Omar Zanna

  • Le « vivre ensemble » en classe est parfois difficile : les conflits se multiplient, du simple irrespect à la violence la plus brutale.
    Partant de ce constat, l'auteur a mis au point et validé, en partenariat avec des enseignants, un protocole qui consiste à mettre en scène les expériences partagées des émotions pour éduquer à l'empathie. Le coeur des interventions est l'occasion de proposer aux élèves de vivre des situations permettant d'accéder à la reconnaissance de l'autre, de s'ouvrir à l'autre, en passant par la médiation des émotions.

    Cet ouvrage propose des exercices concrets, à mettre en place et à adapter à chaque situation, avec de nombreuses clés pour construire de véritables temps d'échanges et de rencontre nécessaires pour bien vivre ensemble à l'école et ailleurs.

  • Le progrès dans la prévention de la violence des jeunes, notamment en milieu scolaire, est régulièrement mis en échec par une sorte de «  plafond de verre pédagogique  ». Si les jeunes acceptent souvent d'endosser, après coup, la responsabilité des effets de leurs actes, ils se trouvent la plupart du temps dans l'impossibilité d'accéder à une prise de conscience du préjudice cause, c'est-à-dire a considérer la victime. À les écouter, les victimes n'existent pas en tant que sujets  ; elles sont associées à des proies dont on peut abuser. Tout se passe alors comme si, au moment du passage à l'acte, ces adolescents se trouvaient dans un état de conscience modifiée, lie à une difficulté à juguler leurs émotions, faute de ne pas avoir appris à les vivre, les ressentir, les reconnaître, les apprivoiser et finalement ont les socialiser. Cet ouvrage propose de mettre en place une véritable éducation à l'émotion dans les établissements scolaires pour en finir avec cette violence, situation insupportable pour les victimes et obstacle insurmontable dans tout processus de formation personnelle.

  • Dans cet ouvrage, le corps devient un opérateur de la construction du lien aux autres. Omar Zanna y présente les possibilités d'éduquer ou de rééduquer par le corps à l'empathie et il nous invite à mieux comprendre comment construire ou restaurer un lien social dégradé. L'auteur offre ainsi la synthèse de dix années de son travail de recherche sur la place du corps dans l'éducation à l'adresse de tous ceux qui se préoccupent de pédagogie : parents, enseignants, travailleurs sociaux, étudiants.

    Avec le soutien de l'université du Mans.

  • L'expérience de la douleur physique ne fait l'objet d'aucun traitement spécifiquement éducatif. Pour l'éducateur, il s'agit de l'éviter ou d'y remédier en appliquant les mesures de sécurité et les mesures médicales réglementaires. Dans le cas de l'éducation spécialisée proposée aux mineurs délinquants, tout se passe comme si on refusait de voir le lien, pourtant objectif, entre l'expérience de la douleur par le jeune d'une part, et l'infraction à l'origine de sa prise en charge d'autre part. Accidentelle ou liée à l'effort sportif, l'expérience partagée de la douleur physique (quand elle est associée à des temps de parole) peut pourtant conduire à restaurer chez les mineurs délinquants la disposition à percevoir les composantes émotionnelles de l'autre ; autrement dit à restaurer l'empathie, laquelle fait justement défaut au moment de l'agir infractionnel.

  • La neutralité, en science comme ailleurs, est un voeu pieux, voire un leurre, à mieux comprendre, si ce n'est évaluer ou contrôler. Surtout, l'engagement sur un terrain d'études conduit à des surprises, voire à des déconvenues qui font le sel des ouvrages de N. Barley comme par exemple L'anthropologue en déroute (2001).

    Dans le cadre des approches sensibles en sciences humaines et sociales, les émotions ressenties par le corps, recueillies et partagées, avec plaisir ou déplaisir, ne sont plus considérées comme des perturbateurs de l'analyse mais comme des sésames d'accès à la compréhension humaine. Elles s'imposent à la chercheuse ou au chercheur, la/le surprennent; elles deviennent des guides utiles, des opératrices d'inclinaisons, voire de bifurcations, dans la recherche scientifique. Longtemps délaissées, les émotions ne constituent plus un obstacle à la rationalité mais un échafaudage à l'avènement d'une orientation théorique spécifique plutôt qu'une autre, à une modification d'attitude sur le terrain, etc. Émotion et cognition sont, pour le pire et le meilleur, définitivement intriquées.

  • En adoptant la perspective d'autrui, en formant au sens de l'autre, la culture de l'empathie favorise un climat scolaire non seulement propice aux apprentissages mais également à la pluralité interprétative, seul moyen de se prémunir des risques de positions dogmatiques qui n'envisagent jamais l'autre comme une version possible de soi.
    Au fil d'une lecture émaillée d'exemples, le lecteur découvre un système de références pédagogiques et théoriques où le corps occupe sa juste place dans la construction du lien aux autres.
    La première partie de cet ouvrage retrace la genèse d'un questionnement au sujet de l'intérêt d'une éducation - par les corps en mouvement - à l'empathie à l'école. La seconde, plus tournée vers l'action, expose des mises en oeuvre concrètes à l'adresse des adultes qui ont le souci d'une relation pédagogique bienveillante.

  • Ce livre étudie le phénomène social de l'abstinence alcoolique à travers le cheminement biographique de Camille. Celui-ci se déclare abstinent depuis sa rencontre avec les Alcooliques anonymes. Pendant deux ans, Hugues Pentecouteau et Omar Zanna vont mener avec lui une enquête sociologique, croisant observations et entretiens. S'apparentant à une confession, le témoignage permet de mesurer la dimension sociale de la construction de l'abstinence.

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