Revue Internationale D'Education De Sevres

  • Depuis un certain nombre d'années, l'université connaît de nombreuses mutations qui font évoluer l'enseignement et favorisent le développement d'un objet nouveau : la pédagogie universitaire.
    Partout dans le monde, les pratiques d'enseignement se modifient sous l'influence des changements sociaux et sociétaux : massification, arrivée des nouvelles technologies, modification du rapport au savoir, aspirations inédites et mobilité accrue des étudiants, exigence de pédagogies diversifiées, etc.
    De nouvelles formes d'enseignement apparaissent (apprentissage par problèmes, classe inversée, formations à distance, hybrides ou co-modales...), mais ce sont aussi les modalités d'évaluation et les espaces d'apprentissage qui évoluent. Et si, il y a quelques années encore, la formation des enseignants universitaires à la pédagogie était encore embryonnaire, des centres d'appui à la pédagogie se créent maintenant dans le monde entier, quelle que soit la typologie des établissements, tandis que s'affirme la question de la valorisation de l'engagement pédagogique des enseignants.
    Les études de cas rassemblées dans ce numéro de la Revue internationale d'éducation de Sèvres (Belgique, Chine, Danemark, France, Liban, Québec, Sénégal), complétées d'une étude bibliographique, mettent en évidence la convergence de ces évolutions et les défis à relever ainsi que les réponses apportées, selon les contextes.

    Un dossier coordonné par le professeur Philippe Lalle, conseiller stratégique pour la pédagogie, ministère de l'enseignement supérieur, de la recherche et de l'innovation.

  • Pourquoi et comment punit-on dans les écoles au Burkina Faso, au Bénin, au Japon, en Russie, en France, en Algérie, en Angleterre, aux États-Unis ou encore au Québec ?
    La question de la sanction à l'école, longtemps oubliée, souvent passée sous silence, revient aujourd'hui en force dans de nombreux pays.
    Ce 81e dossier de la Revue internationale d'éducation de Sèvres souligne les questions et les défis que ces neuf systèmes scolaires très différents ont à relever.
    S'appuyant notamment sur des enquêtes menées auprès d'élèves, d'enseignants et de parents, ce voyage au coeur des pratiques punitives montre des écoles inquiètes. Mais il met aussi en lumière les solutions et les expériences originales qui sont mises en oeuvre.
    Aussi paradoxal que cela puisse paraître, la sanction est un analyseur de première importance pour comprendre ce qu'éduquer veut dire, à un moment donné, dans une société donnée. Elle est bel et bien une question éducative majeure.
    Un dossier coordonné par Eirick Prairat, professeur de philosophie de l'éducation à l'Université de Lorraine.

  • Le 83e numéro de la Revue internationale d'éducation de Sèvres s'intéresse à un enjeu qui concerne tous les pays du monde : « réformer l'éducation ». Il poursuit la réflexion engagée lors du colloque international sur « Les conditions de réussite des réformes en éducation », qui avait réuni à France Éducation international, en juin 2019, 60 intervenants - chercheurs, décideurs politiques et praticiens - venus de 30 pays.
    Pour ce numéro, une vingtaine de grandes voix ont été sollicitées dont celle de l'actuel Ministre français de l'éducation et de la jeunesse, Jean-Michel Blanquer. Il leur a été demandé non seulement de livrer leur analyse de l'état actuel de l'éducation dans le monde et des voies et moyens de l'améliorer mais aussi de se risquer à parler du futur : comment ces experts respectés et écoutés au plan international envisagent-ils l'éducation à l'horizon 2030 ou 2040 ?
    Tous les auteurs ont joué le jeu, en veillant à s'entourer des garde-fous et précautions intellectuelles nécessaires. Trois grandes parties structurent l'ouvrage : questions préalables ; sur les conditions pour réussir les réformes en éducation ; l'avenir de l'éducation. Si les éclairages proposés divergent parfois, ce qui ressort des différentes contributions n'est pas ordinaire. On voit bien que quelque chose de nouveau se prépare ou est parfois déjà en place, et qui n'est pas le seul fait des pays de l'OCDE.
    Un peu partout dans le monde, on observe les limites des conceptions top-down ou bottom-up des réformes. Le numéro met en lumière un appel partagé à des formes de gouvernance horizontale intermédiaire, au-delà des considérations idéologiques, et une évidence : en matière de réforme, les praticiens ont un rôle clé à jouer.
    Ce qui est en train de se passer pour l'école est-il aussi en germe aussi dans d'autres secteurs, tels que la santé ?
    Ce numéro exceptionnel par son volume et par ses perspectives est coordonné par Jean- Marie De Ketele, Université catholique de Louvain.

  • La musique est une activité que l'on retrouve dans toutes les civilisations humaines. Aujourd'hui, les études de neurosciences cognitives suggèrent qu'elle a un pouvoir transformationnel sur la formation de l'esprit, qui modifie les aptitudes cognitives, comportementales et sociales tout au long de la vie humaine. Dans différents pays, en quoi l'apprentissage de la musique contribue-t-il à faciliter l'éducation et s'insère-t-il dans les politiques éducatives ? A partir d'études proposées par des chercheurs en neurosciences, mais aussi des musicologues, des ethnologues, des acteurs de l'éducation, ainsi que des élèves et leurs parents, ce numéro propose d'abord une réflexion sur les effets structurants de la pratique musicale sur le développement du cerveau.
    Il aborde ensuite, à travers plusieurs études de cas, les rapports entre musique et société et leurs implications sur l'éducation. Du Danemark à l'Afrique du Sud, de l'Inde au Venezuela, en passant par le Sénégal, Trinidad et Tobago, les Etats-Unis, la France et l'Espagne, les auteurs mettent en évidence la façon dont la pratique musicale se traduit par un bouleversement cognitif, social, et identitaire des individus, qui a une influence positive sur la cohésion du groupe.

  • Depuis plusieurs décennies, la prise en compte de la diversité des cultures à l'école gagne en audience au sein des systèmes éducatifs. Pour autant, les doutes, les interrogations subsistent encore sur la pertinence, l'impact et la mise en oeuvre de cette prise en compte dans le quotidien de l'école.

    Tout d'abord, on observe une multitude de concepts pour analyser la diversité: multiculturalisme, inter-culturalisme, intégration, identité, assimilation... Quels sont, selon les contextes, les choix et les approches privilégiés et les débats qui les entourent ?D'autre part, des interrogations de nature pédagogique se posent. Par exemple, quel est l'impact de la valorisation des cultures d'origine des élèves sur leurs résultats scolaires ? Quels sont les personnels chargés de valoriser la diversité culturelle à l'école et comment procèdent-ils ?Surtout, quelle est la portée attendue des politiques de reconnaissance : une amélioration des résultats scolaires des minorités ? Une reconnaissance du droit de chacun à une ou plusieurs identités ? S'agit-il d'un objectif sociétal (éducation à la tolérance, à l'antiracisme) ? Les initiatives existantes visent-elles des publics spécifiques ou sont-elles conçues pour transformer l'enseignement et l'école pour tous ?Les textes réunis dans ce numéro 63 de la Revue internationale d'éducation de Sèvres mettent en évidence l'actualité du débat sur ces questions dans plusieurs pays : Algérie, Brésil, France, Malaisie, Norvège, Portugal, Canada (Québec), Suisse, ainsi que dans les instances internationales.À partir de points d'observation précis tels que le traitement de la diversité linguistique à l'école ou la formation des enseignants à la prise en compte de la diversité culturelle, par exemple, il est possible de mieux cerner les réponses apportées et de comprendre en quoi le débat sur les cultures à l'école reflète les débats sur la diversité socioculturelle dans chaque société.Un numéro coordonné par Abdeljalil Akkari, professeur à l'université de Genève.

  • Au moment où, en France, la formation des enseignants suscite passions et inquiétudes et révèle les tensions qui traversent la société, ce numéro s'interroge sur la façon dont d'autres pays définissent les grandes options qui inspirent leurs dispositifs de formation et dont ils organisent la formation initiale et le développement professionnel des maîtres.Aucun modèle stabilisé ne semble émerger, même si la formation des enseignants, partout considérée comme un enjeu majeur, tend souvent à être allongée et fait l'objet de réformes.
    La confrontation des analyses permet cependant d'identifier des problématiques récurrentes : la question des savoirs et de la professionnalisation ; l'approche par compétences ; le rôle de l'État ; le choix des opérateurs ; la formation et le recrutement.Pays étudiés : Angleterre, Argentine, Corée du Sud, États-Unis, France, Grèce, pays des Balkans Occidentaux, Québec, Suède.Un numéro coordonné par Alain Boissinot, recteur de l'académie de Versailles.

  • A l'heure où l'on parle beaucoup de la mondialisation et de la force unificatrice d'organisations internationales telles que l'OCDE, n'est-il pas paradoxal d'avancer l'hypothèse d'une fragmentation des systèmes éducatifs ? Les études rassemblées dans ce 76e dossier de la Revue internationale d'éducation de Sèvres, qui portent aussi bien sur des pays (Pérou, Etats-Unis, Sénégal, France, Corée du Sud, pays scandinaves) que sur des réseaux d'écoles (Montessori, baccalauréat International, écoles confessionnelles en Europe), tendent à montrer que non.
    La fragmentation des systèmes scolaires nationaux - ou les freins aux processus d'unification de ces systèmes - s'expliquent par plusieurs phénomènes mondialisés. Les uns rendent difficile les compromis nationaux autour de finalités et modèles d'éducation, tandis que d'autres favorisent des réseaux internationaux d'établissements s'écartant du modèle national. Ainsi chaque système scolaire national tend-il aujourd'hui à se fragmenter sur deux axes, l'un lié à la stratification sociale et l'autre à la différenciation des modèles et projets éducatifs.
    On ne peut actuellement prédire si cette fragmentation va persister et signer la fin des systèmes scolaires nationaux ou si elle débouchera sur la recomposition de systèmes unifiés.

  • Déni de faits attestés et vérifiables, refus de théories (en particulier de l'évolution), adhésions à des discours extrêmes ou à des contre-vérités manifestes, mise en cause de théories scientifiques avérées... Voilà ce que peuvent rencontrer aujourd'hui les enseignants dans leurs classes et l'on s'inquiète, à raison, de l'extension du négationnisme, de la propagation des fausses nouvelles, des ravages du complotisme, particulièrement auprès des jeunes.
    Afin de penser posément ce sujet « brûlant », ce dossier propose d'examiner dix contextes très différents : la Belgique, le Chili, les États-Unis, la France, la Hongrie, l'Irlande du Nord, les Pays-Bas, le Sénégal, Singapour et la Turquie.
    En cours de biologie, d'histoire, d'éducation morale ou civique, de philosophie, que vivent et font les enseignants de ces pays, aux prises avec des discours et des propos ou attitudes d'élèves qui entrent en conflit les uns avec les autres et avec ce qu'ils sont censés transmettre ?
    On est frappé, à la lecture des articles, par la multiplicité des « conflits de vérité », par l'acuité des préoccupations.
    Les auteurs, de plusieurs disciplines, mettent en évidence les problèmes épistémologiques, politiques et éthiques contemporains soulevés par cette question. Ils en proposent des élucidations, analysent des situations de classe, et suggèrent des orientations pédagogiques. Apprendre aux élèves à exercer leur raison ne va pas sans attention portée à la dimension émotionnelle des sujets abordés, à leur histoire, aux conditions politiques et éthiques de la pensée critique.
    Ce dossier pourrait être alarmant. Il n'est pas alarmiste. Il manifeste la mobilisation des chercheurs, montre l'ingéniosité des enseignants, l'implication de leurs formateurs, l'intelligence des élèves. Il souligne aussi combien l'éducation, la pensée critique, la parole créatrice, dans cette dangereuse passe, sont l'affaire de tous.

  • La question de l'inclusion est aujourd'hui au coeur des problématiques éducatives. Alors qu'à l'origine, elle concernait surtout les élèves handicapés ou présentant des troubles de l'apprentissage, l'école inclusive se donne désormais pour objectif de veiller à l'inclusion de tous les enfants, sans distinction, en prenant en compte leur diversité. On constate cependant que ce discours s'accompagne, à divers degrés selon les pays, d'un maintien ou d'une aggravation des inégalités scolaires, de difficultés d'enseignement pour les professeurs et, parfois, de résistances familiales. Ce nouveau dossier de la Revue internationale d'éducation de Sèvres se propose d'apporter des regards croisés sur cette problématique, en interrogeant l'évolution des conceptions éducatives au sein de neuf pays : l'Italie, le Brésil, Israël, les États-Unis, la Slovaquie, le Mali, le Laos, la Suisse et la France. Dans chaque pays, le parcours vers l'inclusion est un processus long et jalonné de multiples étapes. Des intentions aux réalisations, les institutions et leurs acteurs sont partout projetés dans des situations d'une grande complexité. Pour les auteurs, l'inclusion scolaire constitue cependant un objectif atteignable, et offre un potentiel pour améliorer la cohésion sociale, les relations interculturelles et les possibilités d'éducation de tous les enfants. La question centrale est celle de la capacité des systèmes éducatifs à mobiliser tous les acteurs en faveur de l'inclusion.

  • Dans ce numéro, la Revue internationale d'éducation de Sèvres s'intéresse à de grandes ­ figures qui, au ­ fil des siècles, ont fait évoluer l'éducation et ont eu une influence au-delà de leur époque et du contexte dans lequel elles sont apparues. De Confucius à Averroès et Ibn Khaldûn, de Dewey à Montessori, Vygotski ou Piaget, de Freire à Freud, Abreu, Condorcet, Rousseau ou Ferry, de la Paideia à l'évolution des conceptions de l'éducation en Afrique, un large éventail d'époques et de contextes est proposé au lecteur. Ce panorama, qui s'intéresse aussi bien à des personnalités qu'à des mouvements, permet de mettre en évidence quatre grands chemins, au sein de quatre civilisations, qui continuent d'être empruntés aujourd'hui. En ces temps actuels de grandes mutations sociétales, est-il possible, en étudiant la chaîne des événements, des idées et des ruptures, d'entrevoir le cheminement futur de l'éducation ? C'est le défi que tente de relever ce nouveau dossier de la Revue internationale d'éducation de Sèvres.

     

  • Dans la plupart des pays, la conviction est désormais acquise que c'est de la base et non du sommet que l'École peut se réformer et progresser. Beaucoup ont choisi de confier plus de responsabilités au niveau local et d'accorder une autonomie grandissante aux établissements scolaires. Les modes et les fonctions de direction sont devenus des priorités dans les programmes d'action gouvernementaux. On assiste à un foisonnement d'études internationales et de travaux de recherche sur ce sujet.
    Cependant, si des modèles de direction efficaces émergent de l'analyse des pratiques professionnelles, on a du mal à saisir la réalité diverse et mouvante du métier de chef d'établissement aujourd'hui.
    La Revue internationale d'éducation de Sèvres a donc choisi de donner la parole à des acteurs situés à différents niveaux du système éducatif, des chercheurs, des praticiens, des responsables institutionnels, tous experts reconnus du sujet dans des pays de traditions scolaires et de cultures différentes.Sans tabous, ils cernent les réalités et les questionnements d'une profession encore largement en construction, en confrontant le métier prescrit et le métier réel tel qu'il apparaît dans les témoignages et les pratiques.
    S'agit-il d'un vrai métier ou d'une simple fonction ? Parle-t-on d'un ou de plusieurs métiers ? Directeur, principal, rektor, personnel de direction, derrière la diversité des titres et la variété des contextes, peut-on dégager une même identité professionnelle ?Partout, la direction des établissements scolaires se révèle une question complexe, d'une réelle importance stratégique, car il s'agit de répondre à la multiplication de nouvelles exigences.
    Tous les auteurs soulignent que les transformations, en cours ou à venir, ne peuvent prendre sens qu'en référence à un système explicite de valeurs morales et éthiques. Sans ce dernier, il serait illusoire de faire reposer la réussite de l'École sur les seules épaules des chefs d'établissement, quelle que soit par ailleurs la force de leur engagement et de leurs convictions.
    Études de cas : Allemagne, Chili, États-Unis, France, Portugal, Slovénie, Suède Un numéro coordonné par Ghislaine Matringe, Inspectrice générale honoraire de l'Éducation nationaleSommaire :Ghislaine Matringe Introduction Les évolutions du métier de chef d'établissement Constats, enjeux et perspectives Rachel D. Roegman, Thomas Hatch, Carolyn Riehl Le leadership en des temps incertains Pratiques clés pour les chefs d'établissement aux États-Unis João Barroso, Université de Lisbonne La gestion scolaire, entre modernisation et exigence démocratique Le cas du Portugal Anne Barrère, Pascal Bolloré, Alain Bouvier, Ghislaine Matringe, Bernard Toulemonde Des identités professionnelles en construction Les chefs d'établissement en France Table ronde José Weinstein, Gonzalo Muñoz, Javiera Marfán La direction pédagogique des chefs d'établissement, un défi à relever Le cas du Chili Stefan Brauckmann Entre droits et devoirs élargis Une perspective empirique sur l'action des chefs d'établissements allemands Andrej Koren Quel développement professionnel des chefs d'établissement ?
    Le cas de la Slovénie Dan Collberg Quelle identité pour les chefs d'établissement ?
    La Suède entre décentralisation et recentralisation Hélène Beaucher Références bibliographiques

  • Dans plusieurs pays, on constate un échec des politiques de réforme et d'innovation. Et pourtant, l'école change. Quels sont les changements à l'oeuvre et qui tendent à modifier, de façon parfois peu visible mais en profondeur, le paysage des systèmes éducatifs?

  • Dans de nombreux pays l'école est sujet d'interrogation, voire d'inquiétude.
    Ce numéro aborde la question délicate des valeurs que chaque société transmet à travers son Ecole et qui diffèrent d'un pays à l'autre. Des spécialistes internationnalement reconnus de l'éducation comparée partent de l'observation du quotidien des classes et des établissements scolaires dans plusieurs pays de cultures très différentes. Ils apportent leur analyse des conceptions nationales de l'apprentissage et mettent en lumière l'interaction complexe entre les politiques, les structures, les cultures, les valeurs et la pédagogie.

  • A l'opposé d'une expérience du temps qui n'en finit pas pour qui s'ennuie, d'autres ont été émerveillés par la petite école : les enfants démunis qui y découvrent le monde, en toutes sortes de voyages imaginés, liant ainsi le dedans et le dehors. Mona Ozouf évoque dans une sobre et profonde poésie cet univers d'enfance. Elle distingue aussi de l'ennui "mortel" vécu par certains, particulièrement au collège, un "bon ennui", qui naît dans les intermittences de l'école : temps propice à la rêverie, à la lecture, dont le vide semble faire peur aux parents et aux enseignants d'aujourd'hui, qui le saturent d'occupations. C'est ce temps libre qui engage à lire et invite à penser.

  • Les articles et leurs auteurs à découvrir dans ce numéro :

    Introduction Le financement de l'éducationMaria Luisa Machado Cerdeira Enjeux présents et futurs du financement de l'enseignement supérieur Un aperçu des tendances mondialesAnne West Marchés et quasi-marchés dans le financement de l'éducation Le cas de l'AngleterreTatiana Kastouéva-Jean Entre contrôle étatique et développement d'un marché  Le financement de l'enseignement supérieur en RussieNolwen Henaff Financement de l'éducation au Viêt Nam :l'envers du décorSandrine Michel Éducation en Thaïlande : la croissance économique ne suffit plusNadeem Kayani Les enjeux de la décentralisation Le financement de l'éducation au PakistanYombo Paul Diabouga, Bagnikoe David Bazongo Le financement de l'éducation au Burkina Faso Le défi de la scolarisation primaire universelleJean-Richard Cyterman Le financement du système éducatif français et l'enjeu de la performanceAlejandro Morduchowicz Le financement de l'éducation dans un pays fédéral Le cas de l'ArgentineBjørn Stensaker Pragmatisme et efficacité Le financement du système éducatif norvégienBernadette Plumelle Références bibliographiques

  • Les ONG, qu'elles agissent à l'échelle d'un pays ou à l'international, sont aujourd'hui, dans de nombreux domaines, les partenaires des États, des bailleurs de fonds et des populations. Elles sont très présentes dans le champ de l'éducation, sous des formes extrêmement variées.
    Leurs apports, comme les limites de leur intervention, font l'objet de ce numéro 58 de la Revue internationale d'éducation de Sèvres consacré à un thème encore peu abordé par la recherche.
    Illustrant des cas, des géographies et des contextes variés, principalement au Sud, le dossier reflète les questionnements et les points de vue différents de bailleurs de fonds, d'ONG, ainsi que de chercheurs français et étrangers.
    Quelle est aujourd'hui la place, quels sont les modes de fonctionnement et les logiques d'intervention des ONG, au regard d'activités qui relèvent généralement de la responsabilité des États ?
    Quel rôle jouent-elles dans l'évolution des politiques éducatives, principalement dans les pays en développement, ainsi qu'auprès des populations concernées ? Quels nouveaux acteurs, quelles pratiques innovantes voit-on émerger dans ce vaste secteur de l'aide au développement ?
    Ce numéro ouvre de nombreuses pistes de réflexion, afin de stimuler un débat encore naissant.
    Un numéro coordonné par Sandra Barlet (Gret), avec Jean-Pierre Jarousse (Université de Rennes 2)

  • Lieu de débats, de confrontations, de réflexions menées en commun autour d'une question éducative traitée dans sa dimension internationale, cette revue s'adresse à un public français ou étranger.

  • Comment l'espace scolaire peut-il contribuer à l'épanouissement des élèves et à la qualité des apprentissages ? La qualité de ces espaces se définit-elle seulement par l'architecture des bâtiments ? Quels liens entre l'école et son environnement peut-on déduire de la façon dont sont conçus les espaces et les bâtiments scolaires ? Quelles sont les tendances observables aujourd'hui dans le monde et que nous disent-elles de l'évolution des attentes et des besoins éducatifs, voire de la forme scolaire au XXIe siècle ?


    Dans ce numéro 64 de la Revue internationale d'éducation de Sèvres, des architectes confirmés, de jeunes chercheurs, des sociologues, des proviseurs, des responsables de la construction scolaire dans les collectivités territoriales, sont invités à répondre à ces questions rarement abordées, en s'appuyant sur des recherches récentes et sur des exemples pris dans plusieurs pays : Italie, Danemark, France, Australie, Belgique (Flandres), Israël, Canada (Québec), Chili, Suisse, ainsi que sur une analyse comparée à l'échelle mondiale.Cette variété des approches et des analyses recueillies se révèle riche d'enseignements. Selon les contextes, les architectures innovantes portent les évolutions pédagogiques ou l'inverse. De nouveaux modes de configuration des espaces à l'école sont en train d'apparaître, en particulier dans certains pays comme l'Australie. Partout, il semble que la communauté éducative et les responsables politiques s'emparent de ces questions. L'enjeu est de taille : les espaces scolaires sont essentiels pour accompagner et faciliter les évolutions éducatives, mais aussi pour favoriser des relations apaisées entre les personnes.Un dossier coordonné par Maurice Mazalto, ancien proviseur, et Luca Paltrinieri, philosophe

  • Comment enseigner les humanités (d'aucuns parlent de "sciences humaines" d'autres de "lettres" ? C'est la question de la pédagogie. POurquoi enseigner les humanités ? C'ets la question de l'utilité sociale. Dans quel cadre enseigner les humanités ? C'est dans le fonds la questison de la comparaison européenne et internationale.
    Quelles compétences peuvent développer les sciences humaines et sociales et comment sont-elles définies ? Quel est leur périmètre ? Sont-elles condamnées à devenir des disciplines de service apportant un peu de lustre ou un ".. supplément d'âme" à d'autres domaines ?
    La Revue internationale d'éducation Sèvres s'intéresse aux cas de l'Algérie, du Brésil, du Danemark, de la France, de l'Italie, du Kenya et de la Russie.
    Le dossier permet ainsi de bien identifier un terrain de recherche particulièrement fécond dont les implications intellectuelles, culturelles, sociales, politiques et économiques imposent que les scientifiques, les experts, les décideurs et les citoyens s'en emparent pleinement.

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