Laurent Danon-Boileau

  • Entre les écrits du délire, témoignages de la souffrance et de l'épouvante, et les égarements passagers des hommes raisonnables, on aimerait que subsiste une frontière. Ces « textes sans sépulture », recueillis dans des revues médicales de la fin du XIXe siècle ou du début du XXe, montrent qu'il n'en est rien et qu'il faut renoncer à toute limite rassurante.
    Si leur lecture ne laisse jamais oublier le combat avec les monstres du corps et de l'esprit, ils restent souvent d'une beauté sidérante. Cette beauté, comme l'anonymat de leurs auteurs, indubitablement, dérange.
    Ils possèdent sans conteste une qualité littéraire sans qu'on puisse précisément dire de quel art de ou de quelle transgression ils procèdent. Mais n'est-ce pas là le trait premier de toute écriture qui vaille ?
    La plupart des écrits rassemblés ici proviennent d'observations psychiatriques publiées entre 1850 et 1930. Ces deux dates ne sont pas indifférentes. La première correspond au début de l'intérêt des cliniciens pour ce qu'ils nomment, en consignant ses discours, « la folie raisonnante », la seconde marque la fin des observations précises incluant, lorsqu'ils existent, les écrits des patients eux-mêmes.
    Ces textes se passent de tout commentaire. Ils sont ici livrés tels quels et ne sont accompagnés ni d'une anamnèse ni d'une description nosologique de leurs auteurs. Pas davantage d'une analyse qui risquerait, au demeurant, d'être une explication tronquée, injuste et arbitraire.

  • Au cours du développement, comme tout au long de la vie, langage, sentiments et pensée sont profondément solidaires. C'est pourquoi, face à un enfant qui parle mal, on ne peut manquer d'être inquiet.
    En exposant les mécanismes de l'acquisition du langage, les signes révélateurs de troubles, les théories existantes ainsi que les grands axes thérapeutiques autour desquels semble s'établir un relatif consensus, cet ouvrage est un premier outil à l'adresse de tous ceux qui sont confrontés à des enfants au langage ou à la communication troublés.

  • Peu de recherches psychanalytiques traitent de la sexualité masculine. La raison tient sans doute à l'évidence du thème. Mais pour avoir attribué au pénis un rôle-clé dans l'organisation psychique de tout être humain, Freud a sans doute été conduit à estomper la spécificité de la sexualité masculine comme telle. L'objet de cet ouvrage est d'en reprendre l'examen en faisant jouer les dimensions qui définissent sa singularité : d'abord la bisexualité au fondement de la sexualité de chaque sexe, puis la spécificité chez l'homme du rapport au pénis, enfin l'intérêt suscité chez lui par le sexe de la femme.
    Reste que l'image symbolique de la sexualité masculine est variable selon les temps de l'histoire et les époques d'une vie, comme le sont ses formes et ses troubles. C'est ce que montrent également plusieurs chapitres du présent ouvrage.

  • A 2 ans, d'ordinaire, un enfant assemble deux mots.
    A 4 ans, il sait parler. Certains, pourtant, restent silencieux. Et lorsqu'ils s'aventurent à parler, leur usage de la langue est un peu étrange. C'est ainsi que Rachid n'ouvre la bouche que pour dicter des noms d'objets, mais ne peut exprimer ce qu'il veut. Kim, elle, nomme ce qu'on lui montre, mais communique surtout par gestes. Ni l'un ni l'autre ne sont autistes ou aphasiques. Reste qu'ils n'ont pas trouvé comment accéder au langage.
    C'est ce chemin que Laurent Danon-Boileau s'efforce de découvrir avec eux au cours de rencontres hebdomadaires, grâce à sa pratique de psychanalyste d'enfants et à ses connaissances de linguiste. Et c'est ce travail, patient et ténu, qu'il raconte ici.

  • Au cours du développement, comme tout au long de la vie, langage, sentiments et pensée sont profondément solidaires. C'est pourquoi, face à un enfant qui parle mal, on ne peut manquer d'être inquiet.
    En exposant les mécanismes de l'acquisition du langage, les signes révélateurs de troubles, les théories existantes ainsi que les grands axes thérapeutiques autour desquels semble s'établir un relatif consensus, cet ouvrage est un premier outil à l'adresse de tous ceux qui sont confrontés à des enfants au langage ou à la communication troublés.
    Laurent Danon-Boileau est professeur de linguistique à l'Université René Descartes (Paris V) et chercheur au CNRS. Il est aussi psychanalyste et thérapeute au Centre Alfred Binet. Il est auteur de nombreux ouvrages dont, avec Mireille Brigaudiot, La naissance du langage dans les deux premières années (PUF, 2e éd. 2009).

  • ?L'autisme est une souffrance lourde pour les enfants qui en sont atteints, comme pour leurs parents et leurs proches. Nombreux sont ceux qui s'efforcent de comprendre et d'aider. Cependant, il n'existe pas de panacée. Psychanalyste et linguiste, Laurent Danon-Boileau propose une approche de l'autisme appuyée sur une longue pratique ; elle prend en compte à la fois ce qui relève de difficultés de langage et ce qui est lié à des troubles plus profonds. Comment en effet redonner à l'enfant le sens de l'échange s'il ne peut trouver plaisir à s'exprimer et s'il ne peut maîtriser l'outil qu'est la parole ? Pour autant, une simple "rééducation" ne peut suffire : c'est le désir et le goût de communiquer auxquels il doit pouvoir accéder. Le travail psychanalytique conserve donc tout son sens, à condition toutefois d'être associé à celui de multiples autres intervenants. Et si on cessait les luttes de clans pour se concentrer vraiment sur les enfants et sur la pratique ? Tel est le message de cet ouvrage tout sauf doctrinaire. Laurent Danon-Boileau est thérapeute au centre Alfred-Binet, professeur de linguistique à l'université Paris-V et chercheur au Laboratoire d'études sur l'acquisition et la pathologie du langage de l'enfant (CNRS). Il a notamment publié Des enfants sans langage et La Parole est un jeu d'enfant fragile.

  • Le transfert et la prise en compte du transfert, ce qui n'implique pas nécessairement son analyse, constituent la ligne qui départit définitivement l'herméneutique psychologique de l'interprétation proprement psychanalytique. Reste évidemment à définir le contenu de la notion et à en mesurer les effets dans la cure et son maniement. C'est ce à quoi se sont employés les auteurs du présent ouvrage.
    Table des matières Présentation par SYLVIE DREYFUS Du transfert hypnotique à la névrose de transfert par CATHERINE PARAT L'amour de transfert par THIERRY BOKANOWSKI Les transferts homosexuels par JEAN GUILLAUMIN Transfert et contre-transfert ensemble comme moyen de séduction de la pulsion de mort par MARIE-THÉRÈSE MONTAGNIER Malaise dans le transfert : un refus d'appartenance par RUTH STEIN Le transfert n'est plus ce qu'il était par OTTO KERNBERG L'interprétation du transfert par ÉVELYNE SÉCHAUD Interpréter le transfert par SYLVIE DREYFUS ET GEORGES PRAGIER Bibliographie générale

  • C'est par la parole que l'on se fait comprendre, mais c'est aussi et surtout par elle que l'on comprend ce qui se passe en soi et qu'on le transforme.
    Mais que faire quand le langage et la communication ne sont pas en place comme chez l'enfant, ou sont stériles comme c'est parfois le cas chez l'adulte ? comment le discours parvient-il à retrouver prise sur l'affect ? a travers des exemples tirés de sa pratique de psychanalyste d'enfants et d'adultes, mais aussi en s'appuyant sur son travail de linguiste, laurent danon-boileau s'efforce de creuser les voies qui conduisent au coeur de la parole et permettent de comprendre ce qui la vivifie.

  • Dans la vie quotidienne, l'inquiétante étrangeté advient quand soudain le sujet ne se reconnaît plus dans ce que pourtant il perçoit.
    Est étrangement inquiétant tout fragment de réalité qui revient comme symptôme. Mais qu'est-ce alors qui fait retour ? Est-ce une représentation refoulée ? Un mode de pensée censément dépassé (témoignant de l'échec de son surmontement) ? Ou s'agit-il d'une répétition qui trahit un au-delà du principe de plaisir ? De manière générale, l'inquiétante étrangeté se laisse aisément définir comme affect. Mais elle se dérobe souvent lorsqu'on tente de la rapporter à un processus défini.
    Aussi, pour la penser au plus près, faut-il partir de la clinique. Dans cet ouvrage, certains auteurs se sont astreints à confronter leur interprétation des textes fondateurs de l'oeuvre freudienne à des moments particuliers de cures marqués par l'émergence de cet affect singulier, tant dans le transfert que dans le contre-transfert. Toutefois, la cure n'est pas le seul registre clinique où s'observe l'inquiétante étrangeté.
    Elle se manifeste également dans la création artistique et d quotidienne à certains moments décisifs où le sujet se réorganise (l'adolescence notamment). Le lecteur verra comment la réflexion sur une expérience souvent déroutante vient éclairer après coup la notion, et découvrir la diversité des perspectives ouvertes par ce concept freudien dont la richesse et la fécondité n'ont pas fini de surprendre.

  • Comment l'homme s'y prend-il avec les mots outils (marqueurs de temps et d'aspects, articles, pronoms) pour désigner les objets du monde réel ou du monde fictif ? L'auteur cherche à montrer comment la constitution de ces objets est liée à la position qu'occupe celui qui parle.
    L'originalité du travail réside dans l'économie des hypothèses proposées : on verra en effet que tous ces outils sont traités comme les traces d'une seule et même opération de hiérarchisation. La réflexion part d'une lecture particulière de la Théorie des opérations énonciatives d'Antoine Culioli. L'auteur s'attache à en souligner la systématicité et la puissance déductive.

  • Cet ouvrage s'intéresse à la diversité des conduites discursives et dialogiques des enfants. C'est en effet au travers de l'examen de ces conduites que les auteurs se pensent fondés à rechercher ce qu'apprendre à parler veut dire.

  • Finalement, qu'est-ce que le langage pour un psychanalyste ? Sous une forme ou une autre, la question revient régulièrement.
    La réponse va de Freud à Lacan en passant par Ferenczi. Cet ouvrage, modeste dans son propos, ne prétend pas à l'exhaustivité et s'en tient à quelques-uns des temps forts qui jalonnent la quête. II est aussi un peu différent. Ramenant la diversité de la thématique du langage chez Freud à quelques intuitions majeures, l'auteur, en linguiste, montre à partir des énoncés proposés par Freud lui-même, comment la syntaxe inscrit la présence du sujet dans les mots qu'il se donne au fil de la cure.
    Les linguistes seront sans doute surpris de la richesse et la diversité des horizons linguistiques ouverts par Freud. Mais pour être fructueuse, la mise en jeu des analogies doit faire appel à la théorie linguistique. Les cliniciens trouveront ici, présentés de façon succincte, les concepts de base de la théorie des opérations énonciatives d'Antoine Culioli. Leur apport est décisif pour toute réflexion qui touche à la symbolisation.
    La présente édition a été augmentée de deux chapitres. L'un a trait à la relation entre langage et processus primaire, l'autre aux effets de la parole sur le devenir conscient des représentations inconscientes

  • Par instants, se pose pour chacun de nous la lancinante question « À quoi bon ? ». Nul besoin d'être confronté à l'épreuve de l'inhumain, du chagrin ou du désespoir pour qu'elle émerge. Il suffit de perdre pour un temps la conviction qu'il y a plaisir à durer.
    Et pourtant, nous avançons. Jour après jour. Malgré tout. C'est le mystère obstiné de cette lutte contre « le jet de l'éponge » et la redécouverte du plaisir de durer dont les textes ici rassemblés témoignent chacun à sa manière.
    Chaque auteur raconte un moment de sa vie où il a vu renaître ce plaisir particulier qui remobilise l'intérêt pour l'instant. Cette capacité à découvrir que les couleurs s'avivent et les senteurs se réveillent, malgré l'ennui et la lourdeur du quotidien. Cette insistance incertaine et fugace opère contre toute attente. Éphémère ou transitoire, une légèreté inattendue se fait jour. L'appétit s'ouvre à l'imprévu. Le présent redevient réjouissant malgré les deuils et les pertes qui le menacent, l'assaillent ou le hantent. Le chemin s'anime. On en apprécie soudain les méandres. Le jeu retrouve alors sa place et sa raison d'être.
    Cette capacité à renouer avec le sens poétique demeure une exigence. Elle imprime à la pensée, à la ré-invention de soi un tour décisif. Comment Garder au coeur le désir de l'été ? La réponse poétique, imprévue, mystérieuse, parfois insaisissable... est cachée au fil de ces pages.

  • Tout comme l'inquiétante familiarité, l'altérité est source d'angoisse mais aussi de réorganisation salutaire. Tant lorsqu'elle survient de l'extérieur que lorsqu'elle vient des profondeurs de l'intime et trouble les contours de l'identité.
    La langue au demeurant donne à entendre son ambiguïté foncière : le terme d' 'autre' peut en effet désigner tout autant le semblable et le bien connu que la nouveauté radicale. La problématique de l'altérité centre la réflexion sur la nécessité de penser le lien qui s'établit entre le même (le sujet, le bien connu) et ce qui se dresse au dehors ou au dedans comme étranger différent (inconnu, inouï). Il s'agit au fond de mener la réflexion sur la place accordée à l'étranger intérieur et à l'accueil qui peut lui être fait.
    Le présent numéro de Débats en Psychanalyse se propose de revenir sur cette dimension essentielle de la psyché telle qu'elle se manifeste dans les différents registres cliniques comme aux différents âges de la vie. Au creux de la situation analytique, cette construction du sentiment d'altérité dans la confrontation et la rencontre avec l'autre, parce qu'elle conjugue le différent et le semblable, nous semble au coeur de la dynamique de la psyché et de son déploiement.

  • Mesurer l'évolution des perspectives psychanalytiques autour du bébé, apprécier les points de contradiction entre corpus théoriques et pratiques thérapeutiques, définir l'apport de la confrontation à d'autres champs théoriques qui portent sur le même domaine : telle est l'ambition de ce livre. Il comprend trois sections. La première est consacrée aux enjeux métapsychologiques de la clinique du bébé, la deuxième aux modalités de prise en charge du bébé et sa famille (et notamment du rôle du père), la troisième, enfin, aux récentes découvertes scientifiques en matière d'observation du nouveau-né et au dialogue nécessaire entre neurosciences, psychologie du développement et psychanalyse.

  • Avec la pulsion, l'objet, le transfert et l'inconscient, le refoulement est l'un des concepts au fondement de la psychanalyse.
    Ce volume tente de préciser les contours d'une notion dont on pourrait trop aisément penser qu'elle va de soi, alors que les questions métapsychologiques ne manquent pas : que dire de la relation entre pulsion et refoulement ? si, dans le refoulement, c'est le représentant-représentation de la pulsion qui est refoulé, qu'est-ce alors qu'une pulsion " privée " de son représentant-représentation ? que devient le refoulement, dans la théorie freudienne après la mutation de 1920 et le relatif abandon de la perspective représentationnelle au profit de la réflexion sur les processus et le jeu des forces qui les engendre oequel statut épistémologique donner au concept de refoulement proprement dit peut entretenir, d'une part avec les autres mécanismes de défense, mais aussi avec les autres destins de la pulsion (et notamment la sublimation) ? enfin, quelle est la place du refoulement dans la pratique analytique, notamment du côté du contre-transfert ? comment penser sa place dans la cure analytique avec l'enfant ?

  • Que peuvent les psychanalystes en des temps de terreur collective, de sidération et d'effroi ? Telle est la question principale à laquelle les contributions rassemblées dans le présent ouvrage s'efforcent de répondre. Comment peuventils privilégier la sortie du trauma, le retour à une dynamique de vie intérieure qui puisse s'inscrire à nouveau dans le temps partagé et la relation à l'autre ?
    Les événements dramatiques de 2015 nous ont brutalement rappelé la nécessité d'une telle réflexion. Pour un psychanalyste, il y a urgence à favoriser la vie psychique, avant tout, malgré tout, à tout prix. Mais il y a aussi urgence à saisir le chemin qu'emprunte la perversion des idéaux dans ses déchaînements mortifères.

  • Le conflit psychique est l'un des organisateurs majeurs de la psyché, il se présente le plus souvent comme une opposition entre deux termes, expression manifeste d'un conflit sous-jacent plus fondamental. La diversité des situations thérapeutiques abordées dans cet ouvrage (de la cure classique à la cure de l'enfant, en passant par des situations non-névrotiques) devrait aider à enrichir ce concept fondamental dans la théorisation de la pratique psychanalytique.

  • En thérapie de l'enfant, la passation et la transmission sont deux processus qui accompagnent le travail du clinicien. Passation, si plusieurs thérapeutes se relayent auprès de l'enfant et se parlent.
    Transmission, si un seul le rencontre, tandis que d'autres ne le connaissent que par ouïe dire et l'écoutent en second.

    Passation et transmission viennent ainsi limiter les voeux de toute-puissance réparatrice du thérapeute, et dès lors établir le ressort essentiel de la pratique clinique. Il convient donc de les penser ; et de les penser à plusieurs. Dans la différence, la diversité, la divergence : divergence des métiers, des perspectives doctrinales, des individus, des traditions dans lesquelles chacun a trouvé à s'inscrire.

    C'est par la réflexion sur la pratique que cet ouvrage aborde ces questions centrales. D'abord en construisant à plusieurs voix l'histoire clinique d'un enfant qui a réuni l'intérêt de deux équipes appartenant chacune à deux institutions différentes : Centre Alfred Binet et Institut Edouard Claparède, puis en envisageant les différents modes de transmission et leur articulation au soin - depuis le psychodrame psychanalytique jusqu'à la cure psychanalytique assistée, en passant par d'autres types de supervision.

  • Le traitement de l'autisme est l'enjeu d'affrontements aussi violents que navrants. Pour pouvoir continuer à penser et à soigner, il convient de s'en dégager sans pour autant les ignorer. C'est dans cet esprit que l'ensemble des intervenants du Centre Alfred Binet (psychanalystes, orthophonistes, psychomotriciens) ont souhaité provoquer une réflexion et un débat pluriel en invitant au dialogue des chercheurs et praticiens d'autres disciplines et d'autres institutions françaises et étrangères (généticiens, neuropsychologues, épidémiologues).
    Ce livre croise les perspectives sur l'état des connaissances théoriques et cliniques utiles au soin de l'enfant autiste. Il balaie aussi largement que possible l'ensemble des questionnements rencontrés par tous ceux qui sont au côté de l'enfant (praticiens du soin et parents).
    Partant de l'état actuel des connaissances génétiques sur l'étiologie de ce trouble, la réflexion envisage la question décisive de l'établissement du diagnostic comme celle de la diversité des méthodes et des traitements, sans négliger la question du soutien qu'il est possible d'apporter aux parents et à la famille.

    Les auteurs : Marie-Dominique Amy, Moïse Assouline, Brigitte Bergmann, Claude Bursztejn, GÄraldine Cerf de Dudzeele, Muriel Chauvet, Laurence Colleaux, Laurent Danon Boileau, Dominique Deyon, Maya Garboua, Bruno Gepner, Bernard Golse, Christiane Guitard Munnich, Geneviève Haag, Marie Christine Laznick, Violaine Leclere-Drillaud, Françoise Moggio, Arnold Munnich, AndrÄa Munich, Mathieu Petit-Garnier, Anne Philippe, Denys Ribas

  • La représentation psychanalytique de l'enfant (et de l'adulte) se fonde sur une reconnaissance de la sexualité infantile. Toutefois, dans cette perspective, si la place de la libido est nettement inscrite, celle de la destructivité est rarement développée. L'objet de cet ouvrage est de préciser ce qu'il en est de la déliaison des pulsions chez l'enfant lorsqu'elle ne conduit pas (ou pas uniquement) à un simple retour de l'excitation.
    Dans ces périodes de vie où l'après-coup pubertaire n'a pas encore pu opérer de réorganisation psychique, comment penser ces aménagements défensifs face à une pulsionnalité difficilement prise en charge par les processus secondaires ? Quelle distinction convient-il de faire entre la cruauté infantile décrite par Freud et les recours aux actes agressifs qui constituent l'une des modalités d'expression d'une souffrance psychique parfois déniée ? Le propos de l'ouvrage est au fond de préciser les effets de la destructivité spécifique à l'enfant sur le devenir de sa psyché et d'envisager les modalités de prise en charge, thérapeutiques, éducatives, judiciaires et sociales qui peuvent s'établir utilement dans le respect tant de l'individu que du groupe.

  • L'identification est un concept central en psychanalyse, tant dans la théorie que dans la description et l'interprétation de la clinique. Comme tout processus psychique, elle ne prend sens qu'en tant qu'effet et mode de traitement de la pulsion. Penser l'identification c'est donc préciser à quels mouvements pulsionnels répond le fait de prendre en soi "un aspect ou un attribut d'un être humain qui vous entoure".


    Table des matières Le problème de l'identification chez Freud -- Jean-Luc Donnet et Jean-Pierre Pinel L'identification dans l'oeuvre de Freud -- Pierre Chauvel Formes de l'identification primaire à la mère -- Denys Ribas L'identification à partir de Melanie Klein et des post-kleiniens -- Dominique J. Arnoux Les identifications chez l'enfant -- Gérard Lucas Les identifications à l'adolescence -- Raymond Cahn L'identification dans la cure -- Chantal Lechartier-Atlan Bibliographie générale

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