander de l'aide, pour être dépendante.
    Alors puisque l'enfance ne veut plus d'elle, Milana part en guerre. Comme une adulte. Il est temps de vérifier que tout ce qu'elle a appris est utile, de se frotter plus fort à la réalité, d'utiliser sa fameuse débrouillardise.
    Deux jours de fugue se révéleront plus riches et plus intenses que tout ce qu'elle a vécu jusqu'ici... mais bien plus dangereux aussi...

  • « C'est quoi un être ? demande le hêtre à Philomène. Des créatures qui ont aussi besoin de lumière, de nature, de racines... Je pousse vers le haut, dit le hêtre, et toi ? » Un univers à la fois onirique et contemporain pour parler de l'existence et du sens de la vie. Un livre où les questions comptent presque autant que les réponses.

  • « Je ne sais pas ce que c'est la liberté, je suis planté dans ce jardin depuis plus de 100 ans, dit le vieux chêne à Philomène. Toi qui connais la liberté, dis-moi à quoi elle ressemble. » Des dialogues aux résonances très contemporaines pour aborder le thème de la liberté. Un livre où les questions comptent presque autant que les réponses.

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