Gallimard

  • La particularité essentielle de cette publication est de comporter, outre la réimpression de l'édition originale de ce titre, une très importante mise à jour à fin 1986, portant sur les six siècles qui, de 650 à 50 av. J.-C., couvrent les domaines de la Grèce archaïque, de la Grèce classique et de la Grèce hellénistique. En effet, durant les deux récentes décennies, de nombreuses découvertes archéologiques ont permis de résoudre bien des problèmes, d'approfondir recherche et connaissance, comblant ainsi de profondes lacunes qui jalonnent la longue histoire de la création artistique.

  • La parution de l'ouvrage Les Phéniciens dans « L'Univers des Formes » a marqué un tournant dans la reconnaissance d'un art phénicien. Jusque-là, on doutait même qu'il en existât un. Les Phéniciens, marins habiles, marchands retors, pouvaient être considérés comme des artisans, mais pas comme des artistes. L'ouvrage a donc été un révélateur en son temps.
    L'art phénicien est un art de l'objet, en céramique, métal ou ivoire, dont l'iconographie puise aux répertoires de l'Égypte ou de la Mésopotamie, mais les réinterprète et se les approprie. Il est axé sur des formes, des images et un programme iconographique que les Phéniciens, depuis la Méditerrannée, ont répandu de la Mésopotamie à l'Atlantique et de l'Anatolie à l'Égypte.
    Le texte d'origine d'André Parrot, Maurice H. Chéhab et Sabatino Moscati, illustré par une documentation photographique largement en couleur, est introduit par une nouvelle présentation et augmenté d'une bibliographie mise à jour dues à Françoise Briquel-Chatonnet, directrice de recherche au CNRS.

  • Sumer

    André Parrot

    " L'Univers des Formes ", collection voulue par André Malraux, est la plus prestigieuse Histoire universelle de l'art. En vingt volumes, cette nouvelle édition présente les grandes civilisations et l'histoire de leurs chefs-d'oeuvre, de la Préhistoire au déclin de la Rome antique. Avec Sumer apparaît, dès la fin du IVe millénaire, dans la basse plaine du Tigre et de l'Euphrate, la première civilisation urbaine. Elle va s'étendre à l'ensemble de la région d'entre les fleuves, cette Mésopotamie dont les cités manifestent, aux IIIe et IIe millénaires, une extraordinaire puissance créatrice, qui se poursuivra au ler millénaire, période que couvre un second volume Assur. Etendard d'Ur, stèle d'Hammurabi, sceaux-cylindres représentant Gilgamesh, céramiques de Samarra, portraits de Sargon, statues de Gudéa, peintures du palais de Mari, vases d'Uruk, ziggurats d'Ur et d'Agarquf... au-delà de la création artistique, c'est l'esprit de l'univers religieux, du monde palatial et des habitants des cités du bassin des Deux Fleuves qui resurgit là. Le texte d'origine d'André Parrot, illustré par une documentation photographique largement en couleur, est introduit par une nouvelle présentation et augmenté d'une bibliographie mise à jour dues à Jean-Claude Margueron, directeur émérite à l'Ecole pratique des hautes études et directeur honoraire de la mission archéologique française de Mari.

  • Grèce classique, troisième des quatre volumes de « L'Univers des Formes » consacrés à l'histoire de l'art grec, couvre la période qui va de la fin des guerres médiques (490-479) à la conquête de l'Orient par Alexandre le Grand (336-323). Les cités grecques connaissent une époque de grandeur provisoire. Les admirables réalisations de l'Acropole, symboles mêmes de l'art classique, témoignent de l'impérialisme athénien qui, au temps de Périclès et de Phidias, fait d'Athènes la capitale artistique du monde grec. Le désir de progrès et le goût de la recherche sont les soucis constants de tous les artistes : les plus illustres d'entre eux sont maintenant des personnalités très marquées qui, pour la première fois dans l'histoire de l'art, expriment une vision esthétique propre. Dépassant l'étude minutieuse des formes humaines, l'art grec classique part à la conquête du mouvement qui s'inscrit dans l'espace. C'est un art vivant, plein d'émotion contenue et d'harmonie décorative, très loin de cette froide impassibilité qu'on voyait naguère.

  • De la XVIIe à la XXe dynastie, pendant cinq siècles 1560-1070 av. J.-C.), l'Egypte, devenue nationaliste et conquérante, va connaître une période faste où l'afflux des richesses et des butins fera naître, avec un style nouveau, une profusion d'ornements précieux. Cependant, la création artistique restera sous l'emprise des dieux et de l'institution pharaonique. Trois grandes figures dominent ces temps: Aménophis IV (Akhenaton), Toutankhamon et Ramsès II. L'hérésie amarnienne d'Akhenaton - et la révolution artistique, brève mais intense, qui l'accompagne sera suivie d'une restauration totale: Toutankhamon rendra aux anciens dieux puissance et biens. Ramsès II, en 66 ans de règne, imposera une hégémonie militaire et un art impérial qui feront de cette époque l'une des plus grandioses de l'Antiquité. Les textes d'origine de Cyril Aldred, Paul Barguet, Christiane Desroches-Noblecourt, Jean Leclant et Hans Wolfgang Müller, illustrés par une documentation photographique largement en couleur, sont introduits par une nouvelle présentation et augmentés d'une bibliographie mise à jour dues à Jean Leclant, secrétaire perpétuel de l'Académie des inscriptions et belles-lettres.

  • " L'Univers des Formes ", collection voulue par André Malraux, est la plus prestigieuse Histoire universelle de l'art. En vingt volumes, cette nouvelle édition présente les grandes civilisations et l'histoire de leurs chefs-d'oeuvre, de la Préhistoire au déclin de la Rome antique. Premier des trois titres consacrés à l'Egypte, Le Temps des Pyramides couvre la période qui va de la Préhistoire au Moyen Empire et plus particulièrement les dynasties qui, entre 3000 et 1800 avant J.-C., ont à la fois construit les pyramides de Saqqara et de Giza et transféré ensuite à Thèbes le centre du royaume de Pharaon. L'étonnante richesse en vestiges de l'Egypte est le privilège d'un climat d'une sécheresse exemplaire assurant une parfaite conservation : de leur linceul de sable, pyramides, mastabas, temples, bas-reliefs, peintures, statues, mobiliers et bijoux resurgissent, bien souvent intacts, pour les archéologues venus les retrouver. Les textes d'origine de Cyril Aldred, Jean-Louis de Cenival, Fernand Debono, Christiane Desroches-Noblecourt, Jean-Philippe Lauer, Jean Leclant et Jean Vercoutter, illustrés par une documentation photographique largement en couleur, sont introduits par une nouvelle présentation et augmentés d'une bibliographie mise à jour dues à Jean Leclant, secrétaire perpétuel de l'Académie des inscriptions et belles-lettres.

  • " L'Univers des Formes ", collection voulue par André Malraux, est la plus prestigieuse Histoire universelle de l'art. En vingt volumes, cette nouvelle édition présente les grandes civilisations et l'histoire de leurs chefs-d'oeuvre, de la Préhistoire au déclin de la Rome antique. En couvrant les cinq continents, La Préhistoire donne à comprendre la dimension universelle de l'art préhistorique, sa continuité temporelle parcourant quelque 40000 ans et sa fonction symbolique et identitaire pour les sociétés de la Préhistoire. Grottes magdaléniennes de Lascaux et d'Altamira, Vénus gravettiennes de Willendorf et de Kostienki, peintures néolithiques d'Algérie, art rupestre des Bochimans d'Afrique du Sud, scènes préhistoriques d'Inde, art sacré aborigène d'Australie, signes et animaux paléoindiens du Brésil... en une infinité de formes artistiques, conçues dans les replis rocheux ou surgies de la pierre et de l'os, l'Homme de la Préhistoire formule sa propre vision de son univers. Le texte d'origine de Denis Vialou, illustré par une documentation photographique largement en couleur, est introduit par une nouvelle présentation et augmenté d'une bibliographie mise à jour dues à l'auteur, professeur et directeur de recherche au Muséum national d'histoire naturelle.

  • Ce volume sur les Etrusques et l'Italie avant Rome constitue le premier volet de la grande trilogie de Ranuccio Bianchi Bandinelli sur l'art de l'Italie antique. En parcourant l'Italie préromaine au Ier millénaire avant notre ère, le célèbre historien. attaché à une histoire sociale de l'art, pouvait ainsi mettre en évidence les racines de ce qu'il a appelé le courant "plébéien" de l'art romain. L'art de la civilisation étrusque, analysé d'un point de vue historique, est au coeur de l'ouvrage, mais les productions artistiques des différents peuples antiques de la péninsule, comme les Dauniens, les Picéniens et les Ligures, a ont aussi leur place. Dans le foisonnement des formes d'expressions, qui séduisent souvent par un certain primitivisme, on est ébloui par le faste du mobilier. les bijoux d'or à la décoration raffinée, les fresques revêtant les parois des tombes de Tarquinia, les magnifiques acrotères en terre cuite des temples de Véies et d'Orvieto, les grands bronzes comme la Chimère d'Arezzo ou l'Arrigatore. Le texte d'origine de Ranuccio Bianchi Bandinelli et Antonio Giuliano, illustré par une documentation photographique largement en couleur, est introduit par une nouvelle présentation et augmenté d'une bibliographie anise à jour dues à Jean-Paul Thuillier. directeur du département des sciences de l'Antiquité à l'Ecole normale supérieure.

  • "L'Univers des Formes ", collection voulue par André Malraux, est la plus prestigieuse Histoire universelle de l'art. En vingt volumes, cette nouvelle édition présente les grandes civilisations et l'histoire de leurs chefs-d'oeuvre, de la Préhistoire au déclin de la Rome antique. Rompant avec le canon du siècle de Périclès, le monde hellénistique a longtemps été considéré comme une période de décadence, annonçant la mainmise des Romains sur la Méditerranée. Les grandioses découvertes par M. Andronikos en 1977 des tombes royales macédoniennes ont radicalement changé notre point de vue. Là où nous avions des copies romaines, nous nous trouvons désormais face à des originaux du IVe siècle. De même, la multiplication des fouilles au-delà des frontières de la Grèce classique, sur les territoires occupés par les Grecs depuis l'Egypte lagide jusqu'au Penjab, nous montre la grandeur inouïe de l'art et de la civilisation de ces trois derniers siècles av. J.-C. L'architecture, la peinture, la sculpture, l'art du feu - métal, verre, céramique -, tous les domaines sont revisités. Dépassement des frontières, curiosité pour les peuples nouvellement côtoyés au quotidien, dans leurs croyances et dans leurs expressions artistiques : cette acculturation du monde hellénistique allait produire des chefs-d'oeuvre originaux et exceptionnels dans tous les domaines. Le texte d'origine de Jean Charbonneaux, Roland Martin et François Villard, illustré par une documentation photographique largement en couleur, est introduit par une nouvelle présentation et augmenté d'une bibliographie mise à jour dues à Jean-Yves Empereur, directeur de recherche au CNRS.

  • Assur

    André Parrot

    Prolongement du premier volume de la collection, consacré par André Parrot à Sumer, Assur prend le relais, illustrant la culture de l'Orient mésopotamien et iranien, de l'émergence de l'Empire assyrien (IIe millénaire av. J.-C.) jusqu'à la conquête d'Alexandre le Grand (356-323 av. J.-C.).
    Les lions androcéphales du palais de Khorsabad, les chasses d'Assurbanipal sur les reliefs de Ninive, les peintures de Til-Barsip, les ivoires de Nimrud, les portes en bronze de Balawat, les briques émaillées de Babylone, comme les défilés royaux de Suse et de Persépolis donnent à voir et à comprendre un monde qui était celui de la Bible, un Orient dont les traces sur le terrain sont aujourd'hui en péril, mais dont l'héritage culturel a été fondamental.
    Le texte d'origine d'André Parrot, illustré par une documentation photographique largement en couleur, est introduit par une nouvelle présentation et augmenté d'une bibliographie mise à jour dues à Jean-Claude Margueron, directeur émérite à l'École pratique des hautes études et directeur honoraire de la mission archéologique française de Mari.

  • Grèce archaïque, deuxième des quatre volumes de "L'Univers des Formes" consacrés à l'histoire de l'art grec, couvre une période assez courte (620-480), mais décisive de son évolution. Après les tâtonnements et les emprunts du VIIe siècle, le VIe siècle voit se stabiliser et s'affiner rapidement les modes principaux de l'expression plastique: les ordres dorique et ionique en architecture; les types du kouros et de la korè en sculpture; la technique à figures noires, puis à figures rouges en céramique. En tressant subtilement leur analyse d'oeuvres marquantes créées entre l'Asie Mineure et la Sicile, les auteurs en charge de chaque domaine montrent la cohérence du mouvement puissant qui porte l'art grec vers son accomplissement classique. Le texte d'origine de Jean Charbonneaux, Roland Martin et François Villard, illustré par une documentation photographique largement en couleur, est introduit par une nouvelle présentation et augmenté d'une bibliographie mise à jour dues à Bernard Holtzmann, ancien membre de l'Ecole française d'Athènes et professeur émérite d'archéologie grecque.

  • " L'Univers des Formes ", collection voulue par André Malraux, est la plus prestigieuse Histoire universelle de l'art.
    En vingt volumes, cette nouvelle édition présente les grandes civilisations et l'histoire de leurs chefs-d'oeuvre, de la Préhistoire au déclin de la Rome antique. Sur l'art romain ont longtemps pesé des préjugés qui ont retardé la définition de ses caractères spécifiques et la compréhension de son extraordinaire diversité. Si l'art grec a évidemment joué un rôle capital dans la formation de l'art romain, sa réception fut complexe et multiforme ; les formes, les styles et les significations en furent profondément transformés pour s'adapter aux exigences d'une société foncièrement différente.
    Pour mieux saisir les modalités de cette évolution, l'auteur s'est limité ici à observer l'art romain là où il s'est formé, c'est-à-dire à Rome même. En effet, c'est à partir de ce centre politique que, sous l'impulsion des meilleurs ateliers - en architecture, peinture, sculpture... - se sont développés les modes d'expressions artistiques qui devaient influencer directement la production provinciale.
    Les formes de l'art romain sont analysées dans ce livre depuis leur naissance jusqu'à la fin du IIe siècle de notre ère. Le texte d'origine de Ranuccio Bianchi Bandinelli, illustré par une documentation photographique largement en couleur, est introduit par une nouvelle présentation et augmenté d'une bibliographie mise à jour dues à Alexandra Dardenay, maître de conférences en art romain, et Emmanuelle Rosso, maître de conférences en archéologie classique.

  • "L'univers des Formes", collection voulue par André Malraux, est la plus prestigieuse Histoire universelle de l'art. En vingt volumes, cette nouvelle édition présente les grandes civilisations et l'histoire de leurs chefs-d'oeuvre, de la Préhistoire au déclin de la Rome antique. A partir du IIe siècle, la culture figurative produite par Rome tend à s'eloigner progressivement des modèles grecs, tandis que l'Empire universel qui domine la Méditerranée se transforme : le défi permanent que représente le gouvernement d'un territoire immense et de plus en plus intégré, les alarmes provoquées par les peuples "barbares", les transformations du paysage religieux, subtiles ou saisissantes, métamorphosent le monde romain. Au cours de cette période (192-395) qui s'étend de la fin du principal de Commode à la mort de Théodose le Grand, les arts figuratifs connaissent une transformation radicale. L'ouvrage de R.Bianchi Bandinelli décrit ces mutations à la fois à Rome et dans les provinces, où les influences autochtones prennent une importance croissante, ouvrant la porte à des formes artistiques nouvelles.

  • La civilisation pharaonique, après plusieurs millénaires, va achever son long périple et se dissoudre dans l'Empire chrétien d'Orient. Pendant quinze siècles, à travers les invasions venues de tous les horizons, cette Basse Époque fera, malgré tout, preuve d'une influence culturelle considérable. Elle sera marquée par une série d'événements importants, parfois contradictoires et imprévus, le plus souvent méconnus.
    De la XXIe dynastie « tanite » à la dernière reine d'Égypte, Cléopâtre, de la domination romaine à la destruction de Meroé et au triomphe du christianisme, l'Égypte perdra ses dieux, son écriture et sa civilisation propres ; la grande tradition morte, seul l'art copte assumera, pour un temps encore, la survivance.

  • Naissance de l'Art grec inaugure la série des quatre volumes de la collection « L'Univers des Formes » portant sur la Grèce antique. Il constitue la première synthèse sur les débuts de l'art hellénique, s'inscrivant dans une double perspective, celle d'une histoire de l'art, qui voit dans la Grèce des origines l'annonce de la modernité, et celle, plus actuelle, d'une archéologie qui révèle aux regards contemporains des formes inattendues et simples d'un art oublié.
    Cnossos, le sanctuaire d'Archanès, la Dame de Mélos, les ateliers de Malia, les fresques de Théra, les trésors du palais de Zakro, les maisons et sanctuaires de Mycènes, les tombes royales de Salamine de Chypre, et les pithos à relief des îles, mais aussi le Kouros de Palaikastro, la nécropole d'Éleutherne, les arsenaux de Kommos, la ville de Zagora et la nécropole d'Armeni : découverte après découverte, l'art grec offre ainsi dès sa naissance des oeuvres et des monuments aussi riches qu'à l'âge classique, mais plus inattendus.
    Le texte d'origine de Pierre Demargne, illustré par une documentation photographique largement en couleur, est introduit par une nouvelle présentation et augmenté d'une bibliographie mise à jour dues à Alexandre Farnoux, professeur d'archéologie et d'histoire de l'art grec à l'Université Paris IV-Sorbonne.

  • Les Celtes, au temps même de la Grèce et de Rome, ont occupé une grande partie de l'Europe. Au cours du second âge du fer (à partir du Ve siècle av. J.-C.), ils s'installent en Gaule et en Bohême, en Grande-Bretagne et en Irlande, en Italie du nord, dans le Moyen-Danube. Ils traversent les Balkans, pillent la Grèce et fondent, en Asie Mineure, le royaume de Galatie. Dans ces vastes territoires, pendant près d'un millénaire, ils créent et répandent un art abondant et varié qui n'appartient qu'à eux. Leur culture occcupe une place majeure dans la formation de l'Occident.
    Dans l'Europe dite barbare, à l'époque du miracle grec, se produit une sorte de miracle celtique où se reconnaît une certaine famille d'artistes et d'esprits qui ajoute des formes irréelles, inachevées ou suggérées à celles de la Nature, qui aime éprouver et communiquer l'intellectuelle rêverie.

  • La contribution de Andreas Tönnesmann a été traduite de l'allemand par Claudia Schinkievicz

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