Editions Sagittaire

  • Dans cette nouvelle édition, Pierre Laforgue démontre comment Baudelaire s'est interrogé sur l'évolution du romantisme. La Fanfarlo est le reflet d'un monde d'illusions, de comédie où l'amour se multiplie dans des miroirs vertigineux et déformants. Dépendante des plus trompeurs artifices, la passion tente de luter contre le réel tout comme Samuel Cramer, "l'homme des belles oeuvres ratées" , engage sa vie dans un idéal sans se donner pour autant de distance critique. Le narrateur s'en chargera pour lui avec une réussite des plus stimulante.

  • Ce nouveau regard, éclairé par les textes latins et grecs contemporains des faits, nous incite à découvrir la période de 284 à 363 comme celle de la naissance d'un monde nouveau qui deviendra le nôtre. Le mérite prend le pas sur la naissance, le nouvel empereur Dioclétien est fils d'un esclave croate. Il divise l'Empire en quatre territoires et, s'associe à trois généraux, comme lui sortis du rang, marie les fils des uns avec les filles des autres et crée une dynastie héréditaire dont les successions vont s'avérer tumultueuses.

  • Spirite

    Theophile Gautier

    « Quoique son corps fût toujours près de la table, gardant la même attitude, Guy intérieurement était absent, évanoui, disparu. Une autre âme, ou du moins une autre pensée se substituait à la sienne et commandait à ces serviteurs qui, pour agir, attendent l'ordre du maître inconnu. Les nerfs de ses doigts tressaillirent et commencèrent à exécuter des mouvements dont il n'avait pas la conscience, et le bec de la plume se mit à courir sur le papier, traçant des signes rapides avec l'écriture de Guy légèrement modifiée par une impulsion étrangère. » Cette relation mystérieuse est l'extraordinaire histoire d'amour fantastique entre une femme, devenue esprit, et un vivant qu'elle est venue chercher de l'extra-monde. Dans la lignée des Mortes-amoureuses d'Edgar Poe, elle conduit le lecteur du Paris enneigé sous le Second Empire jusqu'au Parthénon, miraculeusement reconstitué.
    Ce récit paraît en 1866, et témoigne, comme le montre ici Anne Geisler-Szmulewicz, de la vogue spirite qui touche alors son temps. Mais il se révèle surtout être la confidence d'un auteur arrivé au faîte de sa carrière de romancier, de critique et de poète, qui fait un retour sincère sur son expérience d'écrivain. Loin des truculences du Capitaine Fracasse et des provocations de Mademoiselle de Maupin, Gautier livre, à travers le parcours initiatique de Malivert, sa propre histoire, celle d'un écrivain déçu par la vulgarité de son temps mais qui conserve une foi intacte dans la puissance de l'art. Spirite constitue, à cet égard, un vibrant plaidoyer en faveur de la beauté.

  • Une femme esquisse son portrait, le théâtre, un homme, l'histoire, ses passions.
    Si j'étais une enfant solitaire ? Si j'étais sous les bombardements ? Si j'étais une actrice ? Si j'étais une archéologue ? Si j'étais une romancière ? Je serais la curieuse, la passionnée. Je suis cette inconnue. Mais qui est cette inconnue ?

  • Ce nouveau regard, éclairé par les textes latins et grecs contemporains des faits, nous incite à découvrir la période de 284 à 363 comme celle de la naissance d'un monde nouveau qui deviendra le nôtre.

  • 1829-1831; Un jeune angevin entreprend un voyage en Amérique du Nord, arrivé à New-York, il descendra la vallée du Mississipi, pour rendre visite à des cousins en Louisiane, mais aussi et surtout pour visiter les sites évoqués par l'un de ceux qu'il admire : Chateaubriand. Durant son séjour, il tint son journal de bord ainsi qu'un carnet de croquis contenant des dizaines de vues de Louisiane et du Texas. A son retour il publia son contenu, en 1830, sous le titre de Souvenirs Atlantiques. Antérieur au Voyage en Amérique d'Alexis de Tocqueville le succès du livre fut tel qu'en 1833 une deuxième édition fut effectuée à Paris, chez Roret, en 2 volumes, auxquels Théodore ajouta le roman, « Le Lazo », dont l'action se situe à Nacogdoches, en y décrivant les coutumes locales du Texas.

  • Le Code du littérateur et du journaliste Horace Napoléon Raisson La censure revient en force. On légifère. Entre 1820 et 1830, un nombre considérable de livres sort des imprimeries. La presse aussi s'organise, fait entendre sa voix. L'industrie se met en place. Horace-Napoléon Raisson est à 1a tête d'une maison qui produit à tour de bras ce qui se vend : des codes, des manuels, des arts. Dans son équipe, un certain Balzac, alors sans particule, participe à ces projets - pour le moins alimentaires.
    Au milieu de cette importante production, "le Code du littérateur" a une place à part : il est, avec beaucoup d'humour, de mauvaise foi aussi, un portrait de toute cette jeunesse pétrie du mythe romantique de l'écrivain, désenchantée par le mal du siècle et la perte des idéaux. Ce livre dit comment, enfin, ou peut réaliser un rêve : vivre de sa plume dans un monde où les codes ont subitement changé, où les repères culturels et intellectuels du siècle passé n'ont plus cours.
    Dans cette édition, Patricia Baudouin démontre comment les bommes de lettre,- font feu de tout bois, comment par défaut ils élaborent les stratégies qui deviendront la règle, souvent naïve et profondément égotiste, de la littérature moderne. Obligés de se plier aux langages et aux réflexes sociaux, les écrivains - connus ou oubliés - auront à observer de l'intérieur le monde qui s'oppose à eux. A moins de se plier à ses exigences, comme le fit avec grandeur, Honoré de Balzac.
    En 1839, Sainte-Beuve mena une charge contre cet homme pressé, alors qu'il se présentait légitimement comme le défenseur des droits économiques de ses contemporains. En marge, près de deux siècles après, l'alerte que donne Sainte-Beuve semble ne pas avoir été entendue. Tout reste à faire - mais on sait, par ce livre, d'où l'on part.
    Patricia Baudouin, ancienne élève l'Ecole Normale Supérieure de Fontenav Saint-Cloud, agrégée d'histoire, est l'auteur d'une thèse : Balzac,journaliste et penseur du politique, 1830-1850.

  • L'art de mettre sa cravate de mille et une manière Emile BARON de l'EMPESEE Un nouvel ouvrage de Patricia Baudouin comportant comme "Le code du littérateur" (Editions du Sagittaire) son introduction à deux nouveaux Codes : par le BARON EMILE DE L'EMPESEE « L'art de mettre sa cravate de mille et une manières » Suivi du « Code de la conversation » de l'atelier d'HORACE RAISON

  • L'intérêt de l'ouvrage ne réside pas seulement dans cette réédition introduite par un bref commentaire établi avec les outils de la psychologie contemporaine, il tient surtout à la comparaison de l'opinion de Marty avec celle de Léon Blum qui avait publié, peu avant, un commentaire de cette correspondance, un temps, faussement attribuée à Eckermann. Le présentateur compare les opinions de chacun de ces auteurs pour en dégager une vision encore plus complète du caractère toujours trop méconnu de Victor Hugo.

  • "Djibouti à la fin de l'époque coloniale : militaires désoeuvrés, diplomates inutiles relégués, oubliés,. Jean entreprend un ultime pèlerinage dans le temps où l'hippocampe bleu d'Air France survolait les «pôles et les zones » de la planète et où les hôtesses de l'air étaient toutes les soeurs de Martine Carol.
    Une saison à Djibouti est le voyage d'un Don Quichotte au pays de la mer, des mirages, des volcans et de l'amour fou, dans le temps incertain des montres molles de Dali.
    Il faut embarquer sans attendre sur le bateau ivre avec La vierge folle et chausser Les semelles de vent du fantôme d'Arthur. Partir, partir d'urgence, pour voir là-bas, du côté de l'île du Diable, au bord de la faille où s'arrachent deux continents, « ce que l'homme a cru voir ».
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  • Né le 22 février 1920, après des études à Nantes, Vannes, Rennes et au lycée Louis-le-Grand à Paris, il s'engage en octobre 1939 pour la durée de la guerre, puis en avril 1940 rejoint l'Ecole d'Application de la Cavalerie et du Train à Saumur en qualité d'élève-aspirant de réserve. Fait prisonnier le 22 juin 1940 il s'évade une semaine plus tard. Aspirant de réserve, il est démobilisé en novembre 1940 et s'inscrit à la Faculté de droit et à Sciences-Po à Lyon, mais découragé par l'ambiance morale de la Faculté il reprend l'uniforme et quitte la France pour Dakar en août 1941. Chef de poste en Haute-Volta puis muté à Dakar dans le régiment de Tirailleurs sénégalais, il choisit de rejoindre en octobre 1942 son arme d'origine, le 12e Groupe autonome de Chasseurs d'Afrique à Thies, régiment transféré en janvier 1943 en Afrique du Nord et qui devient en septembre l'un des trois régiments de chars de la 2e D.B. du général Leclerc. Transportée en Grande-Bretagne en avril 1944, la 2e D.B. débarque en Normandie, le 1er août suivant. Officier de liaison d'un groupement tactique, Guy de Valence est grièvement blessé au nord d'Alençon le 13 août. Après avoir été hospitalisé en Grande-Bretagne il devient en avril 1945 l'aide de camp du général Leclerc qu'il accompagnera pendant deux ans et demi dans ses missions en Allemagne, Extrême-Orient et Afrique du Nord. Après la mort du Général, il sera administrateur de la France d'Outre-mer pendant 20 ans puis diplomate pendant 15 ans.

  • Simple histoire d'un homme de bien titre Henri Poisson, en 1938 dans Le Madagascar illustré, douloureuse histoire de l'un des plus brillant vétérinaire des débuts de cette discipline. François Eloy de Beauvais, l'un des premiers élèves de Bourgelat lors de la fondation de l'Ecole vétérinaire de Lyon, historiquement la première au monde, fut le créateur de la pharmacie de Maisons-Alfort lors de la fondation de cette célèbre école. Bien en cours à la fin de l'ancien régime, il fut envoyé à l'Isle de France, alors l'une de nos plus florissantes colonies pour y fonder une école vétérinaire. La Révolution l'y surprit lui interdisant pratiquement tout retour en France et le réduisant à la mendicité, l'Empire le rétablit dans ses fonctions mais le maintint sur place. Après de nombreuses péripéties, sa fortune refaite, il y trouvera la mort en 1815. Il était alors citoyen britannique.

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