La Decouvrance

  • Indiana

    George Sand

    Indiana est une jeune créole de bonne famille, élevée à l'île bourbon - aujourd'hui la réunion.
    Elle a épousé pour son malheur un officier, âgé et brutal, et vit dans la tristesse d'un château près de fontainebleau. ses seuls réconforts sont sa soeur de lait, noun, et les visites de son cousin. quittant son mari pour le séducteur volage de noun, indiana se retrouve dans le plus complet dénuement. sauvée par son cousin ralph, elle finira par trouver avec lui la quiétude à l'île bourbon. dans ce roman, publié en 1832, george sand transpose une bonne part de son vécu.
    L'héroïne se heurtera aux conventions et aux préjugés sociaux lorsqu'elle quittera son mari à la recherche du bonheur. " ... quelle est donc cette femme ? dit-elle à raymond et de quel droit me donne-t-elle des ordres chez vous ? - vous êtes ici chez moi, madame, reprit laure. - mais parlez donc, monsieur ! s'écria indiana en secouant avec rage le bras du malheureux ; dites-moi donc si c'est là votre maîtresse ou votre femme.
    -c'est ma femme, répondit raymond d'un air hébété. - je pardonne à votre incertitude, dit mme de ramière avec un sourire cruel. si vous fussiez restée où le devoir marquait votre place, vous auriez reçu un billet de faire-part du mariage de monsieur...

  • Un hiver à Majorque

    George Sand

    George Sand relate l'hiver 1838-1839 qu'elle a passé à Majorque en compagnie de son amant Frédéric Chopin et de ses deux enfants.
    Le couple doit partir : la santé de Fréderic Chopin exige une température clémente et George Sand recherche la solitude pour écrire. Ils seront émerveillés par l'île, ses aloès, ses monuments et les costumes, mais peu par les habitants.
    Ce livre est une invitation au voyage, le meilleur guide des Baléares qui ait été écrit et qui rendit célèbre Palma et, au milieu des orangers et des amandiers de la Sierra Tramontana, la chartreuse de Valldemosa.

  • Sur l'eau

    Guy de Maupassant

    Au cours d'une croisière en Méditerranée, Guy de Maupassant tient son journal.
    Il livre ses sensations et pensées sans retenue. Paysages, personnages, évènements, monuments sont l'objet de commentaires très personnels.

  • Japoneries d'automne

    Pierre Loti

    En 1885, Pierre Loti débarque une deuxième fois au Japon du vaisseau la Triomphante. Ce voyage est le prétexte à écrire par l'intermédiaire de courriers à ses connaissances, dont Edmond Goncourt de courts récits de voyage, genre qu'il affectionne particulièrement.
    Témoin de scènes dont les Japonais d'aujourd'hui s'inspirent parfois pour leurs romans, il décrit avec finesse et humour la vie des habitants du pays du Soleil levant de la fin du XIXe siècle. C'est un Japon rural aussi bien que citadin, en pleine mutation à l'aube de sa modernisation et de son ouverture, car jusque-là ce pays était fermé aux étrangers.
    C'est un guide de voyage pour découvrir le pays du Soleil levant. Kyoto, Nara, Kamakura, Tokyo, Nikko... des destinations de prédilection pour les touristes modernes, qu'ils soient autochtones ou étrangers.

  • Récit du voyage autour du monde depuis le départ de la boudeuse de nantes, le passage du détroit de magellan, la traversée de l'océan pacifique et le retour en france à saint-malo.
    Bougainville décrit avec force détails les manoeuvres, les rencontres maritimes (espagnols, anglais, hollandais), mais aussi avec les hommes, la faune et la flore. des territoires comme les malouines, la patagonie, le paraguay, le détroit de magellan, tahiti, la nouvelle bretagne, l'archipel des moluques, java, l'ile de france, le cap de bonne-espérance.

  • L'indienne fait escale à port-louis.
    Emmanuel d'auray confie au capitaine de la frégate, paul, un prisonnier qui doit être conduit à cayenne. en pleine mer, le bateau est attaqué par l'ennemi anglais... quelques mois plus tard, au soir de ses vingt-cinq ans, le capitaine paul est de retour en bretagne, sur les terres d'auray où il doit enfin apprendre le secret de sa naissance. largement inspiré du roman de james fenimore cooper, pirate, alexandre dumas (1802-1870) au retour d'un voyage en bretagne a imaginé l'avenir vraisemblable du héros capitaine de frégate, paul jones, sur le sol breton.
    Ce texte, tiré d'une pièce de théâtre, a été publié en 1838.

  • Harvey Cheyne est le fils gâté et arrogant d un millionnaire américain. Lors de la traversée de l Atlantique qui le mène vers l Europe, le jeune garçon tombe à la mer. Un pêcheur le récupère à bord d un morutier. Harvey est aussitôt enrôlé pour la saison de pêche qui bat son plein. ...La porte du fumoir exposée au vent venait de rester ouverte au brouillard de l Atlantique Nord, tandis que le grand paquebot roulait et tanguait, en sifflant pour avertir la flottille de pêche. - Ce petit Cheyne, c est la peste du bord, dit, en fermant la porte d un coup de poing, un homme en pardessus velu et frisé. - On n en a nul besoin ici. Il est par trop impertinent. ... R. K. Ce roman a été publié sous forme de feuilleton dans le Pearsons Magazine entre 1896 et 1897, puis traduit et publié en français en 1903.

  • Matelot

    Pierre Loti

    Après son échec au concours de navale, jean berny s'engage dans la marine marchande, comme simple matelot.
    Jean mène une existence difficile et rentre d'un voyage agonisant. après mon frère yves et pêcheur d'islande, matelot complète, en 1893, la trilogie des romans de la mer de pierre loti. c'est le moins connu, bien que l'auteur y ait transposé sa vie, ses peurs et ses fantasmes.

  • Madame Chrysanthème

    Pierre Loti

    Un mariage temporaire dans le pays du Soleil levant.

    Lors de son escale à Nagasaki en 1885, Pierre Loti, jeune officier de la Marine, épouse une jeune Japonaise. Cette pratique du mariage temporaire le temps d'une escale pour les marins de passage est pratiquée avec l'aide d'entremetteurs.
    Une étrange relation commence alors entre deux personnes qui ne parlent pas la même langue mais vivent sous le même toit. C'est aussi la découverte d'un pays qui vient de s'ouvrir aux étrangers et qui ne charme guère Pierre Loti et ce sera avec plaisir qu'il quittera le Japon.

  • Cent un jours de mer, de Gibraltar à New York, seul sur un petit cotre de onze mètres. Alain Gerbault n'était pas le premier, mais son exploit, en 1923, eut un retentissement considérable. Il emmène sa bibliothèque, récite Coleridge ou Edgar Poe à la barre, et passe le plus clair de son temps à recoudre des voiles en lambeaux. Soif, fièvre, vagues géantes... Sa joie de vivre, sa philosophie annoncent Bernard Moitessier. Tout entier tourné vers un but, cette traversée en solitaire sans escale, il se soucie peu de performance, et prolongerait bien son escapade : Mon navire était beau lorsque venait le jour.

  • Le Yémen n'est déjà plus une terre inconnue en 1896 ; quelques explorateurs l'on déjà exploré et cartographié. Cependant, Marib la capitale du royaume de Saba, Sanaa, Taiz, et bien d'autres sites attirent les scientifiques et grands voyageurs tels que Désiré Charnay et Albert Deflers.
    Ce récit décrit leur périple, la vie et les moeurs de la population rencontrée, les paysages et sites parcourus, mais aussi les mauvaises surprises.

  • Ce conflit absurde aurait pu ne pas avoir lieu, mais il en fut autrement. Et aujourd'hui pour nous 14-18 marque un sommet dans l'universalité de la souffrance aveugle, celle des bêtes de somme, de la chair à canon, descouillonsdu texte, fusillés pour l'exemple, ou simplement morts au combat, gazés, ou alors survivants mutilés, gueules cassées, fous... Et cela quel que soit leur camp.(Patrick Boman)Lescouillonsse sont évidemment lespetitssouvent méprisés par d'aristocrates officiers au sens de l'honneur haut placé. Ceux que l'on sacrifie facilement pour reprendre une tranchée qui sera à nouveau perdue le lendemain. Ce sont souvent de jeunes paysans qui découvrent le monde et constatent ce que l'homme est capable de faire... en matière d'autodestruction.

    Une série de textes qui donne la parole aux soldats par l'intermédiaire de phrases issues de leurs correspondances ou de journaux. Retirées de leur contexte, parfois empreintes de naïveté, elles gagnent en force et en émotion. Par exemple, lorsqu'un Poilu avoue de façon anodine dans son journal qu'il s'est caché pour éviter la corvée de bois trop dangereuse, nous sommes dans tout ce que l'homme possède d'humain et non dans la lâcheté.·La seconde série de textes est composée de fictions réalisées à partir de faits réels ou pas. Leur point commun, la brièveté pour essayer de saisir l'instant.

  • Un badinage sur le Japon.

    Pierre Loti revient en 1901 à Nagasaki sur les lieux de son mariage fictif (1885). Ce sont des retrouvailles avec les membres de sa belle-famille factice, mais aussi avec la ville et le pays... qu'il découvre sur la voie du modernisme.
    Une suite et fin sur un ton badin deMadame Chrysanthème, dédié à ses compagnons du Redoutable.

  • Ciel d'Aral

    Mila Stankevitch

    Les enfants adorent les bonnes histoires de pirates. Les journalistes ont eux, en général un peu moins le pied marin. Quant à Alexandre Gontcharenko, en tant que photographe spécialisé en océanographie, il a écrit avant son départ pour le port d'Aralsk : J'ai accepté un énième reportage sur la catastrophe de la mer d'Aral avec le même enthousiasme que quelqu'un à qui un ami aurait confié sa girafe avant de partir en week-end...

    ... Même s'il ne semblait pas très motivé par son sujet, il était loin de se douter de ce qui l'attendait.

  • Ce livre peint l'histoire d'une couleur : le bleu.
    Depuis l'Antiquité, des bleus extraordinaires se côtoient à Constantinople : le bleu des caravanes de la soie, le cobalt de Samarkand, l'anil d'Égypte, l'indikon de Grèce. Bizarrement, ces bleus s'arrêtent aux portes de l'Europe.
    Au Moyen Âge, le bleu devientbleu roi, bleu marialet obsède les artistes, car il est l'azur infini qui tel un parfum donne l'illusion de la réalité.
    Au XVIe siècle, des volets bleus apparaissent aux fenêtres des îles de l'Atlantique. Partout, sauf dans l'île de Ré où les volets restent verts. Sans doute l'usage, l'histoire, le hasard ont-ils poussé les insulaires à peindre leurs volets comme on brandit un étendard. Mais d'où proviennent ces couleurs bleues et vertes, jusque-là inconnues sur le littoral ?
    Le pastel voit le jour à Toulouse. Unique en Europe, ce bleu féérique va fournir aux navigateurs bretons l'occasion de se sublimer. Les Bigoudens de Penmarc'h, pour qui la couleur n'est pas un métier, vont braver l'océan, se lancer sur la plus incroyable route qui n'ait jamais existé : de Toulouse à Anvers par Bordeaux et La Rochelle, et partir à l'assaut du monde.
    Le voile va pouvoir enfin se lever sur le mystère dela Route de l'or bleu.

  • "Celui qui arrive à Séoul par la colline du Nam-San aperçoit, entre les arbres, un grand village aux toits de chaume. Il a d'abord peine à croire que ces cabanes enfumées soient la capitale de la Corée. Mais l'immense étendue qu'elles couvrent et la ceinture de remparts et de portes monumentales qui les enveloppe ne laissent aucun doute :
    Séoul est à nos pieds et c'est une paysanne qui ne paye pas de mine.
    Pourtant les chaumières ont un air bon enfant ; elles annoncent une grande pauvreté, mais ne sont pas tristes. Une lumière extrêmement pure et délicate baigne ce visage de pauvresse et en détaille tous les contours.
    Épaisses et basses, les couvertures des toits se recroquevillent au soleil comme des chattes, elles semblent couver de très douces vies familiales ; les rues font des détours capricieux et les angles des logis les font dévier ; quelques grandes chaussées traversent de part en part la capitale et tracent dans les quartiers confus de belles lignes droites.
    Au-dessus des chaumes ensoleillés, des cours étroites où respirent des pots de fleurs, des ruelles tortueuses, s'élève un nuage léger, tout bleu, qui monte droit, quand la brise ne souffle pas." Une découverte attendrissante de ce pays du matin calme pris en tenaille entre l'impérialisme du Japon et de la Russie par Georges Ducrocq qui tombe sous le charme de ce peuple et de ses traditions en ce début de xxe siècle.

  • Désiré Charnay séjourne à Madagascar en 1862 et rapporte ce court récit de voyage publié en 1864. Après un rapide historique, il décrit la vie et les moeurs de la population rencontrée et les paysages de l'île visitée : Tamatave, Sainte-Marie, Nosy Be, cap d'Ambre, etc.

  • Dans l'univers rude et fiévreux des chercheurs d'or de Guyane, à la fin du XIXe siècle, apparaît une fougueuse jeune femme, Marthe, venue rejoindre son époux sur un chantier. Retardée par la montée des eaux, elle est contrainte de rester auprès de Delorme, ingénieur solitaire et bourru, de Marcellin, le séduisant créole, et de l'Indien - ou est-ce son fantôme ? Peu à peu, elle prend place dans l'esprit des hommes et le désir se mêle à la passion de l'or.
    Un roman halluciné.
    - La vie et les rêves de chercheurs d'or minés par la jungle et les fièvres, hantés par la quête de l'El Dorado, et dont la vie bascule lorsque une femme arrive au camp.
    - Dans cette immensité sans limites, irréelle, comment conserver quelques repères, comment distinguer encore le cri du tonnerre, le geste de la magie, la fièvre du rêve, le vivant du revenant ?
    - Ce roman relève du genre roman d'aventure exotique.
    Ce livre est paru une première fois en 1922.

  • Une semi-circumnavigation solitaire de la mer Méditerranée à l'océan Pacifique, telle qu'elle aurait pu être vécue avec ses déferlantes et ses calmes.
    Le journal de bord d'Éric Mounier aborde les réalités de la mer, avec un esprit en proie à la fois aux enfermements de la solitude et aux vertiges de l'immensité et de l'au-delà.

  • 36 circuits d'une journée.
    Pour découvrir les 7 provinces basques à pied ou en voiture : Alava, Basse-Navarre, Biscaye, Guipuzcoa, Labourd, Navarre et Soule.
    Une invitation originale illustrée par de nombreuses photographies, quelques cartes ou plans de situation, pour partir une journée à la découverte de lieux incontournables, de lieux hors des sentiers habituels...

  • Ce sont des documents inédits qu'Alain Barrès a réunis dans cet ouvrage : le journal de bord de Lapérouse complété par le récit de l'un de ses fidèles compagnons, Paul Monneron. Ces témoignages concernent l'expédition en 1782 en baie d'Hudson, une contrée hostile et fort méconnue. Cette campagne précède le grand voyage autour du monde (1785-1788) et ouvre de nouvelles perspectives sur les personnalités de Lapérouse, Langle et Monneron.
    Un rapide historique de la compagnie de la baie d'Hudson remet en perspective cette période de rivalité franco-anglaise et ce voyage de Lapérouse.

empty