Fayard

  • L'édition collector du nouveau roman de Virginie Grimaldi, plébiscité par les lecteurs.

    L'une vient de donner naissance à une petite fille arrivée trop tôt.
    L'autre vient de voir ses grands enfants quitter le nid.
    L'une doit apprendre à être mère à temps plein, l'autre doit apprendre à être mère à la retraite.
    C'est l'histoire universelle de ces moments qui font basculer la vie, de ces vagues d'émotions qui balaient tout sur leur passage, et de ces rencontres indélébiles qui changent un destin.

    Avec une infinie justesse et beaucoup d'humour, Virginie Grimaldi déroule le fil de leur existence et nous invite à partager leurs joies et leurs angoisses, mais aussi les souvenirs, les rêves et les espoirs.
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  • Juliane n'aime pas les surprises. Quand son père fantasque vient s'installer chez elle, à la suite de l'incendie de sa maison, son quotidien parfaitement huilé connaît quelques turbulences.Jean dépense sa retraite au téléachat, écoute du hard rock à fond, tapisse les murs de chefs sioux, égare ses affaires, cherche son chemin.Juliane veut croire que l'originalité de son père s'est épanouie avec l'âge, mais elle doit se rendre à l'évidence : il déraille.Face aux lendemains qui s'évaporent, elle va apprendre à découvrir l'homme sous le costume de père, ses valeurs, ses failles, et surtout ses rêves.Tant que la partie n'est pas finie, il est encore l'heure de tous les possibles.Avec un humour jubilatoire et une infinie tendresse,Virginie Grimaldi nous conte une magnifique histoire de transmission et de résilience.

  • Le temps d'un été, Arthur et son petit-fils rattrapent les années perdues. Plus de 60 ans les séparent, mais ensemble ils vont partager les souvenirs de l'un et les rêves de l'autre. Le bonheur serait total si Arthur ne portait pas un lourd secret.
    Un roman sur le temps qui passe, la transmission et les plaisirs simples qui font le sel de la vie.
    Entre émotion, rire et nostalgie,Aurélie Valognes nous touche en plein coeur.

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  • Le pitch ? Quel pitch oe Il est impossible d'en dévoiler un. Le quatrième roman de Michel Houellebecq, par son ampleur, ses ambitions, sa façon bien à lui de déjouer tout pronostic, échappe à cette pratique paresseuse de la critique moderne.

    Alors qu'en dire ?

    Dire que les éditeurs étrangers les plus importants (US, Grande-Bretagne, Allemagne, Italie, Espagne, Suède, Japon.), l'ont lu sur manuscrit et aussitôt acheté.

    Dire aussi qu'ils n'ont pas été avares de compliments. L'un louant son humour décalé, l'autre célébrant son lyrisme, le troisième avouant à quel point il avait d'abord ri, puis frémi devant cette fresque admirablement construite, où tout est à sa place, sans effort apparent, comme soulevé par une intelligence qui lance un défi à la raison, un avertissement salutaire.

    En un mot, soufflé par l'auteur lui-même : « Je crois que c'est mon meilleur livre. »

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  • Eugénie D déborde d'imagination et de projets farfelus pour s'isoler d'un monde qui l'effraie. Elle sait les hommes prompts à arracher les ailes des femmes.Joséphin, chauffeur de taxi mutique, est né dans un pays en guerre. Il charrie sa maigreur et sa méfiance des hommes. Pour oublier sa mélancolie, il tourne la terre sous ses mains à l'infini.Leurs vies basculent quand ces deux empotés magnifiques se croisent sur un quai de gare.Une rencontre improbable, une histoire d'amour hors du temps. Avec beaucoup de poésie et d'originalité,Baptiste Beaulieu tisse le destin fantastique de ces deux êtres dont les fêlures se répondent comme par magie.

  • Depuis que je vous ai lu, je vous admire : visites d'écrivains à leurs maîtres Nouv.

    De son écriture sensible, Catherine Sauvat met en scène ce moment initiatique pour nombre de jeunes écrivains, la rencontre avec leurs maîtres. Confrontations cruelles, vrais échanges, amitiés naissantes, détestations éternelles, encouragements sincères: la surprise est au bout de la rencontre.
    Ils sont prêts à tout. Traverser les océans, sonner sans s'annoncer, ou faire jouer des relations, que parfois ils n'ont pas, pour un instant passé avec un écrivain qu'ils admirent. Si la plupart sont sincères, d'autres ne seraient pas contre un coup de pouce pour « entrer en littérature ».
    L'écrivain, s'il se méfie des idolâtres, se laisse parfois déborder par de vils flatteurs. Confrontations cruelles, vrais échanges, amitiés naissantes, détestations éternelles, encouragements sincères : la surprise est au bout de la rencontre.
    En s'appuyant sur les récits des protagonistes eux-mêmes, ce livre nous raconte des péripéties d'admirateurs. De Casanova visitant Voltaire à la jeune Susan Sontag allant voir Thomas Mann, les générations et les cultures se croisent, dans la ferveur littéraire.
    Gide a visité Verlaine. Qui a visité Hugo. Qui a visité Chateaubriand...
    Tant qu'il y aura des écrivains, leurs émules chercheront à entrouvrir leur porte. Quitte à parfois la forcer.

    Une ode à la littérature.

  • Elle, mariée, mère, prof. Trop sérieuse? Lui, célibataire, joggueur, banquier. Mais qui parle à son chien. Entre eux, une passion sublime, mais qui ne pouvait que mal finir.
    Laure, prof d'université, est mariée, mère de deux filles et propriétaire d'un pavillon. À 40 ans, il lui semble être la somme, non pas de ses désirs, mais de l'effort et du compromis.
    Clément, célibataire, 50 ans, s'ennuie dans la finance, au sommet d'une tour vitrée, lassé de la vue qu'elle offre autant que de YouPorn.
    Laure envie, quand elle devrait s'en inquiéter, l'incandescence et la rage militante qui habitent sa fille aînée, Véra.
    Clément n'envie personne, sinon son chien.
    De la vie, elle attend la surprise. Il attend qu'elle finisse.
    Ils vont être l'un pour l'autre un choc nécessaire.
    Saisis par la passion et ses menaces, ils tentent de se débarrasser l'un de l'autre en assouvissant le désir... Convaincus qu'il se dompte.

    Dans une langue nerveuse et acérée, Maria Pourchet nous offre un roman vif, puissant et drôle sur l'amour, cette affaire effroyablement plus sérieuse et plus dangereuse qu'on ne le croit.

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  • Cinquante ans après, un homme se souvient de l'époque où il a découvert son homosexualité, et de la manière dont il y a fait face, dans un monde où elle était encore mal acceptée.
    Comment affronter des souvenirs vieux d'un demi-siècle ? Comment revoir celui à qui l'on doit peut-être d'avoir choisi la solitude ?
    A l'époque, déjà lointaine, des lettres manuscrites et des cabines téléphoniques à pièces, Catherine, Jean-Mi et René ont sillonné la France, d'hôtel miteux en balcon sur la mer, croyant ou feignant de croire qu'ils effectuaient là un petit boulot d'étudiants, mais participant en fait à une escroquerie.
    Une jeune fille et deux jeunes garçons, partageant la même chambre, le même lit, la même salle de bains. L'un s'exhibant sans pudeur, les deux autres tâchant de préserver un semblant d'intimité malgré les circonstances. L'une aimant l'un, l'un aimant l'autre, presque comme de coutume ? C'eût sans doute été trop simple.
    Les supercheries finissent par être dévoilées, les escroqueries par être démasquées. Celle à laquelle ils ont participé plus ou moins consciemment connaît une fin qui frôle le drame. Ils se séparent, vaguement coupables, vaguement honteux. Leur jeunesse est désormais derrière eux.
    Et pourtant, cinquante ans plus tard, la question se pose : est-ce vraiment cela qui a empêché René de revoir Jean-Michel ?

  • Colette La Maison de Claudine «Les souvenirs d'enfance sont toujours difficiles à définir et à décrire. [.] Qu'y a-t-il au fond des plus beaux de tous, qui sont ceux de Mme Colette ? Vraiment rien. [.] nulle part d'événements, seulement un mot, une attitude, une situation, qui sont demeurés dans l'esprit de l'adulte comme symboles de son enfance. Ils devraient ne rien signifier pour nous, ne nous intéresser aucunement. Par la magie d'un art incomparable, ces souvenirs deviennent les nôtres.» Robert Brasillach.

  • Ouessant : une île balayée par des vents contraires. Astrid, 23 ans, dessinatrice de bandes dessinées, vient de s'y installer dans la maison que lui a léguée son grand-père. Elle y retrouve Erwan, son amour d'adolescence, le séduisant " seigneur " de l'île, qui vit dans un manoir non loin de sa modeste demeure. Bonheur, il ne l'a jamais oubliée. Mais, sur leur amour, plane une ombre, celle de Marthe, l'ancienne gouvernante du manoir, qui a décidé de tout faire pour les séparer.
    Y parviendra-t-elle ? Janine Boissard, une des romancières françaises les plus populaires, est l'auteur de dizaines de romans qui ont séduit plusieurs générations de lecteurs.

  • Dans cet essai biographique unique, sous forme d'abécédaire, Henriette Levillain dresse un portrait littéraire et sensible de Virginia Woolf. Au fil d'entrées telles que « Anglaise », « Lectrice » ou encore « Marcheuse », le lecteur redécouvre l'auteure de Mrs Dalloway, contre toute récupération féministe ou psychiatrique.

    Qui ignore aujourd'hui Virginia Woolf ? La beauté anxieuse de son visage, les tragédies de son enfance, sa mélancolie suicidaire, ses appréhensions sexuelles, sa liaison tumultueuse avec Vita Sackville West et sa défense de la cause des femmes ? Au cinéma comme au théâtre sont exposés avec complaisance ses frustrations d'adolescente et ses combats contre l'autorité masculine, ses crises de dépression et sa noyade dans la rivière Ouse. Les féministes ont fait d'elle une icône, et les psychiatres diagnostiqué sa maladie. Or aucun de ces arrêts sur image ne donne la clef d'une imaginative qui s'est refusée à aggraver le malheur, à laisser le dernier mot à la mort.

    Dans cet essai aux multiples entrées, Henriette Levillain rend à l'oeuvre romanesque son autonomie au regard des confidences de la femme en souffrance. Les personnages de Virginia Woolf ne sont pas des reflets mais des créatures auxquelles elle donne le pouvoir de relier ce que la vie ne cesse de séparer, les corps comme les consciences.

    « Beauté », « Féministe », « Marcheuse » ou « Poète », autant de fenêtres ouvertes sur les secrets d'une artiste qui, malgré son drame intime, savait enchanter le quotidien.

  • Histoire ténue, roman profond. L'histoire : Alain se marie. Il emmène sa chatte dans l'appartement conjugal. Camille, son épouse, en éprouve une jalousie qui rapidement la submerge. Alain devra choisir. Le roman : Alain ne peut supporter la force, la vitalité que manifeste sa jeune épouse, ni le « monde moderne » qu'elle représente. Camille heurte la pudeur d'Alain, « une pudeur d'homme presque toujours plus délicate, plus sincère que la nôtre», dit ailleurs Colette - qui aurait pu intituler ce roman La Pure et l'Impure. « Il y avait dans ce sujet matière à deux cents lignes. Colette l'a développé en deux cents pages. Le miracle est qu'on ne songe pas à s'en plaindre. Son beau génie sensuel a transposé l'anecdote. Il en a fait le roman d'une cristallisation amoureuse qui échoue, d'une intimité conjugale qui rate » (André Billy).

  • Alors même qu'elle est résolument passée de mode, un jeune homme dépressif se figure que la psychanalyse lacanienne pourra améliorer son état. Mais il se fait que ce jeune homme est aussi journaliste. S'intéressant à l'histoire de Jacques Lacan presque par réflexe professionnel, il fait une découverte étonnante.
    J'ai trouvé mon salut dans la psychanalyse à un moment où tout le monde lui tournait le dos. Aller mieux, sortir de ma torpeur a occupé presque toute mon énergie d'adolescent.
    Cette quête m'a mené à Jacques Lacan. Des années plus tard, j'ai voulu revenir au vieux maître, en enquêteur cette fois. Sur lui, n'avions-nous pas déjà tout entendu ? Mais qui sait que le plus célèbre psychanalyste français doit son premier succès à un ténébreux fait divers, sa rencontre impossible avec une femme meurtrière et érotomane ? Quand j'ai découvert le « cas Aimée » et ses déflagrations imprévues dans la vie de Lacan, j'ai eu envie de comprendre.
    G.D.

  • Dans sa première version, le volume était intitulé Ces plaisirs. Une citation précisait le sens des points de suspension : « ces plaisirs qu'on nomme, à la légère, physiques. » où les virgules mettaient en valeur l'expression « à la légère ».


    Loin de toute théorie, ce dont elle s'est toujours bien gardée, Colette évoque les différentes formes du plaisir, qu'elle a parfois expérimentées, le plus souvent observées.


    Ce récit, comme elle qualifie le volume, touche aux sujets les plus périlleux : la tentation des paradis artificiels, la simulation du plaisir par la femme pour rassurer son amant, les « travaux forcés » auxquels ses amantes soumettent un don Juan, l'homosexualité vue de Sodome puis de Gomorrhe.


    On ne trouvera pas la moindre trivialité, aucune complaisance, ni, à l'opposé, le plus petit soupçon de condescendance, pas même un jugement de valeur dans ces pages, seulement une chaleur, une attention, une sensibilité, une délicatesse, comme seule Colette, qui sut toujours se tenir hors des préjugés dans ces domaines, pouvait en manifester.

  • Né en 1126 à Cordoue, il a connu la gloire puis la disgrâce, le respect des puissants puis l'exil et la clandestinité. Il a contribué à la légende de l'Andalousie musulmane, mais il a payé au prix fort les audaces de sa pensée. Ses idées seront tout aussi violemment condamnées par l'Eglise que par les théologiens musulmans qui lui reprocheront - hérésie suprême - d'oser aborder la foi avec la raison, de refuser l'aveuglement dogmatique et l'usage des textes sacrés pour le seul bénéfice de quelques-uns.
    Traité en paria, menacé, c'est haï de tous qu'il mourra à Marrakech, à soixante-douze ans. Mais des siècles plus tard son oeuvre demeure plus vivante que jamais. Il s'appelait Averroès.

  • Remonter la Marne,"un voyage de retour", comme disent les ethnologues qui après avoir ausculté d'autres sociétés reviennent au pays pour l'explorer. Cette rivière, longue de 520 km, l'auteur l'a remontée à pied, depuis sa confluence avec la Seine jusqu'à sa source sur le plateau de Langres. Mince cordon nerveux situé trop près de la tête, Paris. " C'est là qu'il faut attaquer la maison France avec une chance d'en enfoncer la porte", a écrit Fernand Braudel. Les catastrophes nationales surgissent toujours du côté de ce cours d'eau. C'est une France inconnue et inattendue que l'auteur a découverte. Au gré de ses rencontres, il a été envoûté par la France hors circuit, celle qui ne va jamais à Paris et s'en félicite, la France des "conjurateurs", toutes ces personnes qui, sans être marginales, sont sorties volontairement de la course. Ces personnages résistent, à leur façon, au pessimisme contemporain et conjurent les esprits maléfiques de l'époque : l'esprit de lassitude, la fascination pour la décadence, la tyrannie du consensus.Voyage fragmentaire plutôt qu'inventaire, sorte d'extrait, comme on le dit d'un passage d'un livre ou de morceaux choisis, mais aussi d'un parfum concentré. Livre d'odeurs, de paysages encore intacts, d'églises désertes et de villages "démeublés" mais nullement moribonds. Seule la marche permet un rapport au temps, au silence, et le marcheur reste ouvert à l'aventure d'une auberge improbable, d'un barbecue dominical sur les berges ou d'un héron tout droit sorti d'une fable de La Fontaine. Remonter la Marne, c'est retourner en arrière, un désir d'aller vers l'origine, comme on se remémore son passé.   

  • « Et je me demande par quelle fissure l'ombre pourrait entrer dans ma vie. » Virginia Woolf, Les Vagues.
    Le récit d'une femme à deux moments de sa vie de mère - au commencement et vingt ans plus tard. Mais où est la limite entre le rêve et la réalité ? Qui rêve ?
    Sylvia est la maman de Colombe. Malgré ce prénom choisi pour la paix qu'il inspire, Colombe n'est pas l'enfant sage dont Sylvia rêvait. Colombe a un caractère de feu. Une énergie dévorante. Sylvia, au contraire, est introvertie ; elle a besoin de silence, de solitude. De contrôle. Mais la force de Colombe menace sans arrêt son équilibre, lui interdit tout repos, et finit par la terrasser.
    Aujourd'hui, Colombe a vingt ans, et tout va bien. C'est une jeune fille épanouie, étudiante fêtarde et sportive, qui s'apprête à entrer en école de police comme elle l'a toujours rêvé. Sylvia a tout préparé pour que sa fête d'anniversaire soit parfaite. Et tandis que la journée passe, ses pensées divaguent. Le passé refait surface : les moments doux et les éclats de rire, mais aussi les colères et les cris... Puis ce terrible souvenir de « l'accident », quand Colombe avait quatre ans. Jusqu'à ce qu'une ombre s'immisce dans cette journée ensoleillée et fasse trembler la réalité...

  • Dans son dernier roman, Colette revenait aux portraits de jeunes filles innocentes autant que rouées, malignes autant que pures. Et Gigi, son ultime personnage, en se retournant, pouvait saluer Claudine qui l'avait précédée quarante ans plus tôt dans cette voie. Le théâtre puis le cinéma s'emparèrent du sujet et firent connaître la jeune héroïne dans le monde entier. L'ampleur du succès surprit Colette elle-même : « Force m'est de reconnaître qu'avec Gigi j'ai dû, comme disent les dentistes, «toucher un nerf». »


    La nouvelle, qui donne son titre au recueil, ne doit pas occulter les textes qui la suivent et qui touchent à des domaines très différents - « L'enfant malade » décrit le délire d'un jeune garçon en proie à une fièvre qui le mène jusqu'aux portes de la mort, « La dame du photographe » raconte, avec un art de la narration achevé, une tentative de suicide manqué, « Flore et Pomone » est un poème en prose sur les jardins, et « Noces », une évocation autobiographique du premier mariage de l'écrivain : ils ne lui sont en rien inférieurs.

  • Sur fond de Seconde Guerre mondiale et d'une France de l'après-guerre, ce beau volume en partie inédit révèle un Boris Vian tour à tour facétieux, amoureux, tendre, corrosif et combatif.
    Boris Vian a beaucoup écrit. 10 000 pages ont été publiées, restait en suspens la correspondance.
    Dans les échanges avec sa première épouse Michelle se dessinent notamment l'univers de Saint-Germain-des-Prés, celui de Saint-Tropez avec ses clubs et ses personnalités hautes en couleur. Les copains - écrivains, jazzmen ou artistes - deviennent source d'inspiration, voire des personnages de son oeuvre. Boris Vian leur écrit, mais répond aussi continuellement aux missives d'admiratrices, de lecteurs anonymes passionnés de musique et aux journalistes qui n'aiment pas son style.
    Quant à la séquence familiale inédite qui ouvre cet ouvrage, elle résonne avec une puissance singulière. Les lettres à sa mère, surnommée Pouche, alors qu'il est en première année de l'École centrale, sont particulièrement touchantes, comme ses charmants échanges plus tard avec ses deux enfants, Patrick et Carole.
    Ses lettres d'amour nous bouleversent, qu'elles soient coquines, drôles ou poétiques. Et puis un jour le premier amour disparaît pour refleurir ailleurs, avec Ursula, son Ourson.
    Si l'on connaissait son esprit facétieux et provocateur, cette correspondance révèle l'humeur parfois assombrie d'un homme qui se sait malade depuis l'adolescence et qui vit différemment. Ressort quelquefois le ton d'un écrivain blessé de ne pas avoir été compris ni sous son nom ni sous celui de Vernon Sullivan. Même si Simone de Beauvoir lui écrit avoir aimé « en gros et en détail » L'Écume des jours ou que Raymond Queneau le soutient contre vents et marées.

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  • Ces « je me souviens » ne sont pas exactement des souvenirs, et surtout pas des souvenirs personnels, mais des petits morceaux de quotidien, des choses que, telle ou telle année, tous les gens d'un même âge ont vues, ont vécues, ont partagées, et qui ensuite ont disparu, ont été oubliées ; elles ne valaient pas la peine d'être mémorisées, elle ne méritaient pas de faire partie de l'Histoire, ni de figurer dans les Mémoires des hommes d'Etat, des alpinistes et des monstres sacrés.
    Il arrive pourtant qu'elles reviennent, quelques années plus tard, intactes et minuscules, par hasard ou parce qu'on les a cherchées, un soir, entre amis ; c'était une chose qu'on avait apprise à l'école, un champion, un chanteur ou une starlette qui perçait, un air qui était sur toutes les lèvres, un hold-up ou une catastrophe qui faisait la une des quotidiens, un best-seller, un scandale, un slogan, une habitude, une expression, un vêtement ou une manière de la porter, un geste, ou quelque chose d'encore plus mince, d'inessentiel, de tout à fait banal, miraculeusement arraché à son insignifiance, retrouvé pour un instant, suscitant pendant quelques secondes une impalpable petite nostalgie. G. P.

  • A l'occasion du confinement, une jeune journaliste renoue avec ses origines. Ces mêmes origines qu'elle n'a jamais reniées mais qui, jour après jour, continuent de lui être reprochées, ce qui complique à la fois sa vie et sa carrière. Comment faire tenir les deux ensemble ? Comment faire pour trouver sa place sans être obligée de devenir quelqu'un d'autre ?
    Depuis un quartier populaire d'Apt, elle rêvait de journalisme, de Paris, de Science Po. Avec une mère femme de ménage, un père maçon et un nom à consonnance « étrangère », elle savait qu'elle devrait redoubler d'efforts. Elle les a faits.
    De retour dans la petite ville de son enfance à l'heure où le pays tout entier a été sommé de ne plus bouger, elle mesure à la fois tout ce qui la sépare désormais des siens, de son histoire, et tout ce qui l'y rattache encore, qui la constitue, et qu'elle essaie de préserver.
    Pourquoi faut-il que certains rêves vous arrachent à vous-même ? Quelle couleur de peau faut-il avoir, et quel nom faut-il porter pour pouvoir décider de son avenir ?
    C'est le récit d'une réussite mélancolique. Critique, aussi. A l'égard de toute la violence qu'elle a dû et doit encore affronter, simplement pour trouver sa place sans être obligée de devenir quelqu'un d'autre. C'est aussi un hommage à tous ceux pour qui la légitimité demeure un combat permanent.

  • Malgré mes soins attentifs, l'image des saints, des idoles et des stars s'efface lentement dans leurs cadres dédorés. Et sur leurs traces disparues s'avance une autre légende, cortège silencieux et étrangement familier. À sa tête marche la femme que j'ai aimée.

  • Né à Nice de parents algériens, Mourad voudrait se forger un destin.
    Son pire cauchemar : devenir un vieux garçon obèse aux cheveux poivre et sel, nourri par sa mère à base d'huile de friture. Pour éviter d'en arriver là, il lui faudra se défaire d'un héritage familial pesant.
    Mais est-ce vraiment dans la rupture qu'on devient pleinement soi-même ?

    Dès son premier roman (Kiffe kiffe demain, Hachette littératures, 2004), Faïza Guène s'est imposée comme une des voix les plus originales de la littérature française contemporaine.

  • C'est l'histoire d'un chanteur qui aime son public plus que tout mais qui voudrait disparaître. L'histoire d'un homme qui voudrait donner ce qu'il n'a pourtant jamais reçu. L'histoire de mille tourments et de mille contradictions que seule l'écriture, poétique, évocatrice, ultra sensible, pouvait tenter de résoudre.
    « Et l'adoption, vous y avez songé ?
    - C'est une violence. Une sentence. Ce n'est pas aux adultes d'adopter les enfants, mais aux bambins de choisir dès qu'ils auront l'âge de raison. Il y a l'émotion d'une absence sur le visage d'un enfant adopté, comme s'il était toujours prêt à partir. ».

    En Amérique latine où il a trouvé refuge, l'orphelin Hervé Vilard sait qu'il ne sera jamais père. De retour en France au crépuscule des années 1970, il retrouve sa seule famille : le public. Des années après le succès fulgurant de « Capri », le fils de personne renoue avec la gloire et redevient le frère de tout le monde. Le suivre dans ses pérégrinations ressemble à la lecture d'une Comédie humaine en miniature : Hervé dîne chez des comtesses puis soupe avec des forts des Halles, susurre ses tubes à une future lauréate du prix Goncourt et correspond avec un voyou incarcéré aux Baumettes.
    Mais sa solitude surpeuplée lui pèse, parfois. Une vieille bâtisse est à vendre, là-bas dans le Berry. Il songe à l'acheter. Le Berry ? Oui : celui-là même où il a passé son enfance, brillamment racontée dans L'âme seule. Comme si tout, toujours, l'y ramenait...

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