Riss

  • « Se croire capable de partager cette expérience avec les autres est une entreprise perdue d'avance. » C'est dans la brûlure inapaisable de cette lucidité que Riss, directeur de la rédaction de «Charlie Hebdo», entreprend le récit intime et raisonné d'un événement tombé dans le domaine public : l'attaque terroriste du journal le 7 janvier 2015. Tentative sans illusion mais butée de se réapproprier son propre destin, de réhabiter une vie brutalement dépeuplée, ce livre qui confronte la réalité d'une expression galvaudée - « liberté d'expression » - révèle aussi un long compagnonnage avec la mort. Et nous saisit par son très singulier mélange d'humilité et de rage.

  • En 1997 : Maurice Papon est reconnu coupable de complicité de crimes contre l'humanité pour son rôle dans l'arrestation de 1 600 Juifs, alors qu'il était secrétaire général de la préfecture de la Gironde entre 1942 et 1944. Son procès aux assises a marqué les esprits. Parce qu'il a duré 6 mois. Parce que de nombreux témoins ont été appelés à la barre. Parce qu'il n'était pas sans remémorer le procès de Klaus Barbie (1987), lui aussi accusé de crime contre l'humanité. Parce qu'il fallait que justice soit enfin faite.
    Papon sera condamné à dix ans de réclusion criminelle et à la privation de ses droits civiques.

    A l'époque, Riss a suivi l'intégralité du procès. En théâtralisant les moments forts de cet événement historique, en s'intéressant aux petits détails (mouvement des mains, moue, soupir...), en expirmant l'intensité de ce moment historique, Riss nous fait vivre le procès comme si on y était.
    Le hors-série « Procès Papon » parut à l'époque s'est vendu à plus de 20 000 exemplaires. Son adaptation en BD le reprend en intégralité avec en complément des dessins inédits.

  • Molière n'aurait jamais pu mieux rêver que de voir Riss s'emparer de son Dom Juan.
    Un texte classique intouché, un dessinateur résolument contemporain, le duo explosif.
    Que vous l'ayez déjà lu ou non, n'hésitez plus un seul instant à vous procurer cette édition très originale d'une des pièces fétiches de Molière.

  • Dans les années 50, à midland, au texas, un jeune garçon de 7 ans se prépare à diriger un jour le plus puissant pays du monde : les etats-unis d'amérique.
    Il s'y prépare sans même le savoir. son nom : george w. bush. il n'est pas brillant à l'école, ne s'intéresse qu'au base-ball et passe son temps à faire des bêtises. mais il en est une qu'il n'a jamais eu le courage d'avouer à sa mère. cinquante ans après, il décide de libérer sa conscience.

  • J'aime pas l'école

    Riss

    • Hoebeke
    • 23 Août 2007

    riss s'élève contre les idées reçues, il épingle l'école et ses différents acteurs, parents stressés, enseignants dépassés, élèves en rupture.
    méthode globale, pièges à éviter pour réussir à l'école, classes surchargées, tous les éternels problèmes de l'education nationale sont abordés avec un féroce sens de l'humour. mais les questions les plus actuelles ne sont pas oubliées : la violence à l'école, l'héritage de mai 68, l'inévitable carte scolaire ou le port du voile en classe. le débat sur l'école n'en sortira peut-être pas apaisé, mais gageons que j'aime pas l'école réconciliera enseignants et élèves dans un grand éclat de rire.

  • La plupart des photos présentées dans ce livre ont été prises entre 1933 et
    1945. Elles proviennent d'archives privées de soldats allemands, ou d'albums de
    famille. Des photographes amateurs, soldats sur le front ou parents proches,
    ont voulu garder un souvenir, une trace de la chose vue, à un instant précis,
    dans cet espace politique totalitaire que fut l'Allemagne nazie. Malgré la
    particularité d'un tel environnement politique, auquel ils adhéraient peut-
    être, leur démarche était à peu près la même que celle de tous les photographes
    amateurs, en tous lieux et dans toutes les époques : je veux garder témoignage
    de cette scène. Quel plaisir y-a t-il à revoir plus tard, chez soi, en paix,
    des scènes de guerre morbides et parfois violentes? Le photographe prenait-il
    la photo parce qu'il adhérait à ce qu'il voyait, ou au contraire voulait-il
    garder trace du dégoût que cela lui avait inspiré? Il restera toujours une part
    de mystère derrière nombre de ces clichés, une ambiguïté malsaine,
    antipathique, un mélange de proximité et de répulsion. A mi-chemin entre le
    document historique et l'archive privée, ce recueil de photos inédites et
    insolites constitue un témoignage exceptionnel, loin du politiquement correct,
    de la vie sous le IIIe Reich: SS souriants et farceurs, scènes grotesques,
    contexte d'horreur. Un panorama dont on ne sort pas indemne.

  • La diversité culturelle est un point d'ancrage essentiel pour une action mondiale en faveur du développement durable.. Mais pour pouvoir gérer, il faut d'abord connaître. Des Philippines au Bénin, du subarctique à la Mélanésie, de la Thaïlande à la France, ce numéro est consacré aux relations des sociétés locales et autochtones à la nature. Les textes se penchent sur des objets hybrides, à la fois naturels et culturels, à la frontière du domestique et du sauvage : races et variétés locales, productions localisées ou paysages modifiés par les sociétés et qualifiés de naturels et culturels.

    1/2006

  • On considère souvent que chaque État devrait être un État-nation, c'est-à-dire que ses frontières géographiques devraient correspondre, en gros, aux frontières d'une population définie selon des critères ethniques, religieux, linguistiques ou culturels. Une telle correspondance existe rarement avant l'État lui-même. Il ne s'agit pas non plus d'un processus qui se développe plus ou moins automatiquement après la création de l'État, mais plutôt d'un projet conscient. Les recherches comparatives concluent souvent que la construction de nations n'est pas toujours un succès et que les tentatives de mener ce projet à bien peuvent avoir des conséquences aussi désastreuses que le génocide. Dans ce cas, quelles sont les circonstances qui font de la construction de nations un projet viable Les essais recueillis dans ce dossier explorent les liens entre la société civique et la société civile ainsi que leurs implications, en particulier compte tenu des processus modernes de mondialisation qui rendent les modes traditionnels de construction de nations impraticables.

  • Symbole du progrès et de l'amélioration de la condition humaine, l'allongement de la durée de la vie soulève des inquiétudes au sein de la communauté internationale et appelle des politiques concertées. C'est en Europe continent le pus touché par ce phénomène que l'on trouve les débats politiques et sociaux les plus vigoureux. Ce numéro présente les résultats des principaux projets de recherche financés par l'Union européenne sur ce sujet et proposant un bilan critique d'un paradigme conçu afin de répondre au vieillissement en tant que défi social et politique à la fois transversal et multisectoriel.

  • Riss aime bien les vieux à condition qu'ils soient cruels, méchants, teigneux à souhait.
    Mémé femme pratique a toutes ces qualités et plus encore. elle déteste toutes les générations, y compris la sienne, et manifeste en toutes circonstances une humeur acrimonieuse. et si elle n'a plus que deux ou trois dents, cela ne l'empêche pas de mordre tout ce qui passe à sa portée.
    Avec mémé femme pratique, plus aucun lecteur n'aura peur de vieillir après avoir dégusté ses aventures.

  • RISS T.195 ; le savoir mondial

    Riss

    • Eres
    • 17 Octobre 2013

    Le présent numéro propose deux lectures complémentaires du savoir mondial. Un premier dossier, établi sous la direction de Nico Stehr et Ulrich Ufer, a pour thème les savoirs dans le contexte de la mondialisation. Il examine la protection des savoirs traditionnels, les relations entre savoirs mondialisés et développement, et les savoirs tacites. Il souligne la différence qui existe entre savoir et simple information, et montre comment l'enracinement local des savoirs constitue un obstacle sérieux à leur diffusion horizontale et verticale et en limite les possibilités. Par ailleurs se pose la question de la propriété des savoirs mondialisés. Nul ne peut dire encore quelle sera l'issue de cette problématique : diffusion sans entrave ou concentration du savoir.
    Un second dossier, confié à Rosemary Du Plessis et Peggy Fairbairn-Dunlop, décrit d'un point de vue régional la production de savoir dans le Pacifique, expressément considéré sous l'angle éthique. Mettant en relief l'importance des droits collectifs en tant qu'idéaux dans le Pacifique, et la nécessité de reconnaître la valeur des systèmes de savoirs autochtones, en particulier la manière collective dont ces savoirs sont produits, partagés et utilisés, il montre ce qui fait la spécificité de certaines cultures autochtones du Pacifique et ce qui leur est commun, et comment se créent des espaces « négociés » entre la pensée autochtone et la science occidentale.

  • La légitimité est l'un des concepts centraux de la science politique. Ce numéro revient sur la légitimité à travers une réflexion critique sur la typologie proposée par le célèbre sociologue allemand Max Weber (1864-1920), qui distingue les légitimités « traditionnelle», rationnelle-juridique » et « charismatique ». De longue date, le fondement de la distinction de Weber fait objet de critiques théoriques : les contributeurs de ce numéro soutiennent, de surcroit, que la distinction en trois catégories est désormais sans contenu empirique pertinent. Il est donc nécessaire d'adopter une nouvelle perspective sur ce qui fait la stabilité ou l'instabilité des régimes ou des Etats. Se référant à un large éventail de cas empiriques, y compris l'Union européenne, l'Amérique latine, l'Italie, la perception du leadership politique et le rôle des médias, les auteurs soulignent l'importance de comprendre la diversité des processus de délégitimation. Il n'y a pas de dynamique unique qui prive de légitimité les régimes, les Etats ou les chefs d'Etat. D'ailleurs, même dans des cas spécifiques, il est souvent très difficile de saisir exactement pourquoi un système a basculé vers une nouvelle configuration. Très souvent, la légitimité n'est pas tant le cadre d'une analyse causale du changement politique que le langage rétrospectif qui sert à raconter une crise qui a déjà eu lieu. C'est précisément la dimension narrative de la légitimité qui en fait un facteur puissant dans les débats politiques les plus divers.

  • Son espionne royale et l'héritier australien Nouv.

    Comté du Kent, Angleterre, 1934.
    Passer un smoking pour le dîner, utiliser une fourchette pour la viande, une autre pour le poisson... Franchement, quel intérêt à toutes ces simagrées ? C'est pourtant bien ce à quoi va devoir se plier Jack Altringham, héritier du duc d'Eynsford fraîchement débarqué d'Australie.
    Pour l'aider, une seule candidate, la charmante Georgie. Mais, dès son arrivée à Kingsdowne Place, dans le Kent, elle découvre que certains membres de la famille d'Eynsford se donnent beaucoup de mal pour mener la vie dure à son élève. Et quelques jours plus tard, le duc meurt poignardé.
    Aux yeux de tous, Jack est le suspect parfait. Sauf pour Georgie qui va tout faire pour démêler le faux du vrai entre petits secrets, rancune de classe et vengeance à froid...

  • Écosse, 1933.
    Tandis que son cher Darcy se la coule douce en Amérique du Sud pour les fêtes de fin d'année, et que sa mère s'est réfugiée dans le hameau perdu de Tiddleton-under-Lovey en compagnie du drolatique dramaturge Noel Coward, Georgie, elle, se retrouve coincée au château de Rannoch suite à une tempête de neige.
    C'est donc pour elle un miracle de Noël lorsqu'on fait appel à ses services pour animer une sauterie entre aristocrates à Tiddleton. Ce paisible village tout droit sorti des pages du Chant de Noël de Dickens connaît hélas une succession de tragiques événements : après qu'un enquiquineur du coin s'est cassé le cou en tombant d'un arbre, deux autres soi-disant accidents font deux nouvelles victimes...
    /> Se pourrait-il qu'un vent mauvais souffle au pays des merveilles ?
    Entre Downton Abbey et Miss Marple, une série d'enquêtes royales so British !

  • "À San Francisco, un journaliste se fait approcher une nuit par un homme se prétendant être un vampire et disposé à lui livrer l'histoire de sa « vie ».
    Jeune propriétaire terrien vivant en Louisiane à la fin du XVIIIe siècle, Louis est un homme dépressif rongé par la culpabilité depuis la mort de ses proches. Un soir, il est approché par Lestat, une puissante créature, qui le transforme en vampire. Mais Louis n'accepte pas cette nouvelle condition et refuse de tuer des humains pour survivre.
    Après quelques années de vie commune sur la plantation de Louis, les deux vampires quittent la Louisiane pour échapper à une révolte d'esclaves ayant percé leur vraie nature. Ils s'installent alors à la Nouvelle-Orléans où Louis se met à imaginer sa vie loin de Lestat qu'il déteste. Ce dernier, ne voulant pas que son compagnon le quitte, transforme Claudia, une jeune enfant de cinq ans, pour que Louis reste à ses côtés.
    Les trois vampires vont ainsi vivre comme une famille pendant des années, jusqu'à ce que Claudia prenne conscience que son éternel corps de fillette ne lui permettra jamais de s'accomplir en tant que femme. Elle se met alors à détester ses deux créateurs, notamment Lestat qui l'a transformée et prévoit de se débarrasser de lui afin de partir avec Louis à la recherche d'autres vampires susceptibles de leur enseigner ce que Lestat ne leur révèle pas s'agissant de leurs origines."

  • Londres, 1932.
    La reine demande à Georgie de s'acquitter d'une tâche bien délicate : représenter la famille royale lors du mariage de la princesse de Roumanie et du prince de Bulgarie, qui aura lieu en Transylvanie dans le fameux château de Bran. Georgie accepte avec plaisir, d'autant que la mariée se trouve être une ancienne camarade d'école.
    Mais le château est lugubre, l'atmosphère de la région, berceau de toutes les légendes de vampires, macabre. Et le séjour de Georgie prend un tour carrément terrifiant quand, la veille de la cérémonie, l'un des invités meurt empoisonné ! C'est à elle qu'il revient de sauver les festivités nuptiales... avant que la mort ne sépare les jeunes mariés un peu plus tôt que prévu.
    Entre Downton Abbey et Miss Marple, une série d'enquêtes royales so British !

  • Londres, 1933.
    La reine vient de confier une nouvelle mission à notre héritière favorite : partir à la recherche de sa précieuse tabatière, volée sur la très hédoniste et chic Côte d'Azur.
    Georgie, déjà comblée par la confiance que lui accorde Sa Majesté, a l'heureuse surprise de voir Coco Chanel en personne lui proposer d'être son modèle pour ses dernières créations ! Toutefois, pendant le défilé, les choses se passent atrocement mal : le collier inestimable qu'elle porte, appartenant lui aussi à la reine, est subtilisé à son tour. Et, peu après, un homme est retrouvé assassiné !
    Avec deux vols sur les bras et un meurtrier en liberté, Georgie n'a pas vraiment le loisir de profiter du casino...
    Entre Downton Abbey et Miss Marple, une série d'enquêtes royales so British !

  • Londres, 1932.
    Les affaires de Georgie sont loin d'être au beau fixe. Afin de se faire un peu d'argent, elle a alors l'idée du siècle (selon elle) : tenir compagnie à des gentlemen de passage dans la capitale. Une pièce de théâtre, un bon dîner, un brin de conversation et le tour est joué ! Sauf que son premier client attend visiblement une conclusion bien différente à cette soirée...
    Pour éviter un scandale, Georgie est renvoyée fissa en Écosse. Mais il ne s'agit pas seulement d'une punition. En effet, Scotland Yard lui confie une tâche de la plus haute importance : surveiller la partie de chasse royale qui se tient au château de Balmoral. Quelqu'un vise les héritiers du trône britannique, et qui d'autre que Georgie, avec son flair légendaire, pourrait démasquer le coupable ?
    Entre Downton Abbey et Miss Marple, une série d'enquêtes royales so British !

  • Londres, 1932.
    La reine a confié à Georgie une nouvelle mission délicate : elle doit héberger la princesse Hanneflore de Bavière et jouer les entremetteuses entre elle et le prince de Galles dans l'espoir que ce dernier se détourne enfin de son amante américaine.
    Mais entre la propension d'Hanni à séduire tout ce qui porte une moustache, son langage de charretier et sa fâcheuse tendance au vol à l'étalage, Georgie a déjà fort à faire. Et comme si tout cela ne suffisait pas, la princesse bavaroise se retrouve mêlée à un meurtre... Pour éviter un scandale diplomatique, Georgie va devoir remettre sa casquette de détective amateur et se résoudre à démasquer le véritable coupable.
    Entre Downton Abbey et The Crown, une série d'enquêtes royales so British !
    « Bien plus qu'un simple roman policier, Son Espionne royale mêle avec brio amour, histoire, humour et mystère. Captivant ! » Louise Penny, auteure de Nature morte.

  • Londres, 1932.
    Lady Victoria Georgiana Charlotte Eugenie, fille du duc de Glen Garry et Rannoch, trente-quatrième héritière du trône britannique, est complètement fauchée depuis que son demi-frère lui a coupé les vivres. Et voilà qu'en plus ce dernier veut la marier à un prince roumain !
    Georgie, qui refuse qu'on lui dicte sa vie, s'enfuit à Londres pour échapper à cette funeste promesse de mariage : elle va devoir apprendre à se débrouiller par elle-même.
    Mais le lendemain de son arrivée dans la capitale, la reine la convoque à Buckingham pour la charger d'une mission pour le moins insolite : espionner son fils, le prince de Galles, qui fricote avec une certaine Américaine...
    Entre Downton Abbey et The Crown, une série d'enquêtes royales so British !
    « Bien plus qu'un simple roman policier, Son Espionne royale mêle avec brio amour, histoire, humour et mystère. Captivant ! » Louise Penny, auteure de Nature morte.

  • La fiancée d'Amérique Nouv.

    Violette, une jeune résistante normande, voit son avenir bouleversé lorsqu?elle s?éprend de Jack Winters, un aviateur américain tombé, littéralement, dans sa vie mais que la guerre lui arrache trop vite. À la Libération, elle est prête à tout pour retrouver cet homme qu?elle ne peut oublier.  Ira-t-elle jusqu?à traverser l?Atlantique ?
    Le récit suit le destin de Violette qui s?affronte à la grande Histoire. Mais il relate aussi un épisode méconnu de la Seconde Guerre mondiale : à la fin du conflit, quelque 100 000 jeunes femmes de toutes nationalités attendent de rejoindre en Amérique le soldat qu?elles ont aimé pendant le conflit et parfois épousé en quelques semaines. En 1945, le Congrès des États-Unis devra adopter la « War Brides Act », une loi qui permet à toutes ces jeunes mariées et fiancées d?immigrer vers le continent américain sur des navires spécialement affrétés pour elles.
    Violette suivra-t-elle la route de ces « War Brides » ? Les amours et les souffrances des héros attachants de cette passionnante fresque historique, qui mêle l?histoire des hommes à celle du monde, sont à la mesure de cette époque tourmentée.

  • Un soir de l'été dernier, il faisait chaud comme aujourd'hui, et j'étais heureuse. Les gens prétendent qu'on n'est jamais complètement heureux. Moi, je l'étais.

    Porte d'entrée magnifique dans l'oeuvre de Jean Rhys, ce recueil de nouvelles, restées longtemps inédites en français, nous entraîne dans la bohème de l'Europe d'avant guerre, Vienne la magnifique, Paris et ses cafés, puis plus loin encore, au-delà des océans, vers les souvenirs d'enfance ensoleillés des Caraïbes.
    Poète, lady, rêveur pathétique ou amoureuse éperdue, les personnages de Jean Rhys arpentent la vie avec pour seul bagage la nostalgie, le bonheur enfui, et toujours cet humour sombre, si bien dosé.

    Dans un style elliptique qui lui est propre, Jean Rhys va à l'essentiel. Ce qui intéresse la romancière, c'est la vérité, la vie ici, le coeur qui continue de battre, de se battre, comme elle : une femme en révolte permanente qui a fait de la poésie et de l'ironie ses armes les plus puissantes.

  • La créole Antoinette Cosway raconte son enfance au domaine Coulibri, à la Jamaïque. Entre l'indifférence de sa mère et les révoltes des esclaves, son destin bascule : elle est envoyée dans un couvent qu'elle quittera à l'âge de dix-sept ans pour se voir épouser un Anglais, distant, égoïste et arrogant. Poussée par la haine qu'il lui porte, elle sombrera dans l'alcoolisme et la folie meurtrière.
    Il fallut neuf ans à Jean Rhys pour écrire La prisonnière des Sargasses qu'elle publie en 1966, après un silence de vingt-sept ans. Elle y évoque la solitude et la démence, dans une écriture d'une extrême densité et d'une grande pudeur, qui font de ce roman l'un des plus forts et des plus attachants qu'elle ait écrit.

empty