Le Monte En L'air

  • Après avoir réédité les trois volumes de WHAT THE FUCK ! , Le Monte-en-l'air se réjouit de publier un volume inédit, rien qu'à lui. WHAT THE GIGA SUPER FUCK ! propose une nouvelle sélection de photographies en provenance du monde entier et collectées au fil de pérégrinations sur la Toile. Et c'est toujours aussi ahurissant. Ce quatrième volume regorge d'images tout à la fois désopilantes et désolantes.
    Médusés, vous irez jusqu'au bout de ces 360 pages, bien contents de vous réfugier dans ces territoires à la limite de ce qu'un esprit est capable de concevoir.

  • Fin 2020, un virus apparaît en Chine et se propage rapidement dans le reste du monde. C'est la panique. Dans les pays touchés, on confine les populations. Passablement remontée par cet isolement forcé, Aurélie William Levaux a écrit et dessiné au quotidien. Sans filtre, décidée à en découdre, elle pointe du doigt les responsables en soulignant l'absurdité de leurs décisions. Perplexe et enragée, elle se demande comment ses semblables peuvent les accepter.
    Effrayée, elle constate que pour nos gouvernements, cette crise constitue une belle opportunité de réprimer les libertés. Dans Les Nouveaux Ordres, Aurélie William Levaux livre un avis très personnel sur une expérience commune, inédite et traumatisante.

  • Faisant suite au deux précédents ouvrages What The Fuck ! et What The Mega Fuck ! aux éditions le Monte-en-l'air en 2020, ce 3e opus de la collection WTF réunit des photographies en provenance du monde entier, collectées au fil de pérégrinations sur la Toile. Sur les réseaux sociaux et les sites Internet dont sont issues ces photographies, l'acronyme "WTF" précède souvent un contenu pour signifier l'effarement qu'il provoque.
    Cette interjection exprime autant l'incompréhension que le malaise du "voyeur" face à ces images. Leur accumulation souligne la course folle au partage de contenus "extra-ordinaires" pour un public anesthésié et pose la question de la dilution du sens de la photographie à l'aube du XXI ème siècle. Ces images incongrues sont vues par des millions d'internautes à un instant T, mais disparaissent définitivement au bout de quelques semaines.
    En éditant ces images dématérialisées et en les réunissant dans des ouvrages imprimés, la maison d'éditions Innocences s'approprie ces clichés et pose un acte de résistance face à la course à l'infini du Web. Innocences, à travers la publication de ces livres à tirage unique et numéroté, propose un véritable travail d'archiviste afin d'y consigner une certaine image de l'homme contemporain.

  • Cathédrale Cardon

    Cardon

    Un homme nu marche seul, muni d'un modeste baluchon. Le long d'un chemin imaginaire, il a comme unique compagne la pierre taillée de l'édifice, abritant, au détour des coursives de l'immensité minérale, son cénacle personnel, composé tantôt de fantômes du passé, tantôt d'artéfacts mémorables. Introduit par une éclairante préface qui porte sur l'enfance de Cardon sous l'occupation allemande, Cathédrale décortique sur plus de cent-vingt dessins au style précis, fouillé et d'une fascinante intensité, sa vie d'artiste engagé. Ces dessins, commencés dans les années 1980, relatent les moments marquants de la jeunesse avec ses incompréhensions, ses plaisirs et ses peurs, et se muent vers l'âge adulte dans un ensemble composé d'influences artistiques, d'échappées nécessaires et d'un dégoût de la religion, des politiques et leurs fiascos successifs. Mais surgissent parfois également les espoirs. Cathédrale est un projet hors norme qui relève de la geste testamentaire. Synthèse graphique et symbolique du fameux style Cardon du Canard Enchaîné, ce livre crée un pont entre son travail d'auteur de bandes dessinées que les lecteurs ont pu découvrir dans les pages de L'Humanité Dimanche dans les années 1970 et ses dessins grands formats publiés au compte-goutte dans les différentes revues de Frédéric Pajak. À l'image de Notre-Dame de Paris, qui fut le premier choc esthétique de Cardon, Cathédrale est un monument : l'oeuvre d'une vie d'un dessinateur exceptionnel.

  • C'est avec un plaisir non dissimulé que les éditions Le Monte-en-l'air voient le second opus de WTF ! intégrer leur catalogue. WTF 2 - WHAT THE MEGA FUCK ! réunit des photographies en provenance du monde entier, collectées au fil de pérégrinations sur la Toile. Sur les réseaux sociaux et les sites Internet dont sont issues ces photographies, l'acronyme WTF ! précède souvent un contenu pour signifier l'effarement qu'il provoque.
    Cette interjection exprime autant l'incompréhension que le malaise du "voyeur" face à ces images. Leur accumulation souligne la course folle au partage de contenus extraordinaires pour un public anesthésié et pose la question de la dilution du sens...

  • Cet ouvrage réunit des photographies en provenance du monde entier, collectées au fil de pérégrinations sur la Toile. Entre cabinet de curiosité personnel et corpus documentaire, cet ouvrage propose une vision contemporaine de la photographie amateure et interroge autant sur la place, la fonction et le partage de la photographie vernaculaire d'aujourd'hui que sur les nouveaux rapports sociaux qu'elle illustre.
    Sur les réseaux sociaux et les sites internet dont sont issues ces photographies, l'acronyme WTF précède souvent un contenu pour signifier l'effarement qu'il provoque. Cette interjection exprime autant l'incompréhension que le malaise du "voyeur" face à ces images. Leur accumulation souligne la course folle au partage de contenus "extra-ordinaires" pour un public anesthésié et pose la question de la dilution du sens.

  • D'Algérie

    Morvandiau

    « Quel rapport entre mon père et Jean, le frère missionnaire de ma mère ? » Le premier est né en Algérie en 1937, le second y est mort en 1994. Dans D'Algérie, l'autobiographie et l'histoire familiale croisent l'Histoire avec un grand H, celle de la colonisation, de la guerre d'indépendance et des rapports contemporains toujours singuliers entre la France et l'Algérie. Morvandiau délaisse ici le registre humoristique pour se lancer dans une (en)quête personnelle en bande dessinée, questionnant ses origines mais aussi les conditions d'élaboration du récit lui-même.
    Cette nouvelle édition chez le Monte-en-l'air, dont la maquette est conçue par Sébastien Lumineau, comporte une préface inédite en bande dessinée de Morvandiau. Il y revient sur les évènements qui, depuis 12 ans, ont résonné avec sa vie professionnelle et familiale et ponctué la vie des deux côtés de la Méditerranée : attentat de Charlie Hebdo et durcissement sécuritaire en France depuis 2015, béatification des religieux catholiques assassinés lors de la décennie noire - parmi lesquels son oncle Jean - à Oran en 2018 et manifestations sociales et politiques toujours actuellement en cours en Algérie.

  • Dans ce recueil de textes et de dessins, Aurélie William Levaux livre ses réflexions sur le travail. Partant de son statut d'artiste femme, elle laisse libre court à ses pensées en questionnant son quotidien et ses pratiques. Dans un monde où l'on doit travailler, pour un salaire, pour s'occuper, pour exister, pour manger, y trouve-t-elle son compte ? "Le travail, c'est la santé, disait Papy." Quelques décennies plus tard, sa petite fille en doute. Revenant sur ses expériences professionnelles de jeunesse douloureuses, reprenant des phrases entendues ici ou là, elle se confronte à un concept qui la laisse perplexe, surtout en pleine crise des gilets jaunes. Dans ses textes, toujours drôles, Aurélie William Levaux ne mâche pas ses mots. Pour ses dessins, utilisant le même modus operandi que pour La Poutre de mon oeil, elle opte pour un rendu lâché, au plus proche de ses émotions. Aurélie William Levaux aurait voulu publier ce livre seule, mais c'était trop de travail...

  • Prenez une locution usuelle dans la langue. Choisissez-la contenant un verbe, ou une forme assimilable à une déclinaison verbale. Par exemple : Flux tendu. Passez cette locution à l'infinitif : Flux tendre, et déroulez la conjugaison complète de ce nouveau verbe : Je flux tends, Tu flux tends, etc. Vous obtenez ainsi une nouvelle table de conjugaison, qui fera apparaître de nouveaux sens, de nouvelles sonorités, de nouvelles poésies : Ça flux tendrait, Que nous flux tendissions, Flux tendant, Flux tendons !, etc. Conjuguez à tirelarigot, puis classez les verbes ainsi créés par thématiques. Commencez par exemple par Le Travail. Y apparaissent, entre autres, les verbes Ressourcer humaines, Préavivre de grève, Masser salariale, Pouvoir d'achat, etc. Réitérez le jeu en envisageant vos verbes selon diverses thématiques, joyeusement hétéroclites : La Chanson populaire , Le Temps , L'Animal , La Migration , Le Sexe , L'Argent, La Gastronomie, etc. Ici, le neuvième opus : Le Corps humain.
    Selon les tables, l'effet constaté va de l'efficacité anatomique la plus clinique à l'invitation au voyage, en passant par le rire bête de l'adolescent ou le dégoût face à la maladie et la mort : Périnaître, Cor au peoir, Anouvoir artificiel, Acner juvénile, Mavoir de Vénus, Ongle incarner, Infarctaire du myocarde, etc. Ceci dit, bien du plaisir !

  • Mademoiselle Latarte est amoureuse. Chaque matin, elle se réveille aux côtés de son nouveau compagnon, un éléphant au charisme envoûtant. D'abord présenté comme un homme brillant au caractère bien trempé, ce dernier se révèle, au fil du récit, non seulement écrasant, mais allant jusqu'à devenir véritablement inquiétant. En proie à une grande confusion, c'est non sans peine que Mademoiselle Latarte, aidée des sept jokers, rassemble toutes ses forces pour se débarrasser de lui.
    Dans cette histoire aux allures de fable, Caroline Sury navigue entre intime et universel. Si l'autrice de Bébé 2000 et de Cou tordu ne se prive généralement pas de parler d'elle, elle parvient à injecter dans Un matin avec Mademoiselle Latarte la pointe d'humour nécessaire pour déjouer le pathos. D'autant que son dessin, toujours percutant et vibrant, suffit à lui seul à nous entraîner dans des territoires d'angoisse réellement perceptibles.
    Et c'est en cela que réside toute la force de ce récit. A l'heure où les langues des femmes se délient, Caroline Sury dénonce en dessin, à sa manière et à son tour les violences faites aux femmes. #BalanceTonElephant

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  • Prenez une locution usuelle dans la langue. Choisissez-la conte-nant un verbe, ou une forme assimilable à une déclinaison verbale. Par exemple : Flux tendu. Passez cette locution à l'infi-nitif : Flux tendre, et déroulez la conjugaison complète de ce nouveau verbe : Je flux tends, tu flux tends, etc. Vous obtenez ainsi une nouvelle table de conjugaison, qui fera apparaître de nouveaux sens, de nouvelles sonorités, de nouvelles poésies : ça flux tendrait, que nous flux tendissions, flux tendant, flux tendons ! etc. Renoncez ensuite à la nomenclature habituelle des premiers, deuxième et troisième groupes, et inventez les Pertinents, les Impertinents et les Insolents, avec leurs sous-groupes. Ecrivez avec tout ça un Précis de conjugaisons ordi-naires.
    Privilégiez la notion de thématique ; par exemple : L'Animal ! Y apparaissent, entre autres, les noms d'animaux : Poisson rouge (Poisser rouge : je poisse rouge, vous poissâtes rouge, Poissons rouges ! etc.), Grizzli (Grizzlir : Je grizzlissais, tu avais grizzli, vous grizzlîtes etc.).

  • Les trois auteurs du truculent Il Pleut des Vaches qui pissent sont de retour pour une nouvelle roublardise.
    Forts du succès de leur premier opus, les revoilà avec une sélection impitoyable d'expressions de la langue française (mal)heureusement malmenées par leurs proches. On Prend les Mêmes et on recommande compile la crème de la crème du glissement langagier. Débarrassées de leur sens initial, rehaussées d'une peau toute neuve, les expressions autrefois familières ont basculé dans l'absurde, un endroit où le nonsens dominerait le monde pour notre plus grand plaisir. Ce réjouissant recueil est agrémenté d'illustrations de Vincent Bergier, Camille Burger, Chris Fus, Ksenia Khashkovskaya, Colombe Nicolas, Aurélie Pollet et Laurent Ribet.

  • Dans ce volumineux recueil de dessins, Aurélie William Levaux expose page après page des fragments de son intimité, partagée entre spleen et rage sourde. Mots raturés, écriture malhabile, encre dégoulinante, on retrouve les modalités chères à l'auteure. Mais contrairement au reste de son oeuvre, elles se passent ici des habituelles compositions complexes aux motifs raffinés, si caractéristiques de son travail. La Poutre de mon oeil prend le contre-pied de la ligne habituelle et assume le dépouillement à vif porté par le feutre aux couleurs criardes. Cette technique à la trajectoire sans ambages renforce le sentiment que pénétrer l'oeuvre d'Aurélie William Levaux, c'est accepter de se confronter à une sorte de brutalité gracieuse et que ses formes sont multiples. La vie de tous les jours est un matériau précieux (et si vaste !) pour qui sait y injecter la dose d'humour nécessaire à lui tordre le cou. Une bonne claque suivie d'un grand éclat de rire, voilà l'effet procuré par la lecture de La Poutre de mon oeil. Plus que revigorante, elle est absolument nécessaire.

  • Prenez une locution usuelle dans la langue française. Choisissez-la contenant un verbe ou une forme assimilable à une déclinaison verbale. Par exemple : Flux tendu. Passez cette locution à l'infinitif : Flux tendre, et déroulez la conjugaison complète de ce nouveau verbe : Je flux tends, Tu flux tends, etc. Vous obtenez ainsi une nouvelle table de conjugaisons qui fera apparaître de nouveaux sens, de nouvelles sonorités, de nouvelles poésies : Ça flux tendrait, Que nous flux tendissions, Flux tendant, Flux tendons !, etc. Conjuguez à tire-larigot, puis classez les verbes ainsi créés par thématiques. Commencez par exemple par Le Travail. Y apparaissent, entre autres, les verbes Ressourcer humaines, Préavivre de grève, Masser salariale, Pouvoir d'achat, etc. Réitérez le jeu en envisageant vos verbes selon diverses thématiques, joyeusement hétéroclites : La Chanson populaire, Le Temps, L'Animal, La Migration, Le Sexe, La Gastronomie, La Vacance, Le Nom propre, Le Végétal, etc. Ici, le septième opus : L'Argent. Selon les tables, l'effet constaté va du mal au ventre à l'appel à l'action, en passant par la fin de mois et la caisse commune : À découvrir, En liquider, Tout cramer, Aller chercher dans les..., Revenir minimum, Haut les maindre, Tirer du blé, etc

  • A partir de locutions courantes liées à la gastronomie, les auteurs proposent les tables de conjugaison de verbes inédits aussi saugrenus que poétiques : dinde au marrer, merguer-frites, croître au beurre, rire de veau, etc.

  • David Poullard et Guillaume Rannou élaborent ensemble des dispositifs destinés à interroger l'ordinaire, et plus précisément celui de la langue, française en l'occurrence. Leur démarche consiste à repérer dans nos manières de parler des locutions les plus banales possible, à les en extraire, à les observer avec attention, à les tordre, les bousculer, les écouter, jusqu'à en faire apparaître des sens potentiels inattendus. Diverses Tentatives d'étirement du français figé ont ainsi pris forme, sous différents formats (du confetti à l'inscription monumentale en passant par l'affiche et le livre) et dans différents contextes (expositions, interventions dans l'espace public, conférences, workshops).
    Une série de numéros est ainsi appelée à sortir tous les 3 à 4 mois en proposant au lecteur une trentaine de tables de conjugaisons ordinaires joyeusement hétéroclites. Un Très Précis de conjugaisons ordinaires sur le thème du travail, et un autre sur le thème de la chanson populaire sont sur le point de paraître (octobre 2013) aux éditions Le Monte en l'Air.

  • Prenez une locution usuelle dans la langue. Choisissez-la contenant un verbe, ou une forme assimilable à une déclinaison verbale. Par exemple : Vague à l'âme. Passez cette locution à l'infinitif : Vaguer à l'âme, et déroulez la conjugaison complète de ce nouveau verbe : Je vague à l'âme, Tu vagues à l'âme, etc. Vous obtenez ainsi une nouvelle table de conjugaison, qui fera apparaître de nouveaux sens, de nouvelles sonorités, de nouvelles poésies : Ça vaguerait à l'âme, Que nous vaguions à l'âme, Vaguant à l'âme, Vaguons à l'âme !, etc. Renoncez en-suite à la nomenclature habituelle des premiers, deuxièmes et troisième groupes, et inventez les Pertinents, les Impertinents et les Insolents, avec leurs sous-groupes. Écrivez avec tout ça un Précis de conjugaisons ordinaires.
    Fabriquez maintenant un Très Précis de conjugaisons ordinaires qui se défait de cette classification studieuse pour privilégier cette fois-ci la notion de thématique : par exemple La Migration. Y apparaissent les verbes : Lampeduser, Mer Méditerraner, Titrer de séjour, Viser long séjour, etc. Réitérez le jeu en envisageant vos verbes selon diverses thématiques, joyeu-sement hétéroclites : La Chanson populaire, Le Temps, La Gastronomie, Le Sexe, La Faune, La Flore, etc.

  • Pendant plus d'un an, Emmanuel Blervaque, Stéphane Ellias et Laurent Ribet se sont « retroussé les coudes » pour piller la page internet de leur groupe dédié aux accidents d'expressions et autres dérapages de langage.
    Les meilleurs sont réunis au sein de ce premier volume :
    Il pleut des vaches qui pissent dans lequel une poignée d'illustrateurs chevronnés ayant « de la fuite dans les idées » s'en donnent à coeur joie pour rehausser, avec humour, poésie et férocité parfois, la saveur de ces détournements langagiers.

  • Dans les aéroports, dans les gares, sur Internet ou en traversant la rue, à la boulangerie, au boulot, à l'école, en vacances, au supermarché, au café, à la radio, à la télé., on prend soin de nous, on nous informe, on nous (dé)conseille, on nous empêche, on nous canalise, on nous prend par la main, on nous scanne, on nous de-mande de rester de l'autre côté de la ligne, on nous dévisage, on nous touche, on nous regarde dans le sac, on ne peut pas annuler la commande, on nous demande l'autre carte, on nous réclame un justificatif, on exige un doigt puis l'autre, on nous prie de retirer le casque, on nous laisse attendre dans le sas, on nous regarde en coin, on nous demande de ne pas sourire, et on nous explique que tout ça, c'est « pour raisons de sécurité ». Et si cet air du temps sécuritaire allait contaminer jusqu'aux grands classiques de la littérature ? Ce livre propose une série d'incipits de romans célèbres (signés Proust, Queneau, Camus, Perec, Nizan, Austen, Nabokov, Kafka, etc.), légèrement adaptés « pour raisons de sécurité ». À lire dans le désordre ou pas. Par l'effet du simple collage de ces quelques mots (« pour raisons de sécurité »), et celui de l'accumulation, une ambiance vaguement angoissante se crée. Le décalage de ce repère, souvent familier qu'est la première phrase d'un roman, provoque même une forme de suspense.
    Ce livre court est aussi un jeu, un « blind test » littéraire, dont la solution est donnée en fin d'ouvrage, avec la liste des titres et des auteurs qui ont servi de références.

  • A l'occasion de l'anniversaire de la création, il y a dix ans, de l'Etablissement Public d'Aménagement Paris-Saclay est organisée une exposition qui montre quelle est la réalité d'un projet dont l'histoire et l'ampleur ont peu d'équivalent. C'est à travers le regard porté par des artistes qu'est abordée cette réalité. Ils ont tous reçu une invitation à réaliser des oeuvres à partir d'un argumentaire ainsi rédigé : " La diversité territoriale, géographique, sociale, culturelle et économique de l'ensemble réuni sous le nom de Paris-Saclay conduit à aborder l'exposition à partir de la question des paysages : urbains, naturels, humains.
    Ce mot est à prendre dans un sens à la fois réel et métaphorique et permet de conduire une approche pluridimensionnelle. Un paysage est un espace terrestre délimité, observé et représenté. Il existe en soi mais il nécessite un observateur qui le construit dans son champ de vision. [...] Pour cette exposition, les artistes retenus sont au nombre de sept. Parmi eux, Florence Gilard, à qui il a été demandé de réaliser un " roman graphique " qui, après plusieurs mois de travail, a pris la forme de ce livre.
    Marc Partouche, commissaire de l'exposition Paysages.

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