Littérature générale

  • «Le plus grand plaisir qui soit après amour, c'est d'en parler.» Nul n'en a mieux parlé, et plus intensément, que cette «Belle Cordière» dont le Débat, les Élégies et même les Sonnets sont encore injustement méconnus. Ses contemporains ne s'y sont pourtant pas trompés, qui avaient vu en elle une autre Sapho, capable de créer un nouveau langage poétique.
    Cette édition moderne des OEuvres complètes (la seule à comprendre les Écrits de l'originale) permettra de jeter un regard neuf sur l'un des plus grands poètes de la Renaissance.

  • Un essai sur l'impact des drogues, notamment le haschisch et l'opium, sur le processus de création et sur les perceptions sensorielles. Un classique qui fournit des clefs pour comprendre l'univers poétique de Baudelaire.

  • Grand oeuvre d'Isidore Ducasse et monument de provocation langagière, Les Chants de Maldoror ne cessent de fasciner : « la lecture de Maldoror est un vertige », écrit Maurice Blanchot. Au cours de cette plongée dans la psyché du poète, on est tour à tour captivé et dégoûté par les images sublimes et monstrueuses qui prennent corps les unes après les autres et qui nous interrogent : comment peut-on être « beau comme la rencontre fortuite sur une table de dissection d'une machine à coudre et d'un parapluie » ?
    Cette étrange épopée en prose fait émerger une série d'épisodes au cours de ses six chants, unis par la présence et le regard singulier de Maldoror. Vu comme un père spirituel par les surréalistes, Lautréamont-Ducasse meurt brutalement en 1870, à 24 ans, un mystère impénétrable qui enveloppe à jamais Maldoror, l'oeuvre et l'homme.
    Cette édition comprend également les deux volumes des Poésies ainsi que des extraits de la correspondance de Ducasse, qui sont autant de contrepoints aux Chants.

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  • Intégrale de l'oeuvre poétique de Rimbaud, avec un appareil de notes tenant compte de l'état le plus récent de la recherche

  • " L'empereur dicte des ordres à ses capitaines, le pape adresse des bulles à la chrétienneté, et le fou écrit un livre ", lit-on à la fin de Gaspard de la Nuit : la folie d'Aloysius Bertrand fut peut-être de consacrer sa vie à cette unique oeuvre - il est mort en 1841 sans même avoir la certitude qu'elle paraîtrait un jour.
    Il n'est, pourtant, de meilleure invitation au voyage que ce recueil de poèmes, qui dans une langue abondant d'archaïsmes nous promène du Dijon médiéval à la foire de Salamanque, des campagnes flamandes aux ruelles fantastiques et gothiques du vieux Paris... On explore la nuit et ses énigmes, on pénètre un univers occulte, tissé de proverbes, de romances et de chroniques, et hanté des figures d'autrefois : Pierrot et Arlequin, le chevalier Melchior et les hidalgos espagnols y côtoient ondines, salamandres, sorcières du sabbat et alchimistes...
    Saluant en Bertrand l'inventeur d'une forme poétique nouvelle, Aragon écrivait : " Pour la première fois, le poète semble parler d'ailleurs, et longtemps je me suis demandé pourquoi. Je me suis peu à peu assuré que ce dépaysement de la voix vient du fait qu'alors l'auteur se tenait en un lieu nouveau, étrange, étranger : il était au seuil du poème en prose, d'un poème à l'état naissant. "

  • « J'écris tout bas » : être femme et poète au XIXe siècle n'est pas chose aisée, Marceline Desbordes-Valmore en convient. Et pourtant, inlassablement, la contemporaine de Lamartine et de Baudelaire s'est efforcée de faire entendre son cri.
    Mère endeuillée et amante blessée, elle écrit pour survivre à la solitude des amours mortes et célébrer la solidarité des âmes face à l'énigme de la perte. Souffles, murmures et berceuses sont les refrains d'une poésie vocale, dont les vers semblent destinés à être chantés. La voix de Desbordes-Valmore s'exhale en soupirs languissants dans les alexandrins de «Je ne crois plus», s'amenuise jusqu'au bord du silence dans les pentasyllabes de «L'Adieu tout bas» et cascade comme un rire dans la première «Imitation de Moore».
    La vibration d'une parole invaincue : telle est la joie déchirante qui naît des Pleurs (1833), dont cette nouvelle édition permet de redécouvrir une figure majeure de la poésie romantique, la seule femme élevée par Verlaine au rang de «poète maudit».

  • Réunit les «Sept manifestes dada» ainsi que les principaux recueils composés entre 1916 et 1923 par l'auteur, comme «Maisons», «Coeur à gaz» ou encore «Lampisteries».

  • Jorge Luis Borges tenait Paul-Jean Toulet (1867-1920) pour l'un des plus grands poètes français. Singulier destin que celui de cette figure haute en couleur : écolier indiscipliné, voyageur insatiable, Toulet vécut en France, à l'île Maurice, à Alger ; nègre de Willy, le mari de Colette, il fréquenta pendant ses années parisiennes Léon Daudet, Jean Giraudoux et Claude Debussy. Inclassable classique, il a su donner au madrigal, appelé par lui " contrerime ", une inquiète beauté admettant en son coeur l'ironie. Sensuels et mystérieux, anecdotiques et moqueurs, les poèmes rassemblés dans Les Contrerimes et les Nouvelles Contrerimes, marqués par leur concision, évoquent tout à la fois les haïku japonais et les quatrains d'Omar Khayam, les épigrammes antiques et la poésie d'Apollinaire. Ils nous promènent des cabarets des Halles à l'île Bourbon, du Béarn à Bénarès, de la tour Eiffel au Tonkin ; suggèrent les plaisirs de l'ivresse et de l'amour ; esquissent des paysages peuplés de nymphes libertines. Ces vers charmants firent les délices des plus célèbres poètes, de Paul Claudel, qui en loua " l'allure élégante et désinvolte ", à Jacques Réda, en passant par Paul Valéry et Philippe Jaccottet.

  • "Pour en revenir à La Légende des Siècles, Victor Hugo a créé le seul poème épique qui put être créé par un homme de son temps pour des lecteurs de son temps." Baudelaire


  • Recueils dans lesquels C. Marot (1496-1544) se réapproprie les formes fixes héritées du Moyen Age.


  • Il fait bon lire Clément Marot aujourd'hui. Malgré les siècles qui nous séparent du " prince des poëtes françoys ", c'est une voix familière qui nous parle, et qui n'a rien perdu de sa fraîcheur. Valet de chambre de François 1er et de Marguerite de Navarre, Marot est de ces courtisans qui flattent leur mécène en raillant leur propre flagornerie ; fervent défenseur de l'Evangile, il est de ces croyants qui jouent les bouffons pour révéler leur foi ; poète Protée insaisissable, il est aussi bien le traducteur des Psaumes que l'auteur de pièces badines comme l'éloge " Du beau tétin ". Il a écrit des rondeaux, des ballades, des épigrammes, des coq-à-l'âne ; il a lancé la mode du blason du corps féminin, et, selon la formule de Boileau, il a " montré pour rimer des chemins tout nouveaux ". Ces oeuvres complètes proposent, pour la première fois, une vue d'ensemble des différents écrits de Marot : le lecteur y découvrira une succession d'éditions originales présentées selon le voeu de l'auteur, mais aussi des pièces éparses et des textes demeurés inédits de son vivant.

  • "Rimbaud reste un mystique sauvage, perdu, sans sens, sans but, sans substance, qui finit par s'arrêter devant la figure que prendrait son échec, c'est-à-dire la folie. (...) La Saison en enfer est un des écrits les plus importants de la littérature française." Pierre Drieu La Rochelle Ce volume comprend :
    Vers nouveaux Une saison en enfer Les Déserts de l'amour Proses évangéliques Brouillons d'Une saison en enfer Correspondance (1872-1873)

  • Texte intégral du recueil des poèmes en proses qui font appel au rêve, à l'ivresse et à l'invitation au voyage. Ils sont précédés d'une nouvelle dans laquelle Baudelaire mêle expériences personnelles et hommages littéraires, notamment à Balzac.

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