Arts et spectacles

  • Le franciscanisme de Giotto est riche et aussi complexe. Il est tributaire de la doctrine officielle de l'ordre. Cela étant, le génie de Giotto transcende les directives de ses commanditaires. En de nombreux points, il rejoint le poverello dans son témoignage originel : Humanité, Vérité, Poésie, Dépouillement, Amour fou, Amour de ses frères les hommes, Amour de toute créature, Et amour de Dieu. Dieu à l'oeuvre dans la réalité d'ici-bas.
    Ainsi, Giotto, se situe au-delà des discordes. Au-delà de toute querelle. Il synthétise les différents visages dont se réclament les héritiers. En cela, on peut vraiment dire que Giotto est un disciple de François. Un frère de François. Un beau livre de commentaire de l'oeuvre de Giotto et de François avec 80 représentations d'oeuvres de Giotto.

  • En s'appuyant sur huit représentations de la Nativité, l'historienne de l'Art Sophie de Gourcy offre un parcours de découverte de l'iconographie et des symboles de cet événement central de la civilisation occidentale. Depuis les plus anciennes catacombes et au long des siècles, l'image de la Nativité évolue et s'enrichit. A toute époque l'homme qui la regarde sait qu'il contemple un mystère essentiel : celui d'un Dieu fait homme.
    Aussi, l'image s'imprègne-t-elle non seulement d'enseignement, mais aussi de simplicité et de douceur pour donner à l'homme inquiet la certitude de l'espérance qui de nouveau l'attend.
    La représentation du mystère de l'Incarnation est le fondement de la théologie chrétienne et de la foi. Pour comprendre l'enjeu d'un tel sujet, il faut avant tout considérer les moyens mis en action pour le rendre abordable, accessible auprès du fidèle ou de l'homme à convertir, c'est l'image, ce sont les arts.
    Dans cette collection Apprendre à voir, le mystère est révélé par le talent des artistes qui ont voulu enseigner par leur art.

  • Un livre d'art sur un artiste d'origine coréenne, venu en France en 1969 pour découvrir les grandes traditions picturales issues de l'Impressionnisme, du Fauvisme de Matisse ou de Derain, et plus encore de l'Abstraction mode Kandinsky, Malevitch, Mondrian, Delaunay, Bissière, Hartung, Debré, Messagier. sans oublier les références peintres américains comme Pollock, Sam Francis, Rothko. voilà déjà qui attire l'attention . Et ce d'autant plus que l'artiste en question, Kim en Joong, né en 1940 près de Séoul a d'abord reçu des leçons de calligraphies, transmises par son père, dans la tradition bouddhiste.
    Que ce peintre, devenu catholique en 1967, devenu dominicain à Fribourg en Suisse en 1970, puis prêtre en 1974, ait gardé sa volonté de rester inscrit dans la tradition de la peinture abstraite sans renoncer à son sens de la calligraphie extrême orientale, voilà qui intrigue.
    Ce livre veut aider à comprendre ces traditions artistiques et spirituelles, pour entrevoir le processus créateur d'un artiste, Kim en Joong, libre de toute école.
    Les rencontres de Kim En joong, par delà les générations, avec des peintres comme Picasso et plus encore Matisse ou Cezanne, méritaient des mises en parallèle, voire en concurrence. Des chapitres sont consacrés à ces mises en référence. La rencontre improbable, mais combien émouvante qui eut lieu entre Kim en Joong (si soucieux d'abstraction picturale et de clarté extrême orientale) et Julien Green (si soucieux de figuration et de romantisme allemand, voire de souvenirs de Savannah en Amérique) intriguait tant qu'elle a mérité une présentation dans un chapitre spécifique.

  • Située en Grèce, la presqu'île de l'Athos est un des lieux les plus étonnants du monde par sa sauvage beauté et la fidélité à une tradition spirituelle qui remonte à l'époque byzantine. Cette République autonome dédiée à la Vierge est tout entière un site monastique où vivent plus de 2000 moines originaires des différents pays orthodoxes, et dont les visiteurs ne peuvent être que des hommes.
    Ferrante Ferranti s'y est rendu à six reprises. Au cours de ses pérégrinations, il séjourne dans de nombreux monastères dont certains sont bâtis sur des pitons qui dominent la mer. Il nous fait découvrir les symboles de la liturgie. Il établit des dialogues confiants avec plusieurs moines qui lui livrent les raisons de leur vocation et leur regard sur le monde contemporain.
    Le livre culmine avec l'ascension emblématique du sommet de l'Athos.
    Après son ouvrage de photographies (Mont Athos, les chemins de l'Infini) avec un texte de Jean-Yves Leloup, son itinéraire littéraire est une réflexion sur le visible qui se transforme en un pèlerinage initiatique au-delà des apparences pour tenter de saisir l'invisible.

  • Arbre généalogique, arbre de la connaissance du Bien et du Mal, arbre de vie, arbre source d'ombre et de fraîcheur...
    Combien d'expressions, de clés, de mots ne sont-ils pas associés à l'arbre, démultipliés par la diversité des cultures ? Qu'en est-il alors des perceptions chinoise et occidentale de l'arbre ? La peinture peut donner sans doute des premières pistes, qui voit selon la tradition chinoise l'individu se fondre dans la nature, le monde. Plus largement, le regard sur l'arbre traduit une vision de la vie et de l'univers.
    Comme l'écrivait jean Cocteau, " un arbre vaut mieux que le marbre, car on y voit les noms grandir ".

  • C'est à partir d'espaces culturels précis - le Louvre ou les autres musées nationaux - que les spécialistes des principales collections françaises ont conçu cette série d'ouvrages : leur but est d'initier aux grands mouvements artistiques de tous les temps, à partir du contact immédiat avec un choix d'oeuvres d'art. Chaque volume dépasse le cadre étroit du catalogue ou du manuel résumé : suivant l'esprit original qui préside à l'enseignement donné au Louvre, on s'interroge sur les sources, les origines idéologiques ou spirituelles, l'évolution des formes et la vie des civilisations. A ce titre, ces livres répondent aux besoins des étudiants. Mais ils s'adressent plus largement à tous ceux pour qui un musée est un lieu de rencontre nécessaire et qui souhaitent une information claire, mais également sûre et complète, pour guider leur dialogue occasionnel ou régulier avec les grands témoignages de l'art.

  • Quel lien mystérieux unit, depuis la conception jusqu'à la mort, une mère à son fils ? Quel fil se tisse à travers la chair, les attaches affectives, les douleurs et les joies partagées, dans le secret de deux vies ? S'appuyant sur les représentations proposées par la peinture italienne du Quattrocento, l'Annonciation, la Nativité, les Vierges à l'Enfant, les Noces de Cana, la Crucifixion ou la Mise au tombeau, Florence Mauro plonge dans une réalité humaine forte qui dépasse la seule approche religieuse ou psychologique.
    Car les acteurs de ces scènes, selon ses propres mots, sont comme " les inventeurs d'une histoire de la conscience. Annonciation, dévotion, incarnation, passion... ". Ils rejoignent chacun de nous, dans une intimité profonde.

  • Quelle est la Nature que le cinéma peut représenteroe Cette question nous amène à un problème qui hante l'homme occidental depuis l'époque baroque, à partir de laquelle s'est construit un modèle matériel et mécanique de l'univers : quelle est la réalité des forces non corporelles que les hommes ont toujours connues ou devinées dans le monde visible ?
    En partant d'une des formes les plus " frappantes " de telles présences, celle des fantômes, le présent essai passe par un long détour historique afin de montrer dans la culture du XIXe siècle - qu'il s'agisse de la photographie ou des formes d'expression héritées du passé - des tentatives pour rendre à la Nature et à l'art une dimension occultée par la civilisation rationaliste. Ce mouvement aboutit à la création du cinématographe, dont Flaubert et Mallarmé apparaissent comme les prophètes et les premiers métaphysiciens.
    L'auteur considère ensuite deux conceptions opposées de ces forces invisibles, la présence symbolique et la présence réelle. La première apparaît dans Ordet de Dreyer ; la seconde est évoquée à partir de deux lieux, la Sicile et Rome, vécus dans leur continuité historique. La notion de présence réelle permet ainsi de penser un des éléments clefs de l'art cinématographique, le signe, présenté à la fois comme un moyen d'expression et une épiphanie vécue, la concrétisation d'un engagement spirituel et artistique.

  • Blandine Verlet fait accorder son clavecin, un admirable Rückers. Elle trouve une salle à l'acoustique idéale. Elle jouera les Variations Goldberg. Les murmures se sont tus. Elle entre sur scène et s'assied au clavier, mains posées sur les genoux. Elle se concentre. Puis elle tourne en silence, l'une après l'autre, les pages de la partition. Elle se lève. Le récital a été splendide...De ce rêve à la John Cage sort un livre, où il nous est donné de participer aux pensées d'une musicienne hors pair. Comment se règle en elle, au moment où elle tourne les pages de sa partition, l' entretien de ses cinq sens ? Que se disent en elle ses compagnons François et Louis Couperin, Froberger, Frescobaldi, Sweelinck et Bach ? Le dernier couronne ceux qui l'ont précédé. Nous sommes au matin du monde, juste avant l'accident de la première note - l'incarnation du son.Avec ce traité du goût subtil et délicat, d'une rare exigence, Blandine Verlet ouvre son atelier : choix de textes, entretien, images d'art reproduites en couleurs, notes issues de ses carnets. Dans chacune de ces pages sonne un art de toucher et résonne une voix que beaucoup connaissent déjà, pour l'avoir entendue les guider dans l'intimité des plus grands compositeurs.

  • Il y a une relation étroite entre la notion de beauté et celle de culture, d'esthétisme et d'humanité. Je suis belle, ô mortels, comme un rêve de pierre , écrivait Baudelaire en la personnifiant... Mais la beauté est-elle réellement accessible ? Comment se traduit-elle dans la culture, chinoise ou occidentale ? Dans une perspective très originale, Zhu Cunming montre combien l'expérience de beauté est universelle, mais aussi profondément liée à celle de la laideur. En témoignent les bronzes des temples, les figures de dragon à la gueule énorme. Comment si la laideur était au fond la face cachée du sentiment du beau, qui nous conduit sur des chemins étrangers ou imprévus... De son côté, Dominique Fernandez, dans un texte à l'écriture remarquable, s'attache à définir la beauté comme expérience de l'ambiguïté. Plus que la cathédrale qui parle trop directement de Dieu, la musique, en particulier, évoque cet impalpable inaccessible. A partir du mythe d'Orphée, qui court dans la culture occidentale de Monteverdi à Jean Cocteau, Dominique Fernandez poursuit la vérité de la beauté dans une réflexion éblouissante. Un grand plaisir de lecture et de culture.

  • C'est à partir d'espaces culturels précis - le Louvre ou les autres musées nationaux - que les spécialistes des principales collections françaises ont conçu cette série d'ouvrages : leur but est d'initier aux grands mouvements artistiques de tous les temps, à partir du contact immédiat avec un choix d'oeuvres d'art. Chaque volume dépasse le cadre étroit du catalogue ou du manuel résumé : suivant l'esprit original qui préside à l'enseignement donné au Louvre, on s'interroge sur les sources, les origines idéologiques ou spirituelles, l'évolution des formes et la vie des civilisations. A ce titre, ces livres répondent aux besoins des étudiants. Mais ils s'adressent plus largement à tous ceux pour qui un musée est un lieu de rencontre nécessaire et qui souhaitent une information claire, mais également sûre et complète, pour guider leur dialogue occasionnel ou régulier avec les grands témoignages de l'art.

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