L'harmattan

  • Cet ouvrage permet de découvrir la relation originale entre territoire, patrimoine et culture en Corse : "guerre des panneaux", amateurs de rock qui s'expriment par des bombages, hommes politiques face à un impossible aménagement du territoire, militants politiques déguisés en miliciens de 1769... L'analyse ethnologique de ces données montrent qu'elles sont issues d'un même retour du refoulé : le temps de l'indépendance de la Corse gouvernée alors par Pascal Paoli (1755-1769).

  • L'idée du maintien d'une école théorique et méthodologique univoque en Russie, l'école soviétique d'ethnographie et son paradigme théorique de l'ethnos, semble aujourd'hui obsolète. Les travaux d'anthropologues russes contemporains ici réunis présentent la variété de leurs terrains, de leurs influences et de leurs préoccupations intellectuelles, ainsi que l'émergence d'un regard réflexif et critique sur l'histoire de cette discipline.

  • "Ce livre est la dernière partie d'une trilogie composée également de Le spectre de la mémoire de Pascal Paoli et Les batailles du patrimoine en Corse. Il s'agit d'un recueil d'articles. Le sens des lignes qui vont suivre ? Elles ne parlent a priori que de secteurs très circonscrits d une société insulaire, bref de faits..., de faits marginaux. Mais en fait, ce livre peut être compris comme une proposition au lecteur d'une méthode de réalisation, sur un territoire donné, d'un bilan de l'état de santé de la belle invention méditerranéenne qu'est la démocratie."

  • "Les pratiques mémorielles et patrimoniales, adaptées au contexte de leur époque, traduisent toutes un besoin de spécifier des manières d'être, des manières de faire, des contextes de cohabitation pluriethnique, un rapport nouveau à établir avec des clientèles touristiques, des professionnels du tourisme, de la culture, de la protection du patrimoine. Les auteurs de ce livre plaident pour le développement d'une anthropologie politique du patrimoine d où émerge la transmission des connaissances et des savoir-faire, mais aussi sur la multiplication des commémorations et des musées d histoire."

  • "Ce livre part de l étude d une toile figurant une scène de battage du blé, peinte dans les années 50 par un parent de l auteur. Paysan, il s inspirait de son quotidien. L anthropologie sociale en Corse a une histoire riche et l un de ses pionniers, Isac Chiva, a aussi photographié des scènes de battage durant la même période. Afin de comprendre ce qui distingue ou rapproche ces deux aspects, le lecteur est invité à lire huit enquêtes sur la culture corse contemporaine. De là, s ouvre un panorama de ce qu est l anthropologie sociale de la Corse d aujourd hui."

  • Le présent ouvrage résulte d'une enquête menée auprès des praticiens et des théoriciens du christianisme catholique contemporain. En décrivant la façon dont ceux-ci procèdent concrètement à l'aménagement de leurs églises, il s'agit de repérer la place qu'ils assignent aux objets et, ce faisant, de comprendre la relation qu'ils instaurent entre le "Rituel romain" et l'"Art sacré", étant donné leurs modalités particulières de restauration sous le régime français de laïcité.

  • Le rap français est vu dans ce livre à partir des voix qui profèrent des paroles souvent condamnées pour leur violence et leur immoralité. Ancrant son regard dans une sociologie de l'action musicale, Anthony Pecqueux scrute la façon dont se déploie la relation entre rappeur et auditeur, plus largement entre les êtres sociaux. Le rap accomplit ainsi une politique ordinaire, certes non exempte de violence, mais fondée sur la conversation.

  • Comment les sociétés humaines traversent-elles le temps ? Comment instaurent-elles une continuité avec leur passé dans un monde en recomposition permanente ? Pourquoi le passé se montre-t-il à ce point malléable ? Constructions identitaires en Grèce, écriture militante au Vietnam, cosmogonies amérindiennes... Douze historiens et ethnologues de six pays nous proposent une analyse culturelle du désir d'histoire.


  • ce livre réunit des articles de chercheurs rattachés au centre d'études interdisciplinaires sur les lettres, les arts et les traditions (celat) de l'université laval et de chercheurs de l'institut supérieur de recherches en sciences humaines de l'université d'état des sciences humaines de russie (rggu).
    les contributions portent sur les enjeux de l'interculturel dans le contexte actuel de la mondialisation et sur le développement du champ de recherche, encore jeune, des études interculturelles. la mondialisation conduit-elle à une homogénéisation des cultures ou à leur hétérogénéisation ? aplanit-elle tous les particularismes qui se trouvent sur son passage ou, au contraire, multiplie-t-elle les contacts, les échanges et les interactions entre les cultures ? que l'on épouse l'une ou l'autre de ces thèses, le problème de l'interculturel demeure tout aussi préoccupant.
    dans le cas d'une homogénéisation des cultures, il faut trouver les moyens de préserver la diversité culturelle ; dans celui d'une hétérogénéisation, il faut chercher les façons de mieux la gérer, car la diversité suscite toujours des craintes et des conflits, soit en raison de son absence, soit en raison de sa trop grande abondance. les auteurs étudient les interactions entre les cultures et les mélanges qu'elles produisent.
    ils investissent les espaces de contact, ces " entre-lieux " ouverts et générateurs où se réalisent les métissages et les créations culturelles. leur préoccupation première est d'éclairer les mécanismes de l'hybridité, tant de la synchronie que de la diachronie, plutôt que d'ériger l'hybridité en une manifestation essentialisée et hégémonique de la nouvelle culture globale. les auteurs explorent trois entre-lieux aujourd'hui sensibles aux dynamiques interculturelles : le global et le local, le présent et le passé, le soi et l'autre.
    le premier privilégie la synchronie, le deuxième la diachronie et le dernier l'achronie. la mise en parallèle des expériences francophones et russophones s'avère riche en enseignements par la nature culturellement hétérogène des deux ensembles et aussi par la nature semblable des contraintes et des défis à affronter en ces temps de transition.

  • Le temps des certitudes est passé.
    Le temps des frontières aussi, dit-on. Et avec celui des certitudes et des frontières, le temps des paradigmes, ces invariants bien commodes qui faisaient nos outils familiers d'explication du monde. Laissons donc filer les amarres et cédons à l'appel du large. Ce livre invite à une aventure anthropologique dans le monde selon Bach. Trois oeuvres de Bach pour éclairer trois thèmes de l'anthropologie. Voici tout d'abord Bach en posture d'accusé, coupable d'avoir composé un opéra pour le culte du vendredi saint.
    Sa Passion selon saint Matthieu et la forte réprobation que son audition suscita en 1729 à leipzig introduit ici aux thèmes croisés de l'outrage et du sacrilège : du blasphème. Puis voici le pianiste Glenn Gould au faîte de la gloire grâce à ses interprétations des Variations Golberg et grâce aux films que sut réaliser Bruno Monsaigeaon en 1974. Ou comment une mise en spectacle de l'émotion musicale par la télévision fut à l'origine de la plus glorieusse de toutes les enterprises pianistiques.
    C'est L'Art de la fugue, dernière oeuvre de Bach, qui clôt ce triptyque. La fugue finale, inachevée, se termine par l'exposé d'un motif mystérieux : si, bémol-la-do-si, ce qui, en notation germanique se lit B-A-C-H. Un legs testamentaire ? Trois oeuvres de Bach pour formuler une question commune qui prendrait ancrage dans un raisonnement anthropologique : comment nos sociétés s'y prennent-elles pour maîtriser la magie des sons et gérer nos passions musicales par le biais d'institutions spécialisées ( ecclésiastique, télévisuelle, scientifique) ?

  • Quel rapport existe-t-il , en Corse, entre l'orgue et les polyphonies vocales ? " Découvertes " au milieu du siècle, largement diffusées aujourd'hui, les polyphonies sont devenues blason musical de l'île. L'orgue, en revanche, reste l'apanage de spécialistes. Fruit de la collaboration de Annie Goffre et des musiciens-chercheurs de l'association corse E Voce di u Cumune, cette étude représente une expérience. Deux regards, deux méthodes d'approche et d'analyse d'un même phénomène qui, s'enrichissant de leur confrontation, proposent leur complémentarité.

  • Depuis la fin des années 90, divers secteurs de la société civile et une majorité de la classe politique locale revendiquent l'institutionnalisation du Pays Basque en France par la création d'un département ainsi que l'officialisation de la langue basque. Les pouvoirs publiques répondent à ces aspirations par des réformes sectorielles, tout en excluant la partition de l'actuel département des Pyrénées-Atlantiques, constituées des trois provinces historiques basques françaises et du Béarn.

  • Les folkloristes du XIXe siècle comprenaient les contes comme des formes dégénérées des mythes. Or l'auteur compare la légende d'Orphée et Eurydice à La fille du diable, rapproche Cendrillon de Hestia et observe que la ligne de partage entre populaire et savant, que la dichotomie mythe/conte devait tracer, perd de son évidence. De même elle montre que "les enfants ne sont pas assez vieux pour les comprendre". Comment expliquer sinon que les éditeurs publient des versions édulcorées des contes lorsqu'ils s'adressent aux enfants ?

  • Les oeuvres de Gabriel Bonnot de Mably (1709-1785) constituent un commentaire lucide des crises de l'Ancien Régime et des discours politiques en France. Mably fut un des plus importants représentants du "républicanisme classique". Critique impitoyable des théories politiques et sociales de ses contemporains, il voyait avec scepticisme la mise en place de l'Etat moderne, de l'économie de marché et de la "société bourgeoise". Il défendait l'idée d'une "monarchie mixte" (participation des citoyens, régulation sociale de l'économie et de la propriété privée pour diminuer les inégalités, éducation politique des citoyens...).

  • Le premier tome se livre à une présentation critique des théories novatrices des vingt dernières années concernant le management alors que le deuxième tome met en question le rationalisme technico-organisationnel qui sous-tend la plupart de ces approches et propose des pratiques alternatives de management.(Tome 1)

  • Le premier tome se livre à une présentation critique des théories novatrices des vingt dernières années concernant le management alors que le deuxième tome met en question le rationalisme technico-organisationnel qui sous-tend la plupart de ces approches et propose des pratiques alternatives de management.(Tome 2)

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