Act Mem

  • Léger mieux

    Shoshana Rappaport

    • Act mem
    • 22 Mars 2010

    Lorsque l'abîme se dresse, que la pensée se heurte avec une lucidité sans faille à ce qui la menace, qu'elle se déploie en vain contre le tourment - se retournant contre elle-même -, que l'existence tressaille, réifiant l'effort, quand le bruissement intérieur anéantit progressivement l'idée même d'un avenir possible, quelle réponse opposer, fermement, à l'inexorable ? Léger mieux tente d'échafauder une hypothèse, de résoudre le paradoxe de trois vies auxquelles la création offre bien plus qu'un recours inespéré. Trois portraits, trois destins, trois femmes : Virginia Woolf, Sylvia Plath, Marina Tsvetaieva. Les trois grâces furent-elles Ies soeurs des Parques renvoyées à la nuit ?

  • Sainte dans l'incendie

    Laurent Fréchuret

    • Act mem
    • 1 Décembre 2008

    Poème dramatique pour voix et corps, Sainte dans l'Incendie est une fantaisie héroïque, une suite de variations sur une petite paysanne de légende, brûlée par la vie, traversée par des voix oubliées, échafaudant une autre histoire de France, faisant théâtre de tout. Encore une fois un voyage dans le temps et l'espace. La perche tendue à un acteur athlétique.
    L'ombre d'une chance.

  • Voici un Etre. Obsédé par la vie donc par la mort. Hétéroclite, rafistolé, face au destin de tous, suspendu ! aussi un pauvre, avec la rage. Il croit, ne croit pas au retour du printemps, il ne croit pas, il croit que quelque part un jour -il est l'Aventure du Visage à son début. Comment dire ? Côté poème, un des premiers Sans-Nom ; côté espoir des hommes, la venue dans le lointain d'un vivant nouveau.

  • Et si la langue occupait en nous la place où, autrefois, on imaginait l'âme ou l'ange (gardien)...
    Il y aurait alors un usage courant sous la forme du langage et puis, soudain, à la suite d'un regard, d'une perception, d'une rencontre, l'éveil de cette langue manifesté par une précipitation verbale prenant la forme du poème. C'est ainsi par précipitations successives que se construisent, me semble-t-il, les livres de Tita, et l'on y sent toujours la vivacité du surgissement. L'élan prime et, au gré du souffle, dépose tels quels les mots précipités dans l'instant dont ils sont l'empreinte.
    Rien que du vif et son immédiateté.

  • Crash test

    Marie Dilasser

    • Act mem
    • 1 Décembre 2008

    Arsène Droch, directeur d'une usine de volaille, Brit'Butum, employée en CDI et Oyo, le livreur de l'usine se rencontrent pour la première fois...lors d'une grave collision.
    Le chauffeur indemne témoigne de ce qu'il a vu. Dans le coma, entre la vie et la mort, Arsène Droch et Brit'Butum, ignorant leur situation antérieure, rejouent et détournent les rapports de domination et d'exploitation, de violence quotidienne au sein de l'usine.

  • Une approche de la création théâtrale au XIXe et XXe siècles regroupant les travaux d'une vingtaine de chercheurs et spécialistes de théâtre...

    Depuis deux siècles, le théâtre de création, voire d'avant-garde, est confronté de manière insistante et paradoxale à l'impossibilité même de sa représentation. Il y a là assurément le signe d'une crise, ou d'une série de crises, qui font désormais partie de l'histoire du théâtre, et qu'il convient de penser comme un tout. Ainsi, depuis Les Scènes historiques de Ludovic Vitet et les coups de force de la dramaturgie romantique jusqu'aux expériences limites du théâtre contemporain (chez Samuel Beckett, Fernando Arrabal, Heiner Müller ou Valère Novarina), le théâtre n'a pu éviter de se lancer et d'affronter des défis, au risque de se condamner à la censure parfois, mais plus souvent encore à l'incompréhension et à la marginalité. Ce défi est d'abord politique et social, bien sûr, mais aussi esthétique dès lors qu'il s'agit, tout au long de ces deux siècles, de déplacer les frontières du possible dramaturgique.
    Le possible ou l'impossible théâtral, tels sont à la fois les mots, la question, et la scène où s'enracine cet ouvrage, d'un remarquable niveau de connaissance et de réflexion

  • L'hirondelle

    Dominique Meens

    • Act mem
    • 30 Octobre 2008

    Que chasse-t-elle ? l'insecte, autant dire rien.
    Où chasse-t-elle ? en l'air, autant dire nulle part. la voilà décrite. que chassons-nous, nous autres ? des bribes, autant dire rien. où chassons-nous ? dans nos bibliothèques, autant dire nulle part. nous voilà décrits.

  • Anissa

    François Clarinval

    • Act mem
    • 13 Novembre 2001

    Il n'y a qu'une seule sortie au défi politique que posent les réfugiés à l'Europe.
    Cette sortie consiste à penser et à mettre en place un droit universel à la mobilité. Avec, en aval, le droit de demeurer (séjour à long terme, le droit d'asile (séjour à moyen terme, le droit de port (rester quelques jours et enfin le droit de passage. Un droit universel à la mobilité gui s'exercerait quelles que soient les raisons du départ : politique, économique, existentielle, culturelle ou religieuse...
    Un droit qui aurait pour conséquences immédiates, ici et maintenant : l'arrêt des expulsions, la fermeture des centres de rétention, et la régularisation de tous les sans-papiers. Combattre pour ce droit c'est affirmer que l'identité est autre que territoriale, autre que nationale, que l'identité, pour paraphraser Arthur Rimbaud, le poète aux semelles de vent, " est ailleurs ". Anissa est la transposition théâtrale d'un témoignage recueilli auprès d'une jeune femme somalienne par " l'homme au dedans du dedans duquel " les spectateurs sont invités à rentrer.
    Cette jeune femme quitta son pays en 1995 pour tenter de rejoindre, en Europe, un militaire français rencontré lors de l'opération Restore Hope. Anissa parle d'un double exil : celui d'une femme qui fuit la guerre et, pour avoir aimé un étranger, sa famille et ses compatriotes, et qui, depuis la corne de l'Afrique, se heurte, sous sa forme administrative, à la forteresse Europe.

  • C'est le face à face, souvent comique, parfois dramatique, d'un maître et de son valet, engagés dans un dialogue sans fin.
    Le maître est manifestement un misanthrope, dont le valet essaie de comprendre les propos pour en tirer une signification profonde, ce qui est évidemment tout à fait dérisoire. Le théâtre de l'absurde, aujourd'hui.

  • D'abord une histoire de détournement(s).
    N. O. a démarré à la demande d'un peintre, Philippe Agostini, qui souhaitait que j'écrive les dialogues d'un film qu'il allait tourner sur Gérard Gasiorowski. J'ai commencé par travailler sur l'oeuvre du peintre Gasiorowski, dit "Gasio" ou "G. G". Et le détournement a commencé. J'ai découvert une grande oeuvre et un itinéraire "sauvage". Celui d'un peintre qui a pensé et pratiqué son art jusqu'au bout de son corps.
    Jusqu'à inventer "Kiga " l'indienne, figure de la peinture et double féminin de "Gasio". Kiga fut celle qui mena l'insurrection dans l'académie, créée par Gasio et dirigée par le professeur Arne Hammer, où ont été mis à l'épreuve un certain nombre d'artistes (Ben, Buren, Beuys, Lewitt, Morellet, Twombly, Stella, etc. ). Le sujet principal de cette fiction était la quête de la peinture, non pas de son essence, mais de Peinture, pure, primitive, délivrée de tout ce qui n'est pas elle-même et de l'institution.
    L'a-t-il trouvée ? N'a-t-il trouvé qu'une attitude, celle de Kiga l'indienne, devenue à mes yeux la sauvage, en allant jusqu'à refuser tous matériaux extérieurs à son propre corps, produisant des jus avec son urine, des Tourtes avec ses excréments ? Ces questions sont celles qui fondent N. O. , fiction sur une fiction. Questions détournées au profit de Poésie. Les seules certitudes étant celles qu'il doit y avoir négation, refus, révolte, quête et donc, doute.
    N. O. est donc un non-livre, une histoire composite, des histoires, un cheminement burlesque, une lutte contre des moulins à vent. Non achevé, puisque sans réponse aux questions qui le taraudent. Une sorte de préalable au Livre qui doit émerger de l'intervalle qui sépare les notes (la marge) et ce que j'ai appelé "indices" (l'écoute, l'observation). N. O. , enfin, est peut-être seulement une longue enquête qui a duré plus de trois années, menée dans un isolement volontaire, et au cours de laquelle j'ai amassé des notes, des commentaires face à 72 indices.
    Autour de plusieurs énigmes où est Peinture ? Qui est Kiga ? Qui fut Gasio ? Qu'est-ce que Poésie ? Est-elle crevée ? Et si elle ne l'est pas, où est-elle ? Où est littérature ? Cette enquête, finalement, peut-elle aboutir ? Faut-il la poursuivre ?.

  • Chine

    Jean Lewinski

    Ce livre se compose de quatre parties. La première, Internet, se présente sous la forme d'un guide de recherche d'informations sur la Chine comportant plus de 250 ressources validées et commentées, un outil qui deviendra indispensable, tant pour l'amateur curieux de la Chine que pour les spécialistes et étudiants en sinologie, les professionnels de l'information, les journalistes, les bibliothécaires et les documentalistes. Dans la deuxième partie, Institut, liée au travail des Instituts Ricci de Paris et de Taïpei, est racontée l'histoire humaine de l'élaboration sur plus de cinquante ans du Grand Ricci, dictionnaire chinois-français en 6+1 volumes, le plus grand dictionnaire bilingue chinois vers une autre langue jamais publié. Dans la troisième partie, Ricci, est retracée, sous forme d'un récit biographique, la vie du jésuite italien Matteo Ricci (1552-1610) qui fut en mission en Chine durant 27 ans, jusqu'à sa mort. à travers ce récit biographique, est donnée à lire une époque, celle de grandes aspirations, d'audaces et d'erreurs, de tentatives et d'échecs admirables. Enfin, la quatrième partie, Détour, rend compte du parcours, sur près de 29 ans, du philosophe et sinologue français François Jullien, qui révèle des possibilités inattendues de pensée au travers de mots issus de la langue chinoise, devenus évidents en français : fadeur, détour, accès, distance, disponibilité, biais, indirect, allusion, incitation, manipulation, régulation, propension, effect, congruence, efficacité, immanence, procès. Des bibliographies commentées accompagnent chacune des ces études.

  • Bacchus

    François Turner

    • Act mem
    • 15 Novembre 2006


    le poème est un poème d'amour.
    sans fins d'amours, comme le précise son sous-titre, en référence au fin amors de la littérature courtoise, le code du " bienaimer ", en même temps qu'il fait entendre et dans l'histoire de la littérature et dans celle du sentiment (qui se

    répondent) du romantique amour sans fin, touchant l'éternité du sentiment lui-même. en même temps encore qu'il s'en dégage, écrit

    " sans fins d'amours ", loin du souci du discours amoureux.
    cette triple polarité, d'un ciel, d'un code (terrestre), et d'un dégagement, pose le dégagement du poème lui-même, en tant qu'il entreprend ici de parler d'amour, une histoire vraie - et tâche d'y créer son propre code, dans le texte et contre le texte, dans et contre le poème qui s'écrit en se précisant contre soi-même. dans la " vie rêvée " (nervalienne ?), dans du réinventé que l'amour non seulement suscite mais ici exige.


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