Sciences humaines & sociales

  • Une paternité cachée, le traumatisme d'une guerre, d'un viol, le drame que l'on a tu...
    Le secret de famille se transmet d'une génération à une autre. Gravé dans l'inconscient et dans le corps, il s'exprime et se manifeste, à leur insu, dans la vie quotidienne de ceux qu'il habite. Souvent lié au silence ou au mensonge, il contribue profondément à forger l'identité d'une personne ou d'un groupe familial. Parce qu'elle était confrontée à des situations et à des réactions (ou émotions) qu'elle ne comprenait pas, Barbara Couvert a progressivement découvert qu'elle subissait elle-même les effets d'un secret de famille.
    A commencé alors pour elle une longue enquête dans les dédales de la généalogie, de l'histoire et de l'inconscient, en s'appuyant sur de nombreux témoignages personnels ou littéraires. C'est cette recherche qu'elle raconte ici. En expliquant les mécanismes profonds du secret de famille, elle montre aussi comment se donner les moyens de s'en libérer, pour exorciser les fantômes du passé et quérir des fautes de ses aïeux.
    Pour vivre enfin.

  • La démocratie n'est pas finie, au sens où elle n'est pas achevée et où elle est encore capable de nous surprendre.

    Elle ne retrouvera sa force qu'en admettant ses faiblesses : des maux qui ne sont pas passagers, mais constants et irréductibles. Des maladies chroniques, qui tiennent à son essence et à l'humanité même. Mais qui peuvent connaître des pics mortels. Il nous faut donc connaître et affronter ces maladies, pour revenir, non à une santé parfaite, mais à la vie humaine, avec ses créations et ses joies, dont la démocratie est une condition.

    Quelles sont ces maladies ? Avant tout, une violence intérieure aux relations humaines, contre laquelle la démocratie est la seule à lutter, face à des régressions toujours possibles. Cette violence prend des formes nouvelles accentuées par les ébranlements de l'époque : le soupçon ou le cynisme, renforcés par Internet ; le racisme, nourri par le terrorisme; l'ultralibéralisme, aggravé par la mondialisation.

    La démocratie qui affronte ces maux, peut seule les guérir, dans une crise qu'elle saura dépasser à condition de la comprendre. Elle se ressaisira alors et s'élargira dans le monde et à tout le monde.

  • Nous sommes entrés dans un autre monde. Un virus aura suffi à « gripper » la moitié de la planète. Nous avons dû éprouver un autre rapport à l'espace et au temps, où le pire a côtoyé le meilleur.
    À la lumière obscure d'un événement qui ne manquera plus de se reproduire, les chroniques de Martin Steffens sont ici reprises et reclassées dans une marche en trois temps, que symbolisent les figures de Melchior, Balthazar et Gaspard. Trois figures de l'humanité, parties à la conquête d'un salut, dans un monde où tout, déjà, se faisait recensement, contrôle, peur. Mais trois étapes aussi : « La nuit tombée », « Points d'or » et « Petits matins ». Un prologue, inédit et alerte, fait le constat de la soudaine éclipse de notre humanité.
    Ces textes courts, méditations philosophiques ou spirituelles, billets d'humour ou d'humeur, incitent à prendre patience, sans nous masquer la réalité de ce qu'il faut traverser.

  • Événement : la nouvelle édition complète et entièrement révisée du livre de référence de Maria Montessori pour les 0-6 ans - La version intégrale pour la première fois en français, avec 11 nouveaux chapitres - Le best-seller des ouvrages de Maria Montessori - Une traduction entièrement reprise par une éducatrice Montessori diplômée de l'AMI.

    Il segreto dell'infanzia, publié en 1936 et connu en France sous le titre L'Enfant, est la meilleure introduction à l'oeuvre de la pédagogue italienne. Dans un style clair et concis, il expose les principes et les méthodes d'une éducation fondée tout entière sur le respect de la personnalité et des rythmes de l'enfant. Ce projet ne cesse, depuis près d'un siècle, d'inspirer théoriciens et praticiens de la pédagogie.
    Jusqu'ici, la traduction française ne proposait que les deux premières parties de la version originale, dans lesquels manquaient déjà 6 chapitres, avec plusieurs suppressions et des déplacements de textes. La troisième partie, constituée de sept chapitres, avait été omise. Cette nouvelle édition propose donc le texte dans son intégralité et dans l'exacte présentation initiale, avec plusieurs préfaces historiques.
    Traduction de Charlotte Poussin, éducatrice Montessori diplômée de l'AMI, membre du Conseil de l'Association Montessori France, et auteur de plusieurs ouvrages de référence autour de la pédagogie Montessori.

  • Auteur des Maladies chroniques de la démocratie, Frédéric Worms tient également une chronique dans le journal Libération. Il n'échappe donc pas à la sidération qui définit l'époque : des attentats aux épidémies, en passant par l'incendie de Notre-Dame, # Metoo ou le climat, il est saisi par l'événement.
    Mais en l'exprimant, en l'analysant, en le mettant à chaque fois à l'épreuve d'une pensée du vivant et de la justice, il nous donne le premier moyen de la résistance : un sens partagé. Car l'événement, ce sont aussi des actes, des oeuvres, des ressources que l'on peut repérer et soutenir. Ces chroniques vont à leur rencontre.
    Comment répondre aux dangers qui nous menacent ? En traversant l'épreuve de l'événement et en retrouvant la dimension vitale de la démocratie. Afin que les années de sidération soient aussi les jalons d'une résistance. Car rien n'est joué d'avance.

  • Les signaux d'alerte se multiplient sur les catastrophes écologiques. La valeur de ces signaux n'est pas régie par le critère de la vraie ou de la fausse alerte, ni par le principe du bon ou du mauvais gouvernement, mais par l'attractivité du signal, c'est-à-dire sa capacité à susciter l'attention et l'intérêt de ceux qui le reçoivent.
    En s'appuyant sur une étude des sentinelles des pandémies dans les sociétés asiatiques, Frédéric Keck montre que les territoires qui émettent des signaux d'alerte, comme Hong Kong, Taïwan ou Singapour, ont entre eux des relations de compétition et de collaboration analogues à celles des oiseaux qui concourent pour alerter sur la présence d'un prédateur. Dans cette émulation, où les pays échangent des informations pour prendre les mesures les plus rapides, se joue une nouvelle forme de solidarité globale et de justice sociale.
    Pour prendre la mesure de ce phénomène, l'auteur propose une lecture de quelques penseurs des signaux d'alerte (Claude Lévi-Strauss, Amotz Zahavi, Anna Tsing) ; puis une histoire des grandes crises sanitaires depuis vingt ans ; enfin, une approche de certaines oeuvres d'art (romans, films, expositions), qui nous préparent aux prochaines crises en faisant travailler notre imaginaire.

  • Le pouvoir exerce une fascination, parce qu'il engendre la puissance, parce qu'il transforme aussi.
    Qu'est-ce qu'avoir du pouvoir ? Qu'est-ce qui fonde le pouvoir qu'un homme peut exercer sur d'autres hommes ? Charles Pépin s'attarde sur le pouvoir de l'homme politique, du chef d'entreprise, d'un ami qui sait se faire écouter, d'un prêtre sur ceux qui se confient à lui, d'un professeur dans sa classe et même sur celui d'une oeuvre d'art. Trouverons-nous alors l'essence du pouvoir ? Comprendrons-nous ce qui inscrit Napoléon, Barack Obama, Gérard Mestrallet ou Yannick Noah dans une veine commune ?

  • On parle d'autistes, de « zèbres », d'hypersensibles, de « dys », de haut potentiel, d'«atypiques », d'enfants « différents ». Souvent, l'école et la société les jugent juste capricieux et ingérables, accusent leurs parents de créer des complications...
    C'est pourtant une réalité, décrite sous le terme de « neurodiversité », et qui concerne près de 20 % de la population. Elle est souvent détectée au moment de la scolarisation, début d'un vrai parcours du combattant.
    Mais comment faire grandir un enfant « hors case » que le système doit « caser » à tout prix ?
    Et comment se construire lorsque l'on perçoit que l'on est un problème ?
    Il faut ouvrir les yeux sur les richesses et les qualités des neuroatypiques pour devenir capable de les aider dans leurs apprentissages et la gestion de leurs émotions.
    Claire Stride a elle-même connu ce chemin, lorsqu'elle était enfant, et elle accompagne aujourd'hui familles et éducateurs. Elle nous explique le fonctionnement de ces enfants extra-ordinaires, et nous donne des clés et des ressources pratiques pour les accompagner sans culpabiliser ni se battre en permanence.

  • « Maman est tout le temps triste, est-ce que c'est de ma faute ? ».
    « Papa ne joue plus avec moi, est-ce qu'il ne m'aime plus ? ».

    Quand un enfant est face à une personne qui souffre de dépression, il se pose mille questions...
    Judith Rieffel et Mademoiselle Caroline nous aident à trouver les bons mots pour parler avec lui et le rassurer.

  • Quand la vieillesse ne prend pas des allures de sagesse, mais dévaste les capacités mentales, psychiques ou corporelles de l'individu, doit-on lire ce déclin comme une simple destruction des facultés et des acquisitions de toute une existence ? Ce dépouillement n'est-il pas au contraire l'occasion d'une lente et dernière transformation ? C'est le pari que fait Aude Zeller, en relatant les six dernières années de vie de sa mère et l'accompagnement dont elle a bénéficié jusqu'à sa mort. Ce fut en effet grâce à un soutien psychologique étayé par certaines techniques de communication, mais aussi grâce à un cheminement spirituel, que cette femme atteinte de démence sénile a pu accepter de lâcher prise et aborder consciemment sa fin. Ce récit vient ainsi combler un vide dans la connaissance que nous pouvions avoir de la vieillesse : le savoir psychanalytique et la spiritualité chrétienne s'y épaulent de façon très féconde et permettent de comprendre en quoi la régression peut devenir l'un des pivots de la guérison. L'auteur montre en effet qu'en retrouvant ou en revisitant la conception de la mort qu'elles s'étaient forgées dans leur petite enfance, les personnes âgées peuvent faire face à la révolte et à l'angoisse.

  • Chacun dans sa vie a pu faire des rencontres malheureuses et se heurter à des événements catastrophiques. Ils ont engendré des traumatismes psychiques dont les traces douloureuses ont envahi le quotidien, souvent de manière souterraine. Si chacun garde désormais à l'esprit les récents actes terroristes, bien des histoires de famille peuvent s'appréhender à partir des traumas, mais aussi de leurs transmissions, d'une génération à l'autre.
    S'appuyant sur des penseurs actuels des traumas comme Françoise Davoine en France, Dori Laub et Cathy Caruth aux États-Unis, Yaelle Sibony-Malpertu explique comment les mécanismes de survie produisent différents degrés d'encapsulement dans la mémoire. Elle montre alors le chemin nécessaire pour se défaire de l'emprise et de la fascination qu'exercent les expériences traumatiques.
    Ce livre propose des approches concrètes pour se réapproprier son existence. Illustré par de nombreuses situations cliniques ou par des exemples issus de la littérature et du cinéma, il aide à faire face aux discours pervers qui figent la pensée et cherchent à la neutraliser pour exercer leur emprise.

  • De crimes sanglants en catastrophes naturelles, d'accidents toutes catégories en agressions sordides, de phénomènes anormaux en actes héroïques, le fait divers n'en finit pas de fasciner, de questionner, d'inspirer ou d'émouvoir.
    Il joue sur nos peurs et nos fantasmes, mais quel impact a-t-il vraiment sur nous ? Quel rôle joue-t-il dans la société ? Quels sont ses liens avec la presse, la littérature, le cinéma? De quelles croyances, de quels mythes fait-il l'objet ?
    Aujourd'hui, le fait divers semble avoir envahi les médias au point de se substituer à l'information traditionnelle. Les fake news s'en nourrissent, la télévision s'en empare. A-t-il pris une ampleur inédite grâce aux réseaux sociaux ?
    De l'Antiquité à nos jours, Bob Garcia nous invite à une plongée dans un univers complexe, imprévisible et multiforme pour tenter de mettre au jour l'anatomie de ces nouvelles insolites.

  • Si c'est au nom d'un futur toujours meilleur que le monde a été transformé en un chantier permanent, nous sommes arrivés à un stade où le rapport entre les bénéfices du « développement » et ses nuisances s'avère de plus en plus défavorable. La perte de confiance dans le progrès doit alors être compensée par une inflation de ce qu'il est censé apporter : plus le monde va mal et menace de s'écrouler, plus il faut abreuver les populations de promesses exorbitantes.Tel est le rôle du transhumanisme - et peu importe que ce qu'il annonce ne soit pas destiné à se réaliser. Lui accorder trop d'importance, c'est donc se laisser captiver par un leurre. Faudrait-il refuser d'y prêter attention ? Cela n'est pas si simple. Le transhumanisme nous trompe parce qu'il joue en nous sur des ressorts puissants. Se donner une chance de désamorcer la fascination qu'il exerce et le malheur qu'il propage, réclame de mettre au jour ce qui nous rend si vulnérables à ses illusions.
    Olivier Rey est chercheur au CNRS, membre de l'Institut d'histoire et de philosophie des sciences et des techniques. Il a enseigné les mathématiques à l'École polytechnique et enseigne aujourd'hui la philosophie à l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Il a publié plusieurs ouvrages dont Une folle solitude. Le fantasme de l'homme auto-construit (2006), Après la chute (2014) et Une question de taille (2014).

  • Ce dont nous avons peur, c'est de vivre. Car vivre, c'est toujours mourir à soi-même. Nous préférons nous soumettre à la mort ou nous laisser domestiquer par elle.
    Contre ce qu'il appelle ces « sagesses de camomille » ou les pensées morbides, l'auteur pense ici la mort dans le sillage de Simone Weil : comme une constante déprise de soi- même, comme une constante mort à soi-même.
    Il nous faut donc éviter deux écueils. Le premier est l'obsession de la mort, qui fait les sagesses et les prétendus arts de vivre. Le second est l'obsession de la vie, qui transforme l'affirmation de la vie en affirmation de soi- même. C'est parce que nous saurons, notre vie durant, mourir à nous-mêmes, à notre volonté de maîtrise, que nous pourrons nous ouvrir au réel et lui consacrer toute notre attention.
    Nous pourrons alors mourir pour de bon, nous perdre totalement et perdre toute assurance, afin de nous recevoir totalement d'un Tout-Autre. Une pensée de la vie qui jamais ne se laisse contaminer par la mort, une philosophie qui devient ascèse de tous les jours est beaucoup plus qu'une sagesse : elle est une pensée de la résurrection, une pensée qui nous fait triompher de la mort.

  • Les études convergent pour nous annoncer la forte probabilité du « collapse », soit l'effondrement de nos sociétés fondées sur la surexploitation des ressources naturelles.
    Pierre-Éric Sutter, psychologue, et Loïc Steffan, économiste, analysent les mécanismes de la prise de conscience, chez ceux qui rejettent l'idée de collapse et chez ceux qui l'acceptent.
    Mais cet horizon nouveau n'est pas uniquement négatif. La peur, manifestation de l'instinct de survie, nous pousse à créer une nouvelle vision du monde, durable, solidaire, résilente et capable de succéder à nos sociétés industrielles.
    Après avoir accompagné, rencontré et questionné des milliers de personnes, les auteurs nous décrivent les voies qui conduisent de la peur à une nouvelle sagesse : celle, extérieure, de l'action et du changement de mode de vie et celle, intérieure, de la méditation philosophique et de la recherche de sens.

  • Après le succès de son livre, Notre troisième cerveau, Jean-Michel Oughourlian s'attache à démontrer que les mécanismes toxiques et pathogènes à l'oeuvre dans les maladies physiques et dans les troubles mentaux ont une cause commune : l'altérité. La vraie question n'est donc pas : De quoi souffrons-nous ? mais bien : De qui souffrons-nous ?
    Altérité exogène, comme dans les maladies infectieuses, ou altérité endogène, comme dans les cancers. Mais altérité fluctuante en psychopathologie, tantôt modèle et amie, tantôt rivale et ennemie. Comme les cellules cancéreuses dissimulent leur agression sous le masque de certains enzymes, l'altérité ennemie, dans les psychoses et les névroses, se cache sous des symptômes qu'il faut savoir décrypter.
    Guérir de maladies physiques, ou mettre fin à des désordres psychologiques, consiste à reconnaître cette altérité rivale. Mais il ne faut pas se tromper d'adversaire : prendre l'ami pour l'ennemi ou l'ennemi pour l'ami. Dans cette petite histoire de l'altérité émaillée d'exemples, on montre comment éviter la méconnaissance et s'ouvrir à une vraie relation.

  • Maria Montessori était bien consciente du rôle essentiel des parents dans l'éducation de l'enfant. C'est pourquoi elle a toujours accepté de répondre à leurs questions, en donnant des conférences qui leur étaient dédiées, à l'occasion de formations ou de congrès destinés aux professionnels.
    C'est presque par hasard que les Archives pédagogiques de Montessori ont découvert un ensemble cohérent d'écrits qui étaient tout particulièrement adressés aux parents. Probablement rédigés à Londres en décembre 1931, ils permettent aux parents qui s'interrogent sur le meilleur type de scolarité à choisir pour leurs enfants, d'avoir une introduction à la vision de Maria Montessori, claire et accessible, et une présentation des principes fondateurs à l'oeuvre dans sa pédagogie.

  • Un virus nous a pris par surprise, mais nous risquons d'être plus démunis encore face à la catastrophe écologique. Dans les deux cas, notre impréparation est d'abord mentale. Comment penser un autre récit du futur ? Comment intégrer l'irréversible dans une vision sensée de l'avenir ? Bernard Perret explore ici les ressources de la pensée apocalyptique, qui invite à considérer l'histoire humaine comme une aventure dont nous ne maîtrisons ni le déroulement ni le sens.
    Une philosophie de l'événement, qui donne toute sa place aux événements dramatiques et inattendus et à leur capacité à susciter de nouvelles avancées de civilisation, peut nous y aider. La réflexion proposée dans cet essai, inspirée des travaux de René Girard, Norbert Elias et Charles Taylor, tente ce pari. Face à la crise où nous sommes entrés, tout laisse à penser que nous avons perdu la main. Mais rien ne nous interdit de penser qu'un nouveau monde pourrait émerger de notre créativité culturelle et spirituelle.

  • Qu'est-ce qu'une attaque de panique ? Quel est son effet sur le cerveau et le corps ? Quelles sont les méthodes les plus efficaces pour y faire face ?
    Dans le domaine des troubles anxieux, les Thérapies Cognitives et Comportementales sont la méthode la plus éprouvée pour apaiser son esprit et retrouver confiance en soi, quand on en a le plus besoin. Ce guide vous permettra de diminuer l'impact et la fréquence des attaques de panique grâce à des exercices simples et utilisables dans tous les contextes, et des stratégies de relaxation, de pleine conscience et d'acceptation. Il vous donnera des conseils sur le sommeil, l'alimentation, l'exercice physique et vous montrera comment vous exposer de façon progressive à ce qui déclenche vos peurs, pour les apprivoiser.

  • Malgré leur intelligence, les enfants haut potentiel, souvent désignés comme des "zèbres", ont parfois du mal à apprendre et à bien vivre en société. La sophrologie est un outil extraordinaire pour les aider à faire face aux situations qu'ils rencontrent, à gérer leurs émotions, et à apprendre à se concentrer.
    En 52 semaines, ce programme permet d'approcher plusieurs thématiques avec l'enfant: comme « je maîtrise mon corps et mes émotions » ; « je suis unique, je développe mon identité » ; ou « moi avec les autres ».
    De façon ludique, chaque semaine, on propose deux ateliers, le premier individuel et le second à faire en famille.
    Le programme est un fil facile à suivre pour un parent qui découvre la méthode, mais un éducateur ou un professionnel, ou un parent qui veut se lancer peut aussi s'approprier les outils et les utiliser librement en sortant de ce cadre (les annexes proposent des outils pour jouer à composer d'autres programmes).
    La troisième partie donne le véritable trésor de ce livre, avec une centaine d'ateliers de sophrologie qui composent la matière du programme.

  • Quoi que nous nous efforcions de penser, nous continuons d'appartenir à notre siècle par les croyances les plus communes et, quand cela a lieu, par le fait tout aussi commun de ne plus croire - ou de ne pas donner notre confiance au monde. Nos pères se sont tant méfiés, ou ils ont été à ce point cyniques, que cette foi, entendue dans son sens large, semble nous être aujourd'hui interdite. À nous qui avons hérité de cette perte sans l'avoir consommée, ne restent que les débris d'une tradition devenue muette.
    Or la foi est vitale, et pas seulement la croyance religieuse. Mais dans une époque désorientée, nous ne pourrons peut-être sauver que le désir de croire : rien ne nous dit que nous retrouverons la croyance. Le paradoxe veut que cette impuissance annonce un temps de dangereuse crédulité. Il nous faut donc tout réapprendre. C'est à cette tâche que la philosophie doit s'atteler en prenant le contrepied de son éternelle tendance : en se mettant en quête de croire aussi résolument qu'elle avait cherché à savoir. La traversée du nihilisme est à ce prix.

  • Dans la crise de civilisation où nous sommes entrés, les figures du héros et du saint semblent faire l'objet d'une nouvelle attente. Si la philosophie commence avec l'étonnement, il y a là matière à méditer. De fait, héroïsme et sainteté sont des besoins collectifs et personnels - mais pourquoi ? Quelle est la réalité de ces deux conduites ? En quoi se séparent-elles et en quoi fusionnent-elles ? Pourquoi ont-elles été à ce point dévaluées ? Ces êtres d'exception n'ont rien à voir avec le surhomme ou le transhumain. Ils ne constituent pas des fuites hors de l'humanité. Ils nous rappellent ce que nous sommes - autre chose que des animaux et des machines - et nous appellent à vivre en conséquence. Ils sont paradoxalement les gardiens de notre finitude.

  • La conversation n'est pas seulement un passe-temps agréable destiné à nous délasser du travail ou à nous divertir de nos tracas, mais tout autant une occasion d'entrelacer notre existence à d'autres que nous, en toute liberté et selon notre humeur.
    Nous y découvrons notre capacité à plaire, et aussi à savoir écouter. Mais alors, comment la distinguer du dialogue ou de l'entretien ? La correspondance et la causerie ne sont-elles pas des formes plus achevées de la conversation ? Pouvons-nous converser avec Dieu, avec les poètes disparus, entre amoureux, et dans quelles conditions ? A quels signes reconnaître l'horrible bavardage ? Comment éloigner les goujats, les fâcheux, les êtres suffisants qui, dans leur complétude, n'ont rien à attendre de nous, les ironistes aussi, à la froideur dérangeante ? Dans cette satire joyeuse de nos temps de " communication ", Pierre Sansot poursuit son projet singulier, récemment marqué par un Bon usage de la lenteur, de la marche ou de la séduction.
    De cette conversation ordinaire qui n'est pas l'apanage de quelques nantis, nul n'est exclu, à condition d'apporter son écot, en l'occurrence des phrases, des pensées, des élans de l'esprit qui lui appartiennent en propre.

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