Wolfoni

  • Il met une cravate et court de réunion en réunion.
    Séminaire, déjeuner cohésion, formation top management, lifecoach... Il se promène d'un pas alerte dans le monde fabuleux de l'entreprise, dans l'univers souriant de la corporate life. Il manie le slide comme un virtuose et sort son BlackBerry plus vite que son ombre. Il déjeune avec le board et n'hésite pas à envoyer des textos le week-end au DG. Il ? C'est un personnage étrange qui peuple les quartiers d'affaires, les ascenseurs de ta tour, les couloirs de ta boîte.
    Suffisant sans être nécessaire, omniprésent sans être utile, interventionniste sans être efficace : ses collaborateurs l'appellent N+1.

  • Un pastiche d'auteurs à succès. Gagax Mallo, Michel Onrefay-le-monde, DHL, Alain Bechamel et leurs pairs racontent comme personne et en 9 chapitres : la philosophie, la politique, la littérature, la religion, l'histoire, le courage, la pensée, la géopolitique et les femmes. Un ton moqueur, mordant, idéal pour un cadeau de Noë

  • Rachida est l héroïne d une fiction où toute ressemblance avec des personnages publiques, quand bien même ils porteraient le même prénom et exerceraient les mêmes fonctions, ne serait que purement fortuite. Un ouvrage où l'on croise des ministres, des chefs d entreprises, des journalistes, des comédiens, des peoples et même un chef de l Etat... Un roman à clé pour pénétrer dans les coulisses de la politique. Un ton moqueur et mordant. Les auteurs, Théodore Musard et Achille Wolfoni ont signé Chirac s emmerde et Chirac revient sous le pseudonyme de Gospé et Sempinny,

  • La télé l'a réveillé brusquement. Il était dix-huit heures et Julien Lepers avait déjà ses fiches à la main. Il n'a pas bien compris les premières questions qu'on posait aux champions. Il a sonné pour qu'on lui serve quelque chose de frais, histoire de se remettre les idées en place. Oui, une bière, par exemple. Il faudrait absolument qu'il trouve quelque chose à faire. Ces après-midi monacales, où l'on tourne sans repos sur soi-même, c'est tout de même un peu long. Les gens qui travaillent ne s'imaginent pas comme cela peut être fatigant de ne rien faire, surtout lorsque l'on est porté à la méditation. Soudain, une des questions que posait l'animateur lui apparut comme une révélation : " Je suis un écrivain breton, enterré à Saint-Malo, et dont le génie littéraire s'exprimait dans la nostalgie. Auteur de René, d'Atala, des Mémoires d'outre-tombe, je suis, je suis? ". Il avait levé d'un coup sa grande carcasse et s'était exclamé à haute voix, comme s'il avait appuyé sur le buzzer: " j'ai trouvé! Je vais écrire mes Mémoires. "

  • Eddy n'a pas mauvais fond, disons que la gloire étant passée, il se débrouille... C'est comme cette joyeuse bande, heureusement qu'ils ont Lucille, un rayon de pureté obstinée dans ce monde de brutes...
    - Mais lui, là, c'est pas un méchant ?
    - Ben non, pas vraiment, d'ailleurs il aime Lucille, et pis c'est le héros.
    - Et les aut' là, ils sont quand même un peu agités, des voyous ?
    - Mais non, et c'est rien à coté de ceux là, alors là ok, ça c'est des méchants, en plus ils en veulent à Eddy (et ils ont un accent bizarre).
    - D'accord, mais c'est encore rien à coté de ceux-là... Des vrais teigneux ceux là, brrr ! Là, à mon avis, pour ton Eddy c'est la Galère !

  • En remontant l'escalier du Quai Voltaire, Chirac se disait que ce n'était pas raisonnable, qu'il n'avait plus vingt ans, que c'était ridicule.
    Il s'était effondré dans le canapé. Il avait allumé LCI. C'était le G20. Sarkozy attrapait Angela Merkel par l'épaule. Elle se forçait à rire. Il tapait dans la main de David Cameron comme si c'était un vieil ami. Il tirait Obama par la manche et clignait de l'oeil devant Poutine. - Ça ne peut pas continuer comme ça. Chirac avait parlé à voix haute. Ça l'avait pris à la gorge comme l'odeur d'une maison de campagne que l'on retrouve après des années d'une vie ardente.
    Il s'était levé, et sa voix avait soudain rempli le silence. Son visage affichait un sourire conquérant. Il avait lancé, comme au matin de la bataille : - Dehors, les prétendants, c'est le retour du Dabe.

empty