L'atalante

  • 2033. Une guerre a décimé la planète. La surface, inhabitable, est désormais livrée à des monstruo sités mutantes. Moscou est une ville abandonnée. Les survivants se sont réfugiés dans les profondeurs du métropolitain, où ils ont tant bien que mal organisé des microsociétés de la pénurie. Dans ce monde réduit à des stations en déliquescence reliées par des tunnels où rôdent les dangers les plus insolites, le jeune Artyom entreprend une mission qui pourrait le conduire à sauver les derniers hommes d'une menace obscure. mais aussi à se découvrir lui-même à travers les rencontres improbables qui l'attendent.
    Chapitre inédit : L'Évangile selon Artyom Un an après les événements relatés dans Métro 2033, Artyom, rongé par les remords, revient sans cesse au Jardin botanique sans savoir pourquoi. Il replonge dans ses souvenirs et s'interroge sur son étrange lien avec les créatures mystérieuses qui menaçaient d'envahir le métro de Moscou.
    L'Évangile selon Artyom a été publié en Russie dans un recueil de nouvelles autour du Métro.
    Dans l'esprit de Glukhovsky, il s'agit autant du chapitre final de Métro 2033 que d'une ouverture sur la suite des événements dans son projet cross- media qui alterne narration littéraire et ludique. Il est possible également de considérer cet ultime chapitre comme un liant de la saga puisque y est évoqué le projet d'Homère (Métro 2034) d'écrire un livre au sujet d'Artyom.

  • En 2033, un épisode apocalyptique a chassé les humains de la surface de la Terre, désormais inhabitable.
    À Paris, les survivants se sont réfugiés dans les profondeurs du métropolitain, où ils ont tant bien que mal organisé des microsociétés de la pénurie.
    Des communautés sont installées au niveau de certaines stations, plus ou moins en contact, souvent en conflit, la lecture et l'écriture ont quasi disparu, la surface est crainte parce qu'irradiée, Rive Droite est un lieu maudit.
    De couloirs obscurs en stations délabrées, le lecteur est emporté à la suite de :
    - Madone de Bac qui, pour unifier politiquement Rive Gauche, entreprend un périple pour rallier les potentats locaux à sa vision fédératrice ;
    - Roy, qui vénère les livres et pense que la surface est accessible voire vivable ;
    - Juss, un fouineur qui découvre de nouveaux passages entre les stations, grâce aux capacités nyctalopes de sa protégée, Plaisance. Leur couple atypique dans ce monde brutal est particulièrement attachant.
    Dans les méandres des boyaux de Paris, à défaut de lumière, les émotions sont plus vives, les rancoeurs plus tenaces, les haines plus exacerbées. Une oeuvre, sombre et baroque, en trois volumes : Rive Gauche, Rive Droite, Cité.

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  • Dans une dimension lointaine et passablement farfelue, un monde se balade à doss de quatre éléphants, eux-mêmes juchés sur la carapce de la Grande Tortue. Oui, c'est le Disque-monde.

    Les habitants de la cité d'Ankh-Morpork croyaient avoir tout vu. Et Deuxfleurs avait l'air tellement inoffensif, bonhomme chétif, fidèlement escorté par un Bagage de bois magique déambulant sur une myriade de petites jambes.

    Tellement inoffensif que le Praticien avait chargé le calamiteux mage Rincevent de sa sécurité dans la cité quadrillée par la Guilde des Voleurs et celle des Assassins ; mission périlleuse qui devait les conduire loin : dans une caverne de dragons ; peut-être jusqu'au Bord du Disque.

    Car Deuxfleurs était d'une espèce plus redoutable qu'on ne l'imaginait : c'était un touriste' À la lumière de l'octarine, la huitième couleur, découvrez l'univers fantastique et cocasse de Terry Pratchett.

  • LES TAMBOURS DU DIEU NOIR.
    À La Nouvelle-Orléans, devenue un territoire neutre cerné par une guerre de Sécession interminable, Jacqueline ne rêve que d'une chose : laisser derrière elle sa vie de pickpocket afin d'explorer le monde à bord d'un dirigeable. Pour cela, l'adolescente doit gagner la confiance de la capitaine Ann-Marie St Augustine, une contrebandière créole. En guise de monnaie d'échange, Jacqueline détient une information capitale : des confédérés cherchent à acheter une arme mystérieuse et dévastatrice appelée les « Tambours du dieu noir » auprès d'un scientifique haïtien.
    Jacqueline, Ann-Marie et l'équipage de son dirigeable embarquent dans une mission périlleuse visant à récupérer les Tambours du dieu noir et à empêcher l'annihilation de La Nouvelle-Orléans.
    Dans cette uchronie qui imagine une Nouvelle-Orléans indépendante, des Caraïbes autonomes et des États-Unis démantelés, P. Djélì Clark nous entraîne dans une intrigue palpitante au coeur du bayou, où s'affrontent tant les intérêts politiques que les desseins personnels. Les personnages féminins dominent au sein de la multiplicité des cultures qui cohabitaient - et cohabitent encore - dans cette contrée forgée au fil des brassages de populations.

    L'étrange affaire du djinn du Caire.
    Posons tout d'abord le décor : au XIXe siècle, l'alchimiste et mystique al-Jahiz bouleverse l'histoire de l'Égypte en ouvrant une brèche vers le royaume des djinns, permettant ainsi à la magie de se frayer un chemin dans notre monde.
    Grâce à ces créatures mythiques et à leurs merveilles mécaniques, l'Égypte parvient à gagner son indépendance, à chasser les colons britanniques et français de son territoire et à s'imposer parmi les puissances de premier plan.
    La nouvelle débute au Caire - désormais une plaque tournante sillonnée de dirigeables et de tramways aériens - en 1912. L'agente spéciale Fatma el-Sha'arawi, missionnée par le ministère de l'Alchimie, des Enchantements et des Entités surnaturelles, doit mener une enquête délicate : on a retrouvé le cadavre d'un djinn majeur parmi les plus puissants des immortels. Tout porte à croire qu'il se serait suicidé, mais Fatma, suivant son instinct, refuse de s'en tenir à cette conclusion et finit par mettre au jour une machination de grande ampleur orchestrée par un Ange, une de ces étranges créatures surgies à la suite des djinns et dont nul ne sait rien.
    À travers son uchronie aux subtiles nuances steampunk et lovecraftiennes, P. Djélì Clark donne la parole à une Égypte forte de son héritage mythologique et de son folklore ancestral.

  • Une novella où nous retrouvons cette Égypte émancipée du début du XXe siècle, où les hommes côtoient la magie et les djinns, qui est aussi le théâtre de L'Étrange Affaire du djinn du Caire (paru en avril 2021).
    Qui dit nouvelle histoire, dit nouvelle enquête et nouveaux agents du ministère de l'Alchimie, des Enchantements et des Entités surnaturelles. L'agent Hamed Nasr et son partenaire fraîchement sorti de l'académie, l'agent Onsi Youssef, sont chargés d'un banal cas d'apparitions. Pas d'une maison hantée cette fois-ci, mais d'un tramway...
    Et la créature, qui prend tantôt les traits d'une fillette innocente, tantôt ceux d'une monstrueuse harpie, leur tient tête. Aux prises avec les luttes de pouvoir administratives, les batailles de financements et le manque de budget, Hamed et Onsi vont recevoir une aide insoupçonnée :
    Celle d'une étrange serveuse nubienne dénommée Abla (répondant aussi au doux nom de Siti...), mais aussi d'une cheikha assistée d'une automate hors du commun, ainsi que d'une vieille marchande de poupées, qui leur apprendront chacune à dépasser leurs préjugés et leur montreront que la clef de leur enquête se trouve dans les légendes et la magie populaires.
    Dans son récit, Clark s'appuie sur la culture égyptienne et sur la dualité réelle qui existe entre ville et campagne, entre tradition et modernité encore aujourd'hui. Hamed et Onsi en sont d'ailleurs les incarnations, l'un représentant plutôt la tradition, l'expérience, un certain archaïsme de pensée, malgré une volonté d'évolution, et l'autre illustrant la fougue un peu naïve d'une jeunesse lettrée.
    Grâce à des personnages féminins forts et à un arrièreplan de revendication sociale et politique avec la lutte des suffragettes, l'auteur interroge sur la place de la femme et sur sa représentation mentale dans la société. Il remet en question - ouvertement quoique avec finesse - un patriarcat finalement mis en échec. La solution vient des femmes et de leur savoir - de leur magie ? - qu'on aurait tort de négliger.

  • Numérique, ou brevis est est le deuxième roman du cycle thématique inspiré aux auteurs ukrainiens Marina et Sergueï Diatchenko par Les Métamorphoses d'Ovide. Alors que le premier volet, Vita nostra, était consacré au Verbe fondateur, celui-ci nous plonge dans les méandres du réseau, des réalités virtuelles et de leur capacité à influer sur le monde réel.
    Il est à noter que les romans du cycle n'ont de liens que la thématique de la métamorphose et un vers du Gaudeamus (Réjouissons-nous) - l'hymne des carabins : Vita nostra brevis est, brevi finietur (Notre vie est brève, elle s'achèvera bientôt). Le premier roman n'a d'autre titre que son sous-titre Vita nostra, le deuxième s'intitule Numérique, ou brevis est ; le troisième Migrant, ou brevi finietur.

    Arsène est un adolescent de 14 ans, issu d'une famille « dysfonctionnelle » moderne : un père obsédé par l'information en continu et une mère accro aux blogs et aux réseaux sociaux.
    Surdoué que l'école ennuie, il préfère passer son temps devant l'ordinateur, où il gère des alter ego numériques : le docteur Vetti qui élève et vend des chiens virtuels et, surtout, Ministre, un personnage de jeu en ligne massivement multijoueur. Fin stratège et manipulateur, il réussit à mener de front ses vies multiples jusqu'au jour où tout bascule : privé d'ordinateur à un moment crucial dans la vie de Ministre, il fugue et découvre à ses dépens la violence et la dangerosité du monde réel.
    C'est dans ces circonstances qu'il rencontre Maxime, un homme étrange qui collectionne des souris dont il sectionne les câbles dans les cybercafés où des tenanciers / administrateurs peu scrupuleux volent les données personnelles de leurs clients. Après lui avoir sauvé la mise et sans doute la vie, Maxime propose à Arsène de postuler à un poste de testeur de jeux vidéo au sein de l'entreprise qu'il dirige.
    Des jeux d'une nouvelle génération, qui projettent le joueur dans l'univers virtuel en immersion totale.
    Cependant, Arsène n'est pas le seul à briguer le poste :
    Ils sont cinq à avoir été sélectionnés par Maxime pour leur maîtrise des compétences ludiques. La compétition peut commencer.
    Mais qui est réellement Maxime ? Un manipulateur qui exerce une coercition douce sur chacun des candidats ? Un visionnaire du devenir virtuel du monde ?
    Un charlatan ?
    De mensonges et de demi-vérités en faux-semblants, Arsène va devoir apprendre à naviguer entre deux mondes dont les frontières s'estompent et s'interroger sur ses motivations et son éthique personnelle, alors que l'enjeu qu'il perçoit derrière les jeux de Maxime peut déboucher sur le contrôle de l'humanité.

  • Un roman de fantasy d'avant le Déluge, avec des elfes, des lutins, des fées, des bourdons magiques... et des ograins. Ce peuple de métis ogres et nains est prolifique et agressif, en tout cas plus que les autres. De génération en génération, ils en arrivent à coloniser toute la planète, décimant la moitié des peuples natifs et réduisant le reste à la misère.
    L'histoire est vue par les yeux de deux fées, uniques rescapées d'une époque où la magie s'exerçait librement sur la planète. Elles vivent parmi les mortels, dans une grande ville puante nommée Scrougne (parce que Ankh Morpork, c'était pris). Parmi leurs amis, un couple mixte - un sylvain et une ondine de rivière - ont pondu un petit gamin nommé Figuin, qui vit très mal le racisme et la misère auxquels il est confronté.
    C'est alors qu'entre en scène un banquier.... Froid, inusable, immensément riche, il cherche à l'être plus encore. Il décide alors de creuser un fossé au beau milieu de la population scrougnaise, afin de jeter une moitié aux trousses de l'autre qui lui achètera des armes au passage.
    Et pour cela, il lui faut un gamin un peu paumé à endoc- triner - ce sera Figuin - et à envoyer se faire exploser au milieu d'une fête, avec son bourdon en poirier savant.

    Catherine Dufour, avec la verve désopilante qui a fait le succès de Blanche-Neige et les lance-missiles, renoue avec la fantasy, pour mieux dire l'histoire de la violence dans laquellle nous vivons et, en par- ticulier, le terrorisme et les deuils qui s'ensuivent.

  • Dans un futur proche ravagé par la pollution, un vieil homme nous raconte qu'une Corneille nommée Dar Duchesne - la première de tous les temps à avoir porté un nom - lui a raconté ses nombreuses vies et morts au pays de Kra...
    - Kra est une épopée de l'anthropocène.

    La Corneille, oiseau de mauvais augure, égoïste et chapardeur, mangeur de cadavres ? Nous décrions une espèce avec laquelle nous coexistons et qui a géré nos déchets et nos morts depuis le début de l'humanité.
    Or, dans ce roman, on en apprend beaucoup sur la Corneille, qui a tant appris de nous. Qui vit en communauté. Qui n'est pas un oiseau migrateur, mais se déplace, se repose, se déplace à nouveau et revient au nid. Et on en apprend beaucoup sur nous, puisque la Corneille est notre commensal.
    - Kra est un livre miroir.
    Dar Duchesne s'interroge, nous interroge, sur la mort et le rapport à nos morts ; ce faisant, il bâtit une histoire où s'occuper des morts, et vouloir les faire revivre par la mémoire, équivaut à faire l'expérience du temps et à entrer dans l'Histoire, et en littérature.
    - Kra est un mythe.
    La mélancolie inhérente à l'histoire de Dar Duchesne se réalise avec une autodérision du personnage, qui apporte des touches de légèreté en contrepoint du lyrisme de son auteur. D'un sujet sombre, il parvient à nous émerveiller. Et c'est du règne de la nature que sort une fresque poétique magistrale.
    - Kra est un pont, qui nous donne l'espoir que le monde qui a déjà tant évolué le peut encore. Sa geste nous soulage de l'inévitabilité de la mort. Son conte nous enjoint au changement.
    Un roman de la trempe de Jonathan Strange & Mr.
    Norrell de Suzanna Clarke.

  • Dans le contexte du réchauffement climatique, un conflit est né en Europe entre des ingénieurs réunis sous la bannière du Consortium et des groupes écoterroristes de la Coop.
    Cette guerre dure depuis près de 20 ans, suite à un incident appelé « le crime du siècle ».
    Chaque camp a développé ses propres armes :
    Des animaux-robots pour les ingénieurs, des plantes mécanisées pour les écologistes.
    L'histoire tourne autour d'une bande de contrebandiers cosaques qui récupèrent des pièces détachées après les batailles et dont la philosophie se résume à cette maxime : « Nous sommes des contrebandiers, des gens qui refusent d'appartenir à un camp au nom de notre choix d'emmerder le monde. » Un soir, ils tombent sur un inconnu amnésique au comportement étrange. Cette découverte leur fera traverser l'Europe à la recherche du passé et des germes du futur.

  • Un trouble malaise s'est emparé du Causse. Les chouettes et les renards le perçoivent, et Tiphaine Patraque aussi à travers ses chaussures. Un vieil ennemi rassemble ses forces. Or, comme le dit la kelda des Nac mac Feegle, « le vwale est fragile entre les mondes et se daekire facilmaet. » C'est un temps de déclins et de recommencements, d'anciens et de nouveaux amis, et de frontières incertaines. Un temps où le fardeau de la succession s'abat sur une jeune sorcière désormais appelée à se tenir entre la lumière et les ténèbres.
    La horde des fées prépare son invasion, et Tiphaine devra battre le rappel de toutes les sorcières pour protéger le pays.
    Son pays.
    Ça sent le règlement de comptes...

  • Rosemary, jeune humaine inexpérimentée, fuit sa famille de richissimes escrocs.
    Elle est engagée comme greffière à bord du Voyageur, un vaisseau qui creuse des tunnels dans l'espace, où elle apprend à vivre et à travailler avec des représentants de différentes espèces de la galaxie : des reptiles, des amphibiens et, plus étranges encore, d'autres humains. La pilote, couverte d'écailles et de plumes multicolores, a choisi de se couper de ses semblables. Le médecin et cuistot de bord occupe ses six mains à réconforter les gens pour oublier la tragédie qui a condamné son espèce à mort. Le capitaine humain, pacifiste, aime une alien engagée dans la guerre. L'IA du bord hésite à se transférer dans un corps de chair et de sang.
    Les tribulations du Voyageur, parti pour un trajet d'un an vers une planète lointaine, composent la tapisserie chaleureuse d'une famille unie par des liens plus fondamentaux que le sang ou les lois : l'amour sous toutes ses formes.
    Loin de nous offrir un space opera d'action et de batailles rangées, Becky Chambers signe un texte tout en humour et en tendresse subtile, et réussit le prodige de nous faire passer en permanence de l'expérience d'un exotisme avéré à la sensation d'une familiarité saisissante.

  • "Vous auriez de très jolis pieds si vous en preniez soin, dit la vierge Bethan.

    ' Ch'est bien aimable à toi, répondit Cohen le Barbare. Mais des pédicures j'en rencontre pas chouvent dans ma profechion." Octogénaire, borgne, chauve, édenté, Cohen, le plus grand héros de tous les temps, réussira-t-il à tirer Deuxfleurs et Rincevent des griffes de leurs poursuivants ?

    Car une étoille rouge menace de percuter le Disque-monde, dont la survie repose sur le sorcier calamiteux : dans son esprit brumeux se tapit le Huitième Sortilège' Avec une distribution prestigieuse dans les seconds rôles : le Bagage, l'In-Octavo, Herrena la Harpie, Kwartz le troll, Trymon l'enchanteur maléfique et, naturellement, la Mort.

    Une aventure fantastique sans précédent. Ou peut-être une gigantesque fumisterie, plus encore que La Huitième Couleur.

  • Dune est un roman paru initialement dans la revue Analog, en deux parties (1963 et 1965). Ce qui débute avec un succès d'estime se transforme en phénomène, d'abord littéraire (le livre est lauréat du prix Nebula et du prix Hugo) puis de société :
    C'est à ce jour le roman de science-fiction le plus vendu au monde.
    Dune n'est pas seulement un classique de la sciencefiction.
    Sous ses airs de quête initiatique dans un décor de space opera, cet ouvrage d'avant-garde a conduit bon nombre de lecteurs à s'interroger sur leur place dans le monde.
    Dune a exploré des thèmes allant de la politique à la religion en passant par l'écologie, la guerre ou encore la philosophie.
    Parce que toutes ces questions sont plus que jamais d'actualité, il nous fallait les reposer et, ce faisant, réparer une injustice manifeste en concevant un ouvrage inédit :
    Un essai choral sur Dune.

    Rassemblée par Lloyd Chéry, la grande famille de la SF francophone - des journalistes, des universitaires, des écrivains, des vidéastes, des illustrateurs - propose aux connaisseurs et aux néophytes plus de 80 articles - des plus sérieuses au plus insolites - de critique littéraire, scientifique, géopolitique, sociétale, économique, etc. .
    Une telle richesse d'analyse appelait une approche esthétique à la hauteur de l'imaginaire induit par l'oeuvre de Frank Herbert : 25 illustrations originales ont été commandées pour l'occasion à Aurélien Police et Fred Vignaux, que vient compléter une iconographie préexistante, signée Wojtek Siudmak, Kilian Eng, ainsi que Stan & Vince.

  • Alors qu'Odalrika revient d'un parcours initiatique qui la laisse sur sa faim, la capitale est en proie à une épidémie qui décime les jeunes, condamnant ainsi les draks à leur tour à l'extinction.
    L'infection ayant été transmise par les scientifiques an-kis, ceux-ci décident d'emmener Odalrika tombée malade et un guerrier drak, Gavryël, pour tenter de les hybrider avec une espèce qui présente des similitudes avec eux : les humains.
    Au terme de six siècles de voyage interstellaire, ils arrivent sur Terre cinq mille ans avant Jésus Christ au Moyen-Orient, où ils vont apporter la connaissance de l'écriture, mais aussi implanter sept embryons hybridés en différents points de la planète, comptant sur le temps et les croisements de sang pour faire renaître les étranges pouvoirs des draks - en particulier la capacité de s'alléger pour parcourir en l'air de longues distances.
    Tous ces enfants ont une peau bleutée due à la couleur de leur sang. Leur très grande longévité, leur force peu commune et leurs origines célestes vont être à l'origine de bien des religions, et du mythe de la noblesse et de la couleur supposée de son sang.
    De millénaire en millénaire, nous suivons les deux draks - Odalrik, dans le rôle du mystique errant, et Gavryël, le plus souvent reclus dans un laboratoire installé sur une base lunaire. Ils infléchissent, en fonction de leur projet initial, les politiques humaines, jusqu'au moment où la maîtrise du nucléaire, le progrès des armements et la conquête spatiale les poussent à se mettre en retrait.
    Auraient-ils renoncé ou échoué ?
    Les siècles suivants voient éclore un monde où, de milices privées en laboratoires secrets, les consortiums façonnent un monde où l'air est devenu irrespirable, et où les habitants, trop nombreux, vivent dans des villes couvertes de verrières.
    Le fil narratif se concentre alors sur une des poches de résistances : une microsociété établie dans un squat, où un informaticien altermondialiste reçoit accidentellement un code incompréhensible.
    Pourchassé par un magnat sans scrupules du nom de Maddox, lequel veut à tous prix récupérer ce programme, il rejoint à contrecoeur un projet de voyage interstellaire qui a pour but la recherche d'une autre planète habitable pour l'humanité. Or ce vaisseau abrite deux passagers clandestins...

  • « Le ciel était embrasé. On avait bien donné des explications à la télévision, histoires de guerres, de catastrophes, dennemis, dalliés. Des noms, dautres, beaucoup de noms qui se croisaient sans grande cohérence entre eux. Alors, du coup, les gens étaient dans la rue, le regard plongé dans le feu du ciel. Le grand embrasement. Ravage. La nuit était plus claire que le plein jour. Les lampadaires devenaient inutiles. Le ciel sétait allumé le 23 janvier, sur le coup de 22 h 30. Et si, sur le moment, personne ne comprenait vraiment ce quil se passait, il faudrait bien admettre, une semaine plus tard, que la nuit ne retomberait plus jamais. » 
    Un flic, Thomas, et une adolescente, Sophie, se mettent en route vers le sud. Pour aller où ? Peu importe, ils sont vivants, ils avancent, dans ce monde aveuglant où la nuit a disparu et où le jour continuel rend fou. Peu à peu, Thomas laisse derrière lui une tombe sur un rond-point et une maison en cendres, passe la frontière Dans ce roman envoûtant, à la fois road movie et expérience post-apocalyptique, la violence le dispute à lhumour noir.

  • Dans un avenir pas si lointain. l'humanité a su manipuler son génome pour stopper le processus de vieillissement et jouir ainsi d'une forme d'immortalité.

    L'Europe, devenue une gigapole hérissée de gratte-ciel où s'entasse l'ensemble de la population, fait figure d'utopie car la vie y est sacrée et la politique de contrôle démographique raisonnée.

    La loi du Choix prône que tout couple qui souhaite avoir un enfant doit déclarer la grossesse à l'État et désigner le parent qui devra accepter l'injection d'un accélérateur métabolique qui provoquera son décès à plus ou moins brève échéance.

    Une mort pour une vie, c'est le prix de l'État providence européen.

    Matricule 717 est un membre de la Phalange qui débusque les contrevenants. Il vit dans un cube miteux de deux mètres d'arête et se contente du boulot de bras droit d'un commandant de groupe d'intervention. Un jour, pourtant, le destin semble lui sourire quand un sénateur lui propose un travail en sous-main : éliminer un activiste du parti de la Vie, farouche opposant à la loi du Choix et au parti de l'Immortalité, qui menace de briser un statu quo séculaire.

  • En 1822, à Philadelphie, Alvin s'apprête à partir vers la Nouvelle-Angleterre, où les gens qui usent de leurs talents sont traqués et voués au bûcher. Il a pour compagnons le jeune Arthur Stuart, En-Vérité Cooper, son avocat anglais, Mike Fink, un voyou repenti, et Jean- Jacques Audubon, le célèbre peintre animalier d'origine française.
    Mais quand Alvin et ses compagnons rencontrent Purity Orphelan, une orpheline dont les parents ont été pendus en raison d'une accusation infondée de sorcellerie, c'est au tour d'Alvin de risquer la mort pour de semblables raisons.
    De son côté, Peggy la torche, alias Margaret Smith, mariée et enceinte d'Alvin, se dirige vers Camelot, capitale des comtés esclavagistes du Sud avec l'espoir de rencontrer le roi Arthur. Mais sa croisade abolitionniste lui laisse un goût amer, car ce qu'elle voit, c'est l'affrontement et le conflit comme seuls espoirs de mettre fin à l'esclavage.
    Et tout cela sans compter les agissements de Calvin, accompagné par Honoré de Balzac, qui tournent également à la catastrophe.
    Un cinquième et avant-dernier volume avec de nouveaux personnages qui relancent une action autour des thèmes principaux de la série que sont l'esclavage et la chasse aux sorcières, dont Card dénonce l'indignité. Les chapitres consacrés au procès intenté à Alvin sont de petits bijoux d'intelligence et d'humour.
    Et on prend peu à peu conscience que la guerre de Sécession se profile à l'horizon aussi sûrement que la quête d'Alvin arrive à son terme. La cité de cristal est en vue.

  • Vita nostra est le premier roman d'un cycle thématique inspiré aux auteurs ukrainiens Marina et Sergueï Diatchenko par Les Métamorphoses d'Ovide. Il est consacré au Verbe, celui qui était au commencement de toute chose, celui qui crée, façonne et altère le monde...
    Au sens littéral.
    Il est à noter que les romans du cycle n'ont de liens que la thématique de la métamorphose et un vers du Gaudeamus (Réjouissons-nous) - l'hymne des carabins : Vita nostra brevis est, brevi finietur (Notre vie est brève, elle s'achèvera bientôt). Le premier roman n'a d'autre titre que son sous-titre Vita nostra, le deuxième s'intitule Numérique, ou brevis est ; le troisième Migrant, ou brevi finietur.

    Sacha, une adolescente de 16 ans élevée par une mère célibataire, voit sa vie basculer l'été qui précède sa dernière année d'études secondaires.
    Pendant les vacances qu'elle passe en Crimée, un homme étrange fait irruption dans sa vie et l'oblige à exécuter des tâches absconses, comme nager nue chaque jour à quatre heures du matin.
    Tout écart entraîne une sanction, et l'obéissance est récompensée par des pièces d'or étranges.
    Sacha n'aura pas non plus le choix de ses études supérieures, car l'homme étrange lui enjoint de s'inscrire à l'Institut des technologies spéciales, installé dans la ville de Torpa. Les élèves de deu- xième et troisième année, gravement estropiés pour certains, ont l'air de phénomènes de foire.
    Quant au cours de spécialité, il consiste en la lec- ture de textes incompréhensibles qui se refusent à toute mémorisation. Pourtant, nulle voix ne s'élève contre cet état de fait - et pour cause ! - car, là encore, toute baisse d'assiduité fait l'objet de punitions, non pas à l'encontre de l'étudiant, mais de sa famille et de ses proches.
    Au cours de ses études, Sacha connaîtra plu- sieurs métamorphoses. Les premières vont tou- cher ses perceptions et ses émotions, altérant les premières et supprimant les secondes. Puis vien- dra le tour des changements physiques avec l'ap- parition d'ailes. Enfin, à l'issue de ses études à l'Institut des technologies spéciales - tous comme les autres étudiants qui réussissent leurs examens -, elle sera amenée à renoncer à son existence matérielle, développer une nouvelle essence, de nouvelles possibilités et un nouveau Moi, pour devenir un des Éléments de la Langue qui consti- tue la trame notre monde.
    Car les enseignants eux-mêmes ne sont pas humains (certains d'ailleurs ne l'ont jamais été), mais des Mots, des Règles de Grammaire...

  • Ce roman de fantasy historique raconte les aventures croisées de deux personnages : Émile - ou Milo - paysan du bocage vendéen élevé par un prêtre ouvert aux idées révolutionnaires, et Cornuaud - ou Belzébuth - originaire du pays de Retz dans la périphérie nantaise, contraint de s'embarquer à bord d'un navire négrier. Nous les suivons dans la tourmente révolutionnaire des années 1792 à 1794. Aux figures historiques tels Robespierre ou Charrette se mêle une foule de personnages secondaires et d'êtres de légende qui nous font vivre la fin d'un monde et de ses archétypes.
    1794 - Le dernier livre débute à la fin de l'année 1793, au moment de la Terreur. Près du Père des Pères, qu'il n'a pas eu le courage de tuer, Émile prend connaissance des secrets de sa naissance et du rôle qui lui est destiné au sein de l'organisation de Mithra, la religion favorite des légionnaires romains évincée au IIIe siècle par le christianisme. Il oublie le monde des créatures de la nuit et seul le souvenir de Perrette continue de le hanter.
    Pendant ce temps, Cornuaud, enrôlé dans l'armée des volontaires de la Nation, se bat contre les insurgés, avant de croiser la route du marquis de Lescure et de Jean Augereau... et de changer de camp. D'ailleurs il ne cessera de passer, au gré des circonstances, de l'armée républicaine aux troupes vendéennes avant de rejoindre Nantes où sévit le sinistre Carrier, puis d'incorporer l'une des terribles colonnes infernales qui le mènera au coeur de la Vendée. Ainsi s'accomplira la vengeance de l'enjomineuse africaine qui le possède et se sert de lui pour moissonner les vies dans le pays de l'homme blanc.

  • Sentant venir sa mort prochaine, le mage Tambour Billette organise le legs de ses pouvoirs, de son bourdon, de son fonds de commerce. Nous sommes sur le Disque-monde. (Vous y êtes ? Nous y sommes.) La succession s'y opère de huitième fils en huitième fils. Logique. Ainsi procède le mage. Puis il meurt.

    Or il apparaît que le huitième fils en cause est' une fille. Stupeur, désarroi, confusion : jamais on n'a vu pareille incongruité.

    Trop tard ; la transmission s'est accomplie au profit de la petite Eskarina. Elle entame son apprentissage sous la houlette rétive de la sorcière Mémé Ciredutemps'

  • Compagnon forgeron, compagnon Faiseur, Alvin est de retour chez les siens. Mais quelle est sa tâche aujourd'hui ? « Je ne peux pas apprendre aux gens comment bâtir la Cité de Cristal si je ne sais pas moi-même de quoi il s'agit. » Cette vision dans la tornade du lac Mizogan, en compagnie du prophète des Rouges, très peu des chemins de sa vie y conduisent ; Peggy Larner, Peggy la torche, le sait bien.
    Et l'ennemi de toujours choisit à présent des voies plus subtiles pour le détruire. Pièges, fuite, menaces, mensonges, délation, prison, tribunal, Alvin n'est-il pas condamné au renoncement ?
    Et le pire danger viendra peut-être de son frère Calvin, qui le jalouse au point de bientôt lui vouer une haine amère et décide de s'expatrier vers l'Ancien Monde afin de rencontrer Napoléon, dont on sait le pouvoir redoutable.
    L'Amérique n'est-elle pas trop petite pour deux hommes aux talents en puissance si formidables ?

  • 25 juillet 806 Deuxième jour de traque. Depuis le départ du château, la pluie n'a pas cessé de tomber. Je profite d'une roche en surplomb pour abriter le journal et écrire ce premier compte-rendu. Arrivés sur les alpages, nous avons suivi la crête pour trouver des indices. Rien ne nous avait préparés à ce que nous avons trouvé là. Un autre campement avait été édifié à cinquante pas à vol d'oiseau du premier et tout indique qu'alors que nous pensions notre retard considérable,ses occupants s'en étaient allés quelques heures auparavant.

    Entrez dans l'univers des 7 royaumes où sévit l'inquisition, et découvrez le secret de l'origine du sang bleu.

  • Quatre personnes, quatre planètes : un groupe d'astronautes part en mission pour explorer des planètes susceptibles d'abriter la vie. Hommes et femmes, trans, asexuels, fragiles, déterminés, ouverts et humains, ils représentent la Terre dans sa complexité.
    Au fil des ans et des atterrissages, ils découvrent des animaux étranges, de « simples » bactéries, et les dilemmes éthiques de l'explorateur bienveillant mais forcément intrusif. Observer, c'est influencer. Exister, c'est agir. Il faut savoir jusqu'où aller trop loin ; pour rencontrer l'Autre, il faut le mettre en danger.
    Quand une catastrophe s'abat sur la Terre si lointaine, une grande question s'impose à eux. Que faire ? Rentrer pour unir leurs maigres forces à celles des survivants et, peut-être, reconstruire ? Ou rester, prolonger la mission, continuer à découvrir pour expédier sur Terre des rapports que personne sans doute ne pourra plus consulter ? À quoi sert d'explorer si on est seul - l'amour de la science est-il une fin en soi ?

  • Entrez dans l'univers des 7 royaumes où sévit l'inquisition, et découvrez le secret de l'origine du sang bleu. Un événement en Fantasy française. Un premier roman, un coup de maître.

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