Editions De L'aube

  • "Une rencontre éblouissante, un échange étincelant, un message incandescent : la lumière jaillit de ce dialogue inédit entre Edgar Morin et Pierre Rabhi. Un moment de grâce, une sorte de miracle. Le sociologue et l'agroécologiste dissèquent le moment de bascule civilisationnelle auquel la ¬pandémie de ¬Covid-19 - un peu - et l'état du monde - beaucoup - convoquent l'humanité des hommes. Ensemble, ils dessinent une ¬pensée nouvelle où la poésie, l'amour et l'intelligence éclairent la voie vers un "humanisme régénéré" et une fraternité d'âme.
    Brillant. " Denis Lafay

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  • «?Les enseignements de la pandémie de Covid-19 au révélateur de sa science anthropologique, mais aussi de ses convictions et de ses engagements d'Homme?: voilà les trésors que partage Pascal Picq dans ce dense dialogue, qui met comme jamais en lumière les attributs de «l'évolution»?: plus que jamais, en effet, à l'épreuve de l'événement sanitaire, économique, social, (géo)politique, entrepreneurial, qui frappe la planète, n'est-il pas capital de se placer en situation, en condition, en volonté de s'adapter ? Jamais autant qu'aujourd'hui n'a été espérée une «société évolutionnaire», jamais autant qu'aujourd'hui n'est apparue aussi cardinale la conscience que chaque décision, chaque acte accompli maintenant détermine le «jeu des possibles» des générations futures. Oui, il s'agit bien de s'adapter. Ou de prendre le risque de disparaître.?» Denis Lafay.

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  • C'est ton genre ? Nouv.

    Loin d'être une idéologie, le genre est un champ de recherches, un outil théorique et méthodologique qui traverse la littérature, la philosophie, la sociologie, l'histoire des idées ou encore l'art. Puissant levier conceptuel, il pose des questions existentielles et universelles qui nous renvoient à nousmêmes : qu'est-ce qu'une femme, un homme, un(e) intersexe ? Qu'est-ce que la féminité, la masculinité ?
    Quelle est l'importance du corps, de l'identité et de la sexualité dans la construction et le devenir de soi ?
    Une affaire de genre fait le point sur l'exploration des identités sexuelles, sociales et imaginaires à travers la littérature et l'art.

  • La marque Macron ; désillusions du neutre Nouv.

    Et si c'était la marque qui permettait de mieux comprendre le macronisme ? Tout pouvoir est intimement lié au système de représentation sur lequel il se construit : l'un ne va jamais sans l'autre, et la vérité d'un pouvoir est à chercher dans la manière dont il se représente. Comme tant de dirigeants dans l'histoire, Emmanuel Macron a eu l'intuition que le renouveau politique qu'il comptait insuffler devait s'accompagner d'un renouveau symbolique.
    Mais si sa conquête du pouvoir relève encore aujourd'hui de l'ordre du mystère, si l'exercice et l'incarnation du pouvoir d'Emmanuel Macron échappent tant aux analyses politiques traditionnelles, c'est qu'on s'évertue à interpréter le présent avec des systèmes de représentation du passé. A "nouveau monde" , nouvel outil : toute la force de cet ouvrage est de penser la marque comme nouvelle forme de représentation du pouvoir, en montrant que la marque politique est la grille de lecture qu'il manquait pour comprendre la force d'entraînement initiale du macronisme...
    Et son dérèglement progressif.

  • Au risque de la race ; si les races n'existent pas, il faut les inventer Nouv.

    "Les races n'existent pas ! Au nom de ce gimmick présenté comme le point final de toute discussion raisonnable, un catéchisme subtil vient perturber notre compréhension du mot "race". Un catéchisme culpabilisant pour celles et ceux qui habitent ce corps racialement indicible. Un monde profondément marqué, si ce n'est obnubilé, par le corps de minorités dites visibles, lesquelles sont régulièrement sommées dans une injonction paradoxale d'"être comme les autres", de ne pas "se sentir différentes".
    Toute ma vie n'est qu'une perpétuelle réaction contre les attaques subies par mon corps, par la couleur de mon corps, par la forme de mon corps, par le bruit fait par mon corps, par l'odeur dégagée par mon corps et, pourquoi ne pas l'écrire, par un générique qui est censé ne pas avoir d'existence. J'ai fini par me convaincre que cette invisibilité et cette indifférence ne sont finalement que les piliers d'une forme nouvelle de soumission, et que le négationnisme racial ne sert qu'à perpétuer la domination des Blanc" Fabrice Olivet est un militant associatif.
    Il a déjà publié La ¬question métisse (Mille et Une Nuits, Fayard, 2011).

  • Les travailleurs modestes - du livreur à la caissière - sont, avec les soignants, ceux qui risquent leur vie pour maintenir les services essentiels par temps de crise. Cette soudaine visibilité est l'occasion de réfléchir au sort qui attend tous ces travailleurs dans la société d'après la crise : que faire pour que l'engouement dont ils bénéficient aujourd'hui dépasse les seuls applaudissements des Français à 20 heures tous les soirs ? Quelle politique conduire afin que leur engagement d'aujourd'hui ne se transforme pas, demain, en une légitime colère ?

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  • Ce livre est une enquête sur l'agriculture cellulaire. Le terme relève de la novlangue en ce qu'il annonce comme relevant de l'agriculture la production d'aliments - plus particulièrement des produits animaux - à partir de cellules souches. Viandes, oeufs, laitages, gélatines, cuirs, soie sont (ou seront) fabriqués industriellement sans passer par la ferme. L'enquête s'attache aux start-up de cette nourriture artificielle ; aux financeurs des fondations qu'ils alimentent et aux mouvements que ces fondations soutiennent par ailleurs, notamment les végans ; l'enquête va aussi explorer les liens - discrets mais réels - d'une part avec une agence de la sécurité intérieure américaine, d'autre part avec les transhumanistes.

  • La campagne est vivante, comme lieu de vie et comme imaginaire. La pandémie de 2020 a encore accéléré ces tendances?: vivre à la campagne serait «?la?» solution face aux crises sanitaires, écologiques, économiques ou sociales de nos vies citadines contemporaines. Pour aller au-delà d'un certain fantasme, Valérie Jousseaume réalise un état des lieux et remet la campagne en perspective. Elle interroge le rôle et les atouts des territoires dans la transition sociétale. Et, surtout, elle redonne aux ruraux une place d'acteurs dans ce changement de civilisation en cours.
    Le livre déconstruit les cadres de pensée et les vocabulaires, pour sortir la «?France périphérique?» du ­cul-de-sac intellectuel où elle se trouve. L'ouvrage valorise la parti­cipation contemporaine de la ruralité à l'invention du nouveau monde par la convergence des mémoires, et ­propose un renouvellement de l'aménagement du terri­toire susceptible d'exprimer dans le concret des existences la transition culturelle en cours. Au coeur d'un monde où toute certitude a disparu, cet ouvrage s'appuie sur l'expérience rurale pour imaginer un futur désirable.

  • L'explosion des inégalités Nouv.

    "Le texte que l'on va lire permet de donner une assise solide à ce qui pourrait n'apparaître que comme des affirmations sans fondement. Il apporte la preuve scientifique que la crise sanitaire a révélé et exacerbé des inégalités sociales trop souvent invisibilisées. Il constitue un travail de première importance qui fera sans aucun doute date, comme la publication de La misère du monde de Pierre Bourdieu en 1993 avait fait date, en révélant au public les fractures à l'oeuvre dans la société française".
    Dominique Méda Anne Lambert et Joanie Cayouette-Remblière, sociologues à l'Ined, codirectrices de l'unité de recherche List (Logement, inégalités spatiales et ¬trajectoires) et responsables de l'enquête Coconel "Logement et Conditions de vie" , ont dirigé cet ouvrage.

  • L'homme de la rue ; maraudes littéraires avec le samu social Nouv.

    "Tu verras, on a des fidèles, m'explique la responsable de soirée en se retournant. Fidèles : à la façon dont sont prononcés les prénoms, on sent que les bénévoles le sont aussi. Des symétries inattendues entre eux et nous, il y en aura d'autres, au fil des nuits passées à sillonner la ville. Leur culture littéraire, qui souvent vaut la nôtre, leur fréquentation assidue des bibliothèques, et aussi leur diversité d'âges, de styles, de personnalités, miroir de celles des bénévoles. Symétries qui n'effacent pas le gouffre entre nous, qui dormons au chaud, et eux, qui dorment dehors ou dans un squat, mais qui existent malgré le gouffre, qui l'empêchent d'occuper tout le paysage. Avant les maraudes, je voyais juste le gouffre.
    Maintenant, je vois le gouffre, et les symétries."

  • Comment penser la question raciale lorsqu'on est blanc ?? Telle est la question que pose ce livre. La mort de George Floyd - après tant d'autres - et le mouvement qu'elle a suscité ont montré que la question raciale ne concerne pas seulement les "? racistes ? " ou les personnes qui en sont victimes, mais bien l'ensemble de la société. Pourtant, la question raciale reste largement impensée du côté des Blancs.
    Cet essai montre comment, du fait de l'héritage des systèmes raciaux européens, les Blancs vivent toujours dans une "? maison blanche ? " ? : une disposition intellectuelle, psychologique et affective qui altère leur regard et leur façon d'être au monde. L'auteur retrace, à partir d'expériences personnelles, les contours et les formes de cette situation, sans céder à la culpabilisation ou à l'angoisse que suscite souvent cette question.
    L'objectif de la prise de conscience qu'il propose n'est pas "? d'aider ? " ceux qui ont été ou sont les cibles des systèmes raciaux européens, mais de nous défaire de ce biais cognitif et affectif fondamental, afin de faire advenir un nouveau rapport au monde, et à nous-mêmes. Gauthier Marchais est enseignant-chercheur à l'Institute of Development Studies de l'Université du Sussex, en Grande-Bretagne.
    Il publie ici son premier livre.

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  • Le démographe Hervé Le Bras analyse brillamment le contexte migratoire que connaît actuellement notre pays. À la question, abondamment commentée, de l'immigration, l'auteur intègre celle de l'émigration, de Français d'une part et d'étrangers d'autre part. Il propose également une réflexion sur le lien entre immigration et croissance économique, sur le vieillissement des populations européennes, ainsi qu'une proposition prospective quant à l'avenir des migrations.
    Enfin, il répond aux tenants de la théorie du "grand remplacement"...

  • La crise du Covid-19 a joué un puissant rôle de révélateur. En particulier, l'efficacité de l'administration, sur fond de déconnexion et de déresponsabilisation de la haute fonction publique, a été questionnée. La thèse défendue ici par Chloé Morin est que la faillite des élites n'est pas liée à une somme de petitesses individuelles, comme on serait aisément tenté de le croire, mais le résultat d'un système. Après avoir listé et illustré les symptômes et les causes concrètes de cette maladie de l'État, l'auteure propose des solutions décapantes - en espérant quelles ne soient pas, comme bien d'autres avant elles, enterrées sitôt évoquées. À la fois livre-choc sur les causes de l'embolie administrative et de l'effondrement du sens de l'État et ode au service public, cette lecture s'avère pour le moins... revigorante !

  • Outre le débat sur les modalités du confinement ou du déconfinement des séniors lors de la crise pandémique, un autre sujet est en train d'émerger - ou plutôt de revenir avec brutalité sur le devant de la scène : celui de la condition même que nous réservons au vieillissement dans nos sociétés. Car on pense de plus en plus la vieillesse, non comme une chance de vivre plus longtemps, une force de l'expérience, mais comme un handicap de vivre hors des schémas de la vitesse et de l'agilité que l'on exige de chacun. Une réflexion éthique et politique salutaire.

  • Défenseur de la cause kurde depuis longtemps, l'écrivain Olivier Weber, ancien reporter de guerre, s'est à nouveau rendu sur le terrain à la rencontre de ces militants de la liberté et des peshmergas, « les combattants de la mort ». En Syrie et en Irak, il a vu des partisans et partisanes, prompts à se battre encore, dans l'attente de l'aide internationale ou de volontaires comme lors de la guerre d'Espagne.
    Désireux de bâtir un Moyen-Orient en paix. Impatients de reconstruire la mémoire de la Mésopotamie. Fiers de montrer leur expérience démocratique avec le respect des minorités, l'égalité entre hommes et femmes, un modèle de société qui représente un véritable laboratoire des droits de l'homme au Moyen-Orient.

  • Pandémie, le basculement du monde Nouv.

  • «?Je ne me suis jamais mise nue devant un homme, déshabillée devant un homme. Jamais, jamais, jamais.?» Dans cet ouvrage, le sociologue Smaïn Laacher dialogue avec deux femmes - une mère et sa fille. Elles sont toutes les deux obèses. Elles vont se raconter à lui avec sincérité et pudeur. Comment vivent-elles le regard d'autrui dans l'espace public?? Comment parlent-elles de leur sexualité?? Comment ont-elles vécu leur scolarité?? Comment se projettent-elles dans le futur et dans leur vie familiale?? Dans une société où tout serait affaire de volonté, Smaïn Laacher propose un livre riche d'enseignements sur la place de l'obésité dans les discours et la vie quotidienne.

  • Djihadisme : une pornographie de la violence Nouv.

    On ne peut pas comprendre le terrorisme islamiste sans l'articuler à la manière dont toute civilisation est conditionnée par la sexualité. En observant la violence ¬djihadiste sous ce prisme, la psychanalyse nous fournit une clé pour comprendre l'anomie terroriste dans laquelle le monde semble irrémédiablement s'enfoncer. Comme l'a démontré Sade, la prostitution généralisée est l'horizon inéluctable de la société marchande inaugurée par la "? mort de Dieu ? " .
    Cette marchandisation des corps se manifeste aujourd'hui sous la forme d'une pornographie envahissante. Certains sont donc tentés d'envisager le fondamentalisme religieux comme une résistance obscurantiste à la marche du progrès. C'est d'ailleurs ainsi que l'islamisme actuel se présente ? : comme un retour à une forme ancienne de société. Mais ne serait-il pas plutôt en train de fabriquer, d'une manière très moderne, une porno¬graphie de la violence ?? Bertrand Duccini est titulaire d'un doctorat en études psychanalytiques, psychothérapeute pour enfants et adolescents.
    Par ailleurs diplômé de l'Institut national des langues et civilisations orientales, il est titulaire d'un DEA d'histoire du Liban contemporain et a vécu plusieurs années au Moyen-Orient.

  • "La différence des temps fait que les choses ne se répètent jamais à l'identique. Aucun événement historique ne se reproduit sous la forme et dans les circonstances où il est advenu une première fois. Les défilés de chemises noires, brunes, vertes, en ordre martial alors que la rue constituait l'unique espace de mobilisation générale, n'est plus, du moins ainsi que nous le connaissions sous forme de défilés à bruits de bottes. Bien sûr il y a de drôles de voix qui nous parviennent aujourd'hui... des voix qui malgré tout - et c'est aussi là qu'est notre interrogation sur « demain » - prononcent encore le mot « démocratie » même si elles tendent à le remplacer par « peuple ». En avons-nous fini avec le fascisme, comme nous savons qu'il a existé ?"

  • Réflexions sociologiques et philosophiques sur la société contemporaine et ses bouleversements.

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  • Prendre le train est une aventure. Instantanés de voyage, réflexions sur la place du train dans nos vies et sur son avenir dans nos sociétés peuplent cet ouvrage. Qui sommes-nous quand nous sommes sur les rails ?? Qui sont ces voisins que nous ne connaissons pas mais avec lesquels nous allons partager une certaine intimité, parfois pendant de longues heures ?? Que disent de nous nos "? tics de train ? " , de la peur de ne plus voir sa valise à celle de ne pas être assis à la bonne place ?? Quels sont les personnages récurrents rencontrés dans un train ?? Que nous l'empruntions pour le plaisir ou pour le travail, le train offre une suspension du temps dans un espace clos, que chacune ou chacun d'entre nous expérimente plus ou moins régulièrement.
    Ce livre décortique cette expérience universelle avec tendresse, intelligence et humour. Vous ne prendrez plus le train par hasard ! David Medioni est journaliste, fondateur et rédacteur en chef d'Ernest.

  • Marlène Schiappa, secrétaire d'État chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes, signe ce livre lapidaire sur la laïcité, un "combat politique" qu'elle entend bien mener. Elle en rappelle les grands principes et insiste sur le fait que la laïcité est l'indispensable instrument de l'émancipation féminine.
    "La laïcité, ce n'est pas l'oecuménisme. Ce n'est pas un gâteau que l'on partage entre les différentes religions, en distribuant un morceau aux non-croyants. (...) C'est la laïcité qui permet d'éviter la communautarisation de la société. C'est elle qui fait que nous sommes une nation unique, un peuple unique, et pas un millefeuille, les "Village People" ou une addition de communautés."

  • L'esthétique du second degré a envahi notre quotidien, et l'ironie est devenue son moyen d'expression centrale. Elle est présente à la télévision, dans les séries, dans les bouche des responsables politiques cherchant à se défendre tant bien que mal lorsqu'une réponse cohérente leur manque, dans celles des journalistes qui cherchent à paraître cool ou encore des écrivains qui se sentent alors modernes. Et en moins d'une dizaine d'années, l'ironie est devenue, sur internet, le paramètre par défaut de la plupart de nos interactions sociales. On utilise l'humour et le second degré de façon quasi systématique. Comment expliquer la nouvelle hégémonie de l'ironie ? N'est-elle pas le signe d'une époque qui cherche à corrompre et dévaluer sans cesse la vérité ?
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  • L'épidémie due au coronavirus met davantage en danger les populations fragiles, dont les sans-abri. Comment confiner dans leur logement ceux qui n'en ont pas et qui, dans la rue, sont vulnérables physiquement et exposés publiquement ? Comment gérer, en période épidémique, l'exiguïté et la proximité dans des foyers d'hébergement parfois surpeuplés ? Comment faire accepter un confinement qui, en l'espèce, vaut souvent enfermement ? Si la mobilisation a été exceptionnelle, il est temps désormais de revenir sur les dilemmes de l'action publique et de tirer les leçons de cette crise inédite.

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