Librairie Generale Francaise

  • Otages Nouv.

    « Je m'appelle Sylvie Meyer. J'ai cinquante-trois ans. Je suis mère de deux enfants. Je suis séparée de mon mari depuis un an. Je travaille à la Cagex, une entreprise de caoutchouc. Je dirige la section des ajustements. Je n'ai aucun antécédent judiciaire. ».
    Sylvie est une femme banale, modeste, ponctuelle, bonne camarade, une femme simple, sur qui on peut compter. Lorsque son mari l'a quittée, elle a essayé de faire comme si tout allait bien. Lorsque son patron lui a demandé de faire des heures supplémentaires, de surveiller les autres salariés, elle n'a pas protesté.
    Jusqu'à ce matin de novembre où elle se révolte contre toute cette violence du monde, des autres, contre sa solitude. En une nuit, elle détruit tout. Ce qu'elle fait est condamnable, passable de poursuites, d'un emprisonnement... mais le temps de cette révolte Sylvie se sent enfin vivante. Elle renaît.
    Un portrait de femme magnifique, bouleversant : chaque douleur et chaque mot de Sylvie deviennent les nôtres et font écho à notre vie, à notre part de pardon, à nos espoirs de liberté et de paix.

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  • « J'écris les travées et les silences, ce que l'on ne voit pas, ce que l'on n'entend pas. J'écris les chemins que l'on évite et ceux que l'on a oubliés. J'étreins les Autres, ceux dont l'histoire se propage dans la mienne, comme le courant d'eau douce qui se déverse dans la mer.  Je fais parler les fantômes pour qu'ils cessent de me hanter. J'écris parce que ma mère tenait ses livres contre sa poitrine comme s'ils avaient été des enfants. »

  • C'est une histoire simple, universelle. Après huit ans d'amour, Adrian quitte A. pour une autre femme : Beaux rivages est la radiographie de cette séparation.
    Quels que soient notre âge, notre sexe, notre origine sociale, nous sommes tous égaux devant un grand chagrin d'amour.
    Les larmes rassemblent davantage que les baisers.
    J'ai écrit Beaux rivages pour tous les quittés du monde.
    Pour ceux qui ont perdu la foi en perdant leur bonheur.
    Pour ceux qui pensent qu'ils ne sauront plus vivre sans l'autre et qu'ils ne sauront plus aimer. Pour comprendre pourquoi une rupture nous laisse si désarmés. Et pour rappeler que l'amour triomphera toujours. En cela, c'est un roman de résistance.
    N. B.

  • Nina Bouraoui Garçon manqué « Je deviens Brio. Etre la première en tout. Etre un garçon avec la grâce d'une fille. Brio pour toute l'Algérie. Brio contre toute la France. Brio contre mon corps qui me fait de la peine. Brio contre la femme qui dit : Quelle jolie petite fille. Tu t'appelles comment ? Ahmed. Sa surprise. Mon défi. Sa gêne. Ma victoire.
    Je fais honte au monde entier. Je salis l'enfance. C'est un jeu pervers. C'est un jeu d'enfant. Non, je ne veux pas me marier. Non, je ne laisserai pas mes cheveux longs. Non, je ne marcherai pas comme une fille. Non, je ne suis pas française. »

  • Nina Bouraoui La Vie heureuse « Il noey a aucun choix à aimer une fille. Coeest violent. Coeest loeinstinct. Coeest la peau qui parle. Coeest le sang qui soeexprime. Je noeai pas choisi doeaimer Diane. Coeest une loi physique. Coeest une attraction. Coeest comme la Lune et le Soleil. Coeest comme la pierre dans loeeau. Coeest comme l?été et la neige. Coeest de loehistoire naturelle. ça reste longtemps dans le corps. Coeest inoubliable. Coeest la grande vie.
    Joeaime Diane, je suis milliardaire. » N. B.

  • Deux voix se répondent. Une femme et une enfant. Deux voix vont de la terre vers le ciel, de la peur vers la douceur, d'une forêt dense et serrée vers une nature immense et généreuse.

    L'Âge blessé réunit le début et la fin de la vie. C'est un chant qui rapporte le merveilleux de l'enfance. C'est un conte mystérieux. C'est une quête de Dieu.

    A travers ces deux personnages, projections de la mémoire et de l'affectivité, Nina Bouraoui poursuit et serre au plus près l'ambition qui donnait déjà sa force au Bal des murènes : donner corps, à travers les mots, par le charme d'une écriture tendue, exigeante, proche du poème, aux palpitations les plus élémentaires - désir, peur, répulsion - de l'être cloîtré en lui-même, entre la souffrance primordiale et la recherche de la grâce.


    Un roman hirsute et sauvage. Nina Bouraoui ne nous livre pas, après coup, le récit d'une enfance révolue et maîtrisée mais le chemin approximatif et bousculé d'une remémoration. Patrick Grainville, Le Figaro littéraire.


    Un sacré tempérament d'écrivain, âpre, charnel, vorace. Le texte, en nage, sort vainqueur par chaos. Patrice Delbourg, L'Evénement du Jeudi.

  • Nina Bouraoui Poupée Bella Fin des années 1980. Le Katmandou, le Studio A, le Scorpion sont quelques-uns des hauts lieux de la vie nocturne et du « Milieu des Filles ». C'est là qu'évolue nuit après nuit la narratrice de ce journal recomposé.
    Des regards. Des séductions fugaces. Julien, l'ami homosexuel, le complice. Le souvenir de Marion, son premier amour d'adolescente, que des liaisons éphémères ne parviennent pas à lui faire oublier. Un désir d'être qui ne pourra s'accomplir, elle le sait, que dans l'écriture et dans l'amour.
    Après Garçon manqué et La Vie heureuse, Nina Bouraoui poursuit ici une quête d'identité qui va bien au-delà d'une orientation sexuelle assumée. « Il n'y a pas de malheur homosexuel, dit-elle, il y a un malheur amoureux. »

  • Le 10 octobre 1980, un séisme secoue Alger. L'auteur a treize ans. Cette journée chaotique, ce sentiment inoubliable et traumatisant de la terre qui se dérobe, de la nature qui se dresse contre l'humain, sont le point de départ de ce récit.
    Un récit qui, dépassant l'anecdote, s'efforce d'approcher une vérité plus intime. A l'image du séisme s'en superposent d'autres : le passage à l'adolescence, la rupture de l'éternel présent que constitue l'enfance. Et cet autre déchirement, l'exil, inauguré par le départ d'un frère pour l'étranger.
    Et puis, en sourdine, menaçante, la guerre civile...
    L'auteur du Bal des murènes concentre ici au maximum son écriture à la fois précise et sensuelle, dans des images lancinantes, pour nous amener au plus près de l'existentiel.

    Une voix unique.
    Christine Rousseau, Le Monde.

    D'une beauté convulsive, qu'on ne saisit que par fragments, reléguant toute lecture linéaire à un temps antédiluvien. Tant pis, tant mieux : le rythme est partout envoûtant.
    Nelly Kaprièlian, Les Inrockuptibles.

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