Littérature générale

  • De l'étang de Saint-Nazaire, proche de Perpignan, où l'on repêche un candidat au suicide et où l'on pêche « à la lessiveuse », jusqu'à Cassis, où sera tondue un vraie héroïne de la Résistance, en passant par une île indéterminée, où joue le Minotaure, et par ce phallus du Pont du Gard qui se trouve être celui d'Hercule, André Bonafos nous promène « Sous le ciel magique de la Méditerranée » avec ses trente contes et récits ici réunis.
    On y rencontrera la Mistral et l'héroïsme d'une épouse, les chevaux de Bois du Carrousel d'Avignon envolés une nuit de Noël, des lampes à huiles à foison dans l'Hôtel de Sade de Saint-Rémy-de-Provence, et bien d'autres lieux et aventures, où le passé rejoint le présent, où les santons ressemblent à leur propriétaire et où les araignées sont hôtes de la crèche, où le « suspense » est total à Marseille et où les orties ont leur mot à dire à Eyragues, où se succèdent d'étranges présages au Pays des Alpilles et où un orage dantesque semble punir Avignon...
    Que ce soit un conte ou un récit, chaque texte est nourri d'un réel vécu ou observé profondément, qui lui donne de la densité et une vérité prenante, car le style est vivant, plaisant...
    On s'attache à ces personnages autant que l'auteur, qui leur donne à tous, y compris au « Rénaïre » ,sa profonde sympathie...
    Comme ces santons qui manifestent leur tendresse aux « Cigales de Noël.... »

  • Fondatrice d'un collectif de victimes en février 2012, le CIVIFF, devenu association loi 1901, Caroline Guesnier traite prioritairement des victimes, parce qu'il est grand temps que les mentalités évoluent, et que ces dernières ne soient plus considérées, à tort, comme des personnes faibles, qui préfèrent recevoir des coups plutôt que de partir.
    Le sujet a été traité de manière à le rendre le plus accessible possible, y mêlant parfois l'humour afin de ne pas le rendre trop lourd, le tout étayé de témoignages et d'un passage autobiographique.
    Le public visé est aussi vaste que possible : la magistrature, les intervenants des services sociaux, tout tiers qui souhaiterait accompagner une victime de sa connaissance, et bien évidemment, les 750.000 femmes victimes de France.

  • Pour la première fois, une véritable anthologie littéraire de l'imitation et de ses meilleurs représentants est publiée en France. Un ouvrage qui évoque l'art de l'imitation au spectacle et l'évolution des prises de paroles, de l'après-guerre à aujourd'hui.
    On retrouve celles et ceux qui font l'imitation d'hier, d'aujourd'hui et demain à travers 40 portraits. Ils sont Français mais également Québécois ou Belges et ont mis leur don au service d'une vérité.
    En préambule de la présentation de tous ces artistes, on pourra lire aussi sur le fait d'imiter : Comment ça vient? Don attribué à quelques privilégiés ou discipline qui peut se pratiquer par n'importe qui? Quels sont les mécanismes pour faire des voix?
    Et surtout Un univers exceptionnel à découvrir, à la portée de tous. Un livre qui ne sera jamais... imité !

  • Pensez cigales et tout de suite vous entendez les « tssis tssis tssis », vous sentez l'éclat du soleil au milieu des vignes, et pourtant la cigale est un insecte très méconnu, en Provence comme ailleurs.
    Pour Pagnol, on la déguste pour épater de jolies demoiselles. Pour Jean de La fontaine, on la fabule au point de lui faire du tort depuis trois siècles. Pour Henri Fabre on crée ses « souvenirs entomologiques » et pour les autres, on adopte dans nos intérieurs la fameuse cigale d'Aubagne faite en céramique.
    Jean-Claude Rey, le plus célèbre des conteurs provençaux, nous dit tout sur cette musicienne, reine de Provence. Il lui rend enfin justice avec entre autres les aspects scientifiques indispensables à sa connaissance ; sans oublier, les plus drôles découverte de ses pérégrinations, de soirées en veillées.

  • Roman autobiographique, jeunesses volées (Auschwitz 1944-Marseille 1984) relie la grande Histoire, celle qui a marqué le XXe siècle du sceau de l'horreur, à l'histoire personnelle d'où s'écoule une rare intensité des sentiments.
    Ainsi se répondent la vie et la mort de Léa, atteinte d'un cancer et que l'on suit au travers de son calvaire, et celle de plusieurs témoins de la Shoa, parents de l'auteur. Il s'agit de deux luttes pour la vie et d'espoir toujours renouvelé malgré la noirceur d'un futur qui se resserre de plus en plus pour chacun d'entre eux. Un hymne à la vie et à l'amour, malgré tout. Sortir indemne de ce roman s'avère extrêmement difficile, sinon impossible, tant l'auteur possède cette capacité rare à mener son lecteur par le bout du coeur et à retranscrire la qualité des nombreux sentiments humains.
    On pleure beaucoup, on rit souvent. Un vrai beau premier roman !

  • Tout est parti d'une aventure, un rien culottée en cette fin de dix-neuvième siècle.
    Celle d'un groupe de lycéens marseillais fraîchement convertis en poésie, amoureux de l'alexandrin. la muse gueule était née. à peine lancé, le cercle tourna rond. inspirateur désigné de ces travaux d'élèves, edmond rostand continuera, quelque quinze ans après sa mort, par la pensée et à titre posthume, de nourrir chez les poètes en herbe les plus nobles ambitions. voilà comment notre jeune rastignac sera un jour amené à prendre son envol, désertant le cocon du 14 de la rue montaux (qui porte aujourd'hui son nom) pour gagner sans plus tarder les mirages de la capitale.
    De la seine à la scène, de cyrano à l'aiglon et chantecler, de sarah bernhardt à anna, simone et autre mary marquet, edmond rostand les aimera toutes ; le temps d'épouser la poétesse rosemonde gérard et de lui faire deux enfants, maurice et jean (le chasseur de grenouilles). le temps de multiplier les coups de théâtre et de mettre paris à ses pieds de nez. juste l'espace d'un alexandrin. avant de mourir de la grippe espagnole.
    Au bout d'un demi-siècle de vie. celle d'un héros.

  • Entretiens

    Draghincescu

    Qu'est-ce que la littérature, la poésie aujourd'hui ? Pourquoi écrit-on et pour qui? Telles sont les questions posées, à brûle-pourpoint ou en filigrane, par Rodica Draghincescu, figure de la littérature roumaine contemporaine et lectrice passionnée de la production européenne, à dix écrivains - français pour la plupart, mais aussi roumains et allemands - au nom prestigieux ou moins connu.
    Avec une proximité bienveillante, dans une sorte de trêve essentielle au milieu de l'emballement du monde, ces poètes et romanciers nous donnent quelques clés de leur parcours et de leur oeuvre. Leurs voix si particulières se font aussi l'écho d'un même amour exigeant de leur art : à la fois manque et plénitude, langue particulière et voix du monde. Cette " présence pleine des choses " (Yves Bonnefoy), ce " moment suspendu de l'éternité " (Jean Orizet), continuent de nous parler librement.
    À nous de l'entendre, afin " d'élargir notre perception des choses et de participer [...] à la redéfinition du présent" (Yves di Manno).

  • De ciel et de sang

    Villa

    Sarah est belle, elle aime la vie, s'intéresse passionnément aux êtres particulièrement aux plus jeunes, pour lesquels elle est une merveilleuse enseignante.
    Pourtant, une instabilité venue du fond de son enfance étouffante, aggravée par ses désillusions de militante puis la disparition tragique de son mari, va la faire plonger dans l'enfer de la drogue. La zone, le quotidien glauque des " junkies ", la quête toujours recommencée de la dose d'héroïne, les trafics pour trouver l'argent nécessaire... Sans fard, Linda Villa nous fait partager onze années de spirale infernale: les essais de désintoxication de Sarah, ses rechutes, ses errances du Maroc à l'Inde...
    Avec toujours, ultime soutien moral, l'amour inoxydable de son fils Greg et ses encouragements à décrocher. II finira par la convaincre de rejoindre le Mexique, terre de tous les mystères, où Sarah enfin naîtra à une nouvelle vie sous les yeux de Greg, venu accompagner son cheminement initiatique. Libérée. Belle leçon de vie, de courage et de lutte que ces pages, plus efficaces que n'importe quel discours moralisateur pour faire appréhender à chacun le problème crucial qu'est la drogue.

  • Germain nouveau

    Lovichi

    Présentation de Germain Nouveau. La vie et l'oeuvre de ce poète français n'ont pas obtenu la même reconnaissance que celle de ses deux amis, Arthur Rimbaud et Paul Verlaine.
    Jacques Lovichi, considéré depuis sa thèse universitaire sur cet auteur comme le spécialiste dérangeant de Germain Nouveau, a rédigé sous forme de trois chapitres un essai complet retraçant le parcours du poète :
    « Situation du poète » ; «Divers aspects de son oeuvre » ; « Étude de l'oeuvre au fil des pages ». Il restitue ainsi l'importance de Nouveau dans la création poétique de Rimbaud et Verlaine, ouvrant ainsi les portes d'un futur
    surréalisme.

  • Pari sur scene

    Blua

    Lorsque Elle entre en scène, passé le seuil de la lumière, c'est soudain un étonnement terrifié : que font tous ces gens devant elle ? Qui sont-ils ? Qu'est-elle pour eux ? Le malentendu frôle la débâcle. Puis s'installe une sorte de dialogue entre Elle et eux. Pour la première fois dans une pièce de théâtre, c'est bien le spectateur qui est totalement au centre du débat. Et il va de surprise en surprise face à Elle que ce rôle, en fin de compte, semble pleinement satisfaire. " Et d'où tenez-vous cette certitude oe... Parce que je suis sur la scène, je ne pourrais être qu'une actrice... Et parce que, en contrebas, vous êtes assis sur des sièges, vous êtes fatalement des spectateurs... Mais réfléchissez-y : qui m'assure en revanche que vous êtes bien des spectateurs puisque, moi, je sais pertinemment ne pas être une actrice ? "


  • un jour comme les autres, ce 11 octobre 1963.
    passé à écrire, peut-être à lui écrire pour le remercier. nous le remercions toujours de quelque chose. je n'ai appris sa mort qu'avec douze heures de retard. la france entière était déjà au courant. et d'une façon qu'il aurait approuvée. dans l'obscurité. quarante-huit heures s'étaient écoulées depuis son dernier envoi : les douze dessins terminaux d'une série qu'il m'offrait pour illustrer un essai tauromachique.
    je me répétais jusqu'à l'absurde dans l'obscurité cette phrase du grand écart : " rien ne ressemble plus à un coucher de soleil qu'une corrida. " c'était donc le couchant, les fanfares de la mort sonnaient pour le poète tandis qu'il achevait de poser les banderilles de feu de ses crayons et embrasait, incendiait le cirque.

  • Dans ce recueil, Ange-Mathieu Mezzadri redéploie en trois parties des textes déjà publiés en revue et des inédits :
    - La Race des Seigneurs est une saga onirique en 27 variations principalement illustrées par la musique de Led Zeppelin, mais avec un clin d'oeil à Patti Smith et un autre, plus émouvant, en hommage à Jim Morrison.
    - Croquis Rock and Roll, poésie charnellement rock, regroupe divers textes publiés dans des revues françaises et étrangères.
    - Le Tombeau Thaï, héroïque fantaisie sur Rock symphonique, est un tribut au dessinateur Boris Vallejo et au groupe «Blue Oyster Cult».
    Sous l'élégance châtiée de son style, l'auteur exprime et partage une intense révolte politique et le rejet viscéral d'une société qui n'en finit pas de mourir sous nos yeux.

  • Avant de devenir célèbre avec Le Rouge et le Noir et La Chartreuse de Parme, le jeune Henri Beyle, qui ne s'appelait pas encore Stendhal, fut séduit, à 22 ans, par une ravissante comédienne, bouleversante interprète de Chimène, dans Le Cid, et il la suivit à Marseille où le futur auteur du savoureux traité De l'Amour, allait ressentir ses premiers émois, sous la flèche du facétieux Cupidon.
    Il vivra presqu'une année entière dans la cité phocéenne, et ce fut la période de son existence où il fut certainement le plus pleinement heureux. Toute sa vie, il conservera d'ailleurs une tendresse particulière pour " cette magnifique Marseille " où il reviendra à deux reprises, et c'est d'ailleurs à Marseille, qu'il aura l'idée de Julien, le héros du Rouge et le Noir.
    Claude Camous nous transporte allègrement dans l'univers romanesque et passionné du grand écrivain qui sans cesse se met en scène à travers ses héros séduisants et généreux, un univers qu'il commence à construire à travers l'une de ses toutes premières expériences de l'Amour, au coeur de cette ville qui le fascine, en dépit de ses mauvaises odeurs, " la plus jolie ville de France ".

  • Les cris de Belleville sont dix récits de vie et de mort dans le quartier de Belleville au 19e siècle.
    Le point de départ de chacun est un extrait de journal tiré de la presse de l'époque. Le fait divers reproduit en exergue est authentique, pour le reste ce ne serait que pure coïncidence.
    L'insurrection de 1848, la guerre de 1870, la commune de Paris, les travaux Haussmannien, la révolution industrielle.
    À Belleville comme ailleurs, la petite histoire croise la grande.
    En quelques décennies, le paisible village se métamorphose en un immense faubourg ouvrier à l'âme rebelle et à la mauvaise réputation, où le tout-paris rêve néanmoins de finir ses jours dans le fameux cimetière du Père Lachaise. Les morts n'ont peur de rien !

    L'auteur a tenté de restituer les enjeux d'un quartier et d'une époque. Les personnages auraient pu naître ailleurs, dans un autre siècle - peut-être le nôtre, et ressentir les mêmes doutes, les mêmes passions, les mêmes désillusions.
    Il espère que ces histoires feront écho à la vôtre, comme elles font écho à la sienne.

  • Jean Cocteau aimait la mer et le ciel lumineux. Il aimait aussi le soleil brûlant, " comme le sauvage à plat ventre sur le rivage ". Et c'est sans doute pour cela qu'il choisira de s'installer dans le Midi, autour des années 50. Toutefois celui qui restait " un homme des villes " aima aussi Nice, Menton, Fréjus, Toulon et... Marseille, capitale tumultueuse de ce Midi flamboyant, Marseille, la ville de son affranchissement, qui parce qu'elle était enthousiaste, généreuse et anticonformiste, s'accordait bien sans doute à sa vision de la vie, Marseille qui ne craignait pas de surprendre, de déranger, de choquer, de provoquer, de " mettre les pieds dans le plat ". Et Cocteau, on le sait, adorait cela depuis qu'un certain Diaghilev lui avait fait prendre conscience de la nécessité de rompre avec les idées toutes faites, les académismes et le BCBG, en lui lançant son fameux " Etonne-moi ! ".
    Claude Camous évoque, non sans émotion, la vie du grand poète, ses rencontres à Marseille, et les fantômes de ses chers disparus qui l'accompagneront fidèlement jusqu'au jour où, à son tour, il traversa le miroir.

  • Rétrospective de l'oeuvre du peintre Charles Rutili depuis les années 70 à nos jours.
    Né à Marseille où il vit et travaille, Charles Rutili expose depuis les années 70 dans les galeries et lieux culturels les plus prestigieux.
    On peut citer quelques passages à la galerie Chappaz, la galerie Sordini, le Musée de la Vieille Charité à Marseille, la Galerie Visconti à Paris, mais aussi Gênes, New York ou Vienne.
    L'Atelier 25, qu'il a créé en 1991 avec son ami Joseph Alessandri, est devenu l'une des écoles de peinture les plus réputées et les plus dynamiques de la cité phocéenne, aujourd'hui installée dans l'historique rue Thubaneau.
    Si ses couleurs sont le reflet des émotions, ses formes sont celles de la force. La toile est comme finement sculptée par les écorchures pratiquées dans la première couche de peinture. Sa palette est claire, vaporeuse, la lumière se diffuse et bouge comme piégée par l'espace de l'oeuvre et ce sont des villes imaginaires, des tatouages, des personnages devinés qui apparaissent pour notre plus grand enchantement.

  • Savez-vous que Jules Verne, l'immense romancier visionnaire, est venu en Provence et à Marseille en particulier, et qu'il décrivit la cité phocéenne et ses habitants ? Ce séjour se situe vraisemblablement entre 1863 et 1864, et durant celui-ci, il rencontra un grand savant bien oublié aujourd'hui des Marseillais et qui allait le marquer profondément : le professeur Philippe Matheron, qui lui fit découvrir la fameuse " bête " de la Nerthe, et de cette singulière rencontre, il ramènera les éléments essentiels de son second roman Voyage au centre de la terre, Avec Claude Camous, retrouvez votre âme d'enfant et suivez le grand romancier dans un voyage exceptionnel, un " voyage au centre de...
    Marseille " !

  • " Une génération s'est imposée dans les années 1980, génération luxuriante représentée dans cette anthologie par Gellu Dorian, Radu Florescu, Adi Cristi, Valeriu Stancu, Nicolae Sava, Cassian Maria Spiridon, Aurel Stefanachi, Ioan Tepelea, Lucian Vasiliu, Ion Vadan et George Vulturescu.
    [...] Chacun de ces poètes a pleinement assumé toute l'histoire de la poésie roumaine, depuis le folklore jusqu'à l'avant-garde du début du XXe siècle, et a tenté une synthèse poétique personnelle, originale, selon la force de son talent. " (Cezar Ivanescu) " [...] les poètes que nous présentons se tiennent à l'écart. [...] Malgré l'accumulation de drames qui caractérise l'époque contemporaine, ils gardent confiance en l'homme, en son pouvoir créateur, et son avenir.
    On chercherait en vain dans ces pages une coterie, une école, un groupe constitué. Simplement le rassemblement d'individualités jalouses de leur indépendance et qui s'expriment néanmoins dans la proximité. [...] il s'agit, en effet, du sentiment que l'écriture du poème est non seulement une respiration essentielle, notre oxygène dans les mots, mais qu'elle est aussi notre épine dorsale, celle qui, contre vents et marées, permet à chacun de se tenir droit.
    " (Jean-Max Tixier) Numéro spécial réalisé en partenariat avec la revue POEZIA, de Iasi, qui publie la même anthologie sous le titre : " Poezia de azi. Punte lirica :
    Marsilia-Iasi, Franta-România ".

  • Loin du star-system, Daniel Auteuil est un acteur discret, voire timide.
    S'exposant peu aux médias il se dévoile très difficilement, parle rarement de sa jeunesse et jamais de sa vie privé. Lors des interviews, il préfère s'étendre sur son dernier rôle, faisant rarement étalage de sa notoriété ou de sa carrière, partant du principe que ses amours, ses enfants et sa famille en général, c'est son jardin secret. Capable de vous faire passer du rire aux larmes d'une réalisation à l'autre, il est un artiste complet, jouant aussi bien un Ugolin qu'un François Pignon, étant crédible dans le costume du Marquis de Sade comme dans celui d'un flic à la dérive.
    A soixante ans, libre dans sa tête, libre dans ses choix, Daniel Auteuil est un acteur heureux et accompli, qui vit sa vie d'homme loin des projecteurs. Avec plus de soixante-dix films à son actif sept séries télévisées et dix-huit pièces de théâtre, auréolé de deux Césars, d'un prix d'interprétation au festival de Cannes, d'un BAFTA (équivalent britannique des Oscars aux Etats-Unis) et d'un prix Gérard Philipe, il n'a plus rien à prouver.
    La seule chose qui lui reste à faire ? Donner encore beaucoup de plaisir à son public, et ce, pendant encore de nombreuses années.

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