Fayard

  • Le tourbillon de la vie Nouv.

    Le temps d'un été, Arthur et son petit-fils rattrapent les années perdues. Plus de 60 ans les séparent, mais ensemble ils vont partager les souvenirs de l'un et les rêves de l'autre. Le bonheur serait total si Arthur ne portait pas un lourd secret.
    Un roman sur le temps qui passe, la transmission et les plaisirs simples qui font le sel de la vie.
    Entre émotion, rire et nostalgie,Aurélie Valognes nous touche en plein coeur.

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  • Le pitch ? Quel pitch oe Il est impossible d'en dévoiler un. Le quatrième roman de Michel Houellebecq, par son ampleur, ses ambitions, sa façon bien à lui de déjouer tout pronostic, échappe à cette pratique paresseuse de la critique moderne.

    Alors qu'en dire ?

    Dire que les éditeurs étrangers les plus importants (US, Grande-Bretagne, Allemagne, Italie, Espagne, Suède, Japon.), l'ont lu sur manuscrit et aussitôt acheté.

    Dire aussi qu'ils n'ont pas été avares de compliments. L'un louant son humour décalé, l'autre célébrant son lyrisme, le troisième avouant à quel point il avait d'abord ri, puis frémi devant cette fresque admirablement construite, où tout est à sa place, sans effort apparent, comme soulevé par une intelligence qui lance un défi à la raison, un avertissement salutaire.

    En un mot, soufflé par l'auteur lui-même : « Je crois que c'est mon meilleur livre. »

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  • Dans cet essai biographique unique, sous forme d'abécédaire, Henriette Levillain dresse un portrait littéraire et sensible de Virginia Woolf. Au fil d'entrées telles que « Anglaise », « Lectrice » ou encore « Marcheuse », le lecteur redécouvre l'auteure de Mrs Dalloway, contre toute récupération féministe ou psychiatrique.

    Qui ignore aujourd'hui Virginia Woolf ? La beauté anxieuse de son visage, les tragédies de son enfance, sa mélancolie suicidaire, ses appréhensions sexuelles, sa liaison tumultueuse avec Vita Sackville West et sa défense de la cause des femmes ? Au cinéma comme au théâtre sont exposés avec complaisance ses frustrations d'adolescente et ses combats contre l'autorité masculine, ses crises de dépression et sa noyade dans la rivière Ouse. Les féministes ont fait d'elle une icône, et les psychiatres diagnostiqué sa maladie. Or aucun de ces arrêts sur image ne donne la clef d'une imaginative qui s'est refusée à aggraver le malheur, à laisser le dernier mot à la mort.

    Dans cet essai aux multiples entrées, Henriette Levillain rend à l'oeuvre romanesque son autonomie au regard des confidences de la femme en souffrance. Les personnages de Virginia Woolf ne sont pas des reflets mais des créatures auxquelles elle donne le pouvoir de relier ce que la vie ne cesse de séparer, les corps comme les consciences.

    « Beauté », « Féministe », « Marcheuse » ou « Poète », autant de fenêtres ouvertes sur les secrets d'une artiste qui, malgré son drame intime, savait enchanter le quotidien.

  • Ouessant : une île balayée par des vents contraires. Astrid, 23 ans, dessinatrice de bandes dessinées, vient de s'y installer dans la maison que lui a léguée son grand-père. Elle y retrouve Erwan, son amour d'adolescence, le séduisant " seigneur " de l'île, qui vit dans un manoir non loin de sa modeste demeure. Bonheur, il ne l'a jamais oubliée. Mais, sur leur amour, plane une ombre, celle de Marthe, l'ancienne gouvernante du manoir, qui a décidé de tout faire pour les séparer.
    Y parviendra-t-elle ? Janine Boissard, une des romancières françaises les plus populaires, est l'auteur de dizaines de romans qui ont séduit plusieurs générations de lecteurs.

  • L'édition collector du nouveau roman de Virginie Grimaldi, plébiscité par les lecteurs.

    L'une vient de donner naissance à une petite fille arrivée trop tôt.
    L'autre vient de voir ses grands enfants quitter le nid.
    L'une doit apprendre à être mère à temps plein, l'autre doit apprendre à être mère à la retraite.
    C'est l'histoire universelle de ces moments qui font basculer la vie, de ces vagues d'émotions qui balaient tout sur leur passage, et de ces rencontres indélébiles qui changent un destin.

    Avec une infinie justesse et beaucoup d'humour, Virginie Grimaldi déroule le fil de leur existence et nous invite à partager leurs joies et leurs angoisses, mais aussi les souvenirs, les rêves et les espoirs.
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  • Que rien ne tremble Nouv.

    « Et je me demande par quelle fissure l'ombre pourrait entrer dans ma vie. » Virginia Woolf, Les Vagues.
    Le récit d'une femme à deux moments de sa vie de mère - au commencement et vingt ans plus tard. Mais où est la limite entre le rêve et la réalité ? Qui rêve ?
    Sylvia est la maman de Colombe. Malgré ce prénom choisi pour la paix qu'il inspire, Colombe n'est pas l'enfant sage dont Sylvia rêvait. Colombe a un caractère de feu. Une énergie dévorante. Sylvia, au contraire, est introvertie ; elle a besoin de silence, de solitude. De contrôle. Mais la force de Colombe menace sans arrêt son équilibre, lui interdit tout repos, et finit par la terrasser.
    Aujourd'hui, Colombe a vingt ans, et tout va bien. C'est une jeune fille épanouie, étudiante fêtarde et sportive, qui s'apprête à entrer en école de police comme elle l'a toujours rêvé. Sylvia a tout préparé pour que sa fête d'anniversaire soit parfaite. Et tandis que la journée passe, ses pensées divaguent. Le passé refait surface : les moments doux et les éclats de rire, mais aussi les colères et les cris... Puis ce terrible souvenir de « l'accident », quand Colombe avait quatre ans. Jusqu'à ce qu'une ombre s'immisce dans cette journée ensoleillée et fasse trembler la réalité...

  • A l'occasion du confinement, une jeune journaliste renoue avec ses origines. Ces mêmes origines qu'elle n'a jamais reniées mais qui, jour après jour, continuent de lui être reprochées, ce qui complique à la fois sa vie et sa carrière. Comment faire tenir les deux ensemble ? Comment faire pour trouver sa place sans être obligée de devenir quelqu'un d'autre ?
    Depuis un quartier populaire d'Apt, elle rêvait de journalisme, de Paris, de Science Po. Avec une mère femme de ménage, un père maçon et un nom à consonnance « étrangère », elle savait qu'elle devrait redoubler d'efforts. Elle les a faits.
    De retour dans la petite ville de son enfance à l'heure où le pays tout entier a été sommé de ne plus bouger, elle mesure à la fois tout ce qui la sépare désormais des siens, de son histoire, et tout ce qui l'y rattache encore, qui la constitue, et qu'elle essaie de préserver.
    Pourquoi faut-il que certains rêves vous arrachent à vous-même ? Quelle couleur de peau faut-il avoir, et quel nom faut-il porter pour pouvoir décider de son avenir ?
    C'est le récit d'une réussite mélancolique. Critique, aussi. A l'égard de toute la violence qu'elle a dû et doit encore affronter, simplement pour trouver sa place sans être obligée de devenir quelqu'un d'autre. C'est aussi un hommage à tous ceux pour qui la légitimité demeure un combat permanent.

  • Colette La Maison de Claudine «Les souvenirs d'enfance sont toujours difficiles à définir et à décrire. [.] Qu'y a-t-il au fond des plus beaux de tous, qui sont ceux de Mme Colette ? Vraiment rien. [.] nulle part d'événements, seulement un mot, une attitude, une situation, qui sont demeurés dans l'esprit de l'adulte comme symboles de son enfance. Ils devraient ne rien signifier pour nous, ne nous intéresser aucunement. Par la magie d'un art incomparable, ces souvenirs deviennent les nôtres.» Robert Brasillach.

  • Au début des années 1900, Henri Cot était un phénomène qui attirait les foules : 2,60 mètres de hauteur, 2,30 mètres d'envergure, chaussant du 61 ... Devenu vedette de cirque, ce géant aveyronnais ne profita guère de sa célébrité. Henri Cot mourut à 30 ans, en pleine gloire foraine. Ceci est son histoire...

    2,60 mètres de hauteur, 2,30 mètres d'envergure, chaussant du 61... Le nouveau Gargantua était connu dans le monde entier. Les femmes se pâmaient à sa vue. On l'appelait « l'homme le plus extraordinaire de la terre », mais c'est sous le nom d'Henri Cot que le géant vit le jour en 1884, dans une pauvre famille de paysans, au fin fond des campagnes aveyronnaises.
    Au sommet de sa gloire, il attirait les foules et obtenait les congratulations des puissants, mais la concurrence se fit sévère. De partout en Europe surgirent d'autres géants qui, usant de stratagèmes de toutes sortes, tentèrent de le détrôner.
    C'est seul cependant qu'Henri Cot mourut à l'aube de ses 30 ans. Pour certains, il aurait succombé à la charge de sa grande taille. Pour d'autres, il aurait été assassiné dans un bouge lyonnais pour une sombre histoire d'argent...
    De cette existence n'est restée qu'une carte postale, une brochure de cinq pages publiée en Angleterre - et cet hommage rendu par son meilleur ami, peut-être le seul...

  • Histoire ténue, roman profond. L'histoire : Alain se marie. Il emmène sa chatte dans l'appartement conjugal. Camille, son épouse, en éprouve une jalousie qui rapidement la submerge. Alain devra choisir. Le roman : Alain ne peut supporter la force, la vitalité que manifeste sa jeune épouse, ni le « monde moderne » qu'elle représente. Camille heurte la pudeur d'Alain, « une pudeur d'homme presque toujours plus délicate, plus sincère que la nôtre», dit ailleurs Colette - qui aurait pu intituler ce roman La Pure et l'Impure. « Il y avait dans ce sujet matière à deux cents lignes. Colette l'a développé en deux cents pages. Le miracle est qu'on ne songe pas à s'en plaindre. Son beau génie sensuel a transposé l'anecdote. Il en a fait le roman d'une cristallisation amoureuse qui échoue, d'une intimité conjugale qui rate » (André Billy).

  • Vrai roman et faux journal intime d'un jeune architecte établi à Clermont-Ferrand, L'architecture est une plongée à la fois onirique, subtilement cultivée et grinçante dans un certain inconscient provincial français.
    Arrive à Clermont-Ferrand un architecte qui, de son propre aveu, considère l'architecture comme un art mineur par rapport à la littérature.
    C'est pourtant bien le projet d'un bâtiment qui l'a guidé jusqu'ici. Un palais de justice. Mais les chantiers de cette envergure ne commencent jamais sans tergiversations. Et par ailleurs Clermont-Ferrand est précisément le lieu où il a passé son enfance et sa jeunesse.
    Alors, entre rendez-vous à la préfecture et errances sans but dans la ville, propices à toutes les réminiscences dont il rend compte dans son journal, c'est bien la littérature, l'immense puissance presque physique du langage, qui prend le dessus, proposant à travers les souvenirs, réflexions et émotions d'un homme, une plongée vertigineuse dans un certain inconscient provincial français, dont l'encaissement montagneux et l'inesthétisme fascinant de la ville serait une sorte de métaphore.

  • C'est l'histoire d'un chanteur qui aime son public plus que tout mais qui voudrait disparaître. L'histoire d'un homme qui voudrait donner ce qu'il n'a pourtant jamais reçu. L'histoire de mille tourments et de mille contradictions que seule l'écriture, poétique, évocatrice, ultra sensible, pouvait tenter de résoudre.
    « Et l'adoption, vous y avez songé ?
    - C'est une violence. Une sentence. Ce n'est pas aux adultes d'adopter les enfants, mais aux bambins de choisir dès qu'ils auront l'âge de raison. Il y a l'émotion d'une absence sur le visage d'un enfant adopté, comme s'il était toujours prêt à partir. ».

    En Amérique latine où il a trouvé refuge, l'orphelin Hervé Vilard sait qu'il ne sera jamais père. De retour en France au crépuscule des années 1970, il retrouve sa seule famille : le public. Des années après le succès fulgurant de « Capri », le fils de personne renoue avec la gloire et redevient le frère de tout le monde. Le suivre dans ses pérégrinations ressemble à la lecture d'une Comédie humaine en miniature : Hervé dîne chez des comtesses puis soupe avec des forts des Halles, susurre ses tubes à une future lauréate du prix Goncourt et correspond avec un voyou incarcéré aux Baumettes.
    Mais sa solitude surpeuplée lui pèse, parfois. Une vieille bâtisse est à vendre, là-bas dans le Berry. Il songe à l'acheter. Le Berry ? Oui : celui-là même où il a passé son enfance, brillamment racontée dans L'âme seule. Comme si tout, toujours, l'y ramenait...

  • Sur fond de Seconde Guerre mondiale et d'une France de l'après-guerre, ce beau volume en partie inédit révèle un Boris Vian tour à tour facétieux, amoureux, tendre, corrosif et combatif.
    Boris Vian a beaucoup écrit. 10 000 pages ont été publiées, restait en suspens la correspondance.
    Dans les échanges avec sa première épouse Michelle se dessinent notamment l'univers de Saint-Germain-des-Prés, celui de Saint-Tropez avec ses clubs et ses personnalités hautes en couleur. Les copains - écrivains, jazzmen ou artistes - deviennent source d'inspiration, voire des personnages de son oeuvre. Boris Vian leur écrit, mais répond aussi continuellement aux missives d'admiratrices, de lecteurs anonymes passionnés de musique et aux journalistes qui n'aiment pas son style.
    Quant à la séquence familiale inédite qui ouvre cet ouvrage, elle résonne avec une puissance singulière. Les lettres à sa mère, surnommée Pouche, alors qu'il est en première année de l'École centrale, sont particulièrement touchantes, comme ses charmants échanges plus tard avec ses deux enfants, Patrick et Carole.
    Ses lettres d'amour nous bouleversent, qu'elles soient coquines, drôles ou poétiques. Et puis un jour le premier amour disparaît pour refleurir ailleurs, avec Ursula, son Ourson.
    Si l'on connaissait son esprit facétieux et provocateur, cette correspondance révèle l'humeur parfois assombrie d'un homme qui se sait malade depuis l'adolescence et qui vit différemment. Ressort quelquefois le ton d'un écrivain blessé de ne pas avoir été compris ni sous son nom ni sous celui de Vernon Sullivan. Même si Simone de Beauvoir lui écrit avoir aimé « en gros et en détail » L'Écume des jours ou que Raymond Queneau le soutient contre vents et marées.

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  • Une exploration éblouissante de ces chemins qui mènent à soi et vers l'autre.

    À trente ans, Blanche vit à l'écart du reste du monde. Pour barrer la voie aux souvenirs, elle s'ancre aux beautés de la nature, sillonne la montagne Sainte-Victoire, qu'elle photographie sans relâche. Soudain, son passé remonte à la surface. Dans sa boîte à lettres, des cartes postales anonymes en provenance du Chili, où elle a grandi. Sur son téléphone, des SMS de sa gouvernante, Mademoiselle, perdue de vue depuis vingt ans. L'apparition enfin, au Petit Café, d'un jeune homme singulier, Marcel, poète-magicien né dans un pays lointain.
    Du jour au lendemain, sa carapace se fissure. Comme en écho à sa métamorphose, partout sur la planète, les volcans s'éveillent. Vers une renaissance prodigieuse.

  • Né en 1126 à Cordoue, il a connu la gloire puis la disgrâce, le respect des puissants puis l'exil et la clandestinité. Il a contribué à la légende de l'Andalousie musulmane, mais il a payé au prix fort les audaces de sa pensée. Ses idées seront tout aussi violemment condamnées par l'Eglise que par les théologiens musulmans qui lui reprocheront - hérésie suprême - d'oser aborder la foi avec la raison, de refuser l'aveuglement dogmatique et l'usage des textes sacrés pour le seul bénéfice de quelques-uns.
    Traité en paria, menacé, c'est haï de tous qu'il mourra à Marrakech, à soixante-douze ans. Mais des siècles plus tard son oeuvre demeure plus vivante que jamais. Il s'appelait Averroès.

  • Malgré mes soins attentifs, l'image des saints, des idoles et des stars s'efface lentement dans leurs cadres dédorés. Et sur leurs traces disparues s'avance une autre légende, cortège silencieux et étrangement familier. À sa tête marche la femme que j'ai aimée.

  • Chant d'amour mélancolique à la banlieue, aux souvenirs et à l'enfance, Aujourd'hui est aussi une ode aux vies anonymes, à « ceux qui ne sont rien » quand on les croise sans les voir dans le hall d'une gare, et qui pourtant, pour peu qu'on s'y attarde et s'y intéresse, forment le coeur vibrant de notre humanité.
    Un homme mûr revient dans la banlieue de son enfance et de son adolescence, revoir un ami malade et enfermé chez lui. Dès le train, plus confortable qu'autrefois, il se met sans le vouloir à faire le compte de ce qui a changé et de ce qui ne changera jamais. Les wagons sont neufs, mais les rails sur lesquels ils roulent suivent toujours le même trajet.
    S'agit-il de renouer les fils d'une histoire ancienne ? Peut-être. Il s'agit de se souvenir, d'exprimer ce qui a compté autrefois, ce qui fait une vie, même invisible.

    Chant d'amour mélancolique à la banlieue, Aujourd'hui est aussi une ode aux anonymes, à « ceux qui ne sont rien » quand on les croise sans les voir dans le hall d'une gare, et qui pourtant, pour peu qu'on s'y attarde et s'y intéresse, forment le coeur vibrant de notre humanité.

  • Remonter la Marne,"un voyage de retour", comme disent les ethnologues qui après avoir ausculté d'autres sociétés reviennent au pays pour l'explorer. Cette rivière, longue de 520 km, l'auteur l'a remontée à pied, depuis sa confluence avec la Seine jusqu'à sa source sur le plateau de Langres. Mince cordon nerveux situé trop près de la tête, Paris. " C'est là qu'il faut attaquer la maison France avec une chance d'en enfoncer la porte", a écrit Fernand Braudel. Les catastrophes nationales surgissent toujours du côté de ce cours d'eau. C'est une France inconnue et inattendue que l'auteur a découverte. Au gré de ses rencontres, il a été envoûté par la France hors circuit, celle qui ne va jamais à Paris et s'en félicite, la France des "conjurateurs", toutes ces personnes qui, sans être marginales, sont sorties volontairement de la course. Ces personnages résistent, à leur façon, au pessimisme contemporain et conjurent les esprits maléfiques de l'époque : l'esprit de lassitude, la fascination pour la décadence, la tyrannie du consensus.Voyage fragmentaire plutôt qu'inventaire, sorte d'extrait, comme on le dit d'un passage d'un livre ou de morceaux choisis, mais aussi d'un parfum concentré. Livre d'odeurs, de paysages encore intacts, d'églises désertes et de villages "démeublés" mais nullement moribonds. Seule la marche permet un rapport au temps, au silence, et le marcheur reste ouvert à l'aventure d'une auberge improbable, d'un barbecue dominical sur les berges ou d'un héron tout droit sorti d'une fable de La Fontaine. Remonter la Marne, c'est retourner en arrière, un désir d'aller vers l'origine, comme on se remémore son passé.   

  • Dans sa première version, le volume était intitulé Ces plaisirs. Une citation précisait le sens des points de suspension : « ces plaisirs qu'on nomme, à la légère, physiques. » où les virgules mettaient en valeur l'expression « à la légère ».


    Loin de toute théorie, ce dont elle s'est toujours bien gardée, Colette évoque les différentes formes du plaisir, qu'elle a parfois expérimentées, le plus souvent observées.


    Ce récit, comme elle qualifie le volume, touche aux sujets les plus périlleux : la tentation des paradis artificiels, la simulation du plaisir par la femme pour rassurer son amant, les « travaux forcés » auxquels ses amantes soumettent un don Juan, l'homosexualité vue de Sodome puis de Gomorrhe.


    On ne trouvera pas la moindre trivialité, aucune complaisance, ni, à l'opposé, le plus petit soupçon de condescendance, pas même un jugement de valeur dans ces pages, seulement une chaleur, une attention, une sensibilité, une délicatesse, comme seule Colette, qui sut toujours se tenir hors des préjugés dans ces domaines, pouvait en manifester.

  • Dans son dernier roman, Colette revenait aux portraits de jeunes filles innocentes autant que rouées, malignes autant que pures. Et Gigi, son ultime personnage, en se retournant, pouvait saluer Claudine qui l'avait précédée quarante ans plus tôt dans cette voie. Le théâtre puis le cinéma s'emparèrent du sujet et firent connaître la jeune héroïne dans le monde entier. L'ampleur du succès surprit Colette elle-même : « Force m'est de reconnaître qu'avec Gigi j'ai dû, comme disent les dentistes, «toucher un nerf». »


    La nouvelle, qui donne son titre au recueil, ne doit pas occulter les textes qui la suivent et qui touchent à des domaines très différents - « L'enfant malade » décrit le délire d'un jeune garçon en proie à une fièvre qui le mène jusqu'aux portes de la mort, « La dame du photographe » raconte, avec un art de la narration achevé, une tentative de suicide manqué, « Flore et Pomone » est un poème en prose sur les jardins, et « Noces », une évocation autobiographique du premier mariage de l'écrivain : ils ne lui sont en rien inférieurs.

  • Il semblerait que tout oppose Etienne et Chloé, pourtant le hasard n'arrête pas de les faire se rencontrer. Mais est-ce vraiment le hasard ? Elle, inflammable et imprévisible ; lui, maladroit et rêveur, dans un curieux mélange de fantaisie et de noirceur, ils vont pourtant faire un bout de chemin ensemble.
    Etienne s'ennuie. Dans le magasin de jouets où il travaille, dans l'appartement où il vit avec son grand-père, dans cette petite ville où il n'y a jamais rien à faire. Partout, il promène sa solitude, et se demande s'il n'est pas en train de passer à côté de sa vie. Alors, lorsqu'il se fait frapper par erreur par une inconnue au coeur d'un carnaval, il y voit un signe. Quelque chose se produit enfin. Quelqu'un l'attend quelque part.
    Elle s'appelle Chloé. Inflammable, imprévisible, elle est de celles qu'on ne peut pas vraiment cerner. Qui ne se laissent pas approcher. Constamment à deux doigts d'imploser. Maladroit et rêveur, Etienne n'a jamais vraiment su comment aborder une fille. Pourtant, ils vont se tourner autour. Et, dans un curieux mélange de fantaisie et de noirceur, faire un bout de chemin ensemble.

  • « Là où la joie surgit, la vie a gagné. ».

    En croyant perdre la vie, Camille la réinvente. En croyant perdre l'amour, elle le redécouvre. En croyant perdre son rôle de mère, elle tisse un nouveau lien avec son enfant.
    À Paris, près de Notre-Dame, elle vit avec sa fille Perle dans un petit appartement sous les toits. Elles créent ensemble un nouvel univers où elles s'émerveillent des fleurs sauvages, du silence de la nuit et du sourire d'un inconnu qu'elles croisent toutes les semaines.
    Un matin, leur existence est transformée par leur voisin, un vieil homme mystérieux qui leur apprend les petits et les grands secrets de l'existence, le chemin de la simplicité et la magie qui veille en chaque instant.

    La joie de vivre souffle dans ces pages qui vous emmènent en voyage au coeur des hommes sous le ciel de Paris.

  • Ces « je me souviens » ne sont pas exactement des souvenirs, et surtout pas des souvenirs personnels, mais des petits morceaux de quotidien, des choses que, telle ou telle année, tous les gens d'un même âge ont vues, ont vécues, ont partagées, et qui ensuite ont disparu, ont été oubliées ; elles ne valaient pas la peine d'être mémorisées, elle ne méritaient pas de faire partie de l'Histoire, ni de figurer dans les Mémoires des hommes d'Etat, des alpinistes et des monstres sacrés.
    Il arrive pourtant qu'elles reviennent, quelques années plus tard, intactes et minuscules, par hasard ou parce qu'on les a cherchées, un soir, entre amis ; c'était une chose qu'on avait apprise à l'école, un champion, un chanteur ou une starlette qui perçait, un air qui était sur toutes les lèvres, un hold-up ou une catastrophe qui faisait la une des quotidiens, un best-seller, un scandale, un slogan, une habitude, une expression, un vêtement ou une manière de la porter, un geste, ou quelque chose d'encore plus mince, d'inessentiel, de tout à fait banal, miraculeusement arraché à son insignifiance, retrouvé pour un instant, suscitant pendant quelques secondes une impalpable petite nostalgie. G. P.

  • Né à Nice de parents algériens, Mourad voudrait se forger un destin.
    Son pire cauchemar : devenir un vieux garçon obèse aux cheveux poivre et sel, nourri par sa mère à base d'huile de friture. Pour éviter d'en arriver là, il lui faudra se défaire d'un héritage familial pesant.
    Mais est-ce vraiment dans la rupture qu'on devient pleinement soi-même ?

    Dès son premier roman (Kiffe kiffe demain, Hachette littératures, 2004), Faïza Guène s'est imposée comme une des voix les plus originales de la littérature française contemporaine.

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