Entreprise, économie & droit

  • Le langage de l'économie est devenu la lingua franca de notre époque. Sans son concours, le monde actuel serait aussi inintelligible que le serait l'univers sans la physique newtonienne.
    Ce livre expose d'abord comment a germé l'idée audacieuse d'une « science de la richesse » et déploie, en explorant ses lignes de faille, la généalogie intellectuelle d'une discipline qui a donné corps à cette ambition.
    Mais l'histoire de la pensée économique n'est pas qu'une curiosité intellectuelle. Elle est depuis quatre siècles étroitement associée à la philosophie politique : Montchrestien, Smith, Marx, Walras, Keynes ou Friedman ont, au même titre que Hobbes, Montesquieu, Rousseau, Tocqueville, Rawls ou Hayek accompagné les bouleversements des Temps modernes et c'est conjointement qu'ils donnent sens à la formation progressive, depuis quatre siècles, d'une société d'individus, à la fois agents économiques et sujets politiques.
    Il y a toujours eu une tension entre les sphères économique et politique mais l'ère néolibérale, dont nous vivons aujourd'hui le délitement, pousse cette tension à son paroxysme. Ce livre iconoclaste décrypte de manière novatrice les paradoxes et les dilemmes de l'individualisme contemporain. Face au désarroi que révèle la montée des populismes, la tâche du XXIe siècle consiste à renouveler le pari keynésien et à surmonter le divorce actuel entre lucidité économique et volonté politique.

  • Le rapport au droit est le grand impensé des sociétés arabo-musulmanes.
    Non qu'elles ignorent le droit, bien au contraire : ce sont les sociétés les plus juridicisées qui soient. Mais celui qu'elles respectent n'est en rien une instance autonome, séparée et distincte d'autres instances : il n'est perçu qu'à travers la religion, sous la forme de la charia, réceptacle de la foi, de la morale, des moeurs et du droit. L'islam entretient un rapport très particulier au temps qui situe son avenir dans le passé, où un modèle idéal est censé s'être réalisé au cours de la période prophétique.
    Le dogme d'un Coran incréé exclut toute historicisation : la loi est valable en tout temps et en tout lieu, l'oeuvre des jurisconsultes se bornant à découvrir dans le Texte la norme qu'ils énoncent. Parce que la théologie rationnelle a très tôt été supplantée par un courant anticolonialiste, la raison autonome et législatrice s'est effacée au profit d'une raison instrumentale dédiée à la seule compréhension du Texte.
    L'idée de nation ne s'est pas non plus acclimatée. Manquent dès lors à l'appel les fondements mêmes de la démocratie, le contrat social et ses corollaires, la liberté adjointe à l'égalité. En se mettant à l'abri des évolutions, les sociétés arabes se sont empêchées de construire l'État de droit et d'instaurer la démocratie. C'est en cela que leur État reste inachevé. Sa construction dépendra en grande partie de leur capacité à clarifier leur rapport à la modernité et à redéfinir le statut de leur passé.
    Sans doute est-ce là le véritable enjeu des révolutions arabes de 2011.

  • Issue de conférences données par Max Weber peu avant sa mort, l'Histoire économique, que la présentation de Philippe Raynaud situe vigoureusement, occupe une place particulière dans l'?oeuvre du grand sociologue comme dans la pensée économique. Moins systématique qu'Économie et société, riche en aperçus originaux et en intuitions profondes, cet ouvrage éclaire en effet d'un jour nouveau les problèmes que Weber n'a pas cessé de méditer : celui, épistémologique, de la possibilité d'une compréhension de l'histoire comme celui, plus proprement historique, de la particularité du développement «capitaliste» de l'Occident. Dans sa peinture de la formation du capitalisme, Weber emprunte plus d'un trait à l'oe?uvre de Marx : comme chez l'auteur du Capital, le capitalisme apparaît comme le fruit du plein développement de la production marchande, il présuppose la séparation des travailleurs et des moyens de production et il est à l'origine d'une augmentation importante de la productivité du travail ; Weber reste cependant étranger à la perspective socialiste, car le marché est pour lui une forme généralement plus efficace que la direction centralisée. Weber se situe donc en dehors de l'opposition entre les libéraux et leurs critiques socialistes : l'économie moderne est le fruit d'une histoire violente et partiellement contingente, mais il n'y a pas pour autant d'au-delà économique du capitalisme, car celui-ci incarne au plus haut point la dimension économique de la rationalisation sociale.

  • Et si notre savoir nous aveuglait sur la réalité marchande ? Lorsque nous cherchons un bon roman, un bon film, vin, restaurant, médecin ou avocat, nous ne doutons pas que ces pratiques familières et répétées ne relèvent d'une connaissance sérieuse. Et, cependant, ces produits culturels, ces services professionnels personnalisés et, plus généralement, tous ces produits ici assimilés à des singularités, caractérisés par la valeur symbolique et par l'incertitude sur la qualité, restent étrangement indéterminés. Leur marché conserve tout son mystère.
    Telle est l'origine de l'économie des singularités. Comme système d'analyse, elle est organisée autour de deux principes généraux qu'impose le particularisme des marchés des singularités. D'une part, la nécessaire intervention, pour que l'échange puisse se former, des dispositifs de connaissance : les appellations, labels, marques, stars, marketing et promotion, critiques, prix littéraires ou cinématographiques, best-sellers, hit-parades ainsi que les réseaux. D'autre part, la primauté de la concurrence par les qualités sur la concurrence par les prix.
    La démarche s'oppose si frontalement à l'orthodoxie économique qu'elle appelle l'épreuve du réel. De là, des études concrètes qui portent aussi bien sur les dispositifs de connaissance, comme les guides (Michelin, Hachette, Parker), le Top 50 ou les réseaux, que sur les marchés : ceux des grands vins, par exemple, des films, des disques de variétés, des avocats et des médecins, des cours particuliers, des biens de luxe.
    L'économie des singularités ouvre ainsi la voie à une connaissance nouvelle. Elle rejoint aussi une des grandes inquiétudes anthropologiques du temps associée aux menaces qui pèseraient sur les singularités. Mais, loin du fantasme, elle dispose des outils d'analyse pour prendre la mesure de la réalité de cette évolution, la rendre intelligible et, par là, la soumettre à l'action humaine.

  • L'émergence au cours de la dernière décennie de nouveaux pays au rythme de croissance quatre à cinq fois plus rapide que celui de l'Europe au XIXe siècle remet en cause les représentations traditionnelles.
    S'attelant à cette question. Douglass C North, John Joseph Wallis et Barry R Weingast soulèvent un coin du voile sur une faille majeure de la pensée occidentale ce n'est pas le progrès économique qui constitue le fondement des sociétés. mais la stabilité de l'ordre social. Selon les auteurs, le principal problème des sociétés humaines est celui de la régulation de la violence en leur sein. La plupart d'entre elles.
    Qualifiées d'Etats naturels. endiguent la violence par le biais d'une manipulation politique de l'économie visant à établir rentes et privilèges. Ces privilèges dissuadent certes les individus puissants de recourir à la violence pour accéder au pouvoir ou s'y maintenir, mais ils entravent également le développement. Réintroduisant l'économie politique dans nos grilles de lecture du monde. ce cadre conceptuel inédit permet de comprendre comment les sociétés développées, qui garantissent un accès ouvert aux organisations (partis politiques.
    Entreprises. syndicats, médias. ONG, etc.). ont atteint leur niveau politique et économique. Au vu des enjeux actuels du développement, ce cadre rend bien compte de la complexité du processus de décollage économique. que seule une poignée de pays a su enclencher depuis soixante ans.

  • Selon Schumpeter, la science économique se caractérise par la maîtrise, dans le domaine économique, de l'histoire, de la statistique et de la théorie. « Il serait illusoire, écrit-il, d'espérer que l'on comprendra quoi que ce soit aux phénomènes économiques [...] sans maîtriser suffisamment les données historiques. Il est de fait que les erreurs fondamentales qu'on commet aujourd'hui en analyse économique sont plus souvent dues à un manque d'expérience historique qu'à toute autre lacune dans la formation des économistes. » La véritable culture économique exige donc de combiner la vision historique avec la maîtrise des techniques d'observation et des modèles théoriques. Et ce livre explique comment, par des synthèses successives, s'élabore et progresse réellement la connaissance. Deux notions, que Raymond Barre dégage dans sa préface, en éclairent la lecture : celle de filiation des idées scientifiques ; et celle de situation classique, où les progrès de l'analyse se coordonnent et se consolident.

  • Selon Schumpeter, la science économique se caractérise par la maîtrise, dans le domaine économique, de l'histoire, de la statistique et de la théorie. «Il serait illusoire, écrit-il, d'espérer que l'on comprendra quoi que ce soit aux phénomènes économiques [...] sans maîtriser suffisamment les données historiques. Il est de fait que les erreurs fondamentales qu'on commet aujourd'hui en analyse économique sont plus souvent dues à un manque d'expérience historique qu'à toute autre lacune dans la formation des économistes.» La véritable culture économique exige donc de combiner la vision historique avec la maîtrise des techniques d'observation et des modèles théoriques. Et ce livre explique comment, par des synthèses successives, s'élabore et progresse réellement la connaissance. Deux notions, que Raymond Barre dégage dans sa préface, en éclairent la lecture : celle de filiation des idées scientifiques ; et celle de situation classique, où les progrès de l'analyse se coordonnent et se consolident.

  • Le régime économique semblait, il y a une génération, voué à un échec irrémédiable. Or les économies industrielles dans lesquelles il est implanté connaissent depuis 1945 une prospérité que l'on ne peut plus attribuer uniquement à une heureuse conjoncture ; que s'est-il passé ? Pour Andrew Shonfield l'explication est à chercher dans une transformation graduelle des mécanismes de décisions à longue portée, dans le secteur privé comme dans l'administration et les entreprises publiques : toutes supposent une référence, implicite ou explicite, à une hypothèse optimiste sur les perspectives d'évolution à long terme de la production et de la demande, au lieu de ne dépendre que des fluctuations cycliques de courte durée.
    En même temps une meilleure connaissance des mécanismes du développement a permis de rendre plus efficaces les politiques d'expansion et de réglage anticyclique, et d'envisager pour l'avenir le maintien du plein emploi et la poursuite de la croissance comme un objectif réaliste et non comme un accident heureux. Cette adaptation aux impératifs de l'économie du XXE siècle a cependant revêtu des formes très diverses et Shonfield démontre que chaque pays n'a "épousé son temps" qu'en restant fidèle d'une certaine manière à son passé et à son caractère national.
    En conclusion, Shonfield s'interroge sur les moyens d'assurer la préservation d'un régime de démocratie représentative élaboré à une époque où l'individu dépendait moins qu'aujourd'hui de la concertation des entreprises et des administrations.

  • Voici le troisième et dernier panneau d'une vaste fresque de l'économie américaine. La première partie met en relief le trait fondamental de la société économique américaine : la juxtaposition du système planificateur et du système de marché. Vient ensuite l'analyse des problèmes qui tiennent à cette dualité : inégalité de développement des secteurs économiques et des revenus, mauvaise répartition des ressources publiques, atteintes à l'environnement, inutilité pratique de certaines innovations technologiques, défaut de coordination (la crise de l'énergie en dit long sur ce point). L'inflation enfin. L'auteur propose une théorie réformatrice qui s'attaque hardiment aux faits de la vie moderne, aux croyances, à la politique. Quand on aura lu ce livre, on verra clairement comment fonctionne le système économique le plus évolué de notre temps ; on saura aussi ce que propose, pour en parer les effets les plus désastreux, l'un des esprits les plus subtils de la gauche américaine.

  • L'Avocat n'existe pas.
    Sa figure est multiple. Qu'y a-t-il de commun entre les avocats qui, à l'origine, interviennent dans la défense judiciaire comme dans la haute fonction publique et, dans la mouvance du Parlement et du Roi, participent au développement de l'Etat moderne et ceux qui, à partir du XVIIIe siècle, se gouvernent eux-mêmes, s'engagent dans des luttes tumultueuses contre le pouvoir d'Etat, font partie des bâtisseurs de la société politique libérale, connaissent, non sans vicissitudes, l'influence et la gloire et forment, sous la IIIe République, une élite dirigeante ? Et comment rattacher les uns et les autres aux avocats qui, à partir du milieu du XXe siècle, reconstruisent la profession autour de l'entreprise et n'ignorent plus la grande firme juridique, la concurrence exacerbée et l'accumulation de la richesse ? En fait, les changements du métier, du marché, du pouvoir, de la confraternité, de l'action dans la cité qui ponctuent ces sept siècles manifestent la présence de trois figures de la profession destinées respectivement par les logiques de l'Etat, du public et du marché.

    Pour la première fois, la longue aventure des avocats, depuis un lointain Moyen Age jusqu'aux redéfinitions contemporaines, fait l'objet d'une analyse d'ensemble. Elle entend à la fois rendre intelligible une histoire singulière, mesurer son influence sur la société française et développer les éléments d'une théorie de l'action collective. Cette analyse est ainsi amenée à rayonner dans des sens multiples, qui vont des développements du droit à la morale comme pratique désintéressée et comme stratégie politique, de l'impératif du moindre pouvoir à l'autogouvernement, de la passion libérale à la fonction de porte-parole du public, de la théorie du marché aux formes de l'Etat.

  • Le moment est venu de repenser l'histoire économique française depuis un siècle. La croissance et l'ouverture l'ont emporté depuis quarante ans sur la stabilité et sur le repli vers le marché intérieur. Les inquiétudes que provoquaient autrefois le retard français, la capacité d'expansion et d'insertion de l'économie dans les échanges internationaux ont perdu leur signification. Les préventions accumulées à l'égard des entreprises se sont évanouies.
    Pourquoi et comment s'est opéré ce retournement ? Pourquoi avait-on choisi dans les années 1930 un dispositif qui visait à donner à l'État la responsabilité des investissements et du consensus social ? Comment cette conception a-t-elle été transformée par l'évolution politique et par celle des moeurs, des techniques et des échanges ? Pourquoi l'économie française s'est-elle comportée si différemment au début du siècle, dans l'entre-deux-guerres et après guerre ? Ce sont ces phases de croissance et de stagnation, ces blocages et ces hésitations, ces alternances d'intervention et de libération, ces difficultés pour équilibrer le rôle respectif des marchés et de l'État qui se trouvent au coeur de cet ouvrage.
    Vingt économistes et historiens offrent, sous la direction de Maurice Lévy-Leboyer et de Jean-Claude Casanova, une fresque explicative de cette évolution contrastée qui démontre qu'en économie aussi nous assistons bien à la fin de la spécificité française.

  • Professeur à columbia, frère du célèbre épistémologue, karl polanyi est un représentant caractéristique du milieu d'europe centrale qui a produit max weber, schumpeter, wittgenstein, popper, carnap.
    Il appartient à cette génération d'intellectuels européens qui se sont sentis acculés à répondre au défi que le phénomène national-socialiste lançait à leurs valeurs et à s'expliquer avec la maladie de leur temps.
    La " grande transformation ", c'est ce qui est arrivé au monde à travers la grande crise économique et politique des années 1930-1945 : c'est-à-dire, polanyi s'emploie à le montrer, la mort du libéralisme économique.

    Or ce libéralisme, apparu un siècle plus tôt avec la révolution industrielle, était une puissante innovation, un cas unique dont l'explication, contrairement à ce que soutiennent les marxistes, ne vaut que pour cette société même : une société oú le marché autorégulateur, jusque-là élément secondaire de la vie économique, s'est rendu indépendant des autres fonctions.
    L'innovation consistait essentiellement dans un mode de pensée.
    Pour la première fois, on se représentait une sorte particulière de phénomènes sociaux, les phénomènes économiques, comme séparés et constituant à eux seuls un système distinct auquel tout le reste du social devait être soumis. on avait désocialisé l'économie, et ce que la grande crise des années trente imposa au monde, c'est une re-socialisation de l'économie.
    La source de l'originalité de polanyi est d'avoir regardé la société moderne ou l'économie dite libérale à la lumière des sociétés non modernes et en contraste avec elles.
    C'est ce qui fait, comme le montre louis dumont dans son importante préface, que ses analyses ont pu être appliquées et discutées dans les domaines les plus divers - de l'océanie à la grèce en passant par l'afrique - et survivre à l'époque déjà lointaine de la parution de l'ouvrage (1944) pour nourrir aujourd'hui la réflexion de tous ceux qui, anthropologues, économistes et historiens, s'interrogent sur la spécificité de notre société moderne.

  • Selon Schumpeter, la science économique se caractérise par la maîtrise, dans le domaine économique, de l'histoire, de la statistique et de la théorie. «Il serait illusoire, écrit-il, d'espérer que l'on comprendra quoi que ce soit aux phénomènes économiques [...] sans maîtriser suffisamment les données historiques. Il est de fait que les erreurs fondamentales qu'on commet aujourd'hui en analyse économique sont plus souvent dues à un manque d'expérience historique qu'à toute autre lacune dans la formation des économistes.» La véritable culture économique exige donc de combiner la vision historique avec la maîtrise des techniques d'observation et des modèles théoriques. Et ce livre explique comment, par des synthèses successives, s'élabore et progresse réellement la connaissance. Deux notions, que Raymond Barre dégage dans sa préface, en éclairent la lecture : celle de filiation des idées scientifiques ; et celle de situation classique, où les progrès de l'analyse se coordonnent et se consolident.

  • Publié en 1967, cet ouvrage est devenu un classique. Il a bousculé les idées reçues en montrant, par une analyse du système économique américain, qu'un ensemble quasi omnipotent de grandes sociétés anonymes conditionne désormais le comportement du consommateur et impose largement sa loi à la puissance publique. La «techno-structure», sorte d'autorité collégiale dont les motivations et les objectifs n'ont qu'un lointain rapport avec ceux des actionnaires et des managers d'hier, mène une série d'actions stratégiques (planification, maîtrise des prix, publicité) dont la fin n'est plus la maximisation du profit, mais la croissance pour la croissance. Cette hégémonie a ses dangers (l'un d'eux est la course aux armements). L'économiste se fait donc philosophe et moraliste et appelle à la constitution de «pouvoirs compensateurs» : la collectivité scientifique et enseignante peut en être un.
    L'auteur considère comme définitive la troisième édition que voici. Il y riposte à ses critiques, notamment sur la prétendue souveraineté du consommateur, sur le profit maximum, sur le rôle du capitaliste et celui du bureaucrate. Il précise sa pensée sur les deux modes de planification : celui qui répond au marché, celui qui remplace le marché. Il constate aussi deux changements importants : l'épanouissement des conglomérats d'entreprises de second rang, pris en charge par la technostructure, et leur fonctionnement au détriment du profit.

  • Économies capitalistes, économies socialistes, économies moins développées, ces trois «mondes» définissent certes des contextes différents, mais dans lesquels les principaux instruments d'analyse forgés par la science économique occidentale trouvent néanmoins à s'appliquer, à condition de leur faire subir l'adaptation nécessaire. Telle est l'idée essentielle de cet ouvrage dans lequel l'auteur affirme ainsi l'unité et l'universalité de la science économique, d'une part contre l'Économie politique marxiste qui prétend s'opposer de façon inconciliable à l'Économie «bourgeoise» et, d'autre part, contre les économistes occidentaux classiques pour qui le domaine de leur science se confond avec celui de l'économie de marché.
    Une telle perspective confère aux études d'Économie comparée une place privilégiée et ce livre est, en un sens, un plaidoyer en faveur de cette branche de l'Économie, que l'auteur estime particulièrement féconde tant comme domaine de recherche que comme...

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