Vincent Gerber

  • Figure pionnière de l'écologie politique, Murray Bookchin demeure encore trop peu connu hors des milieux d'initiés. Pourtant, l'homme a anticipé, dans les années 1950-60, des problèmes environnementaux et de santé très concrets mais il fut surtout un des premiers penseurs à intégrer la dimension sociale et politique à la question écologique. Père de l'écologie sociale, Bookchin partait du postulat que nos rapports de domination se transposent dans notre relation avec la nature. L'établissement d'une société écologique passe donc nécessairement par la résolution de nos problèmes sociaux. Le mieux vivre devient partie prenante des enjeux environnementaux. Il en ressort une volonté de changement en profondeur de nos modèles institutionnels, qui doivent davantage reposer sur des principes plus décentralisés, égalitaires et de démocratie directe, plutôt que la seule perspective d'une réduction de la pollution. Reconnu comme l'un des derniers véritables théoriciens de l'anarchisme, Bookchin a également proposé de nouveaux modèles d'organisation sociale, que ce soit le municipalisme libertaire ou le communalisme. Depuis sa mort en 2006, aucun ouvrage couvrant l'ensemble de sa pensée et qui soit accessible pour un grand public n'a vu le jour. Choisissant le mode de la biographie intellectuelle, Vincent Gerber croise les événements biographiques de Bookchin avec l'évolution de sa pensée au fil du temps. Il offre ainsi une vue d'ensemble claire, synthétique mais aussi critique de l'écologie sociale, tout en analysant les thèmes qui traversent ce mouvement d'écologie radicale : critique du capitalisme, décentralisation, démocratie représentative, technologies... Ce livre constitue la toute première biographie entière et relativement détaillée consacrée à Murray Bookchin, toutes langues confondues.

  • Militant et essayiste libertaire, ouvrier syndiqué devenu historien des révolutions, Murray Bookchin (1921-2006) est l'un des premiers penseurs à intégrer la dimension sociale et politique à la question écologique. Pour lui, les rapports de domination engendrés par le capitalisme sont à l'origine de la crise environnementale.

    La force de sa pensée réside dans la proposition du municipalisme libertaire, alternative démocratique à l'État-nation qui appelle au retour à la gestion humaine des affaires publiques et à la prise de décision collective.

    Pour Vincent Gerber et Floréal Romero, le projet profondément humaniste de Bookchin offre des outils pour réinventer la démocratie directe et bâtir une société égalitaire et écologiste.

  • Pour Murray Bookchin (1921-2006), fondateur de l'écologie sociale, c'est au coeur même de nos institutions que se situent les causes de notre rapport destructeur à la nature. Les principes de domination induits par la « société de marché » ont fini par envahir tous les domaines de la vie, colonisant nos valeurs et nos modes de pensée. Le modèle économique du capitalisme est donc à condamner sans détours et sous toutes ses formes.
    Mais la force de cette pensée réside surtout dans la proposition du « municipalisme libertaire » : un retour à une gestion à échelle humaine des affaires publiques. En instaurant la propriété communale des moyens de production, il s'agit de créer des espaces - ouverts sur l'extérieur -, où, en harmonie avec l'environnement, chacun, en prenant part aux décisions collectives, exprime pleinement son potentiel et ses aspirations.

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