Ternon

  • L'argent n'a pas d'odeur, mais on peut avoir du flair...

    En devenant le Président de la Reichsbank, Hjalmar Schacht s'est fait de nombreux ennemis au sein du IIIe Reich. Le 20 janvier 1939, Hitler le démet de ses fonctions sous les conseils de Göring qui, depuis longtemps, veut sa peau. C'est le point de départ de sa longue descente aux enfers.

    De son passage en camps de concentration aux prisons alliées en passant par son procès... Découvrez la suite et la fin du parcours hors norme d'un personnage brillant, ambigu, énigmatique qui, à la fin de sa vie, participait à la relance économique de pays émergents. Voici le destin d'un homme qui, malgré ses parts d'ombre, reste l'un des plus grands économistes de tous les temps.

  • On dit que l'argent n'a pas d'odeur. Même si certains ont du flair...
    Février 1945, un autobus franchit les grilles du camp d'extermination de Flossenburg, en Haute-Bavière. À son bord, Hjalmar Schacht, 68 ans, ancien grand argentier du chancelier Adolf Hitler qu'il a porté au pouvoir. Comment cet homme, président à vie de la Reichsbank, qui par trois fois a sauvé l'Allemagne de la faillite, s'est-il retrouvé aux portes de la mort ? Était-il seulement un génie de la finance ou, comme ceux de son camp, un monstre froid, opportuniste et sans scrupule ? En deux volumes, Le Banquier du Reich raconte l'histoire de Hjalmar Schacht, de ses premiers coups d'éclat lors de la Grande Guerre à sa collaboration puis son opposition au nazisme, son procès par les Alliés et sa participation à la relance de pays émergents pendant la guerre froide. Un destin hors norme pour un personnage aussi brillant qu'ambigu et énigmatique, et qui reste, malgré ses parts d'ombre, l'un des plus grands économistes de tous les temps.

  • À son apogée, au XVIe siècle, l'Empire ottoman s'étendait sur trois continents. Puis il amorça son déclin. Les sultans ne pouvaient moderniser l'empire en préservant les règles théologiques sur lesquelles il reposait. L'Empire ottoman subit les pressions divergentes des puissances européennes puis, au XIXe siècle, miné par l'éveil des nationalismes, l'empire commença à se démembrer et perdit ses possessions européennes et africaines. En rêvant de reconstituer un ensemble turc asiatique, les Jeunes-Turcs précipitèrent son effondrement qui se produisit après la Première Guerre mondiale. La révolution kémaliste préserva l'empire d'une désintégration. Sur ses ruines, Mustafa Kemal édifia une République turque laïque et moderne.

  • En partant des sources parisiennes datées du milieu du XIIIe siècle à la fin du XVe siècle (Parlement de Paris, Châtelet, Chartes), Maud Ternon retrace l'appréhension et la prise en charge de la folie au Moyen Âge. L'étude de celle-ci a longtemps été abordée sous l'angle restreint des représentations, et l'ouvrage fondateur qu'est Folie et déraison. Histoire de la folie à l'âge classique de Michel Foucault tente avant tout de comprendre comment le geste de renfermement des fous dans les asiles a pu émerger au XVIIe siècle. La période médiévale n'est que peu concernée. Or, les registres des cours de justice médiévales présentent un grand intérêt pour écrire l'histoire sociale de la démence. Ils donnent à voir des représentations de la folie utilisées en contexte par des acteurs variés ; ils permettent d'observer les pratiques mises en oeuvre par la société autour du trouble mental.
    Quelles sont la ou les notions de folie mises en scène au tribunal, au moyen de quel vocabulaire et de quelles catégories juridiques ? Quels genres de comportements peuvent être présentés comme des signes de folie, et comment la preuve en est-elle établie ? Dans quels types de procédures la qualification de folie apparaît-elle le plus et sert-elle le mieux l'intention du plaideur ? Quel est le sort réservé au dément dans chacune de ces situations ?

  • Ne la regardez surtout pas dans les yeux !

    Quelque part sur une route de campagne, aux États-Unis. Une mère et sa fille croisent sur le bas-côté une énigmatique petite fille dont le visage est caché par ses longs cheveux noirs. Que peut bien faire une enfant toute seule dans un endroit si isolé de tout ? Elles décident de s'arrêter pour en avoir le coeur net. Elles n'auraient jamais dû...

    Combinant les codes du film de revenants façon The Ring à ceux du road-movie, Placerville est un récit surnaturel et effrayant qui ne vous fera plus prendre la route de la même manière...

  • «Malgré l'usage fréquent du terme génocide, le crime commis avec l'intention de liquider l'ensemble d'un groupe humain reste exceptionnel. Le mot même de génocide est récent et l'imprescriptibilité de ce crime selon les lois internationales plus récente encore. Aussi, avec la nouvelle prise de conscience née de l'histoire des dernières décennies, ce que l'on appelait jadis les massacres d'Arménie prend une nouvelle importance.

    C'est ce que, dans un excellent livre, exprime avec rigueur et sobriété Yves Ternon, qui a déjà écrit deux ouvrages pour dénoncer la médecine nazie.» Gérard Chaliand

  • Un homme est retrouvé mort sur la plage d'Omaha en Normandie, un 4X4 sur la tête. C'est le début de l'enquête surnaturelle que va mener le journaliste Jean Fanal. Son père à disparu et les cadavres de touristes pas comme les autres s'accumulent.
    A l'arrivée, c'est toute l'existence de ce reporter taciturne, cynique et attachant qui va se voir bouleverser.
    Du 6 juin 44 à l'Amérique des années 20, Fanal découvrira qui est son père mais également qui il est lui-même, en exhumant de l'histoire une guerre oubliée qui fait rage en secret depuis des siècles. Des super-héros en Normandie ? Et pourquoi pas ? Le fantastique s'invite dans le quotidien bien rangé d'une petit journaliste de province. Nérac, Djian et Ternon nous livrent avec ""Private Liberty, l'échelle de Kent"", le premier acte d'un polar fantastique aux croisées du thriller historique et du comic book.

  • Le xxe siècle aura eu le triste privilège de connaître la barbarie organisée, administrée, étatisée - dont le génocide reste la variante la plus affreuse.

    Qu'est-ce qu'un génocide ? cet essai n'est pas un catalogue de l'horreur. il est d'abord une tentative d'intelligibilité face à l' " etat criminel ". on y trouve les faits sur les génocides et autres massacres " génocidaires ", de la shoah aux violences de bosnie et du rwanda. plus profondément, yves ternon, en utilisant les outils des différents spécialistes des sciences humaines, s'efforce de rendre raison du phénomène qui hante notre histoire contemporaine.

  • À travers la narration poignante d'un orphelin sur les sentiers de l'Arménie, cette fiction se veut le journal perdu du peuple arménien. Regroupant près de 400 cartes postales du début du XXe siècle, L'Arménie d'antan appelle le lecteur à redécouvrir un pays doté d'une histoire particulièrement émouvante.

  • Génocide. Ce néologisme, créé par Rafael Lemkin en 1943 pour signifier la destruction des Juifs d'Europe, assassinés pour ce qu'ils étaient, n'appartient hélas pas au passé. Avant la Shoah, le monde avait été témoin du génocide des Arméniens en 1915 ; plus près de nous, en 1994, les Tutsi furent également les victimes de ces destructions de masse.
    Yves Ternon s'est consacré depuis les années 1960 à l'étude de la médecine allemande sous le national-socialisme. Il est depuis devenu un historien de premier plan sur la question du crime de génocide.
    Cet ouvrage, qui constitue la synthèse de ses recherches sur la question, est consacré dans un premier temps à « décortiquer » les sources idéologiques, juridiques et historiques ; dans un second temps, aux paramètres ayant conduit à leur application visant à la destruction du peuple arménien de l'Empire ottoman, des Juifs d'Europe et des Tutsi du Rwanda.
    La préface de l'historienne Annette Becker revient sur le parcours d'Yves Ternon, parcours ayant abouti à cette réflexion autour de la genèse du racisme biologique et du crime de génocide.
    Une réflexion nécessaire à l'heure où le monde est de nouveau plongé dans d'autres formes de violences.

  • Un siècle, trois génocides.

    En plus d'une carrière de chirurgien qu'il poursuivra pendant quarante ans, Yves Tournon s'engage dans de nombreuses luttes de libération : guerre d'indépendance de l'Algérie, Mai 68, légalisation de l'IVG... Sa passion pour la justice et la liberté le pousse, dès 1965, à entamer des recherches qui le conduiront à publier trois livres sur les crimes des médecins nazis.
    Découvrant l'histoire de l'Arménie et du génocide de 1915, au moment où les Arméniens manifestent contre la négation de ce génocide par le pouvoir turc, Yves Ternon publie plusieurs livres sur le sujet (1977-1981). Comparant le génocide arménien à la Shoah, il participe dès lors aux travaux des Genocides studies et procède à une analyse comparative des violences de masse, qui aboutira à l'écriture de L'État criminel (1995).
    La perpétration du génocide des Tutsis au Rwanda (1994) le conduit à poursuivre cette approche comparée des génocides au XX e . Avec ces travaux, Yves Ternon permet de partager en toute fraternité les mémoires de trois groupes humains victimes de la haine raciale et de lutter à leur côté contre le négationnisme.

  • Auschwitz, anatolie, ukraine, phnom penh, butaré : autant de noms évocateurs de souffrance et d'horreur.
    Autant de victimes touchées par l'absurdité du mal. comment tenter de comprendre, pourtant, que ces victimes innocentes aient été érigées au rang de coupables ? yves ternon rend ici compte de cette terrible métamorphose, à travers un essai d'histoire comparée des génocides et des crimes contre l'humanité perpétrés au cours du xxe siècle. le génocide est identifié par des caractéristiques précises. dans le meurtre collectif, les victimes sont tuées en raison de leur appartenance à un groupe donné ; le bourreau désigne ses victimes ; il distribue les rôles et ordonne la mise en scène du meurtre.
    Mais les victimes portent un vêtement qui dérange : celui de l'innocence, que l'assassin s'acharne à vouloir leur arracher. si le lieu et le temps les séparent, ceux et celles qui ont survécu continuent de communiquer et de témoigner pour comprendre et transmettre une mémoire vive, au risque parfois de juger leur malheur exceptionnel. parce que leur concurrence fait trop souvent le jeu des criminels et des négationnistes, le présent essai plaide donc à la fois pour une histoire comparée des génocides et une solidarité de leurs victimes.

  • Pendant plus de vingt siècles, les jurisconsultes ont débattu du droit. Traitant des lois naturelles, ils faisaient référence aux principes moraux du monde civilisé et à la nécessité pour les États de s'accorder sur des règles qui leur permettraient de coexister dans la paix. Après qu'Athènes eut ébauché les premières règles d'un droit international privé, Rome rédigea un jus gentium, ensemble des droits accordés aux peuples étrangers, un droit que Justinien codifia pour le monde chrétien.

    Au XVIe siècle, le théologien catholique espagnol Vitoria pose la première pierre de l'édifice d'un droit des gens, expression de la renaissance de l'humanisme. Au XVIIe siècle, Grotius fixe les règles de ce droit dans la guerre et dans la paix, alors qu'au terme de la guerre de Trente Ans, la paix de Westphalie tente d'établir un équilibre européen. Les jurisconsultes du XVIIIe siècle incluent le droit des gens dans le droit naturel, puis Vattel, dans un ouvrage écrit en langue française - et non plus en latin - dissocie ces deux droits, au nom de la raison. Les Lumières, les Révolutions américaine puis française, l'Empire napoléonien imposent les principes des droits de l'homme : on commence à parler d'un droit international.

    Au XIXe siècle, conscients de la nécessité de contenir les violences de guerre, les jurisconsultes posent les fondements d'un droit pénal international. Au terme de congrès et de conférences, ils les font adopter par de plus en plus de nations. Néanmoins, à la veille de la Première Guerre mondiale qui ouvre un siècle de violences extrêmes, ce droit n'est qu'une ébauche.

    Comme le développe Yves Ternon dans cet ouvrage, le droit international est l'oeuvre de ces Pères fondateurs. Pour chacun d'eux, son élaboration se situe dans un espace politique et un mouvement de pensées qui influencent leur oeuvre. Ce droit, ils l'ont construit avec les philosophes, les publicistes et autres témoins de leur temps, tout en demeurant attachés aux intérêts de leur nation.

  • Robert Anderson, historien et membre actif de la franc-maçonnerie, s'inquiète de l'avenir de son organisation depuis l'horrible assassinat de la grande maîtresse de la grande loge universelle mixte. C'est la troisième fois en six mois qu'un grand maître décède dans des circonstances pour le moins mystérieuses. Anderson est désigné par ses pairs pour mener l'enquête en parallèle de la police. Il rejoint le capitaine Marc Delano, un policier asocial qui en s'intéressant au monde de la franc-maçonnerie va se heurter à un univers hermétique fondé sur des symboles et des messages cachés. Messages qu'il va devoir décoder rapidement s'il veut éviter que les grands maitres continuent de mourir les uns après les autres.

    La Conjuration des vengeurs est à la bande dessinée ce que sont au roman les best-sellers de Dan Brown, du Da Vinci Code au Symbole perdu. Laissez-vous emporter dans ce polar mêlant ésotérisme et enquête policière magistralement orchestrée !

  • Le XXe siècle, siècle des génocides ? Les années qui viennent de s'écouler, malgré la mise en oeuvre d'une justice pénale internationale, ne permettent guère l'optimisme. Après tout, les années 1990 resteront marquées du sceau des violences commises en ex-Yougoslavie et du génocide des Tutsi au Rwanda. Le moment est donc venu de s'interroger : les guerres majeures de notre temps conduisent-elles nécessairement au génocide ? La guerre n'est-elle qu'un accélérateur des crimes de masse ou bien doit-on chercher à les expliquer autrement ? Yves Ternon relit ici notamment les trois grands génocides qui ont marqué le siècle écoulé : celui des Arméniens, celui des Juifs, celui du Rwanda. Il dévoile l'alchimie complexe qui mène au massacre. Et pose une question centrale aujourd'hui : la guerre a-t-elle définitivement triomphé du droit ?

  • Alors que doivent s'ouvrir les négociations sur l'entrée de la Turquie dans l'Union européenne, la question du génocide arménien revient en pleine actualité. Dans son "enquête", Yves Ternon décrypte le processus infernal qui, de la préméditation à l'organisation du crime, assure à la fois une parfaite exécution de l'anéantissement d'un peuple et l'impunité d'un État responsable. Le livre se fonde principalement sur l'analyse des documents officiels, notamment les télégrammes de l'administration turque recueillis par Aram Andonian à Alep, l'un des centres de regroupement des convois de déportés, et initialement publiés en 1920. La lecture de ces télégrammes confrontés aux autres témoignages directs mettent en lumière l'intention formulée par les dirigeants jeunes-turcs, le plan d'extermination et de déportation des Arméniens, les modalités d'exécution (grâce à une Organisation spéciale parallèle), autant d'éléments qui répondent parfaitement aux critères établis dans la Convention sur le génocide, rédigée sur la base des travaux de Raphael Lemkin, et votée par les Nations unies en 1948. Cette démonstration minutieuse, enrichie d'éléments comparatifs avec la Shoah, éclaire les mécanismes propres au révisionnisme historique qui, dans le cas arménien, est le fait d'un État : la Turquie.

  • Ce livre retrace un itinéraire de trente années de collaboration épisodique au quotidien arménien Haratch. Ce sont là vingt articles d'un historien qui, par moments, a besoin de s'exprimer hors de l'enceinte d'une université bridée par des règles de courtoisie et de hausser le ton pour jeter quelques éclats de voix afin d'apaiser son indignation devant le mensonge et la mauvaise foi. Ce sont aussi des hommages rendus en maintes occasions. Ce sont enfin des jalons qui marquent l'évolution du double processus de connaissance et de reconnaissance du génocide arménien, des années de turbulences d'une mémoire arménienne blessée par le négationnisme aussi obsessionnel qu'absurde de la Turquie.



  • Jean Fanal est en plein syndrome de stress posttraumatique.
    Les événements qu'il a vécus quelques mois plus tôt lui laissent une tonne de questions.
    Et peu de réponses. Des amis sont morts et on l'accuse d'être le responsable.
    Un pan de la vérité est tombé, mais il reste encore tant de choses à découvrir. Lui laissera-t-on le temps de se réhabiliter et de prendre sa place dans l'organisation ?

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