Littérature traduite

  • Le Livre de Voie et de la Vertu (Tao Te King) est attribué à Lao Tseu (Ve-IVe siècles av. J.-C.).
    C'est une superbe prose classique. Elle jaillit comme le souffle de l'univers entre le Ciel et la Terre.
    La Voie, comme leur principe unique, produit tous les êtres. Elle les contient, elle les soutient, elle les régit, maintenant leur cohérence intime et leur cohérence globale. D'un seul mouvement du coeur, contemplons le repos de cette Mère, observons les enfants qui sortent d'elle. Tel est le monothéisme si vivant des Chinois.
    Le Taoïsme secrète l'optimisme, désarme l'agressivité, élude les difficultés, avec la grâce du naturel propre à l'esprit chinois.

  • Comme le dit Nicolas Berdiaev, la Légende du Grand Inquisiteur, c'est le sommet de l'oeuvre créatrice de Dostoïevski, le couronnement de la dialectique de ses idées. Dès la parution de la Légende dans les Frères Karamazov, les penseurs russes ont saisi la portée du mythe dévoilé par Dostoïevski, aussi bien pour son oeuvre que pour la conscience humaine en général. Ce dilemme aigu entre le salut individuel et la masse, entre liberté et contrainte, n'est-il pas le fond même de la condition humaine ? Plus qu'à la forme littéraire, ces textes s'attachent au contenu de l'énigmatique fable de Dostoïevski. Méditations sur l'utopie et l'anti-utopie, sur le problème du mal dans l'histoire, ils s'efforcent d'élucider des visions qui deviendront des questions essentielles du XXe siècle : la relation entre l'unicité de l'individu, la masse et le pouvoirLe lecteur voit au travers de cet ensemble de contributions combien l'oeuvre de Dostoïevski est importante dès son vivant, mais aussi combien la richesse et l'intensité de ses idées orientent la lecture, dans les années qui suivent la parution de l'oeuvre, vers des interprétations philosophiques et spirituelles. Ce recueil qui, à la suite du texte original, réunit les textes de six grands philosophes, théologiens et critiques littéraires russes, apporte une contribution capitale à la compréhension métaphysique du grand écrivain. Il permet de suivre de près la manière dont s'est élaborée, au cours des décennies qui ont suivi sa mort, la perception de ses oeuvres en Russie. Il montre aussi toute la fertilité et la profondeur de la philosophie russe et de la théologie orthodoxe, largement ignorées en Occident --Ce texte fait référence à l'édition Broché.

  • Qu'est-ce qu'une attaque de panique ? Quel est son effet sur le cerveau et le corps ? Quelles sont les méthodes les plus efficaces pour y faire face ?
    Dans le domaine des troubles anxieux, les Thérapies Cognitives et Comportementales sont la méthode la plus éprouvée pour apaiser son esprit et retrouver confiance en soi, quand on en a le plus besoin. Ce guide vous permettra de diminuer l'impact et la fréquence des attaques de panique grâce à des exercices simples et utilisables dans tous les contextes, et des stratégies de relaxation, de pleine conscience et d'acceptation. Il vous donnera des conseils sur le sommeil, l'alimentation, l'exercice physique et vous montrera comment vous exposer de façon progressive à ce qui déclenche vos peurs, pour les apprivoiser.

  • Dans la rue, dans les cours de récréation, à la maison... Avez-vous vu ces enfants hypnotisés par leurs écrans ? Est-ce un effet de mode passager, une petite faiblesse sans conséquence ? Certainement pas !
    Les nouvelles technologies sont en train de modifier le cerveau d'une génération entière d'enfants. Les écrans activent autant les centres du plaisir du cerveau que l'activité sexuelle, et ils font les mêmes dégâts neurologiques que la cocaïne. Les études cliniques corrèlent de plus en plus les écrans avec des troubles comme les TDAH, l'addiction, l'anxiété, la dépression, l'agressivité, voire les psychoses.
    Le Dr Nicholas Kardaras, addictologue, a accompagné de nombreux jeunes drogués du monde virtuel dans leur désintoxication numérique. Il nous explique les causes de cette épidémie mondiale et l'effet sur les enfants de nos merveilleux joujoux technologiques...

  • Première femme médecin en Italie, Maria Montessori découvrit les enfants par la pathologie : seuls les « irrécupérables », confinés dans les conditions épouvantables d'un asile de l'époque, lui avaient été confiés pour exercer son métier. Très seule, elle étudia les travaux de confrères ayant tracé la voie, comme Seguin ou Itard. Ce furent ses débuts, les premières découvertes, et les premiers succès.
    Dans le tome I de la Pédagogie scientifique, elle transmettait une expérience aboutie auprès des 3-6 ans, commencée en 1907 à la Casa dei Bambini du Trastevere, l'un des quartiers les plus populaires et les plus pauvres de Rome. Les tomes II et III, séparés dans l'édition de 1970, forment en réalité un tout : ce sont les fondamentaux de l'école élémentaire, de 6 à 12 ans.
    Le matériel, détaillé de manière scientifique, est appréhendé avec toutes les notions anthropologiques qui le sous-tendent.
    Bien loin d'un contexte passé, vieillot et suranné, qui pourrait l'enfermer, Maria Montessori y reste pionnière et novatrice. Lettres rugueuses, système décimal, largement diffusés aujourd'hui, s'insèrent cependant dans un ensemble bien plus vaste, une progression didactique cohérente en profondeur, qui méritent d'être découverts et transmis.
    La lecture attentive du cycle élémentaire restera donc pour beaucoup un lieu de découvertes et un enrichissement pour tous.

  • L'esprit de réaction

    Mark Lilla

    La figure imposante du révolutionnaire est morte. Mais celle du réactionnaire a survécu et prend de l'ampleur partout dans le monde. Il n'en reste pas moins l'inconnu de notre temps. Certes, il nous agace et nous fait peur. Mais nous ne nous interrogeons pas sur lui. Qui est-il ? Quelle est sa vision du monde ? On sait ce qu'il déteste, mais on sait moins ce qu'il veut.
    Le révolutionnaire se nourrissait d'espoir, le réactionnaire se nourrit de nostalgie. Il n'est pas conservateur, car il pense que l'Apocalypse est arrivée : dégoûté par tout ce qui l'entoure, il est électrisé par la splendeur du passé. Comme Don Quichotte, chaque expérience le confirme dans ses rêves. Car la nostalgie est irréfutable...
    /> Ce pessimisme historique inspire des figures aussi hétéroclites que des djihadistes rêvant d'un califat mondial et des polémistes qui voient dans ces attentats la confirmation de leur fatalisme, des catholiques intégristes et des maoïstes qui ont conservé leurs petits livres rouges, des antimondialistes et des néo-impérialistes russes, turcs et hindous. Tous avancent dans le passé.
    L'heure de la réaction a sonné. Il importe de l'entendre.

  • Ce livre a marqué l'Histoire d'une pierre. Il a annoncé le début d'une ère nouvelle dans l'éducation : le bâtiment scolaire, souvent sombre, ressemblant à une baraque où les élèves étaient reclus, fit place à une construction de petite taille, attractive, proche de celles qui les accueillent aujourd'hui ; les lourds bureaux noirs furent abandonnés pour des chaises et des tables légères, colorées, qui emplissent maintenant nos écoles. Il indiqua aussi le passage de l'immobilité et du silence, auxquels les écoliers étaient contraints, à l'activité et la gaieté d'une vie normale d'enfant.
    Cet ouvrage fut le signal que le temps du maître tyrannique et sévère, imposant des tâches contre nature, exigeant une stricte discipline maintenue par des châtiments, était révolu. Il fallait céder la place à l'accompagnateur serein et bienveillant, étudiant les moyens de favoriser le développement naturel des potentialités de l'enfant. Par ce livre, cet enfant passa des conditions d'emprisonnement et d'esclavage où il était tenu, à celles de liberté et de maîtrise de soi.
    Bien des choses sont arrivées, depuis sa publication, mais, de toutes les oeuvres de la doctoresse Montessori, cet écrit reste le plus précieux.
    Il fut son tout premier livre, et cette édition historique, publiée aujourd'hui, révèle, comme seul un tel ouvrage peut le faire, la fraîcheur, l'enthousiasme et les sentiments d'une âme qui a fait une grande découverte : la découverte de l'enfant.

    Mario M. MONTESSORI

  • Dotés d'une capacité d'émerveillement et d'une curiosité infinie, les enfants sont naturellement des philosophes en herbe. C'est ce que démontre ici Jordi Nomen Recio, ce professeur pas comme les autres qui utilise avec eux le conte, le dialogue, le jeu ou l'activité artistique. Dans ce livre, il explique comment contribuer à l'épanouissement de l'enfant, mais surtout comment lui apprendre à être libre et à penser par lui-même.
    Alors, tous en piste ! L'ouvrage propose des exercices et des jeux philosophiques pour développer les capacités de réflexion de nos jeunes. Douze thèmes essentiels, comme l'amitié, l'art, la joie, le mal, sont abordés à l'aide de penseurs majeurs, tels Platon, Épicure, Spinoza, Montaigne, Rousseau, Nietzsche ou Arendt...
    Une façon ludique et interactive de pratiquer la philosophie, en famille ou à l'école, avec les enfants de 9 à 12 ans.

  • Première femme médecin d'Italie, Maria Montessori (1870-1952) a mis au point une méthode pédagogique qui connut rapidement le succès, mettant l'accent sur l'éducation sensorielle et la liberté active de l'enfant, dirigé sans contrainte par l'éducateur. Elle rappelle sans cesse l'importance primordiale de l'éducation : « C'est notre seule façon de bâtir un monde nouveau et de construire la paix. » Elle est l'auteur de nombreux best-sellers, tous édités aux éditions Desclée de Brouwer.

    Ce livre est constitué d'une série de cours que Maria Montessori donna en 1946 en Angleterre, où elle rentra avec son fils Mario après sept ans d'exil en Inde. Cette formation, dispensée six ans avant sa mort, révèle la grande sagesse de Maria Montessori : elle qui a voyagé autour du globe et observé intensément et scientifiquement une multitude d'enfants, aura passé sa vie à étudier, non pas uniquement la petite enfance, mais le développement humain dans son ensemble, c'est-à-dire, l'enfance, les années d'école primaire et l'adolescence.
    Cette série de 33 conférences, prises en note par l'une de ses assistantes, aura des répercussions pédagogiques immenses, en ce sens qu'elle est devenue le fondement des cours donnés par l'Association Montessori internationale (AMI).
    Cette formation complète était jusqu'ici inédite en français.

  • Petites Choses formidables est sans doute l'un des recueils d'essais les plus célèbres de Gilbert Keith Chesterton (1874-1936). L'auteur se promène avec légèreté parmi les villes de France et d'Allemagne ou les collines d'Angleterre, et s'ingénue à tirer de petites anecdotes du quotidien des leçons pleines d'humour, de profondeur ou d'horreur. Le contenu de ses poches, les délices d'une grasse-matinée ou une terrifiante conversation avec un nihiliste sont autant d'occasions de dévoiler la beauté insoupçonnée du Paradis caché où vivent les hommes. « Le monde ne manquera jamais de merveilles ni d'aventures, c'est seulement d'émerveillement qu'il pourrait manquer. » Au fil de trente-neuf historiettes, Chesterton révèle l'extraordinaire dissimulé sous les aspects de l'ordinaire, et la grande morale que peuvent représenter des tickets de tram, un canif, des touristes à la plage ou une gare ferroviaire. D'un rien, il lui est possible de discourir, avec la fraîcheur dont il a le secret, sur la famille, la guerre, la démocratie et le christianisme. Ces essais, inédits en français pendant plus d'un siècle, sont un concentré de la pensée loufoque et lucide du Prince du Paradoxe, et peuvent être considérés comme son testament philosophique.

  • Voici près de trois ans, le monde découvrait stupéfait à travers le livre Viens sois ma lumière la réalité de l'itinéraire spirituel de Mère Teresa, la force de son combat intérieur pour affronter la "nuit de la foi"et de profonds moments de doute. Comme pour beaucoup de croyants, le chemin de la sainte de Calcutta n'était pas un long fleuve tranquille...
    Ce nouveau volume de textes inédits de Mère Teresa constitue la suite très attendue de Viens sois ma lumière. Présenté avec une grande clarté pédagogique par le Père Brian Kolodiejchuk, Missionnaire de la Charité, ce livre contient le meilleur de son enseignement spirituel, de sa confrontation avec le réel de l'existence. Conseils, propos de spiritualité, réflexions, méditations composent cet ouvrage où chacun peut puiser selon sa recherche personnelle.
    Le thème de l'amour, de la charité, est incontestablement celui qui revient le plus dans sa vie et son message. Le titre de l'ouvrage traduit bien son souci d'annoncer un Dieu vivant, présent par l'amour, par une charité active au service des frères et des plus pauvres en particulier.
    Car pour Mère Teresa, cette vocation à la charité n'est pas réservée aux seuls religieux ou aux spécialistes, c'est un appel lancé à tous les hommes. Point n'est besoin d'aller en Inde pour trouver des Calcutta à notre porte...

  • Un don, la dyslexie ? Oui, répond Ronald D Davis, qui a remarqué que ceux qui en souffrent possèdent pour la plupart des aptitudes singulières, une intuition très développée, une pensée plus vive que celle de la moyenne des gens.
    Ancien dyslexique lui-même, il a découvert que l'on pouvait inverser le processus, prendre le contre-pied de ce handicap et l'utiliser pour le transformer en moteur de réussite. Les frustrés de la parole aisée, les handicapés de l'écriture facile, ceux qui mélangent lettres et mots depuis l'enfance ou s'empêtrent dans l'expression de leur pensée vont se découvrir ici des atouts insoupçonnés. Et disposer enfin de modes d'apprentissage permettant de sortir de la confusion pour lire, écrire, calculer...

  • Un Pape qui a changé le monde, remémoré avec émotion par son secrétaire personnel et ami de quarante ans, le cardinal Dziwisz, maintenant cardinal archevêque de Cracovie. Un témoignage unique et exclusif, les mémoires du plus proche collaborateur de Karol Wojtyla, consignées par Gian Franco Svidercschi, sont publiées en 2007 par Rizzoli, qui a obtenu les droits internationaux du livre. " Le second coup de feu est parti immédiatement après. Et aussitôt que je l'ai entendu, le Saint-Père a commencé à glisser sur le côté, à côté de moi. " Quand la balle l'a touché, Karol Wojtyla était aux côtés de Stanislaw Dziwisz. Seule la mort allait interrompre leur complicité. Dans Une vie avec Karol, conversations avec Gian Franco Svidercoschi, Stanislaw Dziwisz reconstitue quarante années passées aux côtés de K. Wojtyla, avec en toile de fond des événements historiques comme la chute du Mur de Berlin et le Onze Septembre. Le Cardinal Dziwicz dessine pour nous un portrait renouvelé, touchant et profondément humain d'un grand Pape. Commençant par les années polonaises (1966-1978) quand il devint d'abord secrétaire privé de Wojtyla, passant par l'époque de l'Archevêque de Cracovie, il recouvre tout le pontificat (1978-2005), nous remémorant la tentative d'assassinat, la maladie et la mort. Dans les propos de son plus proche collaborateur, la figure de Jean Paul II se tient debout face à l'agitation de la fin du vingtième siècle. Nous le suivons dans ses voyages et ses rencontres avec les politiques tout autant qu'au long de ses heures de prière et de sa souffrance. Nous le suivons jusqu'au tout dernier moment, quand Stanislaw, né à Raba Wyzna en Pologne, fils d'un employé de chemin de fer et cinquième d'une famille de sept enfants, ce véritable ami de toute une vie recevra le dernier regard du Pape mourant et recouvrira son visage d'un voile blanc.

  • L'approche de la maladie à partir d'une conception du malade en tant que personne globale est une pratique éprouvée dans le traitement du cancer, et ce livre est un best-seller aux Etats-Unis.
    Pourquoi ? Parce qu'il rend l'espérance au malade, et qu'il a permis à beaucoup de gens de retrouver le goût de vivre. Cet ouvrage dynamique, tonique, réaliste, accroît les chances du malade en mobilisant son système immunologique et en permettant un sursaut volontaire.

  • Écrivain, journaliste, apologète, polémiste prolifique, Gilbert Keith Chesterton (1874-1936) ne peut s'empêcher de croiser la plume avec ses adversaires : littérature, religion, philosophie, politique, ses articles font feu de tout bois, pour le plus grand plaisir du lecteur amusé, mais aussi stimulé, voire étourdi par ce prestidigitateur féru de paradoxes. Voilà, en substance, Le Puits et les Bas-fonds, compilant d'excellents essais chestertoniens des années 1930.
    Chesterton y fournit également une nouvelle justification de son catholicisme - il s'est converti en 1922 : « Je ne pourrais abandonner la foi sans tomber dans quelque chose de plus creux que la foi. Je ne pourrais cesser d'être catholique, sauf à devenir quelque chose de plus étroit qu'un catholique... Nous avons quitté les bas-fonds et les lieux desséchés pour l'unique puits profond. La vérité est au fond. » Défense du christianisme, de la famille, de la propriété privée et du bon sens élémentaire, certes. Mais les essais rassemblés ici nous font découvrir en outre un Chesterton préoccupé de la situation politique européenne, au point de donner l'alarme devant le péril nazi qui allait bientôt incendier tout le continent : une vue prophétique dont seul les vrais sages sont capables.
    Cette traduction inédite comble un oubli de plus de quatre-vingts ans depuis la parution originale en 1935 de The Well and the Shallows.
    Traduction, présentation et notes par Patrick Gofman et Wojciech Golonka.

  • Donnés par Dieu à Moïse, les dix commandements continuent d'effrayer plus qu'une foi libératrice, ils fleurent davantage le confessionnal et résonnent comme une liste d'interdits étouffante. Et si cette image n'était qu'une caricature, se demande Anselm Grün ? Et si nous étions prisonniers d'une vision moraliste ? Car bien au contraire, les dix commandements proposent des chemins de liberté, tant pour chacun d'entre nous que pour nos sociétés sans repères. Anselm Grün en explique avec bonheur le sens et la portée pratique, qui annoncent l'enseignement d'amour de Jésus-Christ.

  • Un témoignage personnel, journal d'une aventure théologique et carnet de route d'un témoin de Jésus-Christ au coeur turbulent de notre XXe siècle.

  • Ecrit à l'origine en espagnol et publié à Barcelone en 1934, ce livre fait partie des premiers écrits par Maria Montessori, après la Pédagogie scientifique notamment. Jamais traduit en français, il s'articule avec De l'enfant à l'adolescent. À sa manière, ce texte de l'auteur de L'enfant est une brillante approche des mathématiques fondées sur son travail pédagogique. Dès l'âge de 7-8 ans, l'enfant peut abordes des figures mathématiques complexes grâce à une méthode très originale. À en croire certains, cette méthode agrémentée de nombreux schémas en quadrichromie permet de transformer le cauchemar de l'apprentissage des mathématiques en activité ludique.

  • Pas de vie sans crises, ni croissance. Cela vaut pour l'épanouissement personnel comme pour le développement d'une société. Pourtant, trop de gens perdent courage face à elles et ne font plus confiance à la vie.
    Dans ce livre, Anselm Grün propose des pistes pour aider ceux qui sont confrontés à une crise, quelle qu'elle soit, afin qu'ils ne perdent pas courage mais, au contraire, relèvent le défi avec détermination, en s'appuyant sur leur propre énergie spirituelle. Il montre comment la maîtrise de nos crises peut s'associer à une méditation sur l'Esprit saint, pour les traverser de façon plus inventive, plus vigoureuse et plus courageuse.

  • Magdeddine, homme de Dieu, et son épouse Zahra, victimes d'un passé qui les rattrape, sont contraints de quitter leur village et de gagner Alexandrie au moment même où, très loin de là, Hitler s'apprête à envahir la Pologne.
    D'abord étonnés par un monde qui leur échappe, ils finissent par nouer des amitiés solides et sont happés dans une ville bouillonnante, où les agitations de la vie quotidienne, le rythme des fêtes religieuses, les derniers spectacles en vogue étouffent la rumeur de l'Histoire. Magdeddine le musulman se lie d'amitié avec Damien, copte généreux et volubile. Les deux amis travaillent à la restauration des voies ferrées, puis doivent bientôt gagner le désert d'Al-Alamein, tandis que les raids italiens se succèdent dans le ciel d'Alexandrie, et que grondent au loin les canons de Rommel...
    Dans ce roman historique haletant, qui obtint en 1996 le prix du Salon du Livre du Caire, Ibrahim Abdel-Méguid fait se rencontrer de plein fouet la violence de la Seconde Guerre mondiale et la vie savoureuse et contrastée de l'Egypte.

  • Si Hannah Arendt (1906-1975) est connue et reconnue aujourd'hui comme l'une des grandes figures de la philosophie et de la pensée politique contemporaine, on la perçoit sans doute moins comme une épistolière. Après avoir pu découvrir sa correspondance avec Karl Jaspers, le public français a désormais accès à ses lettres échangées avec Kurt Blumenfeld (1884-1963), grande figure du sionisme et à qui Hannah Arendt dédia son essai Sur l'antisémitisme. Dans ces lettres s'exprime d'abord une amitié toute gratuite, ce bonheur du partage des idées et du quotidien. Même si l'exil, le déracinement, touche les deux correspondants, l'une résidant aux Etats-Unis, l'autre parti en Israël, le respect et la distance n'entament pas une forte affection réciproque. Et d'un point de vue plus intellectuel, cette correspondance est l'occasion de prolonger la réflexion sur l'antisémitisme et le sionisme, ouverte par le premier tome des Origines du totalitarisme. Une belle leçon de dialogue et de reconnaissance.

  • Ce livre est le quatrième de ce qu'on appelle le pentateuque - c'est-à-dire les cinq livres de moïse.
    Le titre courant, les nombres, dit bien tous les dénombrements, de noms et de nombres, qui remplissent ce livre. mais il ne dit pas ce que dit le titre hébreu, dans le désert. le titre hébreu ne fait pas qu'évoquer le cheminement dans le désert. il implique les découragements, les révoltes, et le châtiment qui en est la conséquence. lu comme une suite de dénombrements, ce livre est réduit à des listes.
    Lu par ses péripéties, il s'entend comme un récitatif, avec ses douleurs, et ses listes deviennent des incantations. c'est ce que cette nouvelle traduction tente de donner à entendre, et c'est non seulement toute sa justification, sans laquelle il ne servirait à rien de retraduire, mais aussi, on espère, la jouissance de ce langage, à donner en partage. ce livre prend la suite du projet de traduction de la bible par henri meschonnic.
    Il a commencé avec les cinq rouleaux (gallimard, 1970). il y a eu le livre de jona dans jona et le signifiant errant (gallimard, 1981). le projet a repris avec gloires, traduction des psaumes (desclée de brouwer, 2001), au commencement, traduction de la genèse (desclée de brouwer, 2002), les noms, traduction de l'exode (desclée de brouwer 2003, édition accompagnée d'un cd oú henri meschonnic lit en hébreu et en français des extraits de gloires, au commencement et les noms), et il a appelé, traduction du lévitique (desclée de brouwer, 2005).
    Ce projet de traduction n'est pas séparable des poèmes ni du travail de réflexion. derniers poèmes parus: tout entier visage (arfuyen, 2005), et la terre coule (arfuyen, 2006), parole rencontre (l'atelier du grand tétras, 2008); essais: un coup de bible dans la philosophie (bayard, 2004), vivre poème (dumerchez, 2006), le nom de notre ignorance, la dame d'auxerre (laurence teper, 2006), heidegger ou le national-essentialisme (laurence teper, 2007), ethique et politique du traduire (verdier, 2007), dans le bois de la langue (laurence teper, 2008).

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