Ateliers Henry Dougier

  • Chemins sans issue selon Van Gogh Nouv.

    Le Champ de blé aux corbeaux est devenu un tableau mythique. Mais s'il excelle à faire connaître une oeuvre, le mythe obscurcit plus qu'il n'éclaire. Non, cette toile ne fut pas la dernière de Van Gogh, et non, il ne s'est pas suicidé devant. Longtemps, par égard pour les témoins vivants, on a occulté le rôle de Théo et d'autres personnes dans la tragédie d'Auvers-sur-Oise. Ce récit rétablit, par le don de vie du roman, le scénario de la fin.

    Le Champ de blé aux corbeaux, ainsi remis en perspective, en sort plus poignant. Comme tout chef-d'oeuvre, il est une synthèse de l'art de son auteur par la couleur et par le trait, en adéquation parfaite avec son ressenti de l'instant. Le comprendre le fait d'autant plus aimer.

  • Les scandales d'un naufrage selon Géricault Nouv.

    À travers Alexandre Corréard, l'un des survivants du naufrage de La Méduse, l'auteur retrace les secrets de la conception et de la réalisation de la première oeuvre de l'histoire de la peinture française, inspirée d'un fait divers scandaleux et tragique. Cette immense toile de trente-cinq m2 acquise par le Louvre en 1824 a provoqué un scandale considérable.

    Le thème bousculait le régime monarchique, le personnage principal de l'oeuvre symbolisait la lutte contre la traite des Noirs, les modèles étaient pour la plupart des survivants de ce drame. L'artiste avait aussi travaillé sur des cadavres rapportés de l'hôpital Beaujon proche de son atelier.

  • Un message de consolation selon Gauguin Nouv.

    Le Pouldu, Finistère, fin octobre 1889. Paul Gauguin s'est réfugié à La Buvette de la plage. Plus rien ne va pour lui. Le succès tant espéré s'éloigne, l'inspiration le déserte, et il vit dans la plus grande pauvreté. Comment faire avec la vie quand tout ne paraît qu'échec et absurdité ?Persévérer ? Malgré les souvenirs, les visions, les regrets ?

    « Oui, peut-être. Oui quand même. Parce qu'il y a l'ami Meijer de Haan, la belle Madeleine Delorme, et puis Jésus, un métèque comme moi, dont le destin me hante depuis toujours, et plus encore depuis mon détour par la chapelle de Trémalo... » Récit à la première personne, en écho aux propos mêmes de Paul Gauguin, cette fiction propose un parcours intérieur imaginaire qui cherche à comprendre ce qu'on peut appeler le mystère du Christ jaune, tableau célèbre renouvelant le thème, sur lequel le peintre, curieusement, ne s'est jamais exprimé...

  • Une vision du désert ou une vision dans le désert, avec, comme en lévitation, une rose et un crâne de bélier... Intrigante, mystérieuse, cette toile de O'Keeffe de 1935 rassemble ses thèmes récurrents : les ossements, les fleurs, l'immensité du désert, du ciel... fantastiques et infinis espaces qui l'auront toujours fascinée.
    Cette peinture nous attire vers l'histoire singulière de cette légende, cette icône qui s'est imposée très tôt aux Etats-Unis mais qui reste aujourd'hui encore étrangement méconnue pour ne pas dire inconnue en Europe.
    Derrière O'Keeffe, bien cachée, il y a Georgia... Une femme libre, talentueuse, une grande amoureuse aussi, qui un beau jour va quitter New York pour trouver refuge au coeur des terres arides de l'Ouest américain. A Ghost Ranch, « sous le ciel immense » du Nouveau Mexique...

  • Exposée au Salon de 1865, l'Olympia de Manet déclencha une violente polémique. Le scandale n'était pas de montrer une femme nue étendue sur un lit, non, bien sûr, la peinture l'avait fait cent fois depuis la Renaissance... Alors, était-ce de montrer une courtisane fixant du regard le spectateur, comme si c'était lui son prochain client, à moins qu'il ne soit simplement un voyeur ? Était-ce cette main posée sur son sexe ? Ou ce chat noir à la queue impudemment dressée ? C'est un peu tout cela, sans doute, qui valut à Manet cette réputation de pornographe qui poursuivait déjà son ami Baudelaire depuis la condamnation pour immoralité de ses Fleurs du mal.
    L'histoire de ce sulfureux chef-d'oeuvre est racontée ici, dans un journal fictif, par Victorine Meurent, l'Olympia du tableau, qui fut le modèle préféré du peintre pendant une dizaine d'années.

  • L'atmosphère de cette toile est étrange, la scène énigmatique, comme dans tous les tableaux du peintre, c'est vrai ; Hopper est un ensorceleur.
    Ses peintures, baignées de grande solitude, de mélancolie sourde, subliment la banalité et intriguent. Rêveries inquiètes qui nous entraînent dans un monde intranquille, peuplé de fantômes esseulés.

  • « La toile aux dimensions inhabituelles sortait peu à peu de sa solitude de lin. Klimt l'avait recouverte d'une ample couche d'or mat, au cuivré profond, d'une densité puissante propre à accueillir le motif. Il se souvenait des fonds des fresques de Ravenne et des coupoles de San Marco et de Torcello, tous dorés eux aussi, aptes à recevoir. L'or comme un ciel offert à toutes les promesses, disait-il. Car de lui naîtrait l'objet même du tableau... » Le Baiser de Klimt est devenu le tableau de tous les records : le plus connu du XXe siècle, le plus admiré, le plus copié, le plus « marchandisé »... Mais que sait-on de sa création ? Et surtout, quel sens Klimt a-t-il voulu donner à son chef-d'oeuvre ?

  • Petit pays arabe bordé par la Méditerranée et passerelle procheorientale, le Liban est célèbre pour sa mosaïque religieuse. On y appartient à un pays, une communauté, un territoire géographique, une famille. Quinze ans de guerre (1975-1990), ainsi que les occupations et interventions étrangères, y ont laissé de profondes meurtrissures. La violence est trop souvent revenue, tout comme les crises politiques. La société, pourtant, ne cesse d'aller de l'avant : l'inventivité s'exprime au quotidien, la solidarité s'organise face aux inégalités sociales, et l'humour résonne comme un paratonnerre.

    Laure Stephan est partie à la rencontre de ce peuple et nous rapporte ses conversations avec une architecte engagée dans la sauvegarde du patrimoine, un reporter pourfendeur de la corruption, des tatoueurs, des danseurs, un entrepreneur social, une éditrice qui n'a pas froid aux yeux, ou encore une réfugiée palestinienne décidée à mettre à l'honneur la cuisine de son peuple.

    Ces tranches de vie nous confirment aussi que, malgré les divisions et les tensions, les Libanais partagent le sentiment d'un destin en commun.

  • La culture est omniprésente à Paris. Voici une sélection éclectique de lieux culturels qui permettront de découvrir ou redécouvrir le grand Paris.
    La nouvelle génération d'artistes est ici mis en avant.

    2 préfaciers :
    Jack Lang, ancien ministre, président de l'IMA.
    Marie Gauthier, directrice artistique du Salon de Montrouge.

    10 artistes jeunes contemporains :

    (La)Horde : collectif pluridisciplinaire.
    Billie Thomassin : artiste photographe.
    Clémence Weill : auteure et comédienne.
    Elsa & Johanna : duo photographe et vidéaste.
    Jann Gallois : danseuse chorégraphe.
    Jean-Baptiste Boyer : peintre.
    Clément Cogitore : artiste pluridisciplinaire.
    Neil Beloufa : artiste vidéaste et installations.
    Pauline Bayle : auteure, comédienne et metteuse en scène.
    Et Valentine Guichardaz-Versini : architecte.


    10 grands lieux :

    Boulevard Paris 13.
    Centquatre.
    Centre Pompidou.
    Fondation Cartier.
    Gaîté Lyrique.
    Mac/Val.
    Opéra de Paris.
    Palais de Tokyo.
    Théâtre de la Ville de Paris.
    Théâtre de l'Odéon.

    Et 90 autres à découvrir !
    Ainsi qu'un agenda des festivals pour vivre une riche année culturelle en Ile-de-France.

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  • Franz Schubert, compositeur déjà reconnu mais désargenté, a été invité comme maître de musique de deux jeunes filles de la haute aristocratie viennoise, dans leur somptueuse résidence d'été en Hongrie.
    Franz reconnaît bientôt en l'une des deux comtesses, Caroline, la plus jeune et la plus talentueuse, son âme soeur. Cet amour, cependant, va se briser sur les conventions et les interdits de caste.
    Cette passion fut-elle partagée ? Certains gestes, même les plus ténus, ne sont-ils pas, parfois, des aveux ?
    Un été à quatre mains explore les invisibles mouvements du coeur, et le mystère d'une histoire entre deux êtres qui rêvent d'un monde où ils trouveraient enfin leur place.

  • Voici le récit vivant, charnel, sans langue de bois, d'une aventure improbable, celle du fonds d'investissement Livelihoods, de ses associés et de ses alliés. Leur mission : réparer partout dans les écosystèmes abimés, réinventer une agriculture équilibrée.

    Au quatre coins du monde - de Sumatra au Sénégal, de Madagascar à la vallée du Gange -, des communautés rurales dont la vie dépend très directement des climats, du sol, de l'eau, de la diversité végétale et animale, montrent qu'il est possible de reconstruire les fondations de la maison. Et de desserrer l'étau de la pauvreté.

    L'expérience, les expérimentations, réussies ou ratées, de Livelihoods, prouvent que l'alliance des contraires est possible ! Quoi de commun entre de grandes entreprises internationales et des villages isolés d'Afrique, d'Asie ou d'Amérique latine ? Entre le monde des ONG animées par un idéal et celui du business ? Entre le secteur dit « privé » et l'intérêt général ?

    Tout semble cloisonné et pourtant tout est ouvert, les frontières peuvent tomber, des alliances se nouer. La preuve !

    L'aventure continue.

  • Le monde du foot raconté de l'intérieur par une figure emblématique « Encore sous l'effet de l'adrénaline, Luigi empoigna son nez dans sa main droite et, d'un coup sec, accompagné d'un craquement d'os fracassant, il le remit en place comme on remet un noeud de cravate. » Depuis près d'un demi-siècle, Luigi Alfano défend les couleurs d'une seule et même ville : Toulon. Giovanni Privitera retrace la vie et la passion de ce footballeur italien devenu entraineur du Sporting Club de Toulon. Il revient sur son enfance napolitaine, son parcours vers le monde professionnel, ses confrontations aux vedettes internationales du championnat de France et ses aventures rocambolesques sur les pelouses de France et de Navarre avec son équipe de toujours.
    /> On y retrouve aussi sa pugnacité, son jeu de tête unique et son nez légendaire.
    Ce récit nous plonge avant tout dans un football d'un autre temps, avec ses codes, ses valeurs, ses travers.

  • "C'était un boulot dur. Quand on ferrait des roues, on commençait à cinq heures du matin. Il fallait du monde, cinq personnes, avec des grandes pinces !".

    Francis Renard a vécu plusieurs vies. Son histoire se déroule à Châtillon-sur-Colmont, un bourg de Mayenne entre Bretagne et Normandie. Né en 1923 dans une famille de charrons, il apprend à forger le fer et scier le bois, à fabriquer charrettes, carrioles, tonneaux, outils agricoles, portes et fenêtres, tables et placards...

    Aujourd'hui, à 96 ans, en buvant son café et en grignotant les gâteaux secs de la collation mayennaise, il nous livre ses secrets de fabrication mais aussi le témoignage d'un monde paysan disparu aujourd'hui.

  • Dans l'imaginaire populaire, quand on parle de la Belgique, on pense aux moules, aux frites, à la bière, à Jacques Brel ou à Stromae. Les Belges bénéficient d'une image sympathique, teintée de surréalisme. Pourtant, sous une apparente bonhomie, le royaume est un territoire fracturé, traversé par des soubresauts identitaires, politiques et économiques. Vivre dans un pays divisé en communautés pousse chacun à évoluer dans sa langue, dans ses symboles et... dans sa bulle.
    C'est par de nombreux témoignages et rencontres de Belges, connus ou non, que Jérémy Audouard montre un facette inconnue de la Belgique. On retrouve de grands noms de la culture comme Philippe Geluck, Jean Quatremer, In Koli Jean Bofane ; de la télé avec Jean Libon, créateur de Strip-Tease ; ou encore de l'astrophysicien Mickaël Gillon.
    Et comment parler de la Belgique sans évoquer la bière, c'est chose faite avec un reportage dans la brasserie Brussels Beer Project.

  • On a beaucoup écrit sur les Japonais et leur pays singulier. Les Japonais font d'ailleurs l'objet de nombreuses idées reçues. Celle de leur homogénéité ethnique et sociale est la plus répandue. Il n'y aurait pas de classes ni d'écarts trop importants de richesses au Japon.
    Les Japonais se disent uniformes ? Ils sont en vérité d'une infinie diversité.
    On dit du Japon qu'il manque de place ? L'île d'Hokkaido est sept fois plus vaste que l'Ile-de-France et pourtant deux fois moins peuplée...

    Cet ouvrage part à la rencontre de vingt-trois personnes, hommes, femmes, couples très divers, comme autant de figures types d'un peuple que l'on croit, à tort, homogène.
    Il y a Kotaro, un salaryman "new generation" de PwC Japan ; Ka-kun, le manager d'un bar gay à Tokyo ; Nana-san, l'auto-entrepreneuse divorcée de Kyoto ; Monsieur Yoshida, expert atomique post-Fukushima ; Madame Jitsuo, descendant de la discrète communauté des chrétiens de l'archipel Gotoune ou encore le Professeur Hosono qui cherche à promouvoir de nouveaux modèles d'organisation des communautés locales, solidaires et autonomes : les smart communities...
    L'auteur ne cherche pas ici à montrer l'étendue du chemin qui nous sépare des Japonais, mais les moyens, nombreux, de partir les rencontrer. Et si ce livre donne la parole à une poignée d'entre eux, il appelle irrésistiblement l'expérience irremplaçable de la découverte par soi-même...

  • Jadis grand empire, le Cambodge est marqué dans sa chair par son histoire tragique. De 1975 à 1979, l'utopie meurtrière du régime Khmer rouge emporte près du quart de la population.
    Quarante ans après, le royaume renaît de ses cendres entre nécessité de se confronter au passé et désir de bondir vers l'avenir. Dans ce pays de terre et d'eau, peuplé de génies, la vie s'apprécie toujours dans l'instant présent. Mais derrière leur légendaire sourire, les Cambodgiens sont aussi un peuple fier et résistant. Dans une société dominée par la même figure politique depuis près de trente-cinq ans, où toute contestation est réprimée, ils s'élèvent pour dénoncer le népotisme, sauver une vallée menacée ou exprimer leur créativité. Ethnologue, pêcheur, gangster repenti, milliardaire, youtubeur, danseuse de ballet se racontent ici.

  • Au Café du coin, Jeannine fume la pipe en discutant avec ses copains du quartier. Réputée pour son franc-parler, cette arrière-grand-mère de caractère, appelée «la Mère Lapipe», sait aussi écouter. Les conversations évoquent ce quartier ouvrier qu'elle a vu changer. Les générations s'y retrouvent et on y croise une fabuleuse galerie de personnages.
    Sur le formica de son comptoir, on tchine au «petpet» entre étudiants, retraités, forains, brocanteurs et policiers, avec un fakir, un ministre et même avec le Père Noël !
    La vie d'un bistrot, ce lieu rare de parole et d'écoute qui disparaît aujourd'hui. Un bistrot qui ferme, c'est un théâtre qui brûle.

  • Entre terre et mer, nouvelles technologies et coiffes bigoudènes, world music et élevages de cochons, la Bretagne est indubitablement terre de contrastes. C'est aussi une région dont les habitants ne manquent ni d'audace ni de créativité. À travers une sélection - forcément subjective - de portraits témoignant de la diversité des talents qui irriguent la péninsule, c'est de cette Bretagne dont il est ici question, insolite et généreuse, ouverte et forte d'une identité affirmée. Où l'on découvre les rythmes du « kan ha beatbox » et le goût des sushis d'Armorique, l'ingéniosité des sextoys connectés comme le retour du transport à la voile ou les success stories de la « Breizh Valley ».

    25 portraits hauts en couleurs « racontent » un territoire, un peuple à la fois familiers et invisibles.

  • Tout voyageur est frappé, lors de son arrivée au royaume de Thaïlande, de constater l'apparente liberté dont jouissent les Thaïlandais - pourtant sous le joug d'une dictature militaire. Les coups d'Etat ici se produisent sans violence ; l'autoritarisme y serait-il plus doux qu'ailleurs ? Dostoïevski disait qu'une société devait être jugée à l'aune de ses prisons : les prisons thaïlandaises regorgent de prisonniers de conscience, victimes de la terrible loi de lèse-majesté, l'une des plus sévères au monde. Derrière son vernis pastel de carte postale et la bonhomie légendaire de ses 67 millions d'habitants se découvre la réalité de la misère, des bordels, de la drogue et de la corruption.
    Autour de Bangkok la mégalopole qui se dresse, folle, en écrans géants et en super-centres commerciaux, la Thaïlande rurale continue à cultiver, le dos courbé sous un soleil de plomb, ses rizières en escalier. Ces deux Thaïlande qui se font face, l'une rurale, l'autre urbaine, l'une forcée à une économie de subsistance, l'autre ultra-consumériste, l'une à la peau tannée par les rayons du jour, l'autre d'une blancheur poudrée, n'en sont pas moins unies par un impétueux sentiment national. La khwampenthai (« Thainess »), puissant ciment idéologique, définit les contours de l'identité nationale grâce au motto « Nation, Religion, Monarchie ».

  • « Quand tu auras vingt ans, nous te marierons. » Ma mère m'avait prévenue. Ce jour-là, elle passa la tête par la porte entrouverte de ma chambre et annonça : « C'est une affaire réglée. » Puis elle retourna à ses occupations ménagères.

    Nina a sept ans lorsqu'elle est promise à un homme de presque trente ans son aîné, un homme dont elle ignore tout, du visage au nom. L'homme est riche et puissant, c'est amplement suffisant pour ses parents qui ne voient en lui que leur propre enrichissement. Devant le village rassemblé, la promesse du mariage est prononcée.
    Or, là d'où vient Nina, la parole donnée est une parole sacrée. Dans ces montagnes, la langue et le regard acéré des hommes peuvent être meurtriers.
    Alors, quelques années plus tard, quand le futur mari disparaît, les ennuis commencent...

  • La péninsule armoricaine est connue pour son identité culturelle forte, maintes fois défendue, parfois revendiquée jusqu'à être portée en étendard. On imagine trop souvent ses habitant animés d'un esprit revanchard et excessivement attachés à leurs racines. Mais l'amour des traditions et du partrimoine se double chez eux d'une aptitude remarquable à l'adaptation, au renouvellement, à l'invention. Les créateurs et les créatrices de cette région ont su, avec beaucoup d'humilité, faire dialoguer leur héritage avec des voix issues de tous les horizons, afin de se forger une identité résolument contemporaine.

    Cet ouvrage invite lecteur à plonger au coeur de cette identité en perpétuelle réinvention. Y sont d'abord présentés dix artistes, issus de toutes les disciplines, qui font le dynamisme de la ville (on retrouvera Pierrick Sorin, François Delarozière, Philippe Madec, Arnaud Le Gouefflec, Virginie Barré, Philippe Cognée, Igor et Lily, Jef Aerosol, Loïc Touzé et Muriel Bordier). Ils sont invités à nous parler de leur parcours, de leur travail et de leur rapport au territoire. Une seconde section s'attache à présenter cent lieux propres à la création contemporaine nantaise, rennaise et brestoise, avec les dix lieux incontournables de ces villes mis en exergue. Le lecteur dispose ainsi d'un véritable guide, riche et précis, pour découvrir autrement l'offre culturelle de la péninsule armoricaine.

  • Les Coréens sont un peuple durci par le feu : les générations les plus âgées ont connu l'épouvantable colonisation japonaise, la dévastatrice guerre de Corée, une division dont les ravages se font toujours sentir, la misère noire de l'après-guerre, et enfin un développement au pas de charge qui a brisé les anciens liens familiaux et communautaires, sans en créer de nouveaux. Pourtant, la Corée garde un optimisme, un entrain, et une endurance qui forcent l'admiration.
    Leur fort confucianisme les a rendus hypersensibles à la hiérarchie, au regard d'autrui, à l'importance du statut social. Ce qui explique aussi la nécessité de relâcher la pression : ils aiment boire, faire la fête, chanter et s'enivrer - comme tout le monde. Ils sont un peuple épris de spiritualité : bouddhisme, catholicisme, et protestantisme évangélique cohabitent sans trop de heurts - souvent au sein d'une même famille - le tout sur fond des croyances chamaniques toujours très vivantes même si cachées, et constitutives de l'identité coréenne. Autant d'aspirations spirituelles profondes qui coexistent paradoxalement avec un puissant matérialisme.

  • Par vocation, Marseille est d'ici et d'ailleurs. C'est un lieu de passage, de rupture, fait de mouvements brusques et de communautés disparates. Pour décrypter ce « peuple » insaisissable, les auteurs ont choisi une grille, celle du tarot marseillais avec ses 22 figures, incarnées ici par 22 personnalités emblématiques : « Le Pape » Diouf (ancien président de l'OM), « L'Empereur » Robert Vigouroux (ancien maire) ou encore « Le Soleil » Sophie Le Saint (présentatrice de JT)... Leur récit rendra-t-il compte avec justesse des disparités et des similitudes entre tous ces gens qui font Marseille ? Bien sûr que non. Il aurait fallu pour cela interviewer chacun des 860 000 habitants qui la composent ! Ces pages sont une entrée en matière. Pour le reste, le plus simple est d'aller à Marseille, à leur rencontre.

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