Littérature générale

  • Si donc j'ai écrit ces pages, c'est dans le but de fixer les histoires, les légendes, les contes de mon pays, avant qu'ils ne tombent dans l'oubli.
    Que de fois, cherchant un renseignement sur ces héritages du passé, il m'a été répondu :Ah ! Il aurait fallu demander ça aux vieux. Ces vieux-là ne sont plus : j'ai essayé tout de même de me souvenir des choses d'autrefois et de trouver encore auprès de quelques fidèles attachés au folklore de l'île, quelques bribes d'histoires de sorcellerie, de contes et de légendes que j'ai pu reconstituer.Des récits parfois sombres, parfois cocasses, où le vrai se distingue parfois difficilement de l'invraisemblable.

    Cet ouvrage a été publié une première fois en 1958.

  • Connaissant la susceptibilité d'une partie de la population de Belle-Isle pour tout ce qui touche à la sorcellerie dont leur pays avait autrefois la réputation, je tiens à dire, avant qu'on ne lise cette étude et ces histoires, que tout cela n'existe plus depuis bien des années. Jusqu'au XVIIIe et même XIXe siècle, il n'y avait pas de sorciers qu'à Belle-Isle. On en trouvait en Bretagne, en Auvergne, dans presque toute la France, en Angleterre, en Irlande, en Allemagne et dans les pays du Nord.
    Si donc j'ai écrit ces pages, c'est dans 1e but de fixer les histoires, les légendes, les contes de mon Pays, avant qu'ils ne tombent dans l'oubli. Que de fois, cherchant un renseignement sur ces héritages du passé, il m'a été répondu : « Ah ! Il aurait fallu demander ça aux vieux !... » Ces vieux-là ne sont plus ; j'ai essayé tout de même de me souvenir des choses d'autrefois et de trouver encore auprès de quelques fidèles attachés au folklore de l'île, quelques bribes d'histoires de sorcellerie, de contes et de légendes que j'ai pu reconstituer (extrait de l'Avantpropos, édition originale de 1958).

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