Dargaud

  • En 1040, les armées de Byzance tentent de reconquérir la Sicile, alors aux mains des Arabes. Alors que la ville de Taormine résiste à Harald, le terrible chef varègues à la tête des troupes byzantines, un Normand nommé Tancrède et un jeune moine, Étienne, légat du pape proposent les services de leur petite troupe de mercenaires. À la demande d'Étienne, Tancrède se rapproche d'Harald et lui propose un marché : il fera tomber Taormine en trois jours, en échange de quoi il recevra les richesses de la cité. Même s'il comprend que Tancrède est en mesure de réaliser ce prodige, Harald se méfie de cet homme dont les yeux révèlent qu'il a « traversé les Enfers » et dont le passé mystérieux ressurgit peu à peu... Pourquoi l'Église a-t-elle fait de lui une arme au service de Dieu ? Et quelle revanche veut-il prendre aujourd'hui ?...

  • Pour Tancrède, c'est l'heure de tous les dangers. Capturé par Hugues, le voilà entre les mains de Guillaume de Hauteville, le chef des troupes normandes.
    Celui-ci voit en lui un redoutable soldat dont il aimerait se faire un allié. Afin d'inciter Tancrède à réveiller son âme guerrière, depuis longtemps en sommeil, Guillaume l'oppose en combat singulier à plusieurs prisonniers, auxquels il promet la liberté en cas de victoire.
    « Tu t'apprêtes à faire sortir le diable », lui glisse Étienne, le représentant du pape. Aucun homme ne saura vaincre Tancrède. Même Hugues périra au fil de son épée...
    Vivant, Tancrède reste une menace pour l'Église. Pourtant, Étienne décide de lui offrir sa liberté : seul Tancrède est en mesure de l'aider à retrouver sa soeur.
    Ce quatrième tome marque la fin du cycle italien. Il confirme les qualités d'une saga qui explore un cadre - la Méditerranée du XIe siècle - peu traité par la bande dessinée et qui allie la rigueur de ses sources historiques à un dessin évoquant autant la poésie de Moebius que la puissance de Jack Kirby.

  • Bataille de Vénosa. Après la Sicile, c'est le sud de l'Italie qui doit faire face au déferlement normand. Les troupes, guidées par Guillaume de Hauteville et grossies par l'arrivée de nouveaux mercenaires normands attirés par leurs exploits, écrasent sans aucune pitié l'armée byzantine, menée par le capétan Dokéianos. Face à une telle puissance, le Basileus Michel IV doit prendre des mesures radicales et fait sortir Maniakès de ses geôles pour le placer à la tête de son armée. Empli de haine, celui-ci compte bien se venger. Si la démonstration de force des Normands ne lui plait guère, les échecs byzantins sont, au contraire, vus d'un très bon oeil par l'Église. Ayant la confiance de Guillaume, Étienne est chargé de manipuler ce dernier afin que son armée ne devienne pas une nouvelle menace pour la foi chrétienne. Quant à Tancrède, il repart au combat au côté d'Harald, qui ne voit plus en son ancien ami qu'un faible. Normands et Byzantins sont sur le point de s'affronter à nouveau, car manigances et tromperies sont légion...

  • Plusieurs mois se sont écoulés depuis la prise glorieuse de la ville de Taormine. Maniakès a donné l'ordre aux troupes d'Harald d'attendre son armée à Catane. Mais l'inaction rend les soldats nerveux et la confiance qu'ils avaient placée en Tancrède s'effrite doucement. À présent, ce n'est plus un homme rusé et belliqueux qu'ils ont en face d'eux mais un homme mélancolique et docile qui s'en tient aux ordres. Pourtant, Maniakès voit en lui un adversaire de taille et compte donc bien se jouer de lui pour récupérer son or. Et pour cela, tous les moyens sont bons car, après tout, les alliés d'aujourd'hui sont les ennemis de demain? À nouveau, la colère jaillira !

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